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Manif’ du 23 septembre à Montpellier

jeudi 23 septembre 2010 - Contacter l'auteur - 8 coms
Mots clés : FR - Sud Est (04) / Manifs-actions / Photo / Retraites /

Messages

    • "sur cette belle manif", doivent-elles être belles les manifs, ou bien persuasives ? Pensez-vous sincèrement que le pouvoir vous voit autrement que comme une nouvelle forme du Carnaval de Nice, ou voir de la Gay Pride. Les promenades même avec une petite grêve n’effraient en rien le capitalisme, et en plus faut rattraper le boulot en attente. Non ! Relisez les classiques du syndicalisme, si ça pouvait enfin vous inspirer : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89...

    • "Belle manif" : cela désigne avant tout la qualité "politique" de la mobilisation (contenu des banderoles, des slogans, structuration des cortèges, présence du privé). Toutes choses qui apparaissent d’une façon ou d’une autre dans les photos.

      L’animation thématique, elle, est secondaire bien qu’ayant son rôle pour essayer de sortir le défilé de la torpeur qui le guette et qui "fatigue" avant même qu’on ait défilé. Ce "on" ce ne sont pas les militants aguerris mais les autres. Ces autres qui ne lisent pas Pouget dans le texte et avec qui il faudra bien se mobiliser sur le temps !

      Nous renvoyer à un classique du syndicalisme révolutionnaire, par ailleurs plus que respectable, pour nous inviter à l’austérité militante aujourd’hui, disons que ça se discute.

      Alors référence pour référence, je renverrai, en toute modestie cependant et sans jouer de l’argument d’autorité, à Daumier :

      En 1828, Daumier réalise ses premières lithographies pour le journal La Silhouette. En 1830, durant le règne de Louis-Philippe, lorsque Charles Philipon lance le journal humoristique, La Caricature, Daumier rejoint son équipe, qui comptait aussi Achille Devéria, Auguste Raffet et Grandville, et commence sa série de dessins satiriques, en prenant pour cible la bourgeoisie, la corruption des magistrats et l’incompétence du gouvernement.

      Entre 1830 et 1835 Honoré Daumier réalise des bustes en terre cuite colorée (dont 36 sont conservés au musée d’Orsay à Paris) caricaturant les principaux personnages politiques du début de la Monarchie de Juillet. Ces bustes servaient à l’artiste à réaliser ses lithographies destinées à être publiées dans la Caricature. Ses caricatures lui apportent une immédiate célébrité, mais lui valent également des ennuis avec la justice. Sa caricature du roi Louis-Philippe représenté en Gargantua conduit Daumier à la prison Sainte-Pélagie pour une peine de six mois de détention en 1832.

      Peu de temps après, La Caricature cesse de paraître, mais Philipon offre un nouveau champ d’action à Daumier en fondant Le Charivari, journal qui joue un rôle important dans la vie politique de l’époque, et est spécialement dirigé contre Louis-Philippe. Daumier produit pour Le Charivari des caricatures sociales, dans lesquelles il tourne en ridicule la société bourgeoise personnifiée par la figure de Robert Macaire, héros d’un mélodrame populaire. Dans une autre série, L’histoire ancienne, il s’en prend au pseudo-classicisme de l’art pendant cette période. Il se fait aussi le témoin de certains événements tragiques ou de scènes fortes se déroulant à Paris (Rue Transnonain, 15 avril 1834, Le Ventre législatif).

      A la suite de l’adoption des lois sur la censure en 1835, Daumier renonce à la satire politique pour se tourner vers la caricature de mœurs, genre dans lequel il excelle (Les Gens de Justice, Les Bons Bourgeois).


      En 1848, Daumier lance une nouvelle série politique, toujours par l’intermédiaire du journal Le Charivari, qu’il quitte en 1860, avant d’y revenir en 1864.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Daumier

      Je ne crois pas qu’il faille opposer Daumier à Pouget ni l’inverse. Simplement retravailler, comme en 68 mais en fonction de notre temps, l’inventivité politique. Et là l’humour, le burlesque, etc. doivent pouvoir trouver leur place. Juste leur place. Rien que leur place. A côté du politique pur et dur (voir tract que le NPA a diffusé pendant la manif).

      La révolution n’a pas à être triste, même si les temps le sont, non ?

      Antoine

  • Merci ROSA pour ces bons souvenirs, mais tu as oublies la Maison des Chômeurs, ca n’est pas grave, on a l’habitude, les Chômeurs sont toujours les Invisibles, quoi qu’on fasse, même dans les manifs. Sans rancune, bises, Évelyne

  • Il n’y a pas de loi qui tienne, le prolétariat d’abord !

    Le manchot médiatique, qui prospère, youpla boum, y a bon boom, au beau milieu de l’actuel désert démocratique, en tant que médium enflammé de ce dernier, a beau rugir que tout ça, le rejet massif de la réforme des retraites, qui est aussi un combat pour la défense des salaires, un combat séculaire contre la liberté capitaliste, empiétant et piétinant sa propre égalité, des millions de manifestants ont attesté, par leur présence, que le clivage droite/ gauche recouvre, en fait, une réalité sociale bien vivante. Et cette réalité est porteuse d’une vérité toute simple, constamment niée par tous les défenseurs de l’économie nationale et adeptes de la libre entreprise : il n’y a pas identité d’intérêts entre capital et travail. Même si cet antagonisme est aussi le fonds de commerce de la gauche capitaliste qui réclame sans rire que le fardeau de la faillite capitaliste soit redistribué entre tous, à parts égales, et vive la République ! Et vive la France ! Sauf que la droite l’umpéniste a un U-mp 3, dans les oreilles, qui lui répète en boucle que le seul parti socialiste possible, en France, c’est elle ! Les Chinois enfin, ne sont plus seuls, pour changer le monde. Il y a bien un socialisme passif, au service du capitalisme mondial et des classes qui en vivent et le soutiennent.
    Et c’est justement ce socialisme-là, bavard, du monde tel qu’il est, comme il dit, qui pousse le manchot-roi médiatique à brailler, sur un plateau télé quelconque, que tout ça, c’est du flan ! Un mirage ! A qui le dit-il ! Mais alors que voit-il ? Des millions de preneurs d’otages, pas moins ! France-à-pied, menacé d’esclavage totalitaire, en tout cas pris en otage par des gens pas clairs ! C’est énorme. Mais ce n’est pas tout. Changeant de registre, il voit le loup fonctionnaire se métamorphoser en troupeau peureux qui oscille de droite à gauche, pour se tenir chaud, chaud, chaud. Et puis des boeufs, des rats, des pingouins, des dinosaures, bref des animaux à gueules de buveurs de bière, venus se compter, mais qui ne représentent, au final, rien d’autre que leur propre vomi. Fermez le ban ! Bon appétit !. Comme on voit, le pouvoir de décrire donne des ailes à l’imagination qui pousse de gros couplets dithyrambiques, en écho aux sirènes du marché. Celles-là même qui rappellent sans cesse les brutes républicaines, brunes et blondes, à leurs devoirs intérieurs, dégraisser, moderniser, liquider, voire plus si affinités. Il n’y a pas de placard plus réaliste que ceux affichés sur les portes de ce despotisme.

    Mais ce réalisme idéologique, de type ++, et sa gesticulation psychologique, à visées comportementales et injonctions administratives, multipliant, au gré des faits, le nombre de règles qui, par ailleurs, se contredisent les unes, les autres, ne cessent de buter sur la barrière des faits économiques et sociaux. Raison pour laquelle, ce réalisme-là, à oeillets à la boutonnière, ne peut pas voir un homme debout et vivant, sans vouloir lui coller les pieds dans le ciment. Et donc fatalement, derrière lui, grandit un labyrinthe de murs démocratiques, avec lesquels il espère emmurer un monde qui le déborde de partout. Naturellement, au-delà de ces murs dorés et brillants, pyrénéens, il ne voit que sable islamique et nuit totalitaire. On dirait bien que son monde est grand, jusqu’au bout de l’Afghanistan. D’ailleurs, en tant que médium, il en est le prophète qui tend la main aux talibans : légalisons toutes les drogues ! Ça coupera l’herbe, sous les pieds des trafiquants ! Et en plus, chacun sa merde, ça coûtera moins cher à la société ! C’est bien vrai finalement qu’il a une solution pour tout : la dissolution des tous les rapports sociaux, en un unique rapport social, déjà dominant : l’argent ! Pour en avoir plus, en donner moins. Pour en donner moins, en prendre plus. Même la littérature de gare est plus prolixe. Aussi, après ça, on se demande bien pourquoi il tient tant à se marier et fonder une famille. Se payer une putain semble plus que suffisant pour être au diapason du rapport social fondamental qu’il soutient. Ah mais qu’on est con ! Nous oublions qu’il a des valeurs ! Que son âme est mue par l’idée de rupture. Cet hibernatus, en effet, est en quête de guerre froide. Liquider les katangais et autres sauvageons du quartier latin, qui mettent à sac la boutique, voilà son truc. Et puis aussi, rappeler aux nomades que la France n’est pas un no man’s land, chanter la Marseillaise pour remplir les poches des prolétaires, faire du foin contre les hommes de paille de la finance, etc. Veaux, vaches, cochons finissent, un jour ou l’autre, écorchés, sur les barbelés du réel. Si donc les prolétaires veulent vivre comme des hommes, le capitalisme doit crever.

  • pensez à réduire la taille des photos, là y’en a pour près de 10 mégas sur le serveur, alors qu’elle sont réduites par la moulinette, donc c’est inutile de charger des photos de plus de 500 pixels de large...

    merci :)

    BC

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