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Le « chevalier Bayard » ne serait qu’un poltron ?

mercredi 7 décembre 2005 - Contacter l'auteur

Rien ni personne ?

Les français martiniquais, eux, n’ont pas peur de dire au Ministre de l’Intérieur qu’un ministre de la République ne peut pas se permettre :

-  d’être « décomplexé » au point de parler aussi « vrai » que le Pen. La liste des paroles empruntées à ce dernier est longue et connue de tous. Je ne vais les rappeler ici.

-  de vouloir revisiter l’histoire au profit du « pays réel » cher à Maurras, son mentor.
Quand on a été colonisateur, quand il est évident pour tout le monde que « l’intention de tout colonisateur, qui plus est esclavagiste, est le profit à outrance et l’enrichissement maximum au détriment même de la vie humaine, on ne se la ramène pas, on se fait tout petit, on a honte et on s’excuse. On demande même pardon et on ne vient pas surtout pas parler de bienfaits. Quand on célèbre Napoléon, si on est obligé de le faire pour des raisons historiques, on n’oublie pas non plus de dire que c’était aussi un criminel esclavagiste, certains disent même génocidaire.

-  de stigmatiser et d’insulter toute une partie de la population française de même origine que les antillais et que la plupart des domiens, de la transformer en bouc émissaire, de la traiter d’excrément à nettoyer au karcher. Il aurait parlé de délinquants, voire de criminels, on aurait parfaitement compris.

Certains ne manqueront pas de dire que les martiniquais ne peuvent pas interdire à un ministre de la République une partie du territoire de la République. A ceux-là, il convient de répondre immédiatement que telle n’est pas leur intention.

Ils veulent tout simplement dire à ce ministre tout le mal qu’ils pensent de lui, en face.
Si ce ministre qui, se prenant pour un Bayard des temps modernes, se dit sans peur (il se dit même sans reproche !) n’a pas le courage d’aller les entendre et montre que, tout compte fait il n’est guère qu’un misérable poltron, c’est son affaire. Il aime bien les dialogues mais uniquement quand il peut étouffer, de manière éhonté, le contradicteur éventuel. On a vu récemment comment il a traité un pauvre petit gars sans arguments, aidé par une insignifiante Arlette Chabot, à la télé.

Ils veulent tout simplement lui dire qu’il ne se comporte guère comme un ministre de la République mais tout juste comme un candidat d’extrême droite aux élections présidentielles de 2007.

Et c’est là qu’on peut douter de l’impartialité des pseudo sondages qui intoxiquent les français ces derniers temps. Les diverses ethnies et les français domiens sont-ils dûment représentés dans les échantillons ?

Merci Monsieur Césaire de ne pas cautionner les dérives ploutocratiques de cet individu. Bravo aux martiniquais de monter qu’on ne doit pas se soumettre au desideratum totalitaire de ce triste personnage.
Les autres domiens, guyanais, guadeloupéens, réunionnais, mahorais doivent s’en inspirer. Et je pense qu’ils le font.

Que les français métropolitains encore lucides, et il s’agit certainement de la grande majorité quoi qu’en disent les sondeurs (qui font dire ce qu’ils veulent à leurs sondages pour satisfaire leurs clients ou par pure idéologie de beaufs ultra libéraux « sanguinaires »), s’en inspirent aussi et utilisent toute leur énergie pour persuader les autres que c’est leur avenir qui est en jeu.

Et un avenir libéral extrême et pétainiste, fasciste, n’est certainement pas l’avenir qu’ils souhaitent pour leurs enfants.

Mots clés : Durdo REIL / Gouvernements / Ingérence-Colonialisme /

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