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Le libéral-fascisme

mercredi 23 novembre 2005 - 1 com

Depuis que l’homme s’intéresse au pouvoir pour s’élever au dessus du commun des mortel, tous les stratèges possibles et inimaginables ont été mis en oeuvre pour assouvir cette quête incessante du pouvoir, une quête où l’éthique, la morale, les intérêts d’autrui ont été ignorés pour n’arriver qu’au but ultime, contrôler le monde. Ce n’est pas une façon ironique de designer ceux qui nous dirigent, combien de personnes quand bien même sensées n’ont jamais rêvées de diriger le monde, cette soif de pouvoir si attractive soit elle a désormais pris forme pour laisser place à un nouvel ordre mondiale.

Quand le libéralisme conduit au fascisme

La liberté des entreprises consiste à pouvoir polluer et saccager l’environnement, à être dispensées du financement de la collectivité par le biais des allègements d’impôts et de charges sociales, et à pouvoir disposer de salariés corvéables à merci, licenciables facilement et payés le moins cher possible. La "liberté" des entreprises est donc susceptible de provoquer une révolte de la population. La réduction des libertés individuelles et l’augmentation de la répression contre les citoyens sont donc le complément indispensable du supplément de liberté accordé aux entreprises.

Par ailleurs, les conditions économiques de plus en plus difficiles augmentent le nombre des chômeurs, des précaires, et des sans-abris. Quant à ceux qui travaillent encore, ils touchent souvent un salaire misérable, insuffisant pour subvenir à leurs besoins compte-tenu du coût du logement et des produits de base. Afin de prévenir les réactions violentes ou illégales des pauvres et des exclus, le libéralisme nécessité le renforcement de la répression et l’instauration d’un état policier.
Pour resserrer les liens des Etats-Unis avec ses alliés, le projet de Bush est de convertir l’Europe à l’idéologie américaine, avec l’aide de leaders politiques européens comme Nicolas Sarkozy...
Les Etats-Unis et la France sont les 2 pays occidentaux les plus avancés dans ce qui est la tendance politique émergente du 21è siècle : le libéral-fascisme, combinaison du néo-libéralisme et du fascisme.

Au états unis les « néo-conservateurs » ultra-nationalistes qui composent l’administration Bush sont déjà en place alors qu’ en france, Nicolas Sarkozy, est presque en tous points aligné sur la politique de Bush et des néo-conservateurs américains : suppression des libertés au nom de la "sécurité", mépris des droits de l’homme, répression à outrance du moindre délit commis par le citoyen ordinaire.politique économique ultra-libérale, discrimination positive, et encouragement implicite de l’islamisme afin d’attiser ensuite la peur, la "matière première" indispensable du fascisme.
Au front national, Nicolas Sarkozy est la 2ème personnalité politique préférée des électeurs, après Jean -marie Le Pen (sondage éffectué en 2004).

Travail, Famille Patrie

Lors de son discours d’investiture à la présidence de son parti le 28 novembre 2004, Nicolas Sarkozy s’est clairement positionné très à droite, annonçant son intention de bâtir un projet politique pour "la France du travail". Il a ainsi dénoncé "l’égalitarisme" et souhaité que "la France du travail" soit "au coeur de toutes les politiques".
Sur un ton agressif et devant des militants fanatisés, ponctuant ses envolées de la formule "je veux", le nouveau président de l’UMP a affirmé sa volonté de faire "renaître" les "valeurs essentielles" du "respect", du "travail", et de la "patrie". Des mots qui ont été omniprésents dans son discours.

Tout au long de son intervention, Nicolas Sarkozy a aussi martelé le mot "réussir". "Ce qu’il nous faut maintenant, c’est redonner à la France et aux Français le goût de réussir et de la réussite", a déclaré le nouveau président de l’UMP, pour qui le bonheur semble donc se limiter à la réussite matérielle, selon une vision très américaine du sens de la vie.
Nicolas Sarkozy semble oublier que les valeurs de la République ne sont pas "Travail, Famille, Patrie", mais "Liberté, Egalité, Fraternité".

"Arbeit macht frei"

L’idée que "le travail libère l’individu" revient avec régularité dans les discours de Nicolas Sarkozy depuis 10 ans.

Nicolas Sarkozy affirme régulièrement que "le travail rend libre", alors que le but de tous les humanistes est au contraire de libérer l’homme du travail. Chaque salarié sait aussi par expérience que le travail est une servitude dès lors que l’on ne perçoit en salaire qu’une infime partie du fruit de son travail. Le salarié ordinaire sait aussi que le travail est aliénant lorsqu’il rentre chez lui le soir vidé de toute énergie.

"Le travail est une valeur d’émancipation"

"Le travail ce n’est pas l’aliénation, le travail c’est l’émancipation"
Nicolas Sarkozy sur France 2, Journal de 20h, 12.02.1998
"Le travail libère l’individu. (...) Le travail est une valeur de libération."
Nicolas Sarkozy sur France 2, Journal de 20h, 29.03.2005)
Pour ceux qui ont la mémoire courte, il faut rappeler que l’inscription à l’entrée des camps de concentration nazis était précisément "Arbeit macht frei" ("le travail rend libre").
Ce slogan est d’autant plus cynique que les nazis utilisaient l’anéantissement par le travail pour avilir les prisonniers et briser leur esprit.
"Arbeit macht frei" est une application du principe d’inversion systématique de la réalité mis au point par Goebbels, ministre de la propagande du IIIè Reich. La même technique de propagande est utilisée par George Bush lorsqu’il qualifie l’invasion de l’Irak de "libération de l’Irak".
On retrouve encore ce principe d’inversion dans "1984" de George Orwell, où un régime totalitaire a pour slogan "la liberté, c’est l’esclavage".

Quelques sources pour méditer parmi beaucoup d’autres.

www.systi.net
- http://villepin.over-blog.com/archi...
- http://permanent.nouvelobs.com/poli...
...
Michael Moore.-The.Big.One
Michael Moore - Fahrenheit 9 11
Lundi Investigation - Sarkozy Elysez-moi
reportage - documentaire - le monde selon bush
...
1984 - George Orwell
No Logo- Naomi Klein
La chaine invisible - Travailler aujourd’hui : Flux tendu et servitude volontaire", Jean-Pierre Durand
Le meilleur des mondes - Aldous Huxley
L’état de la planète - 2005 - Institut Worldwatch

Messages

  • Et aussi :

    Suzan Georges : "Le rapport Lugano"

    Des chercheurs de toutes disciplines sont réunis (luxueusement) à Lugano par des commanditaires anonymes qui leur demandent de plancher sur les conditions d’expansion générale et de maintien du "libéralisme" ou "capitalisme sauvage".
    Toutes les "recettes" isuues de ce "travail" et décrites dans ce livre sont appliquées... plus d’autres qui n’y sont pas.
    Surtout celle-ci : exarcerber les conflits ethniques et religieux...

    nunuche

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