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Hefez, psychiatre, analyse Nicolas Sarkozy le pervers narcissique

Publie le lundi 4 février 2008 par Open-Publishing
7 commentaires

Serge Hefez, psychiatre, analyse Nicolas Sarkozy

Nous signalons à votre attention cet article de Serge Hefez, psychiatre, intitulé « Petite leçon de psychologie : le pervers narcissique et ses complices »

-http://familles.blogs.liberation.fr...

Petite leçon de psychologie : le pervers narcissique et ses complices
06/05/2007, Libération.fr

Les pervers narcissiques n’éprouvent aucun respect pour les autres, qu’ils considèrent comme des objets utiles à leurs besoins de pouvoir, d’autorité, ou servant leurs intérêts. Il font des promesses qu’il ne tiendront pas, sachant que les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Pris en flagrant délit de mensonge, ils sont capables de nier avec un aplomb hors du commun... Charité bien ordonnée commençant toujours par soi-même, ils savent parfaitement et farouchement défendre leurs intérêts dont ils ont toujours une vision très claire. Ils essaient de profiter à chaque instant de toutes les opportunités, de toutes les personnes rencontrées, et ces personnes sont systématiquement instrumentalisées pour en tirer, autant que possible, avantage pour eux. Comme pour tous les narcissiques, tout leur est dû. Ils n’admettent aucune remise en cause et aucun reproche.

Les pervers narcissiques sont incapables d’aimer les autres. Dans leur immense majorité, ils n’ont aucune « humanité », aucun sentiment humain, aucun état d’âme, aucun affect. Ils sont froids et calculateurs, totalement indifférents à la souffrance d’autrui. Mais tout en étant, le plus souvent, incapables d’avoir des sentiments humains, ils simuleront le fait d’être emplis, en apparence, de bons sentiments et d’une sincère empathie pour autrui.

Les déceptions entraînent chez eux de la colère ou du ressentiment avec un désir de revanche. Cela explique la rage destructrice qui s’empare d’eux lors des séparations. Quand un pervers perçoit une blessure narcissique (défaite, rejet), il ressent un désir illimité d’obtenir une revanche. Ce n’est pas, comme chez un individu coléreux, une réaction passagère et brouillonne, c’est une rancune inflexible, implacable à laquelle le pervers applique toutes ses forces et ses capacités de raisonnement. Et alors, il n’aura de cesse d’assouvir son dessein de vengeance. Les pervers narcissiques ont souvent besoin de haïr pour exister. La haine peut être chez eux un moteur très puissant.

Souvent, le pervers narcissique est quelqu’un qui n’a jamais été reconnu dans sa personnalité propre, qui a été victime d’investissement narcissique important de la part de ses parents et qui a été obligé de se construire un jeu de personnalités (factices), pour se donner l’illusion d’exister.

Du fait d’une histoire personnelle, où il ont été, par exemple le bras armé d’un de leurs parents, les pervers n’ont pas pu se réaliser. Ils observent alors avec envie ce que d’autres qu’eux ont pour y parvenir. Les pervers narcissiques ne sont jamais sincères, toujours menteurs. Ils peuvent aussi bien dire la vérité que mentir avec aplomb. Le plus souvent, ils effectuent de sensibles falsifications de la vérité, qu’on ne peut pas vraiment qualifier de mensonges, et encore moins de constructions délirantes. Mélanger le mensonge, la sincérité et la franchise —ce qui est, pour l’autre, très déstabilisant— fait partie de leur jeu.

Le déni (de leurs défauts, de l’autre) leur permet de « s’aimer » (et de s’aimer toujours plus).
Ils se mentent à eux-mêmes, sur leur vraie valeur, sur ce qu’ils sont réellement.
A certains moments, ils finissent par croire à leur mensonge, à d’autres, ils en ont conscience. C’est toute l’ambivalence de la pathologie mythomane. Le pervers narcissique est un « comédien né ».
Ses mensonges à force d’entraînement sont devenus chez lui une seconde nature.
Sa palette de personnalités, de personnages, d’émotions feintes est étonnante. L’éventail de son jeu d’acteur est infini, sans cesse renouvelé. Il donne le plus souvent l’image d’une personne parfaitement calme, ne s’énervant jamais. Le pervers narcissique est le plus souvent doté d’une combativité extrême et d’une capacité de rebond remarquable. Sa mégalomanie, son narcissisme, voire sa paranoïa, renforcent cette combativité.
Souvent immensément orgueilleux, voire mégalomane, le pervers narcissique aime gagner, à tout prix, sans fin, et ne peut admettre, une seule fois, de perdre. Il est prêt à tout, même aux coups les plus retors, pour ne jamais perdre.
Le pervers est comme un enfant gâté. S’il ne rencontre pas de résistance, il ira toujours plus loin. A la longue cette tendance, qui peut lui assurer une dynamique du succès pendant un certain temps, devient une addiction. Signe de sa mégalomanie, elle la renforce en retour, et l’amène à ne plus pouvoir tolérer la moindre frustration ou contradiction.

« Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ! » (Beaumarchais).

Le pervers narcissique a le talent de diffamer sans avoir l’air d’y toucher, prudemment, en donnant l’apparence de l’objectivité et du plus grand sérieux, comme s’il ne faisait que rapporter des paroles qui ne sont pas les siennes. Souvent il ne porte pas d’accusation claire, mais se contente d’allusions voilées, insidieuses. A la longue, il réussira à semer le doute, sans avoir jamais prononcé une phrase qui pourrait le faire tomber sous le coup d’une accusation de diffamation.

Situations cliniques :
 Le déni : « La France n’a jamais commis de génocide », en France, on a rien fait, la collaboration n’a pas existé, donc nous n’avons pas besoin de repentance (et on tue en même temps le Père en détruisant le remarquable travail de mémoire accompli par son prédécesseur).

 La diffamation sans y toucher : « ON égorge des moutons dans les baignoires », le ON anonyme du mépris et du colonialisme.

 Frapper l’autre d’inexistence pour le mépriser et le déstabiliser : je ne regarde pas mon adversaire au cours d’un débat, je dis « elle » en regardant un témoin.

 La jouissance du sous-entendu : « Je dis tout haut ce que tout le monde pense tout bas ». Ce qu’on pense tout bas, ce n’est en général pas très beau, et justement, on ne le dit pas. Ou « en France, on ne peut pas dire les choses » : par exemple, les nègres nous emmerdent, foutons les dehors…

 Provoquer la sidération et l’adhésion de l’entourage en le confrontant à l’horreur absolue : par exemple parler longuement du calvaire de la mère de Sohane pour faire passer une loi sur la récidive.

 Etre mégalomane, ne pas supporter le moindre accro à sa propre image : faire virer un grand patron de presse pour avoir été montré sous les traits ridicules du cocu.

 Enfance : venger une mère abandonnée qu’on ne quitte qu’à l’âge de 28 ans.

 Amour de la traîtrise : prendre pour porte-parole celui qui a trahi et calomnié son propre camp…

Mais vous avez sûrement en tête d’autres situations…

Allez, bonne continuation.

Serge Hefez

-http://www.betapolitique.fr/Serge-H...

Messages

  • Je ne suis pas spychiatre mais le 22/01 dernier, j’ai fait un article intitulé : NARCISSE VA PAYER CASH SES MENSONGES.
    J’étais donc dans le vrai.
    Bien à vous.
    Jacques Tourtaux

    • Un autre exemple comme quoi il n’aime personne : ce matin, en allant voir les salariés de MITAL qui sont en grande difficulté, il leur a balancé à la figure que c’était "sa lune de miel" que de se rendre sur ce site !

      Le beau crachat envoyé à la figure de ces salariés !

      Moi, je demande la démission de Sarkozy qui est absolument indigne de diriger notre pays ! J’en ai marre de ses frasques, de ses histoires de cul, de ses autoaugmentations pour payer la pension alimentaire de Cécilia, pendant que les patrons nous souquent nos primes, nos augmentations de salaires (l’inflation est de 2,5 pour 2007, et l’augmentation de salaire qu’en on en a un est à peine de 1 % dans les meilleurs cas) et nous exclavagisent de plus en plus !

      C’est bien d’avoir l’éclairage d’un psychiatre, qui confirme ce que nous pressentions déjà depuis longtemps, avant même son élection, pour qui suit à peu près la politique ! Nous ne nous étions pas trompés !!!

  • Il y a peu de choses qui sont plus vérifiables et certaines que cette psychopathologie.

    Bien sûr il serait également intéressant d’étudier les gens qui ont voté pour "le sujet", pourquoi ce sont les chefs de tribu, virils et sans pitié, qui sont placés en haut de la hiérarchie, quelle est la psychologie des français (et n’a-t-elle pas été flouée ?)...

    Bref, devant l’évidence du danger que représente l’absence d’humanité, de psychoaffectivité pour rééquilibrer l’intelligence, il conviendra de proclamer Sarkozy inapte à l’occupation de son poste de représentant légal du pays et de l’histoire de la France (dont il ignore tout),

    sur le motif il conviendra de réclamer le plus urgemment possible la procédure de destitution en vertu de l’art. 67 de la Constitution du 23 février 2007.

    8119

  • ...De la chute libre pour l’individu, …mais au risque y compris de la chute de la Liberté elle-même, pour tous, lorsque les choses se radicalisent !.. Mais chut ! Il ne faut pas le dire...

    Bébert Camembert.

  • Autre perle, du meme aux journaleux : AVEC CARLA, C’EST SERIEUX. Les Cécilia, et autres Anne Fulda apprécieront. Qui s’assemble se ressemble, et elles se sont portées volontaires, aussi bien on s’en foutra. Mais la personalité du dirigeant n’est qu’un paramètre parmi d’autres, et non pas la variable. Faisons confiance au paramètre, camarades, il est en train de bellement planter le capitalisme. Vieux stal borné.