Archives : IT | EN | ES

Les articles depuis 2022

La Ligue communiste révolutionnaire donne le coup d’envoi de la création d’un nouveau parti

vendredi 25 janvier 2008 - Contacter l'auteur - 18 coms

de Sylvia Zappi

La Ligue communiste révolutionnaire (LCR) a décidé de commencer sa mue. Réunis en congrès du 24 au 27 janvier à Saint-Denis, ses militants lancent une "adresse pour un nouveau parti", un appel à rejoindre les "comités de base" qui doivent être mis en place au printemps.

Olivier Besancenot et la direction constituée autour de lui ont gagné la bataille interne. Les résultats des congrès locaux leur donnent une majorité de 83 % – du jamais vu dans l’histoire de la "Ligue" –, alors que la minorité emmenée par Christian Picquet, hostile à la "proclamation d’un nouveau parti anticapitaliste, ersatz de la LCR", sans alliance avec d’autres courants antilibéraux, se voit réduite à 13,9 % (contre 26 % en 2006).

Depuis son bon score à l’élection présidentielle – 4,08 % –, le porte-parole de la LCR est convaincu que la "vieille Ligue" a vécu et qu’il faut construire "une nouvelle représentation politique des exploités et des opprimés", comme le précise le texte de la direction. Les quelque 300 délégués du congrès vont lancer un appel pour créer un nouveau parti, "anticapitaliste, indépendant du système politique institutionnel et voulant une transformation révolutionnaire de la société".

Cet appel s’adresse à "la gauche issue des luttes", chère à M. Besancenot, pas aux autres organisations de la gauche radicale. La LCR espère ainsi attirer, dans des "comités de base", les sympathisants rencontrés durant la campagne présidentielle, déboussolés par l’atonie du reste de la gauche. "Par le haut, c’est bloqué ; par le bas, il y a un souffle qui passe, en rupture avec la gauche traditionnelle", explique-t-il.

Les quelques courants que la direction espérait séduire – Fraction de Lutte ouvrière (minorité) ou Alternative libertaire – ont décliné l’invitation. Dès février, des premières assemblées locales constituantes vont être organisées, notamment dans les villes comme Marseille ou Mulhouse, où des appels locaux ont été lancés avec succès.

"ASSEMBLÉE GÉNÉRALE CONSTITUANTE"

En avril, commence la "phase constitutive", avec un nouvel appel "large", puis en mai, la LCR convoquera une "assemblée générale constituante" en vue de la préparation du congrès de lancement en décembre 2008. "Cela implique une dynamique forte de mobilisation de l’organisation et une détermination sans faille de la direction", note un document du bureau politique. Le ton est volontariste comme pour masquer que les "grappes de militants" espérées ne sont pas au rendez-vous.

Les effectifs de l’actuelle LCR, comptabilisés pour le congrès, n’ont pas autant progressé que prévu après l’élection présidentielle. De 2 600 adhérents revendiqués en 2006, l’organisation trotskiste est passée à 3 100 aujourd’hui. Les réunions organisées autour du nouveau parti depuis septembre ont attiré du monde mais pas autant que prévu.

"On n’est pas dans une logique de gestion des flux ni de coup politique. La crise historique de la gauche laisse un vide qu’il faut remplir et, pour cela, la Ligue créée en 1968 n’est plus un outil adapté", assure Pierre-François Grond, membre du bureau politique.

La minorité dénonce, elle, une marche forcée. "La direction veut absolument boucler son projet avant les élections européennes de 2009, histoire de bloquer toute négociation avec d’autres courants à gauche", estime M. Picquet.

Reste à passer les élections municipales. La LCR a du mal à gérer cet épisode qui prévoit des alliances en décalage avec le schéma prévu pour le nouveau parti. Certaines fédérations ont noué des discussions avec des collectifs antilibéraux, Lutte ouvrière ou le PCF ; dans d’autres villes, la LCR part seule.

La direction sait que ses scores risquent d’être faibles. "Il faut être prudent, c’est une élection difficile pour nous", explique M. Grond qui annonce quelque 180 listes. Olivier Besancenot a annoncé qu’il ne serait pas candidat dans le 18e arrondissement de Paris où il habite. "Etre la quatrième personnalité en vue à gauche dans les sondages et faire 3 %-4 % dans un quartier populaire ferait mauvais effet", lâche un dirigeant.

http://www.lemonde.fr/politique/art...

Mots clés : Dazibao / Partis politiques / Rencontres-débats / Sylvia Zappi /

Messages

  • Et si Besancenot prenait tout le monde de cours et appelait à l’ouverture vers les autres courants de la gauche antilibérale et écologique ne casserait-il pas la baraque ? allé Besancenot un petit effort et tu resteras un des leaders et nous pourions espérer rapidement peser...
    Mais si seulement...
    Jean (74)

    • Les militants du PCF et plus largement les anticapitalistes, seraient ils prêts à s’allier avec ceux qui sont de la LCR ou vont rejoindre le nouveau parti,sachant que cela implique de ne pas tisser d’alliances électorales pour être élu-e-s et d’accepter d’être minoritaires , sans mandat le cas échéant ?

      Je ne vais pas prendre spécialement la défense de la LCR mais la question se pose aussi chez nous, mb du pcf.

      Il est normal que les orga à l’origine d’une initiative lui donnent son orientation et sa couleur, ça ne me choque pas. Ensuite, vient qui veut, et on discute.
      Mais cette base a tjs été celle de la LCR - je crois qu’elle se discute (ou devrait t se discuter) au PCF en liaison avec un débat plus général sur l’idée de révolution, que M. Picquet, également mb de la LCR, dans un autre article, semble dénigrer.

      Je crois qu’aujourd’hui plus que jamais la question se pose ,qu’il faut y réfléchir, même si la réponse n’existe pas Dans les livres.

      En tout cas je préfère cette tentative d’ouverture d’un parti qui se transforme mais sur ses bases historiques, et commence par des comités locaux et du débat , plutôt que par les arnaques d’appareils "d’en haut" que sont en train de nous faire avaler certains dirigeants du PCF et de PRS.

      La Louve

    • Ce que fait la LCR ne me choque pas. Je vais suivre avec intérêt ce processus.
      Ce que je sais, c’est que je ne veux pas perdre mon âme avec la direction sociale
      démocrate et illégitime du PC. FDM

  • Salut à toutes et tous,

    On va se retrouver fin 2008 (c’est pratiquement demain) avec un Congrès explosif du PCF, des assises fondatrices du nouveau parti anticapitaliste proposé par la Ligue et des Etats Généraux de la Gauche de Tranformation Sociale organisés par les Cuals...

    D’ici là, je crois qu’il faut que les débats soit complètement ouverts car début 2009, et même avant, en fait, il faudra bien commencer à tracer des perspectives concrètes, si on veut pouvoir (re-)commencer à travailler sérieusement à "La Chose" ;-)

    Xavier Marchand

    • Que les débats soient complètements ouverts, voulais-je écrire. Honte sur moi :-( .
      Et tant que j’y suis peut-être que les querelles seront dépassées, si au lieu de parler des étiquettes que nous porterons ensemble, nous arrivons à travailler ensemble à ce que nous voudrons faire et ne pas faire ensemble.

      Et le problème des stratégies d’alliances sera vité réglé.
      Pas de stratégies d’alliance pour aller à un exécutif tant que nous ne gagnons pas.

      Soit.

      Ce serait un peu les boeufs mis avant la charrue comme l’écrivait Braouezec il n’y a pas longtemps.

      Xavier Marchand

    • On va se retrouver fin 2008 (c’est pratiquement demain) avec un Congrès explosif du PCF, des assises fondatrices du nouveau parti anticapitaliste proposé par la Ligue et des Etats Généraux de la Gauche de Tranformation Sociale organisés par les Cuals...

      Cette année est cruciale.

      Et effectivement on peut assister à une montée des convergences entre une partie de tous ceux-là.

      La LCR a indiqué être prête à ce rendez-vous, aux autres communistes d’être prêts aussi, sur la base de leur histoire et des leçons qu’ils tirent de celle-ci, et ces leçons sont, somme toute, assez proches de celles que tire la LCR.

      Il semble établit que déjà les convergences qui peuvent se mettre en place n’ont pas mêmes centres de gravité que les comités d’après Mai 2005.

      Le flou sur la question de la relation au social-libéralisme , à la question plus générale de l’état et de l’électoralisme se lève pas à pas. C’est indéniablement un progrès. Et c’est là l’essentiel, tout comme la question du type d’organisation necessaire.

      Je souhaite ardemment que la LCR réussisse son pari.

      Pour une raison bien simple : Les communistes du PCF, ou sortis du PCF (si ce parti n’arrive pas à secouer les fondamentaux) auront besoin d’un partenaire le plus puissant possible pour équilibrer et construire le parti dont la gauche a besoin, un parti que le futur parti de Besancenot n’aura pas les moyens de faire.

      Chacun son job ! Que la LCR réussisse le sien ! C’est tout ce qu’on peut souhaiter aux camarades de cette petite organisation.

  • Le problème des alliances se pose à tous partis, y compris à la LCR.

    Ces alliances sont conditionnées par quelques limites :
    * la nature des partis
    * le contenu des accords
    * le rapport de forces

    Il est impensable de passer des accords écrits ou non écrits avec des gens de droite, y compris le MODEM.
    La politique actuelle du PS n’est même plus social-libérale mais libérale en terme économique.
    Le rapport de force est indubitablement en faveur du PS (30% face à 4,5 ou même plus). Il faut se rappeler l’expérience malheureuse du PCF.

    Les élus anticapitalistes seront élus sur une ligne politique anticapitaliste et sans participation aux exécutifs.

    Daniel Dauphiné.

  • les vrais acteurs de la vie politique sont les citoyens,la gauche s’exprime au-delà des partis politiques heureusement ,
    il est préférable avec tous les échecs des partis , de parler de "la gauche" ce qui efface des malentendus et des étiquettes étriquées ...car le mot GAUCHE est pris en otage par certains . Il va de soit d’être anti-capitaliste , quand on est de gauche !!!!!!!
    Refaire un parti Anti-Capitaliste est de l’énergie perdue à mon avis !
    et refuser de participer au partage des responsabilités gouvernementales c’est encore plus déstabilisant pour la vraie Gauche.
    Il ne peut y avoir de partage des Richesses sans partage des POUVOIRS !!
    la bourgeoisie le sait et l’applique à nos dépens.....et se réjouit de nos divisions .
    mes amitiés camarade !

  • " (.....) L’idée, c’est de regrouper toutes celles et tous ceux qui veulent réfléchir à ce que pourrait être le Socialisme du XXIe siècle, un pacte clairement anticapitaliste pour révolutionner la société et agir sur des questions très pragmatiques comme l’augmentation des salaires, l’interdiction des licenciements, le développement du service public. Tout ce qui se passe avec la crise financière internationale me donne au moins raison sur la volonté de poser le problème. (.....) La Gauche, aujourd’hui, n’a pas besoin d’un leader populaire mais d’être présente, d’avoir des idées, des propositions radicales pour résister face à Sarkozy et au Medef. (.....) Et pas cette Gauche qui a été absente depuis l’élection de Sarkozy sur des questions cruciales comme le logement social, la défense des régimes spéciaux, la dénonciation des centres de rétention ou la Loi sur l’autonomie des universités. (.....)"

    Extraits de l’interview d’Olivier Besancenot, publiée ce 25 janvier 2008 dans le quotidien Métro.

    • Les responsabilités du pouvoir elles se prendrons dans la rue avec la multitude des exploités à bout de force, et non pas par des parlotes entre les anciens responsables des organisations dépassées.

      Et cela Olivier Besancenot l’a fort bien compris et ce qu’il nous propose c’est un rassemblement populaire, partant de la base, avec tous deux qui n’en peuvent plus de cette société capitaliste qui les ruine et qui, plus grave encore les méprise du haut de l’arrogance insupportable de leur président, le chanoine illuminé de Latran

      L’heure de la révolte est arrivée, nous ne pouvons plus attendre. Pour ma part je suis prés à repartir derrière Olivier, mais aussi bien entendu avec tous les anciens portes paroles de la campagne du nom qui voudrons bien nous rejoindre pour la lutte finale

      Raymond (ex militant LCR)

    • à 79-100

      Les responsabilités du pouvoir, ce n’est que dans la rue que le peuple enfin debout, pourra les reprendre à cette bourgeoisie capitaliste qui nous exploite sans vergogne depuis trop longtemps.

      C’est en cela que Besancenot a raison. L’heure n’est plus aux combinaisons politiciennes entre les anciennes organisations (y compris la Ligue), mais à un rassemblement, en partant de la base, de tous les exploités pour la lutte finale, et cela dés maintenant.

      Raymond

    • De toute façon, le seul parti qui propose un rassemblement, franchement sous l’appellation "communiste", avec une tentative de programme réellement anticapitaliste, et faisant fi au maximum des alliances contre-nature c’est actuellement la LCR.

      De par mon expérience militante durant mes nombreuses années au PCF, j’ai appris à me méfier des va-t-en guerre qui mènent les gens pour mieux les contrôler.
      On peut se rappeller les "leaders" gauchistes de Mai 68 et leur cursus étrange qui les a fait terminer chez la Droite, l’Ultralibéralisme, quand ça n’est pas comme gestionnaires en titre du Grand Capital.

      Mais dans ce cas de je pense qu’il y a une possibilité de créér enfin un vrai parti communiste majoritaire qui pourrait réunir ceux qui errent actuellement dans une situation politique du vide absolu.

      Qu’Olivier ait l’intention ou pas de réaliser ce qu’il dit je n’ai pas le pouvoir de le deviner.

      Ce que je sais, c’est que si tous les vrais anticapitalistes, révolutionnaires, et altermondialistes se retrouvent dans un vrai programme communiste et s’emparent de cet outil, ses dirigeants ne pourront pas tomber comme ceux des autres partis dits "de Gauche", dans le carriérisme et la compromission.

      Ca ne sera certainement pas facile, mais on a ici le noyau qui pourrait amener à la formation d’une vraie perle révolutionnaire, si tout le monde y met du sien. Et surtout si la base contrôle suffisamment la tête pour lui éviter les dérapages opportunistes qui ont enterré les autres partis révolutionnaire, le PCF en tête.

      Et y a urgence.

      Quant à un éventuel dévoiement ultérieur des objectifs fixés c’est la charge de la base de les contrôler.

      D’autant que la LCR, actuellement, si elle remue une certaine partie de l’électorat, qui se raccroche au dernier parti qui tient un vrai discours anticapitaliste, ne représente pour l’instant dans son maillage national, qu’une très faible partie du territoire hors des grandes agglomérations et de quelques entreprises.

      Et qu’il y a dans l’espace laissé plus ou moins volontairement* par le PCF, et évidemment par l’aile gauche du PS d’énormes possibilités de rassembler dans la France profonde. Hors des alliances contre-nature.

      Ces derniers partis étant plus occupés de sauvegarder les quelques places qui leur restent ou de se les faucher les uns aux autres, qu’à s’occuper des désidératas et des aspirations des populations.

      Je rappelle qu’il y a actuellement une "masse" de Communistes ex-PCF dans la nature, qui se sont investis dans des assos locales ou syndicales progressistes, ou qui glandent en attendant, mais qui n’ont jamais rejoint aucun parti depuis leur retrait des structures. Et c’est une "masse" certainement plus importante en nombre que celle des militants qui restent dans le Parti.

      Lesquels militants je salue d’ailleurs avec respect, surtout ceux qui y militent honnêtement depuis des décennies et qui avalent des couleuvres sans arrêt pour souscrire à la stratégie de Lutte des Places de leurs dirigeants. Et finissent par ne plus avoir de vrais repères révolutionnaires, tant on leur raconte n’importe quoi.

      Alors, le "Parti d’Olivier" ? Je ne dirais pas ça comme ça. Je dirais plutôt un vrai parti de masse. Qui participe avec la LCR comme initiatrice à un vrai programme de renversement de l’hégémonie capitaliste.

      Et qui s’engage publiquement à refaire un VRAI programme économique et social favorable aux citoyens français qui produisent.

      Avec l’adjectif "Révolutionnaire" en prime.

      Avec toutes les difficultés et les sacrifices que ça peut impliquer.

      Et surtout en osmose avec sa base et la population des exploités de tous les secteurs de l’économie.

      Et ça, ça se verra vite, au travers de l’attitude du dirigeant qui lance l’initiative et de ses stratégies.

      De toute façon, pour ceux qui sont toujours communistes et en dehors du PCF, et je pense qu’on est encore très très nombreux, y a rien à perdre. Au pire on se fera virer comme ça s’est passé avec nos précédents engagements. Et ça sera certainement moins douloureux.

      Mais au moins on aura tenté quelque chose.

      Parce qu’il y a urgence... Et quand je dis "urgence", c’est un euphémisme !!!

      G.L.

      *Je dis "plus ou moins volontairement" parce qu’il est maintenant flagrant que les directions du PCF, nationales ou départementales n’ont cessé de sacrifier les volontés locales des militants, et les ntérêts des populations, à des intérêts électoraux ou financiers règlés par le haut au plan national ou départemental d’une manière tout sauf démocratique. Et ce depuis au moins vingt ans

    • Raymond : j’en connais un paquet comme toi. Y aura pas que des jeunes pour affluer dans le nouveau parti. Heureusement, parce que la demande de formation, je te dis pas…

      Je crois qu’il faut clarifier le débat sur les alliances et la participation au gouvernement, car il y a une méconnaissance de la LCR et de son projet.

      La LCR, quand elle parle de parti révolutionnaire, reste fidèle à l’analyse de Lénine. Elle est d’accord pour des alliances ou des fronts pour les élections, mais pas avec des adversaires de la révolution, car elle ne va pas tromper les travailleurs sur ses objectifs pour être majoritaire dans les élections.

      Pour un parti révolutionnaire, toute alliance ne vise qu’à renforcer la lutte contre la classe bourgeoise et son Etat. Il n’a pas pour objectif d’être majoritaire aux élections, mais de renforcer le rapport de force avec le patronat et son Etat, de renforcer la confiance des travailleurs et des jeunes, de les aider à s’organiser, et surtout d’être l’outil aguerri qui, dans un moment de crise, se met au service des travailleurs mobilisés pour renverser le pouvoir bourgeois.

      DC

    • Raymond : j’en connais un paquet comme toi. Y aura pas que des jeunes pour affluer dans le nouveau parti. Heureusement, parce que la demande de formation, je te dis pas…

      Je crois qu’il faut clarifier le débat sur les alliances et la participation au gouvernement, car il y a une méconnaissance de la LCR et de son projet.

      La LCR, quand elle parle de parti révolutionnaire, reste fidèle à l’analyse de Lénine. Elle est d’accord pour des alliances ou des fronts pour les élections, mais pas avec des adversaires de la révolution, car elle ne va pas tromper les travailleurs sur ses objectifs pur être majoritaire dans les élections.

      Pour un parti révolutionnaire, toute alliance ne vise qu’à renforcer la lutte contre la classe bourgeoise et son Etat. Il n’a pas pour objectif d’être majoritaire aux élections, mais de renforcer la confiance des travailleurs et des jeunes, de les aider à s’organiser, et surtout d’être l’outil aguerri qui, dans un moment de crise, se met au service des travailleurs mobilisés pour renverser le pouvoir bourgeois.

      DC

  • L’idée est bonne de créer un grand parti anti-libéral à la gauche du PS ... mais pourquoi la Ligue est-elle partie en 2007 des collectifs anti-libéraux ?

    L’idée de présenter des 180 listes aussi est excellente (sur 36000 communes, n’éxagérons rien) mais pourquoi partir dans la moitié des cas contre des maires communistes ?

    Je n’ai pas confiance en Besancenot, pas plus qu’en son marionnetiste Krivine. Il y a de ce côté là trop d’égos et pas assez d’égalité. Ils ne veulent pas prendre le pouvoir, pas jouer vraiment le jeu démocratique . Non, tout ce qu’ils veulent c’est bouffer les restes du PC qu’en 68 ils appelaient le parti "prétenduement" communiste. Ils ne nous aiment pas. On leur tend la main et ils veulent nous la mordre.
    Et pendant ce temps là le Sarcocu continue à détruire la classe ouvrière et mettre au pas la socièté.

    JC26 (un peu déçu)

    • Non, tout ce qu’ils veulent c’est bouffer les restes du PC qu’en 68 ils appelaient le parti "prétenduement" communiste. Ils ne nous aiment pas.

      Justement, le problème c’est qu’ils ne s’intéressent pas assez au PCF, l’inverse de ce que tu dis donc. Leur majorité (composite de 4 courants si j’ai bien compris) le martèle sur tous les tons, et la minorité lui reproche cela. Ils répètent sans cesse qu’ils ne veulent pas servir de voiture balais à la gauche, en bref, ils se foutent un peu des évolutions dans les autres partis (PCF, LO, PS, etc).
      Le reproche à faire est donc l’inverse de ce que tu dis.

      Je n’ai pas confiance en Besancenot, pas plus qu’en son marionnetiste Krivine. Il y a de ce côté là trop d’égos et pas assez d’égalité. Ils ne veulent pas prendre le pouvoir, pas jouer vraiment le jeu démocratique .

      2 questions :

      1) la démocratie interne d’un parti. Ils ont un congrès en ce moment, les contenus des courants sont connus et sur le net. Les modes de fonctionnement exposés. J’ai des critiques sur la LCR mais pas tellement là dessus, c’est même d’un démocratisme tatillon, un égalitarisme qui serait souhaitable d’être vu ailleurs.

      Pour l’instant ça tient ainsi et la médiatisation de besancenot ne fait pas de mal à ce fonctionnement.

      2) La question du pouvoir. Je n’ai jamais vu de déclaration de la LCR comme quoi ils refusaient d’être dans un gouvernement ou une majorité, une alliance. Si tu peux me trouver ce type de déclaration..... Par contre et c’est à leur honneur : être dans des alliances peu dignes pour des contenus indignes sans subvertir les règles du jeu ce n’est pas leur truc. Et si ça peut continuer, tant mieux.

      Sinon, sur le fond, l’important pour moi n’est pas que le PCF ou la LCR soient dans un gouvernement. On a déjà connu cela et ça n’a pas changé la société. On a été bien plus près d’un changement de société dans les entreprises occupées en 68 qu’avec la gauche au grand complet en 1981.
      L’arrivée dans un gouvernement n’est pas le fin du fin. Même une politique sociale de distribution ne fait pas avancer au concret la marche vers l’autogestion. Le mouvement vers le communisme n’est pas un objectif de saupoudrage par le haut. C’est développer le pouvoir par en bas. Et un gouvernement valable doit être au service du renforcement du pouvoir d’en bas indépendant completement du gouvernement.

      Les batailles pour des mairies non seulement doivent écarter les alliances indignes, mais ne pas se contenter de mesures par en haut, mais avoir comme objectif essentiel le renforcement de l’organisation des travailleurs et des couches déshéritées (syndicats, associations, comités de quartier, bourses du travail, coopératives, etc) pour ne faire un maillage fin , solide ne dépendant pas d’une majorité électorale aléatoire .

Derniers articles sur Bellaciao :