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TROUVE sur Marianne2
7. Posté par Nos (Le messager de Pangloss) le 09/03/2009 08:19
06 mars 2009
Etat de siège
Et bien, on y était…
Déjà un an qu’elle était mariée au Fourbe.
Madame de Maintenant avait des angoisses devant la tournure fort noire que prenaient les évènements.
Mais quel démon, sinon elle-même, (à moins que ce ne fût cet incube de Jacques Séguéla jouant le rabatteur) l’avait poussée à signer un pacte avec ce foutriquet ?
Car c’était bel et bien un contrat qui les avait liés, par-devant notaire :
Chiara Carla s’offrait le caprice de devenir Reine de France, et le Fourbe affichait un bel objet à son bras, pour faire oublier son humiliante répudiation par Dame Cecilia qui l’avait fait cornu en place publique.
Elle croyait vivre un enchantement, une bacchanale de tous les instants où, dans les ors des réceptions et des palaces, elle serait le centre du monde.
Que la fête commence !
Mais en guise de fête, tout s’effondrait autour d’eux.
Dès que son mari à elle bougeait d’un pouce (ou ne bougeait pas, comme aux Antilles, où il avait d’abord tout laissé partir à vau-l’eau …), il générait une nouvelle catastrophe qui s’ajoutait à la précédente.
Devant cette révolte qui se répandait, elle se voyait déjà pourchassée comme Madame de Lamballe, étripaillée et la tête au bout d’une pique, par questi sanguinari Franchesi.
Ou encore pendue par les pieds, avec son Mussolinet, comme l’autre à Milan, en 1944 …
Alors qu’elle aurait pu suavement susurrer sa canzonetta, entourée de beaux éphèbes en fumant du hakkik…
Elle avait cru épouser Siegfried en armure, et se retrouvait avec un Alberich caractériel puant la peur, dévoré par les tics et emberlificoté dans sa logorrhée absconse :
Le pouvoir de dire Non, en fait, n’existe pa…heu…existe, et le pouvoir de dire Oui, non , parce que le pouvoir du Oui est plus grand…euhhh… plus petit que le petit Oui qui est plus grand que le grand petit Non.
Holà ! il faut suivre…
Avec un autoritarisme tranchant qui voulait masquer quelques impuissances domestiques, sa grande hantise.
A tout propos, ce petit moussaillon posait au grand capitaine, cramponné de toutes ses forces à la barre, de peur qu’on ne la lui arrachât (Monseigneur Copé et quelques autres louchaient déjà sur elle), naviguait toutes voiles dehors au fort de la tempête au lieu de les carguer, et poussait les feux dans la soute à charbon (car il naviguait aussi à voile et à vapeur), afin d’arriver avant tous les autres sur les écueils.
Devant les bruits de sédition, les Ministres grognassaient, mais dans le secret des officines, de peur que la Guépéou sarkosienne ne les entendît :
Le Fourbe était bien vilain, qui tirait toute la couverture à lui et faisait retomber sur eux la colère du Peuple.
Mais ces Ministres anonymement héroïques se gardaient bien de démissionner.
La timidité, sans doute…
Bref, c’était un gouvernement d’ectoplasmes manipulés par des spectres.
La ministre Lagarde concédait une croissance négative de l’ordre de 1.5% pour l’année 2009, ou quelque chose comme cela…
Au regard des ses prédictions antérieures, et bien que le mot lui écorchât la bouche, on pouvait donc tabler sur une récession de 3%.
Ah ! Soupirait-elle, voilà bien des ratiocinages de Huguenots ! chipoter pour quelques pourcents en plus ou en moins…C’est d’un mesquin et d’un vulgaire !
Dans le Beau Monde, le sien, on ne parlait jamais d’argent : on le comptait, discrètement.
Quant à la Ministre supposée des universités et des clercs en Sorbonne, elle était prête à tout, et même à tout réécrire sous leur dictée pourvu qu’ils signassent, et fissent la paix.
Signer ? Les Guadeloupéens avaient signé des deux mains, ayant tout obtenu, les deux oreilles et la queue.
Bien que l’on se demandât qui allait payer la note de cette valse-hésitation sarkosienne…
Surtout que la Martinique entrait à son tour dans la danse, et que la Réunion…
On ne parlait même pas des besogneux du continent, qui sortaient déjà les fourches…
La Kanzlerin Merkel avait raflé de beaux bargains chinois, sans s’abaisser à frétiller du croupion, comme l’avait fait le Fourbe devant l’Empereur de Chine.
Quant au Roi Obama d’Amérique, ses actes suivaient ses discours churchilliens, au rebours du Fourbe qui était et resterait désespérément sarkosien.
A Cuba, où Cher Jack était allé faire le beau, son ambassade n’avait point été tant glorieuse qu’il l’avait contée, ne rencontrant même pas Fidel Barbudo, le Leader Maximo, allégorique, bien que gâtouilleur.
Il avait dû se contenter d’un second couteau d’opérette qui avait été disgracié dès le lendemain.
Ce qui n’empêchait point Cher Jack de se congratuler, comme à l’ordinaire, vantant ses extraordinaires compétences à faire le mamamouchi pour le compte du Fourbe.
Comme Châteaubriand, il croyait être devenu sourd lorsqu’il n’entendait plus parler de lui.
Devant ce désamour grandissant, la sarkopropaganda jouait sur la tripe :
Le Fourbe et ses acolytes auraient, paraît-il, reçu du plomb, par missive recommandée.
Assurément un complot écolo-hugueno-marxo-anarcho-bayroutiste.
Les forces armées avaient été mises en alerte, tous les argousins en bataille et les estafiers en embuscade, pour découvrir l’âme du complot.
On avait bien découvert, ou cru découvrir, ce Ravachol en Languedoc, dénoncé par sa femme.
Las ! après l’avoir soumis à la question ordinaire et extraordinaire, il avait bien fallu le relâcher :
C’était une vengeance ancillaire de femme cornue.
Tout ceci rappelait le curieux attentat du Roué, visé par un foldingue avec une carabine à moineaux.
Ce qui était bien étrange et relevait de la galéjade, car chez les monarques, tout est grand, y compris les calibres, et on ne saurait décemment arquebuser un Roy de France à moins d’un 465 HH Magnum African Express…
Quant aux billets de menaces, s’il fallait archiver tous ceux que le Connétable Charles le Grand ou François le Florentin avaient reçus, la Bibliothèque de France n’y suffirait pas.
Les sarkoleux transis criaient à l’antifourbisme primaire.
Pourtant, c’était les mêmes qui vomissaient leur haine ségolènicide sur la Huguenote, quoiqu’elle fît quoiqu’elle dît, mais criaient au miracle au moindre mot du Fourbe et prenaient ses flatulences pour une symphonie tyrolienne. Credo Quia Absurdum
C’était étrange : pourtant, tous les deux jouaient exactement sur le même registre…
Alors, deux poids, et deux mesures ?
Mais le premier des antifourbistes, n’était-ce point le Fourbe lui-même, qui par son incompétence irresponsable et ses provocations de potache, faisait le jeu des Huguenots ?
Au point que nombre de Papistes envisageaient froidement la suite :
Si le Fourbe était le seul ciment qui parvenait à réconcilier les Huguenots ennemis, il suffirait de supprimer le Fourbe…
Mais il ne le voulait point, étant là pour se goberger et se remplir les poches, quoiqu’il advînt :
S’il n’en reste qu’un, je serai celui-là, et après moi le déluge…
Dans cette atmosphère de fin de règne, sitôt commencé, le Fourbe plaçait ses pions pour tout contrôler, tout surveiller, tout régenter, Ad Majorem Sarkosi Gloriam.
Après Mariani verrouillant Dexia, il imposait à la cosaque son financier Pérol, tandis que le sieur Musca venait faire la mouche à l’Elysée.
Sommé d’apporter son renfort, le président de la commission de déontologie avait rendu un avis, sans le rendre, mais tout en le rendant…
Des hontes au logis, des hontes au logis ? répétait le Fourbe, c’était quoi cette fredaine qu’ils lui chantaient tous ?
Encore une invention des intellectuels écolo-hugueno-marxo-anarcho-bayroutistes des grandes écoles à cinq étages, rien que pour l’embêter et l’empêcher de sauver les banques et le monde, rien qu’avec ses petits bras, comme au sarkocircus : rien dans la tête, tout dans la tripe et le muscle !
Ce serait François Pérol, et personne d’autre ! Ah, ça, mais ! Qui est le chef ?
François Pérol ? mais n’était-ce point ce génie de la finance, véritable Deus Ex Machina de Natixis, effondrée en bourse sitôt apparue ? il avait effectivement prouvé là ses compétences sarkosiennes…
Devant la bronca que ce nouveau passage en force avait soulevée, le financier Pérol affirmait n’être point demandeur :
Si je me doutais !… tiens ! Quelle surprise ! V’la le hallebardier !…
Le Fourbe l’avait nommé gouverneur des deux banques, à l’insu de son plein gré, sans doute…
Tout comme, associé gérant de la Banque Rothschild, il était devenu, déontologie ou pas, et sans qu’il s’en aperçoive, le conseil des banques Populaires pour la création de Natixis, ce fleuron de la Bourse.
Déontologie ?
Justement, Tiberi et Tibera avaient quelques soucis avec leurs électeurs fantômes qui jouaient les revenants.
Mais au-delà, c’était tout le système du Roué qui était mis à nu :
Fraude, prévarication, intimidation, pour la plus grande impunité de la camarilla chiraco-paquaïo-sarkosienne.
Et des forfaitures au quotidien, comme la destruction de toutes les archives de la mairie de Paris, juste avant que le Huguenot Delanoé ne s’y installât, après sa victoire.
Il en eût trouvé, des choses…
Les corses se plaignaient d’être colonisés par Paris, mais que dire de Paris colonisé par les corses ?
Tous les Tiberi, Sanguinetti, Dominati, Balkani, Chiraqui, Sarkosi, et tutti quanti, qui depuis plus de tente ans, tiraient toutes les ficelles et tenaient les cordons de la bourse pour mieux y puiser dedans …
Mais pour l’heure, c’était l’état de siège, avec une gendarmisation de la France à tous les carrefours.
Ces braves pandores étaient devenus, parfois à l’insu de leur plein gré, la milice privée du Fourbe tout autant que ses percepteurs de l’impôt routier, qui détroussaient les voyageurs au coin des routes, en les radarisant.
Aux dernières nouvelles, plus de vingt-cinq millions de pigeons avaient été plumés dans d’innombrables embuscades.
En quelque lieu qu’il allât, sa Guardia Civil barrait les routes pour que le vil Peuple ne pût le huer, et que Dame Chabot chabotisât les images que le dévoué Martin Bouygues afficherait à sa gloire sur ses étranges lucarnes.
Comme à Nîmes, où la ville était devenue ville morte pour que le Foutriquet pût faire le beau, sans fausse note.
Ou encore cette pantalonnade à Pian Médoc, où le Fourbe était venu se pavaner au surlendemain de la tempête, dans une mise en scène tyrolienne où des dépanneurs d’opérette dépannaient des lignes qui n’étaient pas en panne, et des pompiers de figuration brandissaient des tronçonneuses rutilantes et muettes.
Cependant que bien plus bas, dans les Landes, les sinistrés attendraient de longues semaines, dans le noir et les inondations, les dépanneurs et les tronçonneuses qui leur manquaient cruellement.
Mais Pian Médoc était à une encablure de Bordeaux, là où le Fourbe était attendu pour se goberger dans le plus huppé restaurant de la ville, loin des pue-la-sueur.
http://www.marianne2.fr/Un-revenu-m...





Messages
1. Etat de siège, 9 mars 2009, 11:09, par momo11
ha ça ira ça ira les .....a la lanterne ,ha ça ira.momo11
2. Etat de siège, 9 mars 2009, 11:40, par Mengneau Michel
Et parmi les huguenots il y avait d’Aubigné qui écrivit ceci, ce pourrait être aujourd’hui...
La terre ouvre son sein ; du ventre des tombeaux
Naissent des enterrés les visages nouveaux :
Du pré, du bois, du champs, presque de toues places
Sortent les corps nouveaux et les nouvelles faces,
Ici les fondements des château rehaussés
Par les ressuscitants promptement sont percés ;
Ici, un arbre sent des bras de sa racine
Grouiller un chef un chef vivant, sortir une poitrine ;
Là, l’eau trouble bouillonne, et puis, s’éparpillant,
Sent en soi des cheveux et un chef s’éveillant.
Comme un nageur venant du profond de son ploge,
Tous sortent de la mort comme l’on sort d’un songe.
Les corps par les tyrans autrefois déchirés
Se sont en un moment en leurs corps assérés,
Bien qu’un bras ait vogué par la mer écumeuse
De l’Afrique brûlée en Thulé froiduleuse.