Archives : IT | EN | ES

Les articles depuis 2022

LIBEREZ SALAH HAMOURI !

dimanche 17 janvier 2010 - Contacter l'auteur

Cela fera-t-il cinq ans à la date du 13 mars 2005 qu’aura été emprisonné Salah Hamouri, jeune compatriote franco-palestinien, dans les geôles israéliennes ? C’est la question que se posent les personnes qui sont mobilisées pour sa libération et qui voient arriver cette date anniversaire avec consternation.

Rappel des faits sur la base de la « biographie » de Salah Hamouri exposée en détail sur le site de son Comité national de soutien ainsi que de la « simple vérité ».

Rappel des faits

Arrêté une première fois le 30 septembre 2001, juste avant sa rentrée scolaire en classe de première, Salah Hamouri, alors âgé de 16 ans, se trouve placé deux mois en isolement à la Moskobieh, centre d’interrogatoire et de détention de Jérusalem. Il est jugé et condamné à cinq mois de détention pour avoir collé des affiches et fait de la « propagande anti-israélienne » dans le cadre scolaire. Libéré en janvier 2002 après avoir passé le reste de sa détention dans la section des mineurs à la prison de Hasharon, il réintégre son lycée et poursuit ses études jusqu’à l’obtention de l’équivalent du baccalauréat en juin 2003. Il s’engage alors dans des études de sociologie à l’université de Bethlehem.
A la fin du mois de février 2004, Salah Hamouri est arrêté une seconde fois alors qu’il passait la soirée chez des amis. Une des personnes présente étant recherchée par l’armée israélienne, l’ensemble des jeunes présents sont arrêtés. Salah Hamouri passe quatre mois en « détention administrative » dans différents camps militaires (Ofer, Katziot puis Maggido) au motif de cette seule présence.

Sept ans de prison pour un « délit » imaginaire

Troisième et dernière arrestation le 13 mars 2005. Alors qu’il se rend à Ramallah, Salah Hamouri est emmené à la prison de Moskobiah à Jérusalem. Il reste trois mois en isolement et en interrogatoire. Un mois après son arrestation, sa famille apprend par la presse qu’il est accusé d’avoir « comploté » avec deux autres jeunes contre Ovadia Yossef, un dirigeant du parti israélien Shass. Un « complot » qui se ramène pour eux, en fait, à être passés en voiture, au ralenti, devant le domicile du chef spirituel de ce parti d’extrême droite ultraorthodoxe quatre mois auparavant.

A cela s’ajoute la « présomption » de l’appartenance de Salah Hamouri à un mouvement de jeunesse réputé proche du FPLP (Front Populaire de Libération de la Palestine) organisation dont il n’a jamais été membre. Un « délit d’intention » est constitué par le tribunal militaire. Salah Hamouri est transféré à la prison de Beersheba où il reste un an et demi pour rejoindre ensuite celle de Hadarim, puis de Rimonim.

Le 17 avril 2008, après trois ans d’emprisonnement au cours desquels une vingtaine d’audiences ont fait l’objet de reports successifs faute de témoins et d’éléments de preuve permettant d’établir sa culpabilité, Salah Hamouri est condamné par le tribunal militaire d’Ofer à sept ans de prison pour « complot et appartenance aux jeunesses du FPLP », et ceci à la suite d’une procédure de « plaider coupable » qu’il a été contraint d’accepter sous la menace d’une lourde aggravation de sa peine. Depuis, Salah Hamouri a fait l’objet d’un nouveau transfert et se trouve à la prison de Gilboa au nord d’Israël. Selon les termes du « jugement », il sera libérable le 21 novembre 2011.

« Telle est donc la simple vérité »

« Telle est donc la simple vérité » : sept années de prison imposées par une « justice » de cauchemar pour un « délit » imaginaire La chose semble relever d’un mauvais roman aux allures kafkaïennes. Elle est pourtant réelle et se déroule à quatre heures de vol de Paris, dans un Etat, « ami » de la France et pour un citoyen français.

« Notre jeune compatriote français est donc un otage » indique l’appel du Comité national de soutien à Salah Hamouri signé à l’heure actuelle par des centaines de personalités appartenant à diverses organisations associatives, syndicales et politiques : « Il est otage de l’occupation israélienne qui juge ceux qu’elle opprime. Il est otage de la “justice” militaire israélienne qui l’a contraint à s’accuser faussement sous peine d’une sanction plus lourde s’il refusait son chantage. » Afin de faire plier l’Etat d’Israël et faire sortir le gouvernement français du « silence assourdissant » entretenu autour du scandale de la détention de Salah Hamouri la mobilisation en faveur de la libération de Salah Hamouri s’étend. Dans le département, le Comité régional du Nord-Pas-de-Calais de soutien à Salah Hamouri organise le lundi 18 janvier 2010, de 10 h 30 à 12 h 30, une réunion publique et une conférence de presse à la Maison des Sociétés d’Arras.

Salah Hamouri est un otage français de l’Etat israëlien

Pour que le 13 mars 2010 ne soit pas la date anniversaire d’une année de détention supplémentaire de Salah Hamouri dans les prison militaires israëliennes et que le gouvernement français fasse le nécessaire pour faire cesser, avant cette date, le scandale de son incarcération, chacun est convié à cette réunion ainsi qu’à rejoindre le Comité national de soutien à Salah Hamouri en signant – en ligne, en particulier, sur le site régional de l’AFPS du Nord-Pas-de-Calais - l’appel du Comité national de soutien à Salah Hamouri ou en rejoignant le Comité de parrainage à Salah Hamouri.

Jérôme Skalski

Publié dans Liberté 62 n°896

Le Comité régional Nord-Pas-de-Calais
de soutien à Salah Hamouri,

sous la présidence d’honneur de sa mère,
Madame Denise Hamouri, organise une réunion d’information et une conférence de presse dans le département du Pas-de-Calais

le lundi 18 janvier 2010
de 10 h 30 à 12 h 30
à Arras
Maison des sociétés
rue Aristide Briand

Mots clés : FR - Nord & Est (03) / Police - Répression / Proche & Moyen Orient / Rencontres-débats /
Derniers articles sur Bellaciao :