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L’assurance récolte : l’Etat est prêt à dépenser plus pour moins de solidarité

mardi 15 février 2005 - Contacter l'auteur

L’annonce faite par Dominique Bussereau du lancement d’une assurance récolte progressive et généralisée pour couvrir un maximum de risques climatiques, coûtera plus cher à l’Etat qu’une refonte du FNGCA.

Les risques climatiques sont difficilement assurables et dans ce cadre, les assureurs exigent déjà que l’Etat contribue durablement et fortement au paiement des cotisations et surtout joue le rôle de caisse de réassurance. Dans ces conditions, la réussite de cette privatisation, nouvelle forme de désengagement des pouvoirs publics, coûtera davantage à l’Etat que sa contribution au FNGCA.

L’assurance individuelle est un système fondamentalement inégalitaire, même s’il peut dans certains cas responsabiliser les producteurs dans leurs choix et leurs modes de production. Il est inégalitaire car il favorisera les agriculteurs les plus solvables et laissera nombre de paysans sans garanti face aux risques.

Une refonte du FNGCA est nécessaire et la plupart des débats qui se sont tenus dans les régions l’ont réaffirmé. Pour la Confédération paysanne, cette refonte devrait s’ouvrir à la contribution des industries agro-alimentaires et par un plafonnement des taux de couverture et de remboursement.

L’équité et la solidarité dans la gestion des calamités agricoles doivent demeurer le socle de base qui unit la profession. C’est cette position que défendra la Confédération paysanne.

Mots clés : Agriculture - Pêche / Syndicats /
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