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Mme Buffet débordée par le débat interne sur l’avenir du PCF

samedi 8 décembre 2007 - Contacter l'auteur - 29 coms

de Sylvia Zappi

Peut-on ouvrir un débat sur l’avenir du PCF sans envisager l’hypothèse de son dépassement ou de sa disparition ? C’était la volonté de Marie-George Buffet pour l’assemblée extraordinaire de son parti qui doit s’ouvrir, samedi 8 et dimanche 9 décembre à La Défense (Hauts-de-Seine). Le débat, qui doit se conclure par un congrès fin 2008, sera plus ouvert et plus incertain.

Marie-George Buffet avait tenté depuis quelques jours de cadrer la discussion en imposant un mandat centré sur la seule rénovation du Parti communiste. La secrétaire nationale craint qu’en soulevant le couvercle du projet communiste, le débat ne lui échappe. Son conseil national, réuni le 4 décembre à Paris, l’a désavouée en privilégiant un texte où "toutes les options sont ouvertes". Y compris la dilution du parti au sein d’une nouvelle organisation plus vaste.

FURIEUSE ET ISOLÉE

La numéro un du PCF aborde cette assemblée extraordinaire, qu’elle avait souhaitée "ouverte et sans tabou", furieuse et isolée. Depuis un mois, elle a essayé, avec l’appui des plus "durs" de son entourage, de la circonscrire à la seule rénovation interne, alors que bon nombre de cadres de diverses sensibilités, y compris dans le noyau de direction, expriment des doutes sur la viabilité d’un PCF maintenu et cherchent d’autres alliances à gauche. "Pourquoi toujours mettre sur la table une nouvelle organisation, un nouveau machin ?", s’interrogeait-elle voilà quelques jours.

La secrétaire nationale souhaite en finir avec la période, ouverte en mai 2005, qui a vu le PCF flirter avec la gauche radicale. Elle prône le "maintien de la matrice communiste" dans un parti "rénové et réinventé". Mais, après un score de 1,9 % à la présidentielle et une ligne flottante depuis, la secrétaire nationale a perdu de son autorité et ne peut plus imposer ses vues.

Les cadres du parti en ont donné la preuve lors du conseil national. Le mandat proposé aux délégués, samedi, précise que l’assemblée extraordinaire doit "respecter le besoin et la volonté des communistes de cheminer sans fermer aucune piste". Et insiste : "Il ne s’agit d’exclure aucune hypothèse concernant le parti ou sa stratégie, ni de prendre d’avance une orientation que les communistes choisiront à leur congrès.". C’est maintenant aux délégués des sections de dire ce qu’ils désirent.

Les tenants d’une identité communiste ont senti le danger : André Gerin, député du Rhône et une des figures des "orthodoxes", appelle déjà à un référendum interne sur le maintien ou non du PCF.

http://www.lemonde.fr/web/article/0...

Mots clés : Dazibao / Partis politiques / Rencontres-débats / Sylvia Zappi /

Messages

  • Si nous ne sommes pas capable de faire vivre l’ hypothèse communiste , L’HUMAIN ne vaut pas plus que des fourmies ou des thermites.

    J P SARTRE

    FELIX

  • en même temps c’est juste un artcile du Monde alors .....................!!!!

    j’espère qu’on ne va pas avoir sur ce site tous les articles anti communistes de la presse vendue ??? sinon c’est sans interêt !! autant allez directement sur le site du Monde etc......

    • oui tu as raison, on ne va pas commencer à s’énerver pour un article du monde. Mais quel était le contenu des débats aujourd’hui ? Et qu’est-ce que c’est que cette direction qui envisage d’effacer le parti qu’elle dirige ?

      Finalement, je propose d’adhérer à l’UMP, d’en prendre la direction, et une fois arrivé là, de faire voter sa dissolution. Là, on aura fait oeuvre révolutionnaire.

      C’est marrant, j’ai l’impression qu’ils ne laisseront pas faire. Eux.

      Jck

  • marie-georges a dit lors de la réunion du conseil national du 4/12 "notre assemblée extraordinaire est souveraine et les délégués ne manqueront.. pas de bouger le projet de mandat que nous leur soumettrons" . restons simples et honnêtes nous aussi .
    régis.

  • Plutôt que de vous invectiver, regardez et ECOUTEZ le débat en direct sur Bellaciao !!!!
    C’est autrement plus interressant que les fadaises sectaires et obtuses qui parasitent les idées !
    L’enjeu est fichtrement d’importance que de maintenir une secte en perfusion ou de revenir à la messe en latin !!!!
    Regadez le réel, camrades, écoutez !

  • Une possible dissolution du PCF ne pourra qu’être concomitante avec la forme
    que prendra l’organisation communiste nouvelle. En aucun cas il ne s’agirait
    de dissoudre l’organisation communiste actuelle sans la grande contrepartie qui serait la forme nouvelle d’une organisation communisme du XXI siècle. C.Barbeitos

  • Un grand merci à Bellaciao pour la diffusion en direct sur Internet de l’assemblée nationale extra-ordinaire du PCF que j’ai suivi quasi intégralement et comme si j’y étais malgré mon regard critique. Les camarades de Bellaciao nous pointent très concrètement avec cette initiative un possible parmi d’autres et multiples possibles… Un travail militant qui nous montre que même sur le terrain de la communication à grande échelle nous pourrions reprendre l’initiative si on s’en donnait les moyens. Investir les nouvelles
    technologies n’est ce pas faire comme Jean Jaurès en son temps lorsqu’un beau jour d’avril 1904 il fonde l’humanité ? Ne me dites pas que nous n’avons pas les capacités militantes, il nous manque juste le petit plus d’imagination et de volonté pour en faire autant avec ces nouvelles technologies. Bravo Bellaciao ! c.barbeitos

    • Ca m’a fait aussi grand plaisir de voir diffuser en direct et en intégralité ces débats. Très belle initiative de popularisation des débats . Maintenant le reste , le contenu et l’organisation ont posé un vrai problème. Beaucoup d’interventions étaient de témoignages d’engagement, pas beaucoup des interventions d’élaboration, très peu d’interventions prenant à bras le corps les réalités organisationnelles.

      Bref, une superbe initiative pour l’aspect popularisation (transmission en direct et en intégralité à la population des débats), faible dans l’élaboration à part quelques pépites qui valaient déjà le coup et remboursaient les faiblesses de la majorité des interventions ..

      Sur la question de l’élaboration collective : elle ne peut se faire ainsi, ça c’est de la logique de témoignages pas de la discussion arguments contre arguments qui devrait prévaloir. Bref, les éléments de la crise du parti sont toujours en place, et à l’œuvre.

      Pour résumer je vois toujours plusieurs lignes politiques à l’œuvre, contradictoires, et l’outil démocratique insuffisamment aiguisé pour les trancher. On aura donc toujours une direction qui se renforce par équilibrisme entre plusieurs lignes mais une ligne inaudible par les travailleurs dont ne ressortira que l’alliance électorale avec le PS, et donc la poursuite d’un lent suicide, d’un bradage.

      La mise en ordre de bataille pour les prochaines batailles sociales n’existe pas, même ces dernières sont excentrées de l’esprit de beaucoup. Et donc pas de réponses sérieuses organisationnelles sur le PC dans les entreprises (à part quelques pépites à nouveau, qui ne ressortent que par le vide sidéral des autres).

      Rien n’est plus urgent que de mettre une organisation en ordre de bataille pour ces nouvelles batailles que le bourgeois de Neuilly va lancer contre les travailleurs. La question des municipales là dedans est un contre-feu diviseur et affaiblissant, car il distrait en grand partie des forces indispensables (je ne dis pas qu’il ne faut pas aller à des élections, mais les relativiser, les choses importantes se jouant ailleurs ).

      Copas

    • Moi aussi je me félicite de l’iniative de Bellaciao, car il est inadmissiblede ne pas évoquer cette AG. J’attends une réplique massive des démocrates, et du PCF en particulier.

      JLA de tremblay

    • C’est bien pour Bellaciao... excellent boulot de communication.

      Par contre, et ça n’a rien à voir avec ce que je viens de dire évidemment, le contenu des "discussions" m’a particulièrement déçu.

      Rémi la Garonne

    • En tout état de cause tout processus qui ne partirais pas du bas est voué à l’échec, La volonté d’un nombre grandissant de communistes de ne pas voir leur échapper leurs pouvoirs de décisions est grand. C’est ce que n’ont pas compris ou voulu comprendre ceux qui restent encore provisoirement dirigeants tant est grande chez eux leur volonté de construction par des magouilles d’en haut, d’état major (ceux du bas étant par définition des cons) - Il y a le mandat donné à la direction résultat de compromis de couloir loin de la démocratie et de leurs mandants - D’ailleurs ce mandat aurait du être validé par l’ensemble des communistes - Mais la démocratie fait peur, N’est-ce pas Martelli qui n’aurait vu aucun inconvénient à ce que cette assemblée se limite aux représentants des FD ? - De toutes les façons il ya ce qu’en ferons les communistes - Pour l’instant l’ambiance à la Défense n’était pas du tout à la liquidation, bien au contraire, bousculer, rénover, révolutionner, certes - Mais peu d’entre nous veulent lacher la proie pour l’ombre - En fait les dirigeants du moins ceux qui s’appelle encore comme cela sont beaucoup plus divisé entre-eux que nous le sommes en bas - L’acceptation des tendances se révèlent mortifaire C’est bon pour les socio-démocrates, mais l’est-ce pour nous ? Organisons des majorités d’idées OUI - Mais la sclérose des tendances du parti dans le parti !!! Cette situtation est paralysante et ce n’est pas un hazard si le PCF est depuis des années aux abonnés absents Peut-être que cela était le but recherché ? Bernard Trannoy PCF Bassin d’Arcachon www.pcfbassin.fr

  • On va encore avoir droit à un matraquage médiatique pour tromper l’opinion publique.

    J’annonce : une droite "unie" sous notre omniprésident avec en opposition quelques bouts de socialistes en faillite, un ou deux radicaux qui engluent la société et maintenant un parti communiste qui perd son identité et ses valeurs...

    Fière d’être communiste derrière MGB.
    AT

  • Je transmets pour éclairer :

    Assemblée "extraordinaire" du PCF : impressions des délégués de la section du 15ème

    Assemblée nationale « extraordinaire » du PCF, La Défense, les 8 et 9 décembre 2007

    Premières analyses par la délégation de la section du PCF Paris 15 :

    La direction n’est pas arrivée à étouffer ce qui s’est exprimé massivement dans le Parti, dans les
    assemblée : le refus de la disparition du PCF.

    Mais elle s’est donnée tous les moyens pour le minimiser à cette assemblée dont l’organisation a été imaginée à cet effet.

    Le débat général a duré moins de trois heures samedi. Sur 350 camarades inscrits pour parler,
    le plus souvent mandatés par leur section, seuls 44 ont eu le droit à la parole suivant une
    sélection à la discrétion de la tribune. Sur ces 44, une vingtaine de membres du CN.

    Des débats de diversions, même s’ils pouvaient porter sur des sujets certes importants, ont
    occupé les camarades en soirée. L’organisation en « ruches », c’est-à-dire en petits comités,
    traduit une conception bien connue de la démocratie : « cause toujours ».

    Malgré cela, la volonté très largement majoritaire dans le Parti de préserver l’outil
    politique que représente le PCF s’est exprimée nettement dans le débat général comme dans les mini-discussions.

    La direction avait édulcoré son projet de texte par rapport à l’analyse et l’ordre du jour
    initialement fixés au CN de juin par MG. Buffet puis à celui d’octobre. Plus question dans le
    texte de déclin « inéluctable », de boulet de « l’histoire du communisme », d’option visant à se
    débarrasser du nom PCF, à faire « émerger un nouveau parti ». Plus question de mettre à
    l’ordre du jour explicitement le « dépassement du Parti communiste voire de la forme parti ».

    Donc au résultat un texte vague, sans relief apparent.

    Ce « mandat » est resté opposé aux nécessités que nous avions pointées dans assemblée de section :
    - faire le bilan de la stratégie de la direction dans la dernière période et depuis le début de la
    Mutation, - engager la rupture avec cette stratégie, après notamment le 1,9% de Buffet
    candidate antilibérale, motif de la convocation de l’assemblée...

    La direction a visiblement cherché à anesthésier les communistes après cet échec flagrant pour continuer dans la mauvaise voie.

    Son objectif de liquidation n’a pas changé. C’est apparu de façon manifeste à l’assemblée au moins à deux occasions.

    Porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles est convaincu de la nécessité de la disparition. Il
    l’a dit au Monde. C’est lui qui a fait le rapport d’introduction. Sourd comme quelqu’un qui ne veut pas entendre, il a consciencieusement rabaissé l’expression des communistes à celui d’un
    attachement, sentimental, au PCF. Il est revenu lourdement sur le « poids de l’histoire », a
    esquivé tout autocritique pour aboutir à la nécessité de ces « expérimentations nouvelles »
    qui ne sont autres que la poursuite de l’effacement du Parti et du reniements de ses positions.

    Après avoir laissé passer l’orage, la direction n’a pas pu s’empêcher de repartir à la charge
    dimanche. Pourtant dans la nuit de samedi à dimanche lors de la réunion, à laquelle l’un
    d’entre nous participait, censée intégrer les résultats des premières discussions, le besoin de
    marquer dans le texte la nécessité de l’existence du parti avait été soulignée par une majorité des « délégués des ruches ».

    Représentant la commission du mandat, l’autre porte-parole Patrice Bessac rapportait dimanche
    matin. Il a sorti de sa capuche une nouvelle formule toute différente de qui avait été décidée
    par la réunion de la nuit, suscitant un beau tollé chez les délégués.

    De nouveau, la direction a tenté de se faire octroyer dans le texte un blanc-seing pour
    poursuivre ses « expérimentations », dans la suite, comme nous l’avons dénoncé, des « 
    collectifs anti-libéraux », de la destruction des cellules du Parti, de la « gauche plurielle »…

    Bessac a précisément tenté de réintroduire la phrase éliminée la veille : « Il ne s’agir
    d’exclure aucune hypothèse concernant le Parti ou sa stratégie…. Il s’agit de permettre le
    réflexion et l’expérimentation sur la façon dont ces rassemblements peuvent s’élargir,
    s’approfondir et construire ainsi durablement. Les délégués ont bien compris qu’il s’agissait
    de continuer à aller vers une nouvelle organisation politique, coalition ou recomposition à l’allemande ou l’italienne. Buffet a dû finalement désavouer Bessac en faisant voter la suppression de la deuxième partie de la phrase.

    On est donc revenu, dans le brouhaha et la confusion, au texte passe-partout qui laisse « 
    ouvert tous les possibles », surtout ce que les communistes ne veulent pas et ce dont le monde du travail et le pays n’ont pas besoin. Dans le plus grand désordre, le texte a été officiellement
    adopté à 72% contre 18 et 10 d’abstention.

    L’inconsistance du texte, la volonté de montrer une unité ont certainement motivé beaucoup.

    Pour notre part, nous avons voté contre parce que l’unité des communistes, le regain de confiance des communistes et d’efficacité de leur organisation dans les luttes ne pourront pas se faire sur ces bases et avec ce mandat à cette direction.

    Plusieurs intervenants ont souligné ce problème majeur : le maintien en place d’ici le congrès de
    2008, de la même direction ! Des mêmes qui sont responsables de l’échec, qui ne veulent pas
    l’assumer devant les communistes et dont certains des principaux d’entre eux proclament qu’ils veulent continuer dans la même voie meurtrière, envers et contre les communistes. Des mêmes qui sont incapables et/ou ne veulent pas animer la riposte, en toute indépendance du PS, sur des positions fermes de lutte à la politique de Sarkozy.

    Pour autant, cette assemblée « extraordinaire » n’a pas servi à rien.

    A plusieurs dizaines de milliers, les communistes ont fait la démonstration depuis plusieurs mois
    qu’ils refusent la perspective de disparition de leur parti et qu’ils ont pris conscience de la
    stratégie qui y conduit. L’appel « Pas d’avenir sans PCF » dont notre section a fait partie des initiateurs, y a contribué.

    Des dizaines d’organisations du Parti, dont la nôtre, ont aussi pris conscience de la nécessité
    de faire vivre le PCF, outil historique irremplaçable au service des travailleurs dans la lutte des classes : avec, sans ou contre sa direction.

    Anthony CREZEGUT, Emmanuel DANG TRAN

    • Merci pour ce premier compte rendu de "l’intérieur".
      Ne cédons pas au catastrophisme, je trouve que "nous" nous en sortons bien. Rappelons-nous d’où nous venons, de la situation à cet été par exemple !

      Je dirai même plus, mon sentiment, c’est celui que le vent commence à tourner soyons courageux et intelligent.

      Une nouvelle direction dans l’état actuel des choses cela n’aurait rien changé et je crois qu’il est heureux que cela n’ait pas été fait (s’eut été une élection anticipée qui avantage toujours le pouvoir en place !).

      Combien de camarade conscient de la nécessité de l’outil PCF (rénové pour lui même), n’ont pu franchir les filtres ?
      Nous avons moins d’un an, pour convaincre un par un les copains, et pour ce retrouver "in fine" en meilleurs représentation. Il faut en profiter !

      Aujourd’hui l’alternative "laisser les valises de plomb ou l’immobilisme" comme aurait voulu la réduire certains, n’a plus court, et c’est déjà ça !

      En résumé, il y a du boulot, le premier c’est déjà de s’engager dans le parti arrêtons les bougonneries de bobo -désolé !), suivre scrupuleusement les règles actuelles et d’être fraternel.

      Bien à tous

      SAd

  • une proposition toute simple au nouveau nom alliance arc en ciel je préfererais plutôt cette toute simple suggestion :

    http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=57382

    Salut fraternel.

    le Rouge-gorge

  • Responsabilité

    Nous avons passé deux jours à débattre avec les délégués de section de toute la France. L’immense majorité de nos camarades avait la ferme intention de remettre le parti sur les rails et le débat a effectivement été sans tabous.
    Nous savons que nous sommes à un moment critique de notre histoire. Scores électoraux en chute quasi continue depuis 30 ans, vieillissement des adhérents, réduction de notre audience, difficultés financières… mais aussi – et c’est tout à fait personnel – flou théorique/idéologique et déficience en matière d’organisation.
    Je crois que pas un militant communiste en France défend le statu quo.
    Nous allons donc vers un tournant et il convient que le débat se passe de la meilleure manière possible afin que le parti ainsi révolutionné soit l’œuvre de l’ensemble des militants communistes. Nous avions donc une grande responsabilité ce week-end. Responsabilité d’autant plus grande que ce débat a un coût, il ne faut pas l’oublier ! (plus de 1200 mandatés à 100€ le mandat, faites le calcul)

    Dans cette mesure, il y a des choses qu’on ne peut se permettre.

    Les défauts d’organisation de l’assemblée sont dramatiques car ils mettent en péril la souveraineté des communistes. Quels sont-ils ?
    Le manque de temps de travail sur le projet mandat. Nous avions ½ heure, en ruche pour amender le texte. Ce ne m’a pas semblé suffisant, d’autant que nous avion à débattre de thématiques avant et que ces derniers débats ont débordé sur le temps pour le projet de mandat.
    Les problèmes d’hébergements des provinciaux ont empêché certains d’assister aux ruches. Certaines ruches, pour les mêmes raisons, n’ont pas pu envoyer de délégués à la commission des mandats.
    La commission des mandats a été très mal organisé. Pour exemple, ma ruche n’a servi à rien, je n’ai pas eu la parole. Les amendements n’ont pas été débattus mais déposés sur le bureau, dans l’espoir que quelqu’un les trouve intéressant. La parole, mal répartie, était plus personnelle qu’émanant des ruches.

    Le mécontentement était général et le lendemain, il a fallu tricoter. Comment un parti comme le notre, à un moment si critique de son histoire et malgré plus de 80 ans d’expérience, peut-il se livrer à de telles approximations ?

    C’est d’autant plus regrettable, qu’il y a parmi nous des tendances organisées qui profitent de cette situation. Ca sent le gauchisme à plein nez ! Ca vote pareil, ça fait des petites réunions, des petit coups politiques, ça sabote, ça pollue le débat.
    Ca ne place pas l’unité et la pérennité du parti en principe supérieur.
    Afin de se faire entendre dans ce contexte, il devient hélas utile de se regrouper.

    Tout cela est parfaitement regrettable et met en cause la démocratie au sein du parti et l’idée selon laquelle chaque adhérent est souverain. L’abandon du centralisme démocratique a laissé la place à un vide qu’il faut combler par un concept aussi solide.

    Benoit - oullins - rhone

    • Le problème avec la morale, c’est que c’est toujours la morale des autres :(

      Refonder le PCF, sur ses valeurs Marxiste, remettre en cause la relation mortifère d’avec le PS, reposer les termes de "la lutte des classes" poser la question de la démocratie revenir sur une analyse tronqué faussée de notre stratégie depuis 30 ans, dire et faire que le communisme a un avenir (au delà de la réserve -indienne !, dans laquelle certain voudrait au nom de la modernité ( ?) la réduire), pour toi, c’est ça l’immobilisme !?

      Est-ce que pour toi, une organisation politique, dont l’objet et de libérer les hommes de la domination, ne serait qu’une affaire d’image ? ? ?
      En somme, à la manière que l’on lance une nouvelle marque de lessive, il faudrait trouver le bon « packaging » et l’affaire est dans le sac !
      Qu’elle illusion, crois-tu vraiment que la vie, c’est comme dans Amélie Poulain ?

      Ne peut-on parler de ça en "responsabilité" justement. Argument contre argument ?

      Pourquoi l’immobilisme c’est les "autres", pourquoi cela ne serait pas plutôt ceux qui prônent à tout prix (jusqu’à au bout !), la poursuite d’une stratégie qui nous étouffe ???

      Rejoignons-nous sur ce problème de "démocratie" partageons à « égalité », posons la question du fonctionnement de notre organisation, et tu verras compagnon, que les orthodoxes ne sont pas ceux que tu crois !

    • est-ce que c’est à moi que tu réponds ?

      Je comprends pas bien, peut-etre que y’a un message entre le tien et le mien qui ne s’affiche pas chez moi.

      si c’est pas à moi alors désolé. Si c’est à moi, faudra m’expliquer plus :-)

      benoit

  • Cette assemblée aura au moins servi aux délégués de section qui se sont inscrits dès leur arrivée pour parler de constater qu’ils n’étaient pas autorisés à prendre la parole, du moins pour la plupart d’entre-eux, que dans le débat des ruches, la mise en commun de l’autre côté de Paris pour chaque délégué de ruche (table de dix sur un thème : l’étoufoir de la pensée) de ne toujours pas pouvoir être entendu, mais que ce ne sont que les faux bourdons du Conseil National qui ont seul droit de parler, de rédiger le compte-rendu et certainement de polliniser la reine...

    C’est Royal...

    La blague qui a le plus circulé dans les travées était de s’inscrire tout de suite pour pouvoir intervenir au congrès de 2008...

    Salut fraternel camarades, on continue, mais la-haut punaise, ça roupille des sommeils de Bobos...

    le Rouge-gorge

  • LE DEBAT SERA TRANCHE DANS ET HORS LE PARTI !

    J’ai signé récemment une pétition pour des assises du communisme.
    Pour autant, je m’inscris aussi dans la démarche de la GAUCHE MAINTENANT !
    Est-ce contradictoire !?
    A lire la dernière contribution de Lucien SEVE : "le communisme est mort,
    vive le communisme !", je ne le crois pas !
    J’ai l’impression que de nombreux camarades pensent qu’il suffit de changer
    de tête ( et donc de remplacer Marie Georges BUFFET qui fait d’ailleurs l’erreur de
    vouloir rassembler des tendances contradictoires inconciliables !!!) pour qu’un énorme
    drapeau surgisse et entraîne derrière lui les foules populaires !!!
    Et bien même Besancenot qui a davantage la côte en ce moment serait mis
    en échec sur cette dynamique illusoire !
    Car c’est bien avant tout le mouvement social qui détermine les rapports de
    force réels dans ce pays et les possibilités d’alternative ou pas dans notre pays !
    Or ce mouvement social est divisé, éclaté, diversifié sociologiquement !
    Il a contre lui tous les courants sociaux démocrates, de la CFDT confédérale
    à ceux qui gouvernent l’UNEF, de Montebourg à Fabius. Seul le courant Mélanchon
    s’inscrit encore dans une logique de lutte de classes ; vouloir donc traduire une
    dynamique unitaire avec ce type de représentation est suicidaire pour notre Parti !
    Le mouvement social anti-capitaliste est lui même divisé = entre la CGT confédérale
    et le SUD, mais aussi politiquement entre le courant des communistes unitaires et le
    courant BOVE, entre les nouvelles générations étudiantes ou lycéennes un peu paumés
    dans ces différentes cases, que chosir ?! Nier l’existence des anti-libéraux ? Cela revient
    à nier et donc à ne pas respecter des courants internes au PCF !
    Il faut donc RENOVER DANS ET HORS LE PARTI ! En ayant la volonté de rassembler
    avant tout ! L’intérêt pour moi de rester dans un parti communiste ( qu’il s’appelle PCF,
    MCI ou autre appellation contrôlée !!!) , c’est de conserver un pôle marxiste ! pour le
    reste, OUI UN FRONT UNITAIRE S’IMPOSE ! C’est l’échéance décisive après les muncipales !
    que le parti soit prêt ou pas ! JE SUIS DONC POUR LA DOUBLE APPARTENANCE, seule
    possibilité de construire une véritable alternative qui pèse dans les mois qui viennent !
    René LE BRIS - 10/12/07

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