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Greenpeace pour ou contre la prolongation des centrales nucléaires EDF ???

mercredi 22 juillet 2009

D’un côté, on peut lire :

Dans Direct Matin n°495, 29 juin 2009 :

"« Mieux vaut prolonger les centrales qu’en construire de nouvelles »
Entretien avec Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France.

Est-il dangereux de prolonger l’exploitation des centrales nucléaires au-delà de trente ans ?

- Une grande partie des centrales pourrait voir leur vie prolongée de dix ans, voire même de vingt ans. On éviterait ainsi de se lancer à corps perdu dans un renouvellement du parc qui compromettrait la mise en oeuvre de toute vraie solution face aux changements climatiques. Mais prolonger la vie de véritables poubelles comme la centrale de Fessenheim, dans le Haut-Rhin, en Alsace, est une aberration. En France, les bénéfices opérationnels issus de cette prolongation devraient être investis exclusivement dans le changement de notre modèle de production et de consommation de l’énergie." [...]

et dans Le Monde du 7 juillet 2009 :

Le "gendarme du nucléaire" ausculte les centrales

[...] "Pour Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France, fer de lance de la lutte antinucléaire, "une grande partie des centrales pourrait être prolongée de dix, voire vingt ans". Cela éviterait de "se lancer à corps perdu dans un renouvellement du parc qui compromettrait la mise en oeuvre de vraie solution face au changement climatique". A condition, dit-il, que la décision s’inscrive dans une politique de sortie progressive du nucléaire et que les bénéfices de la prolongation soient investis dans les renouvelables et les économies d’énergie." [...]

De l’autre, le 8 juillet 2009 sur le web de Greenpeace France, on peut lire :

"Nucléaire : rien ne peut justifier la construction de nouveaux réacteurs ou la prolongation des anciens !

[...] Une dangereuse prolongation

EDF voudrait par ailleurs prolonger la vie de ses centrales nucléaires de vieille génération, dont la conception date de quarante ans. L’objectif de l’opérateur français est d’en tirer encore un plus grand bénéfice pour investir dans de nouveaux réacteurs, alimentant sans fin la filière nucléaire. Ces centrales ont vieilli : elles présentent des risques de plus en plus grands et rien ne vient justifier la prolongation de leur vie. [...]

« L’arrêt des centrales en fin de vie est une très bonne occasion de sortir de l’énergie nucléaire. Toute prolongation est contraire à la volonté annoncée d’une politique ambitieuse d’efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelable ! ajoute Yannick Rousselet (chargé de campagne Nucléaire à Greenpeace France). [...] » "

- Alors, quelle est réellement la position de Greenpeace* sur la prolongation des vieilles centrales ?

- Pascal Husting, souhaite-t-il que Greenpeace devienne coresponsable du désastre en cas d’accident** sur une des centrales ainsi prolongées ?

Antinucléairement,

Mathias Goldstein,
pour Infonucléaire,
http://www.dissident-media.org/infonucleaire

PS.

* Greenpeace France est la "branche française d’une organisation internationale, Greenpeace France s’engage à mettre en œuvre en France les campagnes globales décidées par consensus entre les bureaux nationaux et l’entité de coordination qui est Greenpeace International", extrait du site Web de Greenpeace France.

** Qui pourrait encore penser (éventuellement comme Pascal Husting) que l’accident nucléaire est impossible en France alors que les autorités s’y préparent !

Quelques exemples où l’on a frôlé l’accident :

- La centrale nucléaire du Blayais très près de l’accident majeur.

- Roulette russe au Blayais

Et en cas d’accident :

Les circuits de secours ne fonctionneront pas en cas de rupture du circuit primaire.

Après l’accident :

Des scénarios de gestion existent depuis quelques années pour la phase d’urgence après l’accident : confinement, prise d’iode stable, évacuation, exercices de crise dans les localités proches des réacteurs.

Et maintenant, élément nouveau, il y a élaboration pour les territoires dont le sol serait durablement contaminé après la fin des rejets, d’une stratégie de gestion post-accidentelle à long terme, c’est le programme dit CODIRPA.

Lire :

- Le dossier "La gestion post-accidentelle d’une urgence radiologique sur une de nos installations".

- La France se prépare "militairement" aux conséquences d’un accident de type (très petit) Tchernobyl sur son sol.