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L’IMPASSE ISLAMIQUE

jeudi 12 novembre 2009 - Contacter l'auteur - 4 coms

Grand Prix "Ni dieu Ni maître" 2009

En France, critiquer le christianisme est souvent de bon ton. Voire progressiste. Par contre, dès que l’on touche à l’islam ou à la religion juive, il en va tout autrement. Les accusations pleuvent, alors, drues. Islamophobie ! Racisme ! Antisémitisme !... Ben tiens ! Dans ce paysage bétonné de la critique à géométrie variable du religieux, les libertaires, ces mécréants qui ont le « Ni dieu, Ni maître » tatoué à l’âme, font une fois de plus, une fois encore, désordre.Pour eux, toutes les religions, sans exceptions aucune, constituent des insultes à l’intelligence qu’il convient de combattre en tant que telles. Disons-le tout net : ce livre assassine l’idéologie islamique comme jamais encore. La critique y est sans insulte, mais radicale, totale, implacable, féroce. Elle a la précision du scalpel d’un médecin légiste autopsiant…un cadavre ! Certaines bonnes âmes, de celles, « munichoises », qui tentent depuis toujours de passer entre le mur de la collaboration et l’affichette de la Résistance d’avant la 25e heure, ne manqueront pas de trouver le propos excessif. Que le diable les emporte !

Critiquer l’islam, aujourd’hui, en France, relève du devoir pour tous les esprits libres et pour tous les révolutionnaires. Comme le dit l’auteur, il faut appeler un chameau un chameau, et, donc, ceux qui adhèrent à l’amputation, à la circoncision, à la flagellation, au statut inhumain des femmes…, des obscurantistes religieux fascistes.

Hamid Zanaz est un citoyen du monde né arabe en Algérie. Il a enseigné la philosophie (en arabe) à la faculté d’Alger jusqu’en 1989. Il a quitté l’enseignement pour travailler dans la presse indépendante naissante. Il vit en France depuis 1993.

LIBRAIRIE PUBLICO - EDITIONS LIBERTAIRES

Mots clés : Littérature-Philo-Livres / Michel Onfray / Religions-Croyances /

Messages

  • désinformation - intox - manipulation

  • en voila une justification ! "l’orthodoxie libertaire" pour justifier la publication qui servira, a n’en pas douter, le glorieux debat sur l’identite nationale !! bravo !
    voyons quelques citations (extraites de l’article de sebastien fontenelle-politis) :

    l’affirmation (orianafallacique) que « les mosquées ne font que réchauffer la foi armée et légitimer les voix appelant à l’application de la charia » ; ni la dénonciation de « l’islamomanie » (et de l’« intégrisentsia ») ; ni bien sûr, et dans le même registre, la stigmatisation, chère aussi à Modeste-Henri Lévy, d’imaginaires« idiots utiles (...) qui rêvent que l’islamisme est révolutionnaire ».

    On y trouve même [6] un amusant hommage à feu « le président Bourguiba », héros laïque de la dure lutte contre l’arriérisme musulman et démocrate fameux : c’est bien le moins, n’est-ce pas, qu’on puisse attendre d’un récipiendaire du « Grand Prix Ni Dieu Ni Maître »...

    (Je trouve, pour tout dire, assez émouvant que des libertaires plébiscitent la promotion du despotisme éclairé.)

    3. Il y a cependant quelque chose, dans ce bouquin, de vraiment neuf : c’est sa préface, aussi poignante qu’une saillie du chef de l’État français - Nicolas Sarkozy - décrivant « de façon apocalyptique le « choc de civilisation » qui oppose les musulmans à l’occident ».

    Son auteur soutient d’abord que : « Le politiquement correct de notre temps transforme en islamophobe quiconque a l’audace de tenir pour juste la pensée des philosophes des Lumières sur les sujets de la religion, de la laïcité, de la démocratie, de la raison et de la philosophie ».

    Aussitôt après, il ajoute : « Ce mot, « islamophobe », a été forgé de toute pièce par les mollahs pour déconsidérer définitivement quiconque n’est pas musulman comme l’orthodoxie l’y invite ».

    (Ces mollahs sont vraiment très forts.)

    Résultat : « L’emploi de ce terme installe celui qui le choisit du côté des religieux intégristes ».

    (Puissance du raisonnement, limpidité de la démonstration : le gars ne s’est pas déplacé pour rien.)

    En résumé : si tu observes dans l’époque des manifestations d’islamophobie [7], t’es un suppôt de Ben Laden.

    L’iconoclaste préfacier (IP, en abrégé) précise d’ailleurs, pour bien montrer qu’il t’a percé(e) à jour, que ce benladisme ne l’étonne pas (du tout), pour la (simple et) bonne raison qu’il a (de son point de vue) de lourds précédents.

    En effet : à son avis, les gens - comme toi - qui parlent aujourd’hui d’islamophobie sont les mêmes qui ont naguère été « fascistes, nazis, communistes, staliniens, maoïstes, trotskystes dans le XXè siècle riche en potences et en charniers ».

    Donc (j’espère que tu as bien suivi), si tu estimes qu’on devrait foutre un peu la paix aux musulmans, tu n’es pas seulement un fervent supporteur de Mahmoud Ahmadinejad : tu es aussi un peu nazi, et un peu trotskiste.

    Mais surtout, d’après l’IP : « Toute intelligence bien faite » - comme la sienne, donc - « devrait affirmer haut et clair : l’islam est intrinsèquement incompatible avec les valeurs de l’Occident (...) ».

    Je veux dire que ça nous replonge dans le début des années 1980 - quand le Front national déclarait (bien avant que cela ne devienne un lieu commun dans la pensée dominante) : « L’islam menace notre civilisation occidentale ».

    Cependant je te rassure : le préfacier du livre d’Hamid Zanaz n’est pas Bruno Mégret.

    Il ne s’agit pas non plus de Modeste-Henri Lévy, même s’il l’imite à la perfection lorsqu’il dénonce, comme lui, les « idiots utiles » qui vont « partout clamant que l’islam est une religion de paix, d’amour et de tolérance » comme ils « défendaient coûte que coûte l’indéfendable marxisme-léninisme pendant la guerre froide ».

    Qui est ce courageux penseur, qui en appelle aussi (et pour faire bonne mesure) à « la production d’un individu post-islamique, car, en terre non occidentale [8], l’individu n’existe pas, seule comptent la tribu, la communauté, le groupe » - l’Asiate et l’Oriental ne vivent qu’en meute, c’est bien connu ?

    Ce valeureux gardien de la terre occidentale (qui ose dire tout haut qu’il est temps que nous produisions des Arabes (mais pas que) enfin libéré(e)s du joug mahométan) s’appelle Michel Onfray : je suggère que nous le proposions pour un prochain « Grand Prix « Ni Dieu, Ni Maître, Ni Honte » ».

  • Franchement, la FA sombre dans la facilité. Il est tellement de bon ton de critique l’Islam, justement, que ce prix attribué à un bouquin comme celui-ci me semble relever au mieux de la provoc’, au pire du conformisme le plus crasse, un comble pour des Anar’.

    Quand on érige l’Islam en ennemi de l’Occident, la moindre des choses pour des contestataires, c’est d’éviter d’aboyer avec la meute.

    D’ailleurs Non Fides m’avait gonflé aussi avec ses salves anti Hamas alors qu’on en lit déjà partout.

    (k)G.B.

  • Waou ! Voila qui vaut le détour ! Des gens comme vous, anar, coco, qui ont peur de critiquer l’islam comme idéologie religieuse, au prétexte que l’islam est trop critiqué par les Etats-Unis... On s’en fout de savoir s’il est de bon ton de critiquer l’islam ou le contraire, la question est universelle, hors de tout contexte géopolitique. Ni Dieu ni Maître, aux USA comme en Iran, ici comme ailleurs !

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