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Ne privons pas le "non de gauche" de sa traduction politique !

jeudi 7 septembre 2006 - Contacter l'auteur - 29 coms

de Raoul Marc JENNAR Militant du 29 mai

Il m’est impossible d’être parmi les militants du 29 mai qui se réunissent le 10 septembre. Mais je crois que la gravité de l’heure ne permet pas de me soustraire au devoir d’intervention dans le débat. Alors, par écrit, je lance un cri. Un cri d’angoisse. Qui est aussi un cri d’espoir.

Je redoute en effet que nous soyons en train de donner raison aux observateurs qui en France comme à l’étranger écrivent - je cite un journal bruxellois - "à la gauche du PS, le sectarisme empêche de donner à la gauche du non une traduction politique". Le Monde du 29 août n’écrivait pas autre chose.

Allons-nous leur donner raison ? Allons-nous ajouter une nouvelle déception majeure après celles provoquées à trois reprises depuis 1981 ? Allons-nous suivre celles et ceux qui au Parti socialiste ont tout fait pour, comme ils disent, "fermer la parenthèse du non" ? Après tout ce que nous avons expliqué pendant des mois au peuple de France, allons-nous agir comme si dire « non » ou dire « oui » au libéralisme, c’est la même chose ?

Trois défis sont à relever : le contenu d’une alternative au libéralisme, les rapports avec le PS et le choix de candidatures unitaires aux présidentielles et aux législatives.

Pour ce qui est du contenu, j’estime qu’on peut considérer que des progrès importants ont été accomplis. On peut et on doit encore approfondir certains aspects - je pense à l’Europe et à la politique étrangère de la France - mais la base commune est là.

Quant aux rapports avec le PS, il me semble impératif de renoncer une fois pour toutes à l’illusion d’un changement possible de ce parti. On veut nous faire croire que le PS est encore à gauche. Et qu’il y aurait une gauche du oui et une gauche du non.

Mais quelle différence y a-t-il entre le soutien public à l’enseignement privé par la droite ou par Jack Lang ?

Quelle différence entre l’appui aux salaires élevés par la droite ou par Strauss-Kahn ?

Quelle différence entre les privatisations par la droite ou par Jospin ?

Quelle différence entre la défense du TCE par la droite ou par le PS ?

Quelle différence entre le soutien aux dérégulations par la droite ou par Pascal Lamy ?

Quelle différence entre l’ordre policier de Sarkozy et l’ordre militaire de Royal ?

Quelle différence y a-t-il entre l’atlantisme de la droite et celui du PS ?

Quelle différence y a-t-il entre le sionisme de la droite et celui du PS ?

Depuis le 29 mai, le PS nous a donné la synthèse du Mans et puis son programme de gouvernement. Jamais, il n’a été aussi loin dans l’accompagnement du capitalisme. Depuis le 29 mai, nous les avons tous entendus, les Aubry, Hollande, Jospin, Royal, Strauss-Kahn. Aucun n’a remis en question les choix de la gauche plurielle et le soutien au TCE. Que faut-il de plus pour admettre qu’ils ont irrémédiablement fait le choix du libéralisme et qu’il est vain de croire qu’on puisse rassembler le PS et la gauche sur un choix de transformation autrement qu’en changeant le rapport des forces ?

L’électorat PS - il l’a montré le 29 mai - est majoritairement à gauche. Mais ce parti, ses dirigeants, ses cadres et leurs relais médiatiques ont, dans leur majorité, déserté la gauche. Dès lors, pour moi, il ne devrait plus y avoir la moindre ambiguïté : sauf un changement du rapport des forces, toute forme, parlementaire ou gouvernementale, de répétition de la gauche plurielle doit être écartée.

Avons-nous vocation à demeurer les appendices d’un parti dont les choix sont diamétralement opposés aux nôtres ? Nous voulons une autre République, il ne la veut pas ; nous voulons une autre Europe, il ne la veut pas. Nous voulons une autre politique économique, une autre politique sociale, une autre politique fiscale ; il n’en veut pas. Le 29 mai nous a montré qu’il est possible de contester avec succès l’hégémonie du Parti socialiste. Pourquoi renoncer, alors qu’il s’agit d’y mettre fin ?

Il faut choisir entre le confort des habitudes et l’audace du changement. Il y a ceux qui pensent, au sein de certains partis, que pour bénéficier des voix socialistes, il faut s’allier avec ce parti par des accords d’appareil au prix de l’abandon des convictions et des engagements. Ce choix des appareils tuera l’espérance du 29 mai comme il a réduit à ce qu’ils sont devenus les partis qui y ont cru.

Et il y a ceux qui font le pari qu’une alternative crédible portée par un authentique rassemblement antilibéral peut, comme avec le TCE, offrir aux électeurs socialistes ce qu’ils attendent et provoquer un nouveau paysage politique à gauche. C’est le choix de millions de femmes et d’hommes, membres ou non d’un parti.

Quant aux candidatures communes, il nous faut d’abord lier élection présidentielle et élections législatives. Car, sur l’élan de la dynamique unitaire aux présidentielles, ce dont nous avons besoin, c’est d’un groupe parlementaire fort qui, en gardant les mains libres et avec l’appui d’un puissant mouvement social, conditionnera ses choix aux avancées de l’alternative. Comme en 1936.

Pour ce qui est de la candidature présidentielle, si on veut mettre tous les atouts de notre côté, il faut choisir le candidat qui rassemble sans écarter aucun de ceux qui ont voté « non » au TCE. Sans écarter les électeurs socialistes, sans écarter les électeurs écologistes, sans écarter ceux qui ne sont pas encartés, sans écarter ceux qui ne venaient plus voter et qui sont venus le 29 mai. Un tel critère permet de choisir parmi les noms déjà connus et d’autres qui doivent maintenant se déclarer.

Rassembler, c’est dépasser les frontières des partis. C’est ce dépassement qui a fait le 29 mai. La campagne du « non de gauche » n’a pas été identifiée à un parti, mais à un projet politique. Les campagnes de 2007 et 2008 ne peuvent réussir que si elles remplissent cette condition.

A celles et ceux qui vont effectuer les choix décisifs dans les prochaines semaines, aux appareils des partis, nous sommes des centaines de milliers à dire : ne mettez pas notre « non de gauche » entre parenthèses, ne brisez pas l’espérance née le 29 mai ! Nous ne vous le pardonnerons pas.

Mots clés : Dazibao / Présidentielle 2007 / Raoul Marc Jennar /

Messages

  • J’adore Raoul Jennar*,

    mais il fait la même erreur que la LCR et LO. En fait il s’en rend en partie compte : la majorité de l’électorat PS est de gauche, et ce sont les cadres du parti (en tout cas une nette majorité), qui sont sociaux-libéraux (ce qui, désolé, n’est pas la même chose que Sarko néo-conservateur dangereux).
    Le problème c’est que si la gauche dite "antilibérale" (mot gentil pour ne pas choquer en disant "anticapitaliste", qui est plus proche de la vérité) refuse explicitement toute alliance avec le PS et donc les Verts et le PRG, elle choisit la défaite. C’est bien joli de vouloir garder sa pureté révolutionnaire mais si c’est pour attendre encore 50 ans la transformation dont on a besoin... Gouverner sans le PS, ça veut dire une Assemblée Nationale où la gauche sera D’OFFICE minoritaire. Ca veut donc dire : avoir au mieux un président "antilibéral" en cohabitation avec un gouvernement différent, social-libéral ou Sarkozyste...
    Et c’est dommage de ne laisser aucune chance à Fabius (même si Raoul ne le cite pas, p-ê pour le préserver ?), qui, quoique sa sincérité n’est pas assurée, est une chance réelle pour unifier toute la gauche... COMME EN 1936 !!!

    D’ici là, y a plus qu’à convaincre les autres...

    GrayFox

    *(ce n’est pas ironique)

    • Alors il paraît que refuser de gouverner avec le PS, c’est se refuser au changement ?

      Et le faire, l’accepter, c’est quoi au juste ?

      Petit rappel historique : 25 ans d’alternance derrière nous...dont 15 années de gouvernements de gauche !

      Quels changements ??

      Sarko est un vilain facho qui défend l’immigration "choisie".
      Et les ténors du PS, eux, sont de gentils "démocrates" qui défendent...l’immigration "contrôlée" !
      Goûter toute la différence !

      Cela n’a rien à voir... sauf quand ils sont au pouvoir, où ils font à peu de chose près la même chose !

      Si ce n’était pas la droite qui était en train de brader GDF, Jospin, l’aurait fait....comme il l’a fait en privatisant plus que Balladur et juppé réunis.

      Un mec de gauche qui en a marre de se faire enfler !

    • Parfaitement d’accord sur le fait qu’on ne peut pas comparer l’UMP de Sarkosy avec le PS.

      Sarkosy veut une France qui ressemble à peu prêt aux états-unis.

      Son discours est clair et sans trop de contradiction. Dérégulations pour diminuer le chomage (MEDEF), et application d’une politique sécuritaire plus ou moins sur le modèle des états unis (flicage généralisé)
      Le PS, lui, n’est jamais clair. Il ne s’oppose pas franchement aux thèmes favoris de Sarkosy.

      Le principal fil de cet article, c’est bien que les cadres du seul parti qui est en face de l’UMP, donc le PS, sont des anciens ministres ou députés qui n’ont jamais eu de positions autres que l’adaptation au nouveau modèle libéral, quel que soit le degré de douceur qu’ils mettent dans leurs propos.

      Ce n’est pas à mon avis utopiste de penser qu’un discours plus nettement hostile aux grandes directions imposées par les penseurs économistes libéraux ferait pencher la balance en faveur du PS.

      pour être concret, j’ai été visiter le site du sondage initié par le Figaro concernant le modèle social.
      Dans une des questions, il est demandé de garder 3 "acquis" sociaux et seulement trois parmis ceux-ci (de mémoire) :
      - RMI
      - CMU
      - Retraite à 60 ans
      - Enseignement supérieur "quasi" gratuit
      - Reduction du temps de travail
      - garantie du niveau de retraite
      - Le niveau du SMIC
      - la durée des congés
      - (pardon je me souviens pas du reste)

      Moi ma réaction a été de tout coché !

      Mais malheureusement, à l’UMP comme au PS, le discours dominant est que cela ne peut plus durer.
      C’est difficilement compatible avec ce qu’on entend quotidiennement, les bénifices records des entreprises, les salaires énormes des grands chefs d’entreprises.

      Ce qui me poussera à voter pour l’extrême gauche, c’est la certitude (j’ai peut-être tort, je n’ai pas la prétention d’avoir tout compris) que le modèle capitaliste actuel nous pousse inexorablement vers une annulation de tout ce qu’ils (*) appellent avec mépris des "acquis" sociaux, et qui sont pour moi des droits fondamentaux, et pas des privilèges indus.

      (*) "ils" : lire les journaux, regarder la télé, écouter tous les observateurs avertis.

      jyd.

    • Désolé de ne pas plussoyer sur ce thème, mais j’ai eu maintes fois l’occasion de constater que les militants PS ne sont pas majoritairement de gauche... ou alors de la gauche version sociale-libérale qui représente pour moi la forme la plus dévoyée et désespérante de l’engagement politique.

      Des preuves ? A moins qu’il y ait eu trucage, ils ont bien voté majoritairement pour le soutien au TCE en avançant des arguments pitoyables. Même si cela pourrait apparaître simpliste, il est bon de rappeller qu’on ne pouvait pas sérieusement se dire de gauche et soutenir ce texte inique.

      Deuxième preuve : le soutien apparemment massif des militants PS du soit disant "programme" socialiste qui n’est qu’une compilation de faux engagements et d’idées molles. C’est avec ça qu’ils veulent s’engager dans la voie d’une alternative au libéralisme hystérique ?!

  • Nous avons tous envie de crier : "ne laissez pas le non de gauche sans suite politique".
    Seulement, il ne suffit pas de crier, il faut apporter des réponses.

    Nous pensons tous que les dirigeants du PS ne font aucunement des choix "de gauche".
    Seulement, il ne s’agit pas de nous, mais des millions d’électeurs PS qui, même en ayant voté NON, s’apprêtent à voter encore PS, faute de mieux.

    Car pour eux, le "mieux", ce sont des idées certes plus "à gauche", plus concrêtement des ruptures avec tout ce qui, en France et en Europe, engendre la misère, le chômage et la précarité, seulement ce sont aussi des idées pour gouverner, non pas dans dix ans, mais l’année prochaine.

    Voila pourquoi il faut sans hésitation repousser la position de la LCR "on ne gouvernera pas avec le PS". Il faut rester ferme avec la formulation du texte du Comité National : on ne participera pas à un gouvernement dominé par le social libéralisme ; on ne négociera pas avec le PS sur la base du projet du PS.

    Seul un logicien formel peut croire que ces formulations, compte tenu de ce que nous savons des dirigeants du PS (que nous détaille RM Jennar), sont équivalentes.

    Si le PS refuse de rompre avec les banques, c’est sa responsabilité, pas la notre. Ce n’est pas nous qui fermons la porte, ce sont ces dirigeants attachés au pouvoirs de l’argent. Nous voulons gouverner pour appliquer les mesures anti libérales, et pour cela nous voulons une majorité anti libérale.

    Par ailleurs, et pour terminer, nous voulons tous un candidat qui rassemble et n’écarte pas.
    la chose intéressante à écrire aurait été de s’engager : QUI ?

    Raoul Marc Jennar ?

    ou José Bové ?

    Bref, une déclaration pour cette fois aussi chaude que vide.

    Boudine, Marseille.

    • Membre du collectif de mon arrondissement, j’ai milité dans l’allégresse jusqu’à la victoire le 29 mai.
      Et c’est là que les choses ont commencé à se gâter.
      Suspicion, anti-communisme primaire, peur de la récupération ont été à l’ordre du jour et le bel esprit du 29 mai a disparu. Il y en même parmi nous qui sont allé prendre leur carte au PS ! un autre au PT !
      Chacun reste accroché à sa carte et ceux qui n ’en ont pas restent sur le carreaux.
      Si les représentants du non de gauche au PS avaient le courage de quitter leur parti de Mammouth et de blairien, si le PC et le LCR pouvaient parler de se qui les réuni (regarder les programme et cherchez les différences ! ) au lieu de se chamailler sur des points de détail, nous pourrions imposer un programme anti-libéral. Au lieu de cela, A Montebourg s’allie à S Royal, d’autres viennent pleurnicher sur ce site, se plaindre du PS mais y restent quand même comme s’ils était encore possible de changer les choses de l’intérieur, et le PC et la LCR ne font rien pour s’entendre, chacun reste sur sa position, et pour couronner le tout voilà José Bové qui passe au journal TV de F2 pour vanter les mérites de la belle maison écolo qu’il est en train de se construire tout seul comme un grand. désolant.
      Francesca

  • Excusez mon intervention peut-être naïve mais que veut dire non de gauche ?.. Le peuple Français à voté non au TCE à 55% si je ne m’abuse ? Ne serais t’il pas temps de chercher ce qui lie le non prétendument de gauche à celui prétendument de droite ? Ce non de droite n’est-il pas fait de Français, de travailleurs comme celui de gauche ?

  • Le PS pourrait être qualifié de droite sociale, par opposition à l’UMP qui représente une droite brutale, voire violente.

    Les dégâts sociaux commis par Chirac, Sarkozy, Perben et les autres en 5 ans sont considérables. Pour cette raison, entre une droite brutale et une droite sociale, je n’hésiterai pas un quart de seconde... s’il n’y a pas de candidature de gauche unitaire.

    Si ceux qui ont menés la campagne du NON de gauche sont trop sectaires et trop stupides pour ne pas percevoir les enjeux des élections de 2007, alors je voterai utilement pour la droite sociale dès le premier tour de la présidentielle. Et j’espère bien que nous serons nombreux à mettre les sectaires et les imbéciles devant leurs responsabilités.

    A moins que d’ici là... nous ne sommes pas à l’abri d’une bonne surprise.

    Mais pour le moment, je reste pessimiste.

    RC de Toulouse.

    • Qualifier d’emblée de sectaires et d’imbéciles ceux qui n’entendent pas se laisser coincer dans la logique de choix entre le "moins pire" (en gros le PS libéralisé) et le "plus pire" (l’UMP décomplexée) n’augure effectivement rien de bon.

      Vous êtes évidemment totalement libre de votre choix, mais je considère qu’il est extrêmement paradoxal de constater que vous vous résignez dans l’urne pour ensuite fréquenter des forums comme celui de Bellaciao. Autrement dit aboyer fort, mais ne jamais mordre...

    • Avec le vote utile, on ne va jamais très loin.

      J’entendais dernièrement dans un "Là-bas si j’y suis" qu’un libéral de gauche était un libéral plus violent qu’un libéral de droite.

      L’histoire récente nous a montré que c’est tout à fait vrai : la "gauche" sociale-libérale, auréolé de la masse du "vote-utile", est allée plus loin dans le libéralisme qu’aurait osée la droite. La "sociale-traîtrise" a tourné à plein régime.

      Et aujourd’hui, alors que je me tourne naturellement vers des gens qui ont une position franche ("radicale") et déterminée, je serais "sectaire" ?! Pourquoi pas demain, "imbécile", "xénophobe", etc, bref, toute la panoplie caricaturale du "noniste" du 29 mai ?!

      Franchement, les socialistes (direction+suiveurs+voteurs utiles) sont aujourd’hui jugés à l’aune de leurs mérites (nuls). Si jamais la gauche radicale (LO/LCR) ne va pas au deuxième tour, au moins j’aurais voté pour mes idées et pour un parti qui les défends réellement.

      Pour en finir avec le "vote-utile", c’est de la bonne propagande "sociale-libérale" qui permet :
      1) de "couler" les petits partis
      2) de dégoûter les citoyens de la politique (par le biais de toutes les couleuvres qu’on les oblige à avaler par la suite)

      Stéphane (Côtes d’Armor).

    • Les différentes interventions sur cet articles sont toutes, à mes yeux, compréhensibles, et nous ne sommes pas en désaccord sur le fond, ce qui explique que nous soyons tous sur le site de Bellaciao, qui est majoritairement anti libéral.

      Ce qui n’est pas bon, et je regrette de le dire, c’est le texte de Raoul Marc Jennar, parce que lui n’est pas un jeune militant inexpérimenté, et que son texte, à part un ton emphatique, n’apporte rien de bon.

      L’orientation quasi unanime dans les Comités consiste à dire : "nous ne prendrons pas place dans un gouvernement dominé par le libéralisme" Sous cette forme ou sous une autre.

      Et nous disons aussi : "nous voulons construire un mouvement à vocation majoritaire, de manière à gouverner le pays."

      La LCR, sur ce point proche de LO, veut une formulation qui dise : "On ne gouvernera en aucun cas avec le PS".

      Comme il est très peu probable qu’il puisse se faire une majorité de gauche sans le PS, cela revient à dire : nous ne gouvernerons pas, nous témoignons pour les sicèles futurs...(signé Arlette).

      RMJ commence par une grosse offensive contre le PS (qui enfonce des portes ouvertes, parce qu’on est tous parfaitement d’accord la-dessus).

      Puis il écrit cette forte formule : "à moins d’un changement de rapport des forces, il n’y aura pas de nouvele union de la gauche" (donc avec le PS).
      Eh bien, je dis : arrêtez le jeu de cache cache !

      Toute notre campagne n’a pas d’autre sens que de changer le rapport des forces, ou bien je me trompe ?

      Donc tout notre effort est en effet d’enfoncer un coin entre la direction du PS et ses électeurs, qui ont très largement voté NON.

      Et pour cela, il faut sans état d’âme repousser l’amendement LCR, et non pas essayer de ménager la chèvre et le chou, et fouttre en l’air toute notre campagne pour complaire à quelques camarades sectaires !

      Encore un effort, Cher Raoul, pour nous parler clairement !

      Boudine, Marseille

    • La droite sociale a existé, après la guerre. le PS ce n’est pas la droite sociale.
      Rappellez vous pourquoi les gens n’ont pas voté PS en 2001 bon sens ! Faute de social justement !
      Le PS ouvrira grand la porte au FN dans 5 ans si nous les laissons passer encore une fois.
      personnellement je préfèrerai voter pour la droite sociale à l’ancienne si elle existait encore.
      Francesca

    • à priori la rencontre du 10 devrait apporter des éléments de réponse à RMJ, de même que le conseil national du PCF des 8 et 9.
      Nous nous dirigeons sans doute vers un ticket original dans lequel ni BOVE ni Buffet ne seraient candidats mais membres du collectif des porte parole.
      IL restera alors à voir si la stratégie de la LCR d’appuyer sur les "ambiguités" du rapport au PS était "sincère" ou un simple prétexte pour de toute façon présenter son candidat.
      Sauf à ne pas vouloir entendre, le texte ambition stratégie a de ce point de vue clarifier si nécassaire cette question délicate.
      Vivement qu’on repart sur le terrain...
      Un militant.

    • Boudine, quand un texte, de Jennar ou d’un anonyme, développe des idées avec lesquelles tu n’es pas d’accord, tu dis qu’il n’est pas bon (voire bien pire, parfois).

      Pour essayer de gagner aux thèses clairement anti-libérales les électeurs du PS, tu penses qu’il faut ménager la direction du PS, laisser ouverte la possibilité (qu’on y croit ou pas au fond de nous-même) de négocier avec le PS un compromis qui s’engagerait un minimum dans un sens anti-libéral. C’est ton droit de penser ça.
      Et c’est mon droit de penser, sans être traité de sectaire ou d’irresponsable, que pour gagner ces électeurs du PS il sera plus efficace au contraire d’affirmer très clairement et très franchement notre conviction qu’il n’y a rien à attendre de la direction de ce parti et que toute négociation serait vaine.

      Tu dis aussi, pour justifier d’éventuelles négociations avec le PS, et tu as raison au moins à court terme, que sans accord avec le PS, le pouvoir est inaccesible. Mais à quoi sert (si ce n’est à créer de nouvelles désillusions) de viser le pouvoir si c’est pour ne quasiment rien pouvoir faire de positif une fois qu’on y accède ? Ce qui serait d’évidence le cas dans un gouvernement dominé par le PS. Autant être dans une opposition de gauche au social-libéralisme, quitte à soutenir ponctuellement des mesures qui iraient miraculeusement dans le bon sens.

      OC

    • Manifestement ce n’est pas facille de s’accorder mème quand on ce proclame tous des

      antis liberaux. Membre du collectif de bègles nous aurons 3 delégues a la reunion du

      10 avec un mandat clair pas de participation a un gouvernement social democrate, desiste-

      ment contre la droite ou contre l’extrème droite, en lutant de toutes nos forces pour que l’

      histoire ne se repette pas.

      Pour ce qui est du candidat RAB Bové Marie geoge, Turam ? Quelle importance, arretons un

      peu de faire passer les millitants encarter pour une 5eme collone a la solde de puissances

      etrangères, laissons ces reflexes aux lecteurs du figaro. je suis persuadé que dès la désign

      ation, de notre candidat, qu’el qu’il soit la LCR et bien d’autres militerons sans problème co

      mme ils l’ont fait pour le TCE , car ils ne prendrons pas la responsabilité de casser l’elan per-

      septible sur le terrain ,notre rassemblement interesse un nombre grandissant d’ellecteur,y

      compris d’abstentionnistes, alors ne desesperons pas billancourt, il y a certe des difficultées

      mais beaucoup de travail a eté acompli, et puis pour les mauroses ,rappelez vous un peu,

      ou ? etions nous au nivau de l’allience des forses anti liberales début 2005 il y a a peine ,

      quelques mois , alors du courage dixit la grande Sophie.

      Pour ce qui est du candidat RAB Bové Marie geoge, Turam ? Quelle importance, arretons un

      peu de faire passer les millitants encarter pour une 5eme collone a la solde de puissances

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      ation, de notre candidat, qu’el qu’il soit la LCR et bien d’autres militerons sans problème co

      mme ils l’on fait pour le TCE , car ils ne prendrons pas la responsabilité de casser l’elan per-

      septible sur le terrain ,notre rassemblement interesse un nombre grandissant d’ellecteur,y

      compris d’abstentionnistes, alors ne desesperons pas billancourt, il y a certe des difficultées

      mais beaucoup de travail a eté acompli, et puis pour les mauroses ,rappelez vous un peu,

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      quelques mois , alors du courage dixit la grande Sophie.

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      mais beaucoup de travail a eté acompli, et puis pour les mauroses ,rappelez vous un peu,

      ou ? etions nous au nivau de l’allience des forses anti liberales début 2005 il y a a peine ,

      quelques mois , alors du courage dixit la grande Sophie

      Manifestement ce n’est pas facille de s’accorder mème quand on ce proclame tous des

      antis liberaux. Membre du collectif de bègles nous aurons 3 delégues a la reunion du

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      histoire ne se repette pas.

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      quelques mois , alors du courage dixit la grande Sophie

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      ment contre la droite ou contre l’extrème droite, en lutant de toutes nos forces pour que l’

      histoire ne se repette pas.

      Pour ce qui est du candidat RAB Bové Marie geoge, Turam ? Quelle importance, arretons un

      peu de faire passer les millitants encarter pour une 5eme collone a la solde de puissances

      etrangères, laissons ces reflexes aux lecteurs du figaro. je suis persuadé que dès la désign

      ation, de notre candidat, qu’el qu’il soit la LCR et bien d’autres militerons sans problème co

      mme ils l’on fait pour le TCE , car ils ne prendrons pas la responsabilité de casser l’elan per-

      septible sur le terrain ,notre rassemblement interesse un nombre grandissant d’ellecteur,y

      compris d’abstentionnistes, alors ne desesperons pas billancourt, il y a certe des difficultées

      mais beaucoup de travail a eté acompli, et puis pour les mauroses ,rappelez vous un peu,

      ou ? etions nous au nivau de l’allience des forses anti liberales début 2005 il y a a peine ,

      quelques mois , alors du courage dixit la grande Sophie

      À Manifestement ce n’est pas facille de s’accorder mème quand on ce proclame tous des

      antis liberaux. Membre du collectif de bègles nous aurons 3 delégues a la reunion du

      10 avec un mandat clair pas de participation a un gouvernement social democrate, desiste-

      ment contre la droite ou contre l’extrème droite, en lutant de toutes nos forces pour que l’

      histoire ne se repette pas.

      Pour ce qui est du candidat RAB Bové Marie geoge, Turam ? Quelle importance, arretons un

      peu de faire passer les millitants encarter pour une 5eme collone a la solde de puissances

      etrangères, laissons ces reflexes aux lecteurs du figaro. je suis persuadé que dès la désign

      ation, de notre candidat, qu’el qu’il soit la LCR et bien d’autres militerons sans problème co

      mme ils l’on fait pour le TCE , car ils ne prendrons pas la responsabilité de casser l’elan per-

      septible sur le terrain ,notre rassemblement interesse un nombre grandissant d’ellecteur,y

      compris d’abstentionnistes, alors ne desesperons pas billancourt, il y a certe des difficultées

      mais beaucoup de travail a eté acompli, et puis pour les mauroses ,rappelez vous un peu,

      ou ? etions nous au nivau de l’allience des forses anti liberales début 2005 il y a a peine ,

      quelques mois , alors du courage dixit la grande Sophie

      É Manifestement ce n’est pas facille de s’accorder mème quand on ce proclame tous des

      antis liberaux. Membre du collectif de bègles nous aurons 3 delégues a la reunion du

      10 avec un mandat clair pas de participation a un gouvernement social democrate, desiste-

      ment contre la droite ou contre l’extrème droite, en lutant de toutes nos forces pour que l’

      histoire ne se repette pas.

      Pour ce qui est du candidat RAB Bové Marie geoge, Turam ? Quelle importance, arretons un

      peu de faire passer les millitants encarter pour une 5eme collone a la solde de puissances

      etrangères, laissons ces reflexes aux lecteurs du figaro. je suis persuadé que dès la désign

      ation, de notre candidat, qu’el qu’il soit la LCR et bien d’autres militerons sans problème co

      mme ils l’on fait pour le TCE , car ils ne prendrons pas la responsabilité de casser l’elan per-

      septible sur le terrain ,notre rassemblement interesse un nombre grandissant d’ellecteur,y

      compris d’abstentionnistes, alors ne desesperons pas billancourt, il y a certe des difficultées

      mais beaucoup de travail a eté acompli, et puis pour les mauroses ,rappelez vous un peu,

      ou ? etions nous au nivau de l’allience des forses anti liberales début 2005 il y a a peine ,

      quelques mois , alors du courage dixit la grande Sophie

      Manifestement ce n’est pas facille de s’accorder mème quand on ce proclame tous des

      antis liberaux. Membre du collectif de bègles nous aurons 3 delégues a la reunion du

      10 avec un mandat clair pas de participation a un gouvernement social democrate, desiste-

      ment contre la droite ou contre l’extrème droite, en lutant de toutes nos forces pour que l’

      histoire ne se repette pas.

      Pour ce qui est du candidat RAB Bové Marie geoge, Turam ? Quelle importance, arretons un

      peu de faire passer les millitants encarter pour une 5eme collone a la solde de puissances

      etrangères, laissons ces reflexes aux lecteurs du figaro. je suis persuadé que dès la désign

      ation, de notre candidat, qu’el qu’il soit la LCR et bien d’autres militerons sans problème co

      mme ils l’on fait pour le TCE , car ils ne prendrons pas la responsabilité de casser l’elan per-

      septible sur le terrain ,notre rassemblement interesse un nombre grandissant d’ellecteur,y

      compris d’abstentionnistes, alors ne desesperons pas billancourt, il y a certe des difficultées

      mais beaucoup de travail a eté acompli, et puis pour les mauroses ,rappelez vous un peu,

      ou ? etions nous au nivau de l’allience des forses anti liberales début 2005 il y a a peine ,

      quelques mois , alors du courage dixit la grande Sophie

      À Manifestement ce n’est pas facille de s’accorder mème quand on ce proclame tous des

      antis liberaux. Membre du collectif de bègles nous aurons 3 delégues a la reunion du

      10 avec un mandat clair pas de participation a un gouvernement social democrate, desiste-

      ment contre la droite ou contre l’extrème droite, en lutant de toutes nos forces pour que l’

      histoire ne se repette pas.

      Pour ce qui est du candidat RAB Bové Marie geoge, Turam ? Quelle importance, arretons un

      peu de faire passer les millitants encarter pour une 5eme collone a la solde de puissances

      etrangères, laissons ces reflexes aux lecteurs du figaro. je suis persuadé que dès la désign

      ation, de notre candidat, qu’el qu’il soit la LCR et bien d’autres militerons sans problème co

      mme ils l’on fait pour le TCE , car ils ne prendrons pas la responsabilité de casser l’elan per-

      septible sur le terrain ,notre rassemblement interesse un nombre grandissant d’ellecteur,y

      compris d’abstentionnistes, alors ne desesperons pas billancourt, il y a certe des difficultées

      mais beaucoup de travail a eté acompli, et puis pour les mauroses ,rappelez vous un peu,

      ou ? etions nous au nivau de l’allience des forses anti liberales début 2005 il y a a peine ,

      quelques mois , alors du courage dixit la grande Sophie

    • Mais pourquoi, bon sang, traiter de sectaires et d’imbéciles une partie non négligeable de gens qui ont voté NON ? Comme nous étions déjà habitués à être traités de fachos et d’imbéciles quand nous faisions la campagne pour le NON, y compris après le succès -du jamais vu- les nouvelles insultes ne vont pas entamer notre détermination. Des insultes sont des insultes. On s’en tape !

      En revanche, il faut gagner à gauche sur un programme de gauche -enfin- et en assurer l’efficacité. Si les élections législatives n’étaient plus malsaines -cumuls de mandats dans le temps et dans l’espace- il serait possible d’accorder une moindre importance à la présidence. Etant donné le spectacle de magouilles qui nous attend pour les susdites élections législatives qui vont suivre, on s’dit qu’après tout se battre pour un(e) président(e) volontaire et déterminé(e), ça vaut le coup. Et on s’demande bien où est le sectarisme dans tout ça ?

      De fachos on passe à sectaires... Dans tous les cas de figures on reste des imbéciles de façon pérenne et ça, c’est la faute à 68, na !...

    • Petite précision : les sectaires et les imbéciles ne sont pas ceux qui n’entendent pas pas se laisser piéger par un choix UMP/PS (c’est pour cela que nous sommes sur ce forum).

      Les sectaires sont, selon les médias belges cités par Raoul JENNAR, les frères ennemis à la gauche du PS (responsables et militants fanatiques) qui sont capables de ne pas s’entendre pour arriver à une candidature commune, alors que l’opinion de gauche (ceux qui ont défilé sans être obligatoirement encartés) n’attend que cela.

      Alors, je persiste et signe : si ces gens là ne sont pas capables de s’entendre et arrivent dispersés aux élections, je ne voterai pour aucun d’eux et je donnerai ma voix au PS... ou peut-être-bien à Bayrou qui est certainement plus honnête que les candidats putatifs du PS.

      RC de Toulouse.

    • l’excellent texte de rmj gêne manifestement ceux qui tentent de discréditer (n’est ce pas boudine ,) ceux qui posent depuis longtemps la question centrale des alliances avec le PS à tous les niveaux (présidentielles, législatives, collectivités locales). On a pu lire sur ce site, des interventions du style"la lcr nous gonfle, il n’y pas de problème". A la veille de la réunion des collectifs, chacun voit que le problème il est bien là et que la lcr avait totalement raison d’exiger une clarification parce que, bien au delà de cette organisation, nous sommes nombreux à ne pas vouloir d’une nouvelle gauche plurielle et en tous cas à ne pas vouloir servir d’appoint à ceux qui décideraient de s’engager dans cette voie pour sauver quelques positions d’élus. Que rmj abonde dans le sens des "sectaires", voilà qui n’étonnera que ceux qui pensent que la lcr est isolée dans ce débat.
      gwaîen

    • Le vote utile ce n’est pas le vote PS. Le vote utile c’est celui qui nous permettra de mettre nos projets en application. Pour cela il faut :
      1) que la gauche radicale s’unisse (c’est pas encore gagné)
      2) que la droite du PS (tous sauf Fabius, Mélenchon, Filoche) ne parvienne pas à placer son candidat pour les présidentielles.
      3) que la gauche radicale négocie un accord de gouvernement avec le PS : il s’agirait d’une négaociation où la gauche radicale serait bien mieux placée que ne l’était le PCF et les Verts en 1997, puisqu’unie la gauche radicale représente une force (électorale) au moins équivalente à celle du PS, sinon (militante) supérieure.

      Si ces trois conditions ne sont pas remplies, on peut déjà tirer une croix sur les présidentielles. Mais puisque cela en arrange certains qui auront pu aboyer (voter LO ou LCR tout seul) mais pas mordre (= faire gagner la gauche UNIE).

      A bon entendeur,

      GrayFox

    • francesca a raison. 5 ans de PS c’est le FN gagnant dans 5 ans.
      la victoire sans le PS est possible. le non est majoritaire à gauche. à nous d’appuyer à droite sur cette contradiction pour que le FN ne se reporte pas sur sarkonazi.
      une campagne c’est long nous avons le temps de gagner.

    • Faire attention aux leçons données au PCF, quand on n’a jamais voté pour lui et qu’on souhaiterait l’enfoncer davantage, ou le voir disparaître, alors que sa direction a mis de côté son sectarisme passé, et tiré les leçons de 2002, afin de contribuer à la construction d’une alternative de Gauche face à la droite et au social-libéralisme. Je ne peux croire que toutes nos divergences soient purement tactiques et portent toutes sur l’avenir à Gauche de notre Peuple.Il y a des anti-communistes qui s’ignorent peut-être mais pas tous, mais qui font l’affaire du PS depuis toujours . "Travailleuses, Travailleurs le PCF est complice du PS" je ne peux plus entendre un tel discours largement médiatisé,au plus fort de la perte de tous nos acquis sociaux, car il sert à creuser chaque jour le tombeau de nos espoirs : les décisions de la LCR et naturellement de LO (qui semble n’exister que pour cela) nous remettent dans la perpsective de l’alternance. JdesP

    • Le texte de Raoul-Marc est très pertinent.
      Nous ne devons pas "jouer petits bras" face au PS.
      Appeler au désistement au 2ème tour en faveur des libéraux du PS, c’est effondrer notre crédibilité anti-libérale.
      L’électorat socaliste, acquis au "vote utile" va de toute façon voter PS au 1er tour.
      Nous ne serons pas crédibles auprès des millions d’électeurs populaires, en souffrance sociale, potentiellelement abstentionnistes ou électeurs du FN, si nous annonçons que nous appellerons à voter pour la bourgeoisie PS qui au pouvoir, les a laissés dans la merde.

    • Définitivement, le PS est disqualifié du camp de gauche. Non, ses électeurs mais ses ténors et ses cadres et ceux qui paient encore des cotisations.
      Vingt régions sont aux mains de nos "amis" qui prêchent encore que le PS n’est pas à droite. Et si peu de choses bougent.

      Le non a été l’occasion d’une clarification et une chance historique pour bâtir ensemble, partout, l’alternative qui passe par une renégociation des Traités européens pour rendre aux peuples les instruments politiques permettant de faire de vrais choix.

      2007 est un rdv parmi d’autres, le 1er, pour donner un signe fort et continuer l’éclatant travail fait à l’occasion du référendum.
      Répondre du non est une affaire de tous "alors que les élites social-démocrates, qui sont de plus en plus issues des grands corps de l’Etat et de la bourgeoisie intellectuelle, considèrent qu’il faut adapter le discours à la réalité du marché".

      L’arrière-plan du débat au sein d’une partie de "la gauche du non" est de diaboliser suffisemment la droite et l’extrême droite pour permettre au PS "une gestion" de la gauche critique, et par conséquent, des voix qui manqueront. Pas en notre nom. Qui a entendu Jospin chez C. Ockrent ce dimanche n’a pas manqué de trouver le discours de Barnier "plus à gauche" que celui de l’ex 1er ministre de la gauche plurielle à propos de l’immigration. Il fallait le faire !
      Ne soyons plus "un potentiel" électoral à troquer à la veille des échéances.
      Il faudrait, par exemple, que l’on présente des candidats aux législatives pour battre tous les socialos qui ont été favorables au TCE car ils vont nous le resservir sous une forme édulcorée et très vite. La France présidera l’UE en 2008...

      J’ai assisté à la réunion des collectifs du non ce dimanche à St. Denis. L’OPA qu’a essayé de faire le PCF sur les comités pour pousser MG Buffet, était indécente et les applaudissements, du camp PCF, étaient frénétiques chaque fois qu’un intervenant prenait la parole en faveur d’une alliance avec le PS. Heureusement, la donne a pu changé et ils n’ont pas pu asseoir leur hégémonie ; nous étions plus détérminés tout simplement à ne pas laisser faire.

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