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Les Dictateurs ?!

jeudi 26 juillet 2018

"Je déclare ici, en présence de cette Assemblée et en présence de tout le peuple italien, que j’assume, moi seul, la responsabilité politique, morale, historique de ce qui s’est produit." Discours de Mussolini le 3 janvier 1925


"S’ils cherchent un responsable, il est devant vous. Le seul responsable, c’est moi et moi seul. Qu’ils viennent me chercher. Je réponds au peuple français." Emmanuel Macron le 24 juillet 2018


3 janvier 1925 : Discours de Mussolini

Messieurs,

Le discours que je vais prononcer devant vous ne pourra peut-être pas être classé, à la rigueur, comme un discours parlementaire. Il peut s’en trouver parmi vous qui jugeront vers la fin de ce discours qu’il se rattache, par-dessus le temps écoulé, à celui que j’ai prononcé dans cette même salle le 16 novembre 1922.

Je vous déclare ici en présence de cette assemblée et devant tout le peuple italien, que j’assume à moi tout seul la responsabilité politique, morale et historique de tout ce qui est arrivé... Si le fascisme n’a été qu’une affaire d’huile de ricin et de matraques, et non pas, au contraire, la superbe passion de l’élite de la jeunesse italienne, c’est à moi qu’en revient la faute !

Si le fascisme a été une association de délinquants, si toutes les violencse ont été le résultat d’une certaine atmosphère historique, politique et morale, à moi la responsabilité de tout cela, parce que cette atmosphère historique, politique et morale, je l’ai créée par une propagande qui va de l’intervention dans la guerre jusqu’à aujourd’hui.

Un peuple ne respecte pas un gouvernement qui se laisse vilipender. Le peuple veut que sa dignité soit reflétée dans la dignité du gouvernement, et le peuple même avant moi a dit : "Assez ! La mesure est comble !"

Lorsque deux éléments sont en lutte et lorsqu’ils sont irréductibles, la solution est dans l’emploi de la force. Il n’y a jamais eu d’autres solutions dans l’histoire et il n’y en aura jamais d’autres.

Maintenant j’ose dire que le problème sera résolu. Le fascisme, à la fois gouvernement et parti, est en pleine puissance.

Messieurs, vous vous êtes fait des illusions ! Vous avez cru que le fascisme était fini...

L’Italie, Messieurs, veut la paix, la tranquillité, le calme laborieux ; nous lui donnerons tout cela, de gré si cela est possible, et de force si c’est nécessaire.

Soyez certains que, dans les 48 heures qui suivront mon discours, la situation sera éclaircie, comme l’on dit, dans toute son ampleur. Et que tout le monde sache que ce n’est pas là le caprice d’un homme, que ce n’est pas un excès de pouvoir de la part du gouvernement, que ce n’est pas non plus une ignoble passion, mais qu’il s’agit seulement d’un amour puissant et sans bornes pour la patrie.