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Libération sexuelle ? - Sortie d’Offensive n°32 (décembre 2011)

jeudi 15 décembre 2011, par Offensive - 3 coms

Dossier : Libération sexuelle ?

Notre vie quotidienne est saturée de représentations de la sexualité, au
travers de la publicité, des magazines, du cinéma, de la télévision, etc.
Le capitalisme en a fait un véritable argument
de vente, du yaourt à la voiture dernier cri, et l’industrie du sexe est
plus que florissante. Un nombre toujours plus grand d’auteur-e-s et de
journalistes vantent les libertés acquises suite à la fameuse libération
sexuelle des années 1970. Les pratiques sexuelles ont certes évolué depuis
le mouvement féministe et les mouvements homosexuel et lesbien des années
1970. La légalisation partielle de l’avortement et la généralisation de la
contraception féminine ont permis à un grand nombre de femmes des pays
occidentaux de contrôler leur fécondité. Mais la sexualité reste pour
beaucoup d’individu-e-s synonyme d’angoisse.
Le sexe a beau être partout, nos sexualités sont toujours soumises à des
normes subies et des contraintes morales. Ce ne sont plus les mêmes
qu’avant les années 1970, quand le poids de la religion catholique lui
permettait de mettre le nez dans la vie sexuelle des individu-e-s.
Les normes qui balisent aujourd’hui les sexualités ont aussi à voir avec
le culte de la performance (orgasme obligatoire, régularité des rapports,
etc.). La morale s’est faite plus diffuse et se traduit par une
autocensure des désirs et des plaisirs, et de la parole autour de nos
sexualités.
Et, si l’homosexualité n’est plus considérée comme une maladie, ceux qui
la pratiquent sont encore vus comme des déviants. Les lesbiennes sont
toujours aussi invisibilisées.
Les bisexuel-le-s considéré-e-s comme des « anormaux ».
Avoir des relations sexuelles n’est pas un acte naturel mais fait l’objet
d’un apprentissage. Nos sexualités s’enrichissent au fil du temps et des
expériences. Parler librement de ma ou de mes sexualités, entamer le
dialogue avec l’autre, me permet aussi de m’assurer que je ne lui impose
pas mon désir. L’éducation, en matière de sexualité, est loin d’être
égalitaire. Quand on aborde
la sexualité avec les garçons, on leur parle de leur pénis et du plaisir
qu’ils vont éprouver grâce à lui (ce qui est déjà réducteur !). Pour
les petites filles, la sexualité se résume aux maladies
et infections sexuellement transmissibles, à la peur de tomber enceinte.
Quid du plaisir féminin ?
De la connaissance de son corps ? Peut-être faudrait-il commencer
par là pour parvenir à vivre
des sexualités épanouissantes.
On ne peut évidemment pas faire l’impasse sur les violences sexuelles, qui
sont essentielles pour aborder la question du consentement. Nous avons
tout de même pris le parti de ne pas développer cette question,
considérant que les violences sexuelles ne font pas partie de la sexualité
des femmes, mais qu’elles sont plutôt une expression exacerbée de la
domination masculine à laquelle les femmes se heurtent dans la sphère
sexuelle. Eh non, le sexe n’est pas
que plaisir et légèreté. Et tant pis s’il nous faut passer pour des
coincé-e-s du cul en le disant ! Cela ne nous empêche pas de vouloir
explorer les possibles de nos désirs, qui peuvent être un chemin vers la
liberté sexuelle. S’il ne faut pas oublier que nous vivons dans une
société qui n’a rien d’égalitaire et que nos sexualités ne pourront se
libérer sans la mise à bas des systèmes de domination masculine, raciste
et capitaliste, il n’est jamais trop tôt pour commencer à vivre nos désirs
et à les partager avec d’autres.

Pas de révolution sans libération sexuelle !
Éducation sexualisée vs éducation sexuelle
Corps en (dés)accords
Vieillesse, le sexe buissonier
Pornographie, l’économie des corps
Une « libération sexuelle » à géométrie variable
Si je veux, quand je veux !
La contraception masculine
Plaisirs solitaires
Et les hommes… ?
Je t’aime si tu es libre...
En finir avec le tout-génital
Utopies sexuelles

Et aussi :
L’énergie, un problème central
L’Argent est-il devenu obsolète ?
Squat
La civilisation du gaspillage
No Border Calais
Emeutes urbaines
La galaxie Dieudonné
Les ateliers vélo
et contre-culture (Livres, Musique, Arts vivants, Cinéma)

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Messages

  • c’est l’overdose le sexe ,très justement on en use exagérément ,le voile s’épaisie

    de ce côté comme ailleurs ,épanouÏs sexuellement c’est quoi ?

    dans sa tête et dans son corps ? a vos claviers amis bellaciao ,le reste n’est

    que blabla pour faire du flouze

  • Amusant cet article.

    Le capitalisme a fait du sexe un véritable argument de vente.....etc.

    Et la conclusion de l’article : abonnement,commande,et chèques.Ben voyons !

    "OFFENSIVE"....commerciale ?

    A celui ou celle,auteur(e) de l’article,continues à vendre de la baise !

    Je vais faire..... l’amour !

    LR

  • Sexpol Libérale en action…
    Méconnaissance du plaisir, ignorance de la fonction orgastique, prédominance des fantasmes, confusion délibérée, le tout enrobé d’un langage pseudo-révolutionnaire qui camoufle très mal l’ignorance du Vivant.
    Le terme « sexualité » - que les bien-pensants mettent au pluriel – ne recouvre aucune réalité. C’est une pure construction fantasmatique.
    A quand un colloque bien intello et parisien sur la profondeur du refus de la vie ?
    ( A noter que su on veut bien parler de Q, il n’est question d’amour que dans les commentaires )

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