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Hôpitaux : les syndicats lancent un "avertissement" au gouvernement

vendredi 21 novembre 2003 - Contacter l'auteur

Hôpitaux : les syndicats lancent un "avertissement" au gouvernement

Après les chefs de services et les médecins urgentistes, sept fédérations syndicales des personnels hospitaliers lancent un "avertissement" au gouvernement, laissant planer la menace d’un conflit social si le ministre de la Santé Jean-François Mattei ne met pas en place "les conditions d’une véritable négociation sur l’avenir et les moyens indispensables pour l’hôpital public".

La CGT, FO, la CFTC, Sud, la Confédération des hôpitaux généraux (CHG), la Coordination médicale hospitalière (CMH) et l’Intersyndicale nationale des praticiens hospitaliers (INPH) ont dénoncé, jeudi lors d’une conférence de presse à Paris, le plan "Hôpital 2007" ainsi que le budget 2004 du secteur de la santé jugé "insuffisant".

Les syndicats accusent le gouvernement de mettre en place "à marche forcée, sans débats publics, sans véritables négociations" le plan "Hôpital 2007", et de se doter des "outils juridiques, législatifs et financiers pour réformer en profondeur l’offre de soins (...) au profit d’une certaine logique comptable qui défavorise le service public, réduit l’offre de soins et instaure un système à deux vitesses".
Estimant que ce dont "souffre l’hôpital, c’est essentiellement du manque de personnels", les organisations syndicales réclament la mise en place d’un "plan ambitieux d’emploi et de formation" avec "des créations d’emplois immédiates dans les qualifications disponibles, une augmentation des places dans les écoles de formation avec des mesures d’attractivité et de fidélisation", ainsi que "le financement de promotions professionnelles".

Elles dénoncent en outre Le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2004 qui obligera, selon elles, "les établissements à faire des choix en terme de maintien ou de suppression d’activités".
Pour les syndicats, "la seule variable d’ajustement serait le personnel et donc une nouvelle diminution et dégradation de l’offre de soins".

La CGT, FO, Sud, la CFTC, la CHG, la CMH et l’INPH ont décidé "de construire ensemble des initiatives, des interpellations publiques dans les régions, les localités, les établissements" et "continueront à se rencontrer pour réagir ensemble en fonction (...) des réponses du gouvernement à leurs exigences".
Le 13 novembre, les urgentistes ont exigé les créations de postes promises par le gouvernement à la suite de la canicule.

"Nous demandons que les emplois promis par le ministre de la Santé soient créés et que l’argent débloqué soit réellement attribué aux urgences", avait déclaré lors d’une conférence de presse le Dr Patrick Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (AMUHF), avertissant qu’"un conflit social très dur pourrait rapidement éclater" si rien n’était mis en place.

Fin octobre déjà, une soixantaine de chefs de services de plusieurs hôpitaux avaient adressé une lettre de protestation à Jean-François Mattei pour demander "des mesures immédiates" contre le "manque dramatique de médecins" en secteur hospitalier. PARIS (AP)

Mots clés : Hôpital / Syndicats /
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