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Mort de Ray Barretto

vendredi 17 février 2006

Ray Barretto n’était pas "indestructible"

Le percussionniste américain d’origine portoricaine Ray Barretto, 76 ans, est mort vendredi matin.

Celui qui chantait "Indestructible" ne l’était pas. Il a subi des complications post-opératoires après un quintuple pontage coronarien, selon une porte-parole du Centre médical universitaire d’Hackensack au New Jersey.

En janvier, le musicien avait subi une opération de cinq heures dans un hôpital de Ridgewood, dans le New Jersey, avant d’être réopéré en urgence quelques jours après, après l’apparition de complications post-opératoires. Il était depuis en unité de soins intensifs.

Dans un entretien accordé juste avant son hospitalisation, ce percussionniste incontournable, père de la scène « latin jazz », avait expliqué qu’il lui faudrait au moins 48 heures pour récupérer.

Il se voyait aux percussions dans deux mois

« Je vais être deux jours hors de ce monde », avait-il dit à un journaliste. « Je suis sûr que je vais me sortir de cette intervention et poursuivre ma vie consacrée à la musique, et j’espère que d’ici deux mois, je serai de nouveau dans la mêlée ».

Né à New York de parents portoricains d’une mère amoureuse du jazz de Duke Ellington ou de Count Basie, Ray Barretto avait appris les rudiments des percussions au contact de musiciens noirs alors qu’il était soldat en Allemagne, juste après la Seconde guerre mondiale.

Une légende avec d’autres légendes

Au cours de sa carrière, il joue avec des artistes aussi divers que Dizzy Gillespie, Tito Puente, Charlie Parker, les Rolling Stones ou même les Bee Gees.

Ces dernières années, le joueur de congas se consacrait au « latin-jazz » et à la salsa, tournant dans le monde entier, en Europe, en Israël, aux Etats-Unis, en Amérique latine, à la tête d’un groupe de cuivres et percussionnistes.
Premiers problèmes de santé en janvier

Début janvier, il avait reçu aux Etats-Unis le prestigieux titre de « maître du jazz », devenant le deuxième Hispanique de l’histoire à recevoir la récompense suprême après le saxophoniste cubain Paquito D’Rivera. Mais à la cérémonie de remise du prix, saisi d’une crise d’asthme, il avait dû être transporté à l’hôpital, où ses problèmes cardiaques étaient apparus pour la première fois.

Agences/dsz

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