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Existence virtuelle et inexistence réelle (sourions un peu !)
Publie le samedi 14 mars 2009 par Open-PublishingMadame Morano n’existe pas.
Ce n’est nullement, comme certains vétérinaires l’ont prétendu, un ara, voire une corneille apprivoisée à laquelle un maître habile aurait appris quelques mots que l’animal répéterait sans en comprendre la signification.
Ce n’est pas davantage, comme ont tenté de le démonter quelques éthologues et psychologues comportementalistes, une créature du docteur Frankenstein dotée d’une parole archaïque et d’un nombre de mots limités qu’elle réitèrerait à l’envi.
Ce n’est pas non plus la réincarnation de Circé – comme l’évoquent certains hellénistes distingués -provoquée par un dieu alcoolique, et qui manifesterait par d’étranges sons une humeur maligne.
Non ! Ce que nous croyons voir, parfois, sur nos écrans, n’est qu’un artefact, une image fantôme, un « ghost » surgissant du néant juste avant d’y retourner.
Ce que nous croyons entendre répétant plusieurs fois le même texte à chacune de ses apparitions n’est qu’une voix artificielle, comme l’intelligence du même nom. Cette répétition, que les psychiatres les plus compétents ont cru être de la persévérance idiopathique n’est que le résultat banal d’un bug irréparable.
On peut donc l’affirmer sans crainte : Madame Morano n’a aucune existence réelle. Et ce serait perdre son temps que d’essayer d’utiliser le langage courant pour décrire cet(te) indescriptible !
Or, on ne peut insulter ce qui n’existe pas. Donc, on ne peut insulter madame Morano. CQFD.




