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Modulation des Allocations Familiales = baisse des salaires !

jeudi 23 octobre 2014

Modulation des Allocations familiales, à ceux qui se laissent avoir par l’argument de justice sociale, rappelons que la modulation des allocations familiales n’est que l’acte initial d’une modulation des autres prestations sociales selon le niveau de revenu, et en premier lieu du remboursement des dépenses d’assurance maladie couvertes, elles aussi, par la Sécurité sociale. C’est une menace globale car brisant le principe de l’universalité des Allocs, brisant un principe du programme du CNR, le gouvernement « oublie » que les allocations familiales visent les enfants et non les parents . Comme le dit justement l’UFAL l’allocation familiale est « Une allocation financée par la cotisation sociale (autrement dit : par le salaire indirect socialisé payés aux travailleurs). En ce sens, les allocations familiales ne poursuivent aucun objectif « redistributif » mais visent à reconnaître par le salaire indirect le travail lié à l’éducation des enfants. Réduire les prestations de la Sécurité sociale et les cotisations sociales qui les financent (les cotisations familles disparaîtront à l’horizon 2017 dans le cadre du pacte de responsabilité), ce n’est rien d’autre que d’abaisser les salaires ! »

http://www.initiative-communiste.fr

A lire :

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Modulation des allocations familiales : la trahison du Gouvernement vis-à-vis des familles et de la Sécurité sociale
Par UFAL le 17 octobre 2014 Communiqués de presse, Tout sur l’UFAL

Alors qu’il n’y a que 8 jours que le projet de loi de financement de la Sécurité sociale a été présenté en Conseil des ministres et 3 jours qu’il a été discuté en commission à l’Assemblée nationale, chaque jour apporte ses nouvelles mesures contredisant celles de la veille.

Hier, le Président de la République a choisi de prendre à contre-pied ses arbitrages du printemps 2013 : l’austérité passera par la modulation des allocations familiales en fonction des revenus. Bref, une navigation à vue qui fracasse les principes hérités du Conseil National de la Résistance sur les icebergs du néolibéralisme et fait ainsi sombrer notre protection sociale solidaire, qui a pourtant montré toute sa pertinence en jouant le rôle d’amortisseur des effets de la crise.

Une première tentative de plafonnement avait été abandonnée l’an dernier devant l’opposition unanime des associations familiales et de l’UFAL en particulier. Cette décision de moduler les allocations familiales en fonction des revenus est une nouvelle offensive visant à casser le système d’allocations.
La Sécurité Sociale verse une compensation reconnaissant le travail d’éducation des parents

La Sécurité sociale verse une allocation financée par la cotisation sociale (autrement dit : par le salaire indirect socialisé payés aux travailleurs). En ce sens, les allocations familiales ne poursuivent aucun objectif « redistributif » mais visent à reconnaître par le salaire indirect le travail lié à l’éducation des enfants. Réduire les prestations de la Sécurité sociale et les cotisations sociales qui les financent (les cotisations familles disparaîtront à l’horizon 2017 dans le cadre du pacte de responsabilité), ce n’est rien d’autre que d’abaisser les salaires !

La modulation des allocations familiales par le revenu des parents aboutira à une situation intenable socialement. En effet, comment, dans ces conditions garantir l’attachement des Français à un système social de moins en moins « généreux » pour ceux qui le financent via leur salaire ? La logique est claire : la modulation des allocations familiales (énième coup de rabot porté à l’endroit des familles) oblige encore davantage ceux qui en ont les moyens à orienter leur épargne vers des solutions individuelles pour un coût très supérieur, sans pour autant alléger les difficultés des personnes les plus fragiles.
Ne tombons pas dans le piège de la « justice sociale » que nous tend le Gouvernement : la Sécurité sociale n’a pas pour objet de corriger les inégalités

Au lieu de faire de la politique familiale un investissement égalitaire pour l’avenir de la Nation, le Gouvernement choisit d’en faire un gisement d’économies et d’opposer les Français entre eux selon leur niveau de revenu : élever un enfant ne constituerait pas le même travail éducatif de parent suivant le revenu que l’on perçoit ! La conséquence voulue est une division des Français sur des questions où ils se retrouvaient jusqu’à présent.

À ceux qui se laissent abuser par l’argument de « justice sociale », nous rappelons que la modulation des allocations familiales n’est que l’acte initial d’une modulation des autres prestations sociales selon le niveau de revenu, et en premier lieu du remboursement des dépenses d’assurance maladie couvertes, elles aussi, par la Sécurité sociale. Une telle perspective est totalement inacceptable pour l’UFAL.

Si la majorité au pouvoir entendait rétablir la justice sociale, elle œuvrerait par exemple à réhabiliter l’impôt sur le revenu républicain et progressif, vecteur essentiel de redistribution de revenus pour corriger les inégalités sociales.

Messages

  • Les allocations Familiales auraient-elles pu être aussi bien fiscalisées ? Je me pose la question car je fais un parallèle avec les cotisations aux Mutuelles . De tous temps celles-ci n’ont pas été déductibles au même titre que les autres cotisations sociales à charge des salariés ? C’est une autre perfidie fiscale ! Ce n’est pas par plaisir que les travailleurs ou les retraités souscrivent aux Mutuelles sinon que parce que ils se trouvent dans l’obligation de participer à l’insuffisance et injuste couverture sociale ! Nos décideurs se sont toujours jurés qu’ils ne remettaient pas en cause notre système de Sécurité Sociale . Mensonge honteux lorsque l’on frappe à la caisse de chaque citoyen et j’en passe et des meilleures ne serait-ce que la tricherie sur les couvertures sociales dont il ne reste plus que les "os et la peau " !

    • Je suis bien sûr d’ accord avec ce texte , j ai également écrit un article sur ce sujet paru sur BC sous le titre ALLOCATIONS FAMILIALES : NON A LA MODULATION , cet article est également visible sur ROUGE MIDI ;

      toutefois , attention aux termes utilisés , ainsi qualifier les cotisations salariales de salaire "socialisé" est à mon avis un contre sens qui ne contribue pas à expliquer ce qu’est la salaire et pourquoi il faut abolir le salariat :

      selon MARX le salaire , c est du capital , je rajouterais que c’est également l’instrument principal de l’exploitation des travailleurs , c est le lien de subordination qui lie le salarié à l’employeur , c est le patron qui fixe le montant du salaire et qui décide combien il consent à rémunérer partiellement la force de travail de ses salariés ...RIEN de socialisé ou de socialisable dans le salaire ...

      Je sais , c ’est à la mode d’utiliser ce terme de salaire socialisé , mais la LDC , ce n est pas une question de mode , ce n est pas parcequ’on l appelle autrement qu’ elle va disparaitre , alors de grace , abolissons la nov-langue lorsque nous décrivons l’exploitation capitaliste , appelons un chat un chat , pour ce qui concerne les cotisations ; ce ne sont ni des cotisations ouvrières ni des cotisations patronales , ni du salaire socialisé , ce sont des cotisations salariales partie intégrante du salaire et donc tout simplement DU SALAIRE ..QU’il conviendra un jour ou l’autre non pas de socialiser , mais d’abolir .