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Charlie Bauer s’est éteint (videos)

lundi 8 août 2011

Charlie Bauer est décédé dimanche 7 août à son domicile de Montargis, à l’âge de 68 ans. Figure de l’extrême-gauche, compagnon de Jacques Mesrine, toute sa vie il n’a cessé de militer, notamment pour le droit des prisonniers en QHS, quartier de haute sécurité, où il a passé près de 9 ans.

Charlie Bauer a été terrassé par une crise cardiaque à son domicile de Montargis dimanche soir. Le parcours de ce militant d’extrême-gauche débute au PCF marseillais, qu’il quitte en mauvais termes lors de la guerre d’Algérie. Il intègre ensuite le FLN.

Charlie Bauer a passé 25 ans de sa vie en prison, dont 9 ans en QHS à la prison de la Santé à Paris, où il rencontre Mesrine dans les années 70.

A l’écran, c’est Gérard Lanvin qui incarne Charlie Bauer dans le film Mesrine, de Jean-François Richet. Tout le temps passé en prison ne sera pas une perte : il y obtient une licence de sociologie, et une licence de philosophie.

Il se battra aussi tout ce temps contre les conditions de vie des prisonniers dans les quartiers de haute sécurité.

Il aimait citer Victor Hugo : « ce qui vivent, ce sont ceux qui luttent ». Il est aussi l’auteur de 2 ouvrages, Fractures d’une vie et Le redresseur de clous, écrits après sa sortie de prison en 1988.

Le révolutionnaire, qui venait de devenir grand-père, sera incinéré vendredi 12 août.

Charlie Bauer interviewé par Bakchich :

Charlie Bauer, en 2005, « accuse » :

http://news.celemondo.com/2011/08/mort-de-charlie-bauer-le-complice-de-mesrine/


Autre video :

Messages

    • un revolutionnaire ne meurt jamais,la revolution
      le fera revenir parmi nous les rues seront pleines
      de charlie,pierrot,louise,ernesto,gilles,en leur noms
      nous creverons la bourgeoisie !!!!

      au revoir et toutes mon amities pour de vrais humains !!!

      andreas...

    • Ayant choisi comme toi Montargis comme ville d’adoption, je t’ai rencontré en juin Charlie Bauer, j’ai apprécié ton esprit solide et solidaire, ton soucis de respect des militants, de la base, des indiens qui n’ont nul besoin de grands chefs à plumes, de ceux qui se battent au quotidien, de ceux qui ne désarment pas, de ceux qui travaillent dans l’action réelle, de ceux qui sont aux portes-à-portes de l’espoir, de ceux qui sont dans l’intervention des masses et dans le travail de prise de conscience des classes sociales et de la société encastée qui est malheureusement nôtre, de ceux qui refusent l’acceptation, la résignation, le fatalisme, l’abstention, de ceux qui ne se contentent pas d’indignation, de ceux qui veulent mettre en oeuvre, construire, de ceux qui sont prêts à aller rechercher les travailleurs qui se fourvoient dans les réflexes nauséabonds du refus de l’autre afin de leur réapprendre leur classe, leur exploitation et le besoin réel d’une lutte collective, de ceux qui veulent transformer l’appareil pour reformer l’outil révolutionnaire et qui signent de leurs simples outils tous leurs textes communs.

      Je t’ai apprécié Charlie, et lorsque nous nous sommes quittés avec le fraternel tutoiement qui s’était imposé je ne savais pas que sa poignée de mains si chaleureuse serait première et dernière.

      J’entends encore ta voix me dire la fierté de porter le nom de communiste, et la qualité de ce mot qui fait et fera encore lever l’humanité pour se battre et servir l’intérêt commun et voir se créer cette société nouvelle qui nous sortira de la barbarie.

      Cher camarade, je suis très fier d’avoir pu te rencontrer dans cette rue Dorée qui porte si bien le sens de ce que nous combattons ensemble.

      Je garde au coeur ses quatres mains qiui s’enserrent pour dire combien est vif notre combat commun et l’utopie qu’il porte tel le besoin d’oxygène.

      Salutations fraternelles à toi par delà le temps, à tes proches, à ta famille, à tes amis, tes camarades.

      Fabrice Selingant (Le Rouge-gorge)

  • le 22 octobre 2005, soiriée organisé pour les Sans Pap’ (CSP59)

    J’accuse

    http://youtu.be/wxJ1rVWdsCQ


    à écouter aussi, cet entretien

    Démocratie révolutionnaire

    http://youtu.be/z9L5L1YQEuQ


    à lire Fractures d’une vie
    Charlie Bauer

    Fractures d’une vie
    Nouvelle édition revue et augmentée - Postface « Quinze ans après »

    Ne racontant pourtant que sa vie, Charlie Bauer revient sur presque un demi-siècle d’histoire de France, qui commence dans un quartier ouvrier à la périphérie de Marseille, dans les années 1950, quand il se forge à la religion populaire d’alors, le communisme ; une formation complétée par le pillage, en bande organisée, des magasins et des trains. L’engagement du PC dans la guerre d’Algérie provoque la première rupture : l’auteur et ses amis soutiennent le FLN algérien.

    Arrêté, il est condamné à vingt ans de réclusion criminelle. Son quotidien est désormais rythmé par ses transferts d’une maison centrale à une autre, souvent consécutifs à d’audacieuses tentatives d’évasion ; il passera neuf années en cachot ou dans des quartiers de haute sécurité (QHS).

    Libéré après quatorze ans de détention, il retrouve bientôt ses activités clandestines et croise Jacques Mesrine, notamment dans la lutte contre les QHS. L’exécution de Mesrine accompagnera l’arrestation de Charlie Bauer, qui replonge pour dix ans, jusqu’en 1988. Ce livre paraît deux ans plus tard. Quinze ans après, cette réédition poursuit le témoignage d’une vie de résistance à l’ordre social dominant.

    Dam production a réalisé (en juin 2006) un film sur la vie de Charlie Bauer. Voir le film sur ce site internet

    Marathonien de l’espoir

    • RIP l ami.
      En attendant que le monde évolue et que l on puisse voir les vrais terroristes d etat jugés. En attendant le jour où les boursiers, millionnaires, pharmaceutiques qui jouent avec le prix des medicaments pour se faire une fortune, laissant crever des pays soient vraiment montré du doigt par la justice et accusé de crime contre l humanité et attaqué pour crime économique. que l on puisse mettre en prison les veritables terroristes vendeurs d armes, marchands de planètes ceux qui décident qui va vivre et qui va crever...
      Voila le veritable terrorisme qu il faut combattre. Le terrorisme a col blanc

      Charlie, tu es un homme de lutte et de combat, les autres se battent pour un portefeuille
      ...
      repose en paix l ami