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PCF - A propos du mandat de l’assemblée générale...

mercredi 12 décembre 2007 - Contacter l'auteur - 38 coms

de Olivier, délégué de la section du 12ème arrondissement de Paris.

Les premiers mots du texte ont été changé après le vote et après l’assemblée ! Le texte issu des travaux de la Commission des mandats et remis aux délégués le dimanche matin commençait par "la riposte à la politique de Nicolas Sarkozy". L’amendement que j’ai proposé, puis que Marie-George Buffet a soutenu et mis au voix et qui a été adopté par les délégués, proposait de commencer par "Le combat contre le capitalisme mondialisé, la riposte à la politique de Nicolas Sarkozy, etc."

Ceux qui ont mis au propre la version finale (est-ce toujours Marie-Pierre Vieu, qui a contrôlé ce processus du début à la fin ?), ont préféré, pour une raison que j’ignore, remplacer "le combat contre le capitalisme" par "la riposte au capitalisme". Il me semble que cela affaiblit le sens du texte et rend l’énumération un peu bancale. Et surtout je ne vois pas de quel droit on remplace un mot par un autre après la fin des débats et le vote du texte.

Il reste une trace indiscutable de la version de l’amendement adopté par les délégués : en page 2 de l’Humanité de lundi, on lit bien, dans les extraits du mandat cité par le journal : "le combat contre le capitalisme mondialisé".

Faut-il faire quelque chose pour rétablir le texte tel qu’il a été voté, ou n’est-ce qu’un détail sans importance ? Et s’il faut faire quelque chose, qu’est-ce qui est possible ? À qui puis-je m’adresser ?

- http://bellaciao.org/fr/article.php...

Mots clés : Communisme : le débat / Dazibao / Partis politiques /

Messages

  • Faut-il faire quelque chose pour rétablir le texte tel qu’il a été voté, ou n’est-ce qu’un détail sans importance ? Et s’il faut faire quelque chose, qu’est-ce qui est possible ? À qui puis-je m’adresser ?

    Non ce n’est pas un détail sans importance, ne serais ce que pour le principe, et comme toi je pense
    que cela affaiblit le sens du texte

    Et je crois qu’ils n’en non vraiment pas le droit, après un vote, ont ne touche plus a rien, a moins de revoté.

    Mais bon je ne suis pas au PC et ne connais pas leurs règles.

    Mais la cela fais penser a un abus de pouvoir, venant du PC ça la fou mal !!!!!!!

    lolita

    • Oui ça la fout mal d’autant que Marie Pierre Vieu est responsable de la formation des militants et

      partisane de la disparition du PCF.

      Dans le même sens quand je vois de jeunes adhérents proposer la disparition du parti ça peur......

    • Marie-Pierre Vieu responsable de la FORMATION des MILITANTS ????? Et PARTISANE de la DISPARITION du PCF ??????? Après les féministes et les paysannes de la Corrèze, j’inscris les paysannes des Hautes-Pyrénées sur la liste des populations à éradiquer quand la Révolution aura triomphé. Vieux stal borné.PS. Je commence à comprendre certaines choses.

    • Finalement, j’ai changé d’avis. Eradiquer n’est pas du dernier subtil. L’un des buts et des devoirs de la Grande Révolution Socialiste sera d’aider fraternellement le maximum de gens à découvrir et exercer des métiers dans et de la production. Cela leur permettra de s’épanouir dans le développement de leurs capacités, la satisfaction du devoir humain accompli, et très possiblement, l’accomplissement de vocations non révélées, mais cependant potentielles. OUF. Pour un peu, je me serais presque trahi. HA HA HA HI HI HI HO HO HO. Vieux stal borné.

    • Sophie Favier est irresponsable de la déformation des militants

      Avec son pôte le bricoleur Fou ils ont remaquetté un texte dans la nuit du samedi au dimanche...

      étonnés que la remarque leur soit faite par une floppée de camarades le lendemains, ils ont prétexté une migraine...

      Ce n’est pas l’alcool qui a pourtant tenu le stylo, le texte bidouillé a été soumis au vote puis amendé, puis revoté, puis encore modifié...

      Que voilà donc un texte sauvage, à qui il faut vite redonner le sens de la suite dans les idées.

      Salutations du Bourin alezan.

    • Une erreur de copié collé n’a pas donné le bon texte du mandat adopté les 8 et 9.
      Il faut donc lire dans la première phrase du texte :
      " Le combat contre le capitalisme mondialisé, la riposte à la politique de Nicolas Sarkozy..."
      En vous priant de m’excuser
      Brigitte Dionnet

  • La différence est de taille à mon avis :

    "La riposte au capitalisme" inscrit l’action dans un laps de temps défini, une riposte se définit par l’attaque qui la précède : c’est une lutte finie et circonscrite.

    "Le combat contre le capitalisme mondialisé" inscrit l’action dans la durée, le long terme, et lui donne une portée plus globale.

    En fait, la nuance est semblable à celle qu’on peut faire quand on oppose une bataille, et une guerre...

    G.B.

  • Ne t’inquiète pas ...La lutte contre le capitalisme s’impose et un texte,même bien alambiqué,restera au fond du tiroir de l’histoire s’il ne reflète pas la réalité .Bernard SARTON.

    • Parfait Bernard Sarton ! ;-)

      Ceci dit : *en conscience*...

      ... j’ose espérer, tout de même, que « ce glissement de sens inadmissible » sera rectifié au mieux et que sera donné toutes les explications nécessaires à la compréhension de « ce détournement de sens » ou de « ce lapsus » –qui, pour le moins, n’est pas « linguae »- et paraît, bien plus, « un acte manqué »...

      Sachant... qu’il faudrait être... *un être parfait* ou... « psychiquement mort »... pour n’en faire jamais.

      Humainement donc... et... très fraternellement à toutes et tous.

      RBBR - http://wwwlavie.over-blog.com

    • si il ya quelque chose a changer dans le fonctionnement du Parti c’est bien de cesser d’accumuler des textes dans les tiroirs. Si beaux soient-ils.
      Jeunes adhérents et militants , certains me disaient " au moins les communistes ils font ce qu’ils disent" çà aussi cela a bien changé mais pas en bien. Et a commencé par chez nous
      Avant il y avait le centralisme démocratique ( c’étaity chiant mais on l’a remplacé par....
      par quoi au fait..... Ah si je sais, Aujourd’hui c’est :

      " est ce qu’il y a des camarades qui veulent bien faire......non ?....personne ? bon tant pis"
      (Et 200 KG de tracts et d’affiches à la poubelle ?)

      ou bien : " y faudrait que ..... pensez vous ? ....... quelles heures il est ? ah déja 20 h..."

      ou " il faudrait.....non ? bon on passe aux municipales"
      Alors la tout le monde se réveille.

      " a qui je paye mes cotiz ? - euh bin a....c’est qui déja le trésorier.... bah ! t’as qu’a faire un chèque a ADF PCF "

      Y a des moments je me dis " mais qu’est ce que tu as été con pendant 30 ans ! "

      Et des pilotes du PARTI , je dis bien DES , viennent nous dire que NOUS nous sommes trompés
      isl disent "NOU" ou "ON" pas " JE ".

      J’ai bien aimé le texte de Lucien SEVE et l’intervention de sylvia d’ARCACHON. Elle au moins elle a pas fait dans phraséologie creuse. Ca m’a redonner plus de pèche

      andré 18

  • J’étais présent à l’assemblée et nous avons bien voté l’amendement que j’ai noté : Le combat contre le capitalisme mondialisé.
    Je comprend ta réaction et ton indignation face à des dirigeants qui ne respectent que très partiellement la base.
    Pour ma part, c’est sur le terrain avec des camarades, des sympathisants qui nous réorganisons le PCF depuis plus un an dans un secteur où il n’était plus présent depuis une bonne dizaine d’années sur des bases révolutionnaires, humaines et solidaires ....... et nous avons la forte impréssion qu’une partie de la direction a baissé les bras face au capitalisme mondialisé .......
    La montée des luttes, le débat d’idées, le renforcement, la remontée électorale sur des bases révolutionnaires, ....... pourront lors du prochain congrès éliminer les choix de compromission et de dissolution du PCF.

    Laurent Carratala
    Section de Brignoles (Var)

    • Mais comment le PCF pourrait-il signer des accords avec le PS s’il avait comme but "Le combat contre le capitalisme" ?
      Bigoudène

    • Mon avis, c’est comme à la fin d’un match, on met le score, les observations, l’arbitre et les deux capitaines signent et il est absolument INTERDIT de toucher après les signatures à quoi que ce soit, sous peine de sanctions graves.

      Olivier, c’est pareil dans votre cas. Comme l’affaire est publique, la sanction viendra de la base. A-t-on besoin de ce genre de procédé, quand on exige de ce gouvernement et de son président qu’ils respectent les lois de la République, ainsi que nos acquis sociaux ? Sinon comment être crédible aux yeux de ceux qui ne croient pas aux "vertus" du libéralisme et attendent de la droiture, du respect de ceux qui sont à la tête du PCF comme des autres formations de gauche d’ailleurs ?

      On s’en sortira tous que si on est sur une ligne propre et transparente, et surtout on rassemblera en masse, ce qui est le principal objectif, mais à condition que...

    • Oh que non, ce n’est pas qu’une affaire de nuance.

      Riposter contre le capitalisme, c’est agir en défensive. Empêcher, si on le peut, tel ou tel recul. Mais sans jamais aucune perspective de changement réel. Combattre le capitalisme peut contenir l’idée de ce que je n’aime pas appeler son dépassement (à gauche, à droite ? et s’il accélère ?) mais de son abolition, de son renversement.

      C’est bien tout le problème. Le PCF, ou ce qu’on veut en faire, s’inscrit-il dans une perspective révolutionnaire visant à mettre à bas une hégémonie sans précédent ou l’accompagne-t-il ?

      Tu as encore raison, mon camarade Olivier du 12ème

      Jck, du 12ème itou, que tu te souviens peut-être avoir connu.

    • Je partage tes dires. C’est un fait avéré : la direction du parti n’a pas été à la hauteur face aux attaques récurrentes du pouvoir de l’argent.
      La pression idéologiques exercée par les médias à la solde de qui ont sait n’est pas étrangère à un état de fait que nous déplorons. Peu à peu et subrepticement la bourgeoisie a réussi à semer le trouble chez des dirigeants communistes. Certains en arrivent à penser que le capitalisme est l’accomplissement final de la civilisation. On ne peut donc qu’en atténuer les effets. D’où la perte des repères de classe et l’apparition de termes nouveaux comme citoyenneté, mouvement social etc.
      Selon eux, la classe ouvrière n’existait plus. On a partant dissous les cellules et par là même toute l’organisation du parti. Nous en payons aujourd’hui le prix fort. En fait on a délibérément cassé l’outil qui nous avait permis par le passé d’obtenir des succès probants.
      La situation est grave mais pas désespérée. Le parti dispose encore de militants dévoués et d’un capital confiance parmi la population. On va reconstruire en France un parti révolutionnaire. SCARAMOUCHE

    • Scaramouche, cessons d’être dévoués. Soyons audacieux.

      Cela dit, je me retrouve bien dans ce que tu écris.

      JCK

  • j’opte pour une erreur involontaire de la part de M.P.Vieu ; il est sûr que le sens n’est pas du tout le même ; et j’espère que ce sera rectifié ! Perig

  • "J’étais déléguée de l’ANE du 8 et 9 décembre, mandatée par le XXe arrondissement, ainsi que Martine Cotten , ex secrétaire de section, et Amar Bellal, fraichement élu pour succéder à Martine.
    Je ferai un compte-rendu qui se voudra le plus fidèle possible à ce qu’il s’est passé de ce qui s’est passé, mais aussi, évoquant ce que j’ai ressenti.

    1- Premier jour.

    Les délégués des sections et les invités étaient attendus pour midi. Ambiance conviviale malgré la pluie et le vent glacial. Au bout d’une heure environ, les délégués se sont installés dans la grande salle où se déroulaient les débats, pour participer à la "séance plénière". Après un rapport introductif de Dartiguolles, rapport qui en disait long sur la volonté dans finir avec un PCF chargé d’une "lourde histoire", et ramenant l’attachement politique des communistes à leur parti, à un attachement purement sentimental, quasi infantile...
    Les délégués voulant intervenir ont du s’inscrire sur papier et déposer leur "demande d’intervention" à un au bureau composé de deux camarades, qui ramassaient lesdits demandes d’intervention papiers. J’ai demandé à l’ un de ces camarades comment se déroulait la procédure d’intervention, en bref, je lui demandé s’il y avait une quelconque sélection des interventions, et si oui, sur quels critères. Il m’a répondu d’un air gêné que c’était très compliqué de donner la parole à 1500 personnes, et qu"ils" feraient de leur mieux pour laisser s’exprimer le maximum de délégués. Soit. Sauf que dans la réalité, seuls 350 délégués des sections ont pu déposer leur intervention, et sur ces 350, seuls 44 ont été sélectionnés (sur quelle base ? par qui ?). Plusieurs d’entre nous ont vainement attendu toute la journée de prendre la parole. Pour ma part, je n’osais à peine me lever pour aller boire un café, de peur de louper mon tour. Je n’ai finalement pas été appelée à intervenir, ainsi que Martine Cotten. Amar Bellal n’est pas intervenu non plus, sauf que lui, il était à la tribune, et de ce fait devait faire partie du bureau chargé de sélectionner les demandes d’intervention (ce n’est qu’une supposition, puisqu’on ne sait absolument rien sur l’organisation de ce bureau !). Je tiens à préciser que sur ces 44 personnes, environ la moitié étaient membres du CN : Patrice Bessac, Pierre Laurent, Gérard Pellois, Daniel Cirera, Roger Martelli, Sara Jane Mellor, Yves Dimicoli, Alain Hayot, Lionel Chabert, et d’autres, dont je n’ai pas retenu les noms. Et parmi ces intervenant s du CN, certains n’étaient absolument pas délégués. Pourtant, ils sont passé prioritairement. Je suis tout de même allér voir un camarade du CN, en lui faisant part de mon incompréhension. Il m’a répondu qu’il ne fallait pas que je m’inquiète, que je pourrai intervenir le lendemain, ainsi que Martine. Ce qui n’a pas été le cas.

    Le soir était consacré à des travaux en ruches, autour de différents thèmes : "développement durable", "riposte à Sarkozy", "projet", "bases sociales pour la transformation", "rassemblement/parti", "Europe", "le capitalisme à l’ère et l’ère de la mondialisation est-il dépassable ?".
    Je me suis inscrite dans la ruche rassemblement /parti, et c’était, comme chacun peut s’en douter, la ruche où les petites abeilles se sont massivement précipitées. Je suis tombée sur une ruche assez peu encline à mettre les cartes sur table, les délégués de ma ruche préférant en grande majorité rester dans le flou, et employer un vocabulaire s’apparentant à la langue de bois et ne " fermer aucune porte". Le responsable de ruche, qui prenait des notes et distribuait le temps de parole (sans jamais le compter !) était Gilles Garnier, membre du CN...Nous étions plus que prévu (12 au lieu de 10). Le rapporteur de la table et le rapporteur du mandat n’ont pas été élus, mais désignés. G.Garnier a demandé à la table si le choix des délégués convenait à tous, personne n’a contesté. Les tours de parole se faisaient de façon anarchique, sans limitation de temps. La conversation s’est tout de suite orientée sur le rassemblement, faisant l’impasse sur la question du parti. j’ai levé la main et fait remarqué qu’il fallait prendre les choses dans l’ordre, avec un minimum de rigueur, et qu’avant tout, il valait mieux aborder la question de la rénovation du PCF avant celle des rassemblements. J’ai précisé que mon mandat portait la volonté, pour l’immense majorité des adhérents du XXe, de conserver " l’outil PCF", rénové et démocratisé dans son organisation. Mais lorsque j’ai dit qu’il faudrait acter le fait qu’une majorité de communistes tenaient au PCF en tant qu’outil (je n’ai fait que reprendre ce qui était écrit dans les PV), on m’a rétorqué assez sèchement que ce n’était que des suppositions de ma part, que ce préalable était tout à fait faux. A partir de ce moment- là j’ai eu beaucoup de mal à prendre la parole. J’étais systématiquement coupée, et ceux qui défendaient les mêmes positions que moi étaient minoritaire. Finalement, au bout de presque 2 heures de discussion souvent stérile, puisqu’il ressortait qu’il ne fallait "rien décider, rien trancher", nous n’avions plus que 6 minutes pour amender l’avant-projet de mandat du CN. Bien sûr, en 6 minutes, c’est quasiment impossible de faire un travail sérieux. J’ai quand même réorienté la discussion sur le devenir du parti et les questions du rassemblement, soulevant le fait que la phrase " nous voulons que se développent les rassemblements les plus larges à gauche pour riposter et faire grandir une alternative politique" n’était pas claire. J’ai insisté pour que le mandat soit clair sur la question des partenaires lors d’éventuels rassemblements. Gilles Garnier m’a répondu que la question ne se posait pas avant 2008, et que les partenaires, étaient évidemment à gauche. Fin de la discussion. Nous n’avons pas eu le temps d’amender le paragraphe 5 qui cristallisait autour de lui le plus de critiques : le fameux paragraphe 5, qui traitait des "expérimentations sur la façon dont ces rassemblements peuvent s’élargir, s’approfondir et construire ainsi durablement des rapports de force favorables à l’émancipation humaine". En somme, une phrase qui, sans le dire explicitement, permettrait de retourner dans l’impasse des collectifs...

    2- Deuxième jour

    Le deuxième jour a été le plus crucial : c’est là que le texte final a été voté, rédigé d’après les amendements des ruches pendant la nuit par la commission des mandats. Il avait été précisé que seuls les délégués pourraient rédiger le projet de mandat. Pourtant, des délégués faisant partie de la commission ont annoncé au micro que des membres du CN on participé à cette rédaction.
    Avant le débat pour l’adoption du mandat donné à la direction nationale, a eu lieu le CR des synthèses thématiques. Chaque rapporteur de ruche a fait la synthèse des travaux, par thématique. Avec stupeur, je me suis vite aperçue, ainsi que d’autres camarades, que les synthèses ne reflétaient pas ce qui avait été dit lors des travaux. On avait l’impression d’une sorte de copier-coller grossier du verbiage d’un tract du CN. En aucun cas ce n’était l’expression fidèle des travaux des délégués. Certains camarades avaient l’air affligés car ils ne reconnaissaient absolument pas ce qu’il s’était dit dans leur ruche !
    Après cette belle démonstration de langue de bois, on a eu droit au rapport de Patrice Bessac sur la "commission d’animation et d’impulsion". C’est alors qu’il a tenté de réintroduire la phrase qui avait été supprimée par les délégués de la commission, la fameuse phrase sur "l’expérimentation..." (cf plus haut). Il a fait le coup du TCE : on garde le même texte, mais on déplace les phrases pour créer l’illusion que ce n’est plus le même texte. Ca a été le tollé dans la salle.
    Les délégués se sont alors précipités au micro pour proposer des amendements. Presque tous ont insisté pour que la phrase ne soit pas réintroduite dans le point 1.
    Alors MGBuffet a dû intervenir et proposer de retirer le mot expérimentation, tout en gardant la phrase "il ne s’agit d’exclure aucune hypothèse concernant le parti ou sa stratégie". Le bureau (si on peut appeler ça un bureau) perdait complètement pied, Marie-Pierre Vieu n’arrivait plus à tenir la salle. C’est alors qu’un délégué de Vénissieux est intervenu en réclamant la démission collective de la direction nationale. MGBuffet est alors intervenue en jouant le numéro de la Secrétaire-Nationale-en-colère-qui-tient-à-l’unité-des-communistes, rétablissant l’ordre dans la salle, et provoquant les applaudissements de l’assemblée. Elle a réussi un coup magistral, celui d’étouffer toute velléité de rébellion de la part des délégués...C’est elle qui a soumis aux votes les amendements, alors qu’en même temps, certains délégués attendaient toujours derrière les micros de proposer leurs amendements. Mais, qu’à cela ne tienne, MG Buffet a décidé de passer en force, elle a soumis au vote les amendements qu’elle jugeait les plus intéressants, et a passé à la trappe ceux qui pouvaient causer du souci à la direction.

    Le texte a été voté à 70%, 20% contre et 10% d’abstention. Mais il faut savoir que nos avons été sommés de nous dépêcher de voter à toute vitesse. J’ai pour ma part voté contre, estimant que ce texte ne reflétait en rien les mandats des communistes. De plus, il s’agit d’un mandat trop flou et trop consensuel pour servir de feuille de route au 34e congrès.
    Après le vote, une partie des délégués a quitté la salle, visiblement écoeurés. Michel Laurent est intervenu pour annoncer qu’ils devraient écourter la séance, et au lieu de s’achever à 16h30, les délégués ont été priés de partir à 14h, après l’intervention de Chassaigne en tant que président de l’ANR, et au final, le superbe discours de MG Buffet, Internationale à l’appui, a clos la mascarade qu’a été cette ANE.

    En conclusion : on a décidé de ne rien décider. On va perdre un an à réfléchir sur notre statut (PCF ou pas PCF, communistes, ou pas communistes) mais on va laisser du temps à la direction qui a mandat de faire ce que bon lui semble pendant tout ce temps...

    Astrée Questiaux,
    Déléguée section XXème
    Responsable UEC Sorbonne"

    Paru sur le Réveil communiste le 11 décembre 2007

    • Elle a réussi un coup magistral, celui d’étouffer toute vélléité de rébellion de la part des délégués. Voir le 18 brumaire de Bonaparte. Vieux stal borné.

    • Je m’apperçois que mon post est mal foutu. C’est une remarque au passage d’Astrée Questiaux, de " Marie Pierre Vieu n’arrive plus à tenir la salle " à " causer du souci à la direction ". Vieux stal borné.

    • J’ai le sentiment que certains souhaitent la disparition du parti communiste français. Soyons clairs : il ne peut être qu’un parti de classe et de masse, le porte parole du monde du travail dans sa diversité.
      Je pense que celles et ceux qui ne partagent pas ces notions devraient partir et créer une autre force politique s’ils le jugent nécessaire. Il est vrai que la pression idéologique de l’adversaire de classe se fait sentir. Je comprends dans ces conditions que certains camarades lâchent pied et reoncent au combat de classe. Mais d’autre tiennent bon la barre, malgré une campagne anticommuniste qui me rappelle d’autres temps. J’ai en effet adhéré au parti communiste en 1948. J’étais ouvrier mineur à l’époque.
      "Je réprouve, disait françois mauriac, cette forme assez basse de l’anticommunisme primaire qui fait tenir aux gens intelligents des propos imbéciles."

    • j’avais pas lu, tu étais " délégué de l’ANE ". Bien sur

      andré 18

      je suis toujours taquin hein ?

  • il faut vraiment virer le bureau du PC qui est la depuis trop longtemps et qui a mon gout ne respecte pas la base.

    Et c’est bien pour cela que le PC est descendu aussi bas.

    C’est ce que je n’aime pas dans les partis, a chaque fois c’est la même chose, ont est toujours tributaire, des hautes instances, qui nous la joue petits chefs, qui ce la raconte, qui s’acoquine, avec tous les milieux politique de tout bord et ne ce préoccupe de la base qu’au moment des élections.

    Je rêve vraiment d’un nouveau mouvement anti capitaliste révolutionnaire, et toujours a l’écoute de la base.

    Lolita

    • Le problème d’une direction c’est qu’elle soit crédible à tous les niveaux d’une organisation .La nôtre n’est plus crédible par ses fautes stratégiques particulièrement dans la préparation des élections Présidentielles qui ont favorisé la candidature Royal au lieu d’une candidature anti-capitaliste efficace comme Olivier Besancenot ou Yves Salesse .En envoyant MGB au casse-pipe électoral on l’a discréditée et on a brisé "sa carrière politique" en démontrant qu’on ne représentait plus rien .Heureusement que les législatives nous ont permis d’exister encore avec 5 % d’audience,ce qui démontre que l’implantation locale est fondamentale pour réussir .Il faut donc rédéployer nos forces disponibles dans les "déserts électoraux" dés ses prochaines municipales .

      En transformant le PCF autour d’un projet révolutionnaire mobilisateur nous pouvons combattre le capitalisme et le battre sans retard.La jeunesse sans avenir ,même pour les plus dîplomés,ne peut supporter ce système encore longtemps et il faut donc nous préparer à cette "révolte" probable dans peu de temps .Sarko agite Pinocchio tous les jours avec les médias-carpettes,nous devons contrer ce spectacle "guignolesque" par des actions tous azimuts sur tous les sujets politiques,sociaux,économiques,culturels,constitutionnels.Pour ceux qui désespèrent de l’état de la gauche aujourd’hui rien ne remplace une bonne cure de grèves,de pétitions,de manifs pour retrouver l’espérance aux côtés des "optimistes" de la situation .Le fatalisme ne peut martyriser le cerveau d’un révolutionnaire même une seconde.On ne peut se satisfaire de "jeunes qui rouillent au pied des tours de banlieues" dans une misère physique et moral catastrophique pour l’avenir de notre socièté.Rien que pour ça on ne peut baisser les bras .

      Bernard Sarton ,section d’Aubagne

    • Viens au PCF on a besoin de toi, la bataille est difficile mais on va s’y mettre toi, la Louve, moi, plein d’autres (la base est avec nos idéaux), et même s’il y aura des soirs d’amertume, je te le jure, on va se le reprendre le parti qui est le nôtre.

      Tu vois je te demande de venir dans un parti qui n’est pas idéal et avec lequel il faut se coltiner.
      Mais c’est le sens de l’engagement de savoir que l’utopie demande du courage de l’abnégation et savoir se prendre des coups y compris du côté où il serait nécessaire de ne jamais en voir.

      Salut fraternel.

      le Rouge-gorge

    • Lolita, mon coeur, c’est bien pour tout cela qu’on a besoin de toi au PCF.

      Pas facile hein, adhérer à un parti qu’on sait indispensable, mais qui ne joue plus tout son rôle historique, adhérer pour se bouger les miches et modifier la donne tant dehors que dedans, se coltiner les fourbes, ceux qui vivent du parti et qui veulent le diluer, le transformer en un appareil de réélection à leur usage personnel.

      Pas simple mais foutrement exigeant de vouloir ne jamais renoncer, d’affronter le réalité pour mieux la tordre et lui faire sentir que nous ne romprons pas, que ce parti est le nôtre et que nous ne lâcherons pas, parce que la fierté de ceux-là est si grande qu’ils en ont fait leur état d’âme, qu’ils considèrent leur parti comme une grande famille et qu’ils n’acceptent pas ce qui se commet en son nom lorsque tant cela dérape, mais qu’ils revendiquent le nom et n’en changeront pas.

      C’est le parti obstiné de ceux comme l’est, la femme d’Arthur London torturé par des gens se disant communistes, ils n’en reviennent pas d’une horreur sans nom puis le temps et l’idée que ce parti pris de vouloir une société plus juste, ne peut ne pourra jamais être celui des bourreaux, alors c’est celui des petits, des victimes alors cette femme digne reprend toute sa place au parti communiste, exigeante plus encore quant à son devenir. Moi aussi j’ai été quinze année au dehors pour mieux y revenir, trop de gens formidables y mênent un combat juste, je ne pouvais plus longtemps rester juste à côté.

      Alors oui plutôt que d’aller se perdre dans des petits travers de petits avenirs bobos salonards, c’est au quotidien des luttes dans les boîtes et les quartiers, qu’il faut aller au taf, et c’est dans ce parti que le débats s’engagent , fortement il est vrai, mais c’est plutôt bon signe, comme une chance de sortir de l’électoralisme, des alliances à la con, des accords de sommets, des petits compromis qui font la gueule de bois, des victoires indigestes que l’amertume en reste.

      En attendant on vit et il y a d’la place, Lolita, mon coeur, cette place de prolo, qui ne renonce à rien c’est la tienne j’en suis sûr.

      Avec toi, la Louve, moi, des camarades si nombreux, on va changer la donne, accroche-toi à nos cous et en avant hardis, on changera ce monde pour le révolutionner, avec toi c’est certain on va y arriver.

      Salut fraternel.

      le Rouge-gorge

    • C’est maintenant que ça commence. Nous allons reconstruire un grand parti communiste ou les adhérents décideront ( remarquez je me demande si ce n’était pas le cas avant et on a toujours les élus qu’on mérite )
      ça va etre dur , ca va etre interessant excitant on va s’en mettre plein les gencives et au boiut du compte ceux qui veulent la dissolution du PCF , donc qui ne se sentent plus très bien communistes ou qui voudraient que nous fassions 20 % ( n’est ce pas cela l’immobilisme ?)
      partiront. Les communistes resteront et on a tout l’avenir devant nous. Nous allons retourner voir els gens les salariés les ouvriers les jeunes les précaires les femmes etc .....On ne s elaisera pas flinguer par un argument a la con " je ne crois pas au volontarisme" (mais alors , en quoi croitent ils ?)
      La bataille va etre rude mais je la sen,s bien a condition de s’accrocher au bastigage.

      andré dix huit

  • Je suis d’accord avec la première version de l’amendement. Le terme COMBAT me paraît plus approprié. Il s’agit, en effet, d’un combat permanent contre le capitalisme, et non pas d’ une riposte ponctuelle. Rappelons ce qu’écrit Marx à ce sujet :"La classe ouvrière se priverait de la possibilité d’engager des batailles de plus grande envergure si elle renonçait à la lutte quotidienne contre les empietements du capital."
    Il appartient au parti communiste français de mobiliser les salariés, d’organiser les luttes économiques et politiques contre la dictature de l’argent.
    On peut se féliciter du fait que la notion de classes sociales figure à nouveau dans les textes du PCF. Il n’a d’utilité que s’il redevient le parti de la classe ouvrière et de tous les salariés. C’est pour lui un gage de succès futurs.

  • J’ai omis par inadevertance de signer ces quelques phrases ... SCARAMOUCHE

  • Evidemment, ce n’est pas du tout neutre cette modification, ni sur le fond ni sur la forme, ni sur le geste !

    D’une part en effet "combat" et "riposte", c’est assez différent et ça ne traduit pas la même dynamique.

    D’autre part, je ne vois pas en quoi on se permet de modifier a posteriori ce qui a été voté régulièrement par une assemblée,même dans une virgule ! Quel mépris, quel culot...

    "Migraine" ? Is my ass chicken, comme disait l’autre ?

    J’aurais bien voulu voir la tronche de mes clients si j’avais glissé dans leur projet de contrat "par inadvertance" ou "par manque de temps", sans leur accord, une telle modification substantielle !!!!
    (—Y’en a un ou deux qui devraient retourner se confronter à la "vraie vie" du monde du travail pour se faire un peu botter les fesses par leurs collègues et réapprendre à bosser sérieusement.)

    Si c’est en nous faisant ce genre de bourrage de crâne idiot que la direction du PCF compte nous vendre à terme son idée de " comité de Riposte" avec le PS et les Verts, va falloir retourner prendre des leçons de propagande et de marketing mes chers camarades, car la ficelle est un peu grossière et on est peut être un peu cons, mais pas à ce point là.

    Cela étant dit la liste des constatations de ce type est longue ; le moins qu’on puisse dire est que les médias ne s’en sont pas fait un relais fantastique, dans le genre "tout va bien" !

    Ainsi "le Rouge Gorge" (je crois mais c’est à vérifier) et d’autres également (Astrée Questiaux par exemple), ont rapporté une sorte de "micmac" dans la nuit de samedi à dimanche entre les délégués de ruches et le CN - si j’ai bien compris...

    Autre exemple :

    Pour ne parler que de ce que je connais, ce qui a été présenté comme "le PV d’AG de la section" chez moi lors de la réunion du 29.11 et transmis au CN avant l’AGE, n’était pas le PV en question, mais sans doute un compte rendu, et partiellement contestable , du secrétaire de la section et délégué à l’AGE (je le sais parce que c’est moi qui étais secrétaire de séance et qui ai rédigé ledit PV après qu’il a soi disant été transmis au CN...) - nuance de forme, va t on encore nous dire, et de peu d’importance...

    Peut être, sauf si on est attachés un minimum aux mots et aux procédures, et qu’on prête attention au fait que sur le fond, certains des propos rapportés sur les débats ne sont pas retranscrits tels quels dans les PV rédigés et transmis aux camarades, etc.

    " Forme soeur jumelle de la liberté " je le dis, je le répète.

    On respecte les procédures, les textes, le vote militant surtout quand on est la direction du PCF.

    Comme dit Copas dans un autre Post, pourquoi n’aurait on pas au PC le miminum démocratique qu’on a dans la démocratie bourgeoise actuelle !!??? (voire plus , évidemment !!)

    Hallucinant
    A suivre.

    La Louve

    • J’aime bien etre méchant de temps en temps : " certains devraient retourner dans la vraie vie du travail, et réapprendre à bosser sérieusement " ? Ah mais non, mais non, mais non, s’ils sont là, c’est parce ce sont des jean-foutre conscients et organisés, qui n’ont jamais bossé ni réellement, ni sérieusement, ( à part assistant parlementaire ou planqué dans une mairie ) et qui sont bien décidés à ne jamais s’y mettre. Vieux stal borné.

  • Lire l’erratum suivant :

    "Une erreur de copié collé n’a pas donné le bon texte du mandat adopté les 8 et 9. Il faut donc lire dans la première phrase du texte : " Le combat contre le capitalisme mondialisé, la riposte à la politique de Nicolas Sarkozy..." En vous priant de m’excuser

    Brigitte Dionnet"

    Encore une fois certains s’amusent à faire des procès digne des années 30. C’est pas joli joli

    g.

    • Il n’y a aucun proces d’intention .les fais sont tetu ma chere camarade brigitte .La direction est mise en minorité sur un des points centrals
      OUI les militant veulent un parti communiste francais combatif, ouvert ,autonome et pas comme strategie l’agenda electorale pour faire des alliances bidon avec le PS.
      Toi et ainsi que les Dartigolle Vieu Cohn -Seat ,Mendelsonn les laurent Garnier Martelli Zarka Hayot Tricot Gautier....etc vous faite tout se qui est en votre pouvoir pour priver les militants de la parole .Le 8 et 9 decembre a ete l’illustration parfaite de votre pretention et abu de pouvoir ,ça ne va pas durer
      fraternelement
      Alexis 91

  • Arrêtons de s’emballer avant de savoir ...

    Comme le signale dans un mail envoyé à la liste de diffusion InfoHebdo, il s’agit d’une erreur.
    Aucune malveillance machiavelique de la part de la DN dans tout cela ...

    Une erreur de copié collé n’a pas donné le bon texte du mandat adopté les 8 et 9.
    Il faut donc lire dans la première phrase du texte :
    " Le combat contre le capitalisme mondialisé, la riposte à la politique de Nicolas Sarkozy..."
    En vous priant de m’excuser
    Brigitte Dionnet

    Le Trégorrois

  • Voici le mel que j’ai reçu de la dirigeante B. Dionnet.

    "Bopnjour à toutes et tous,

    Une erreur de copié collé n’a pas donné le bon texte du mandat adopté les 8 et 9.
    Il faut donc lire dans la première phrase du texte :
    " Le combat contre le capitalisme mondialisé, la riposte à la politique de Nicolas Sarkozy..."
    En vous priant de m’excuser
    Brigitte Dionnet"

  • L’erreur est corrigée...

    La liste de diffusion "Info-Hebdo" a été utilisée pour envoyer un rectificatif aux militants qui ont une adresse électronique :


    De : liste-infohebdo
    Objet : [Infohebdo] correction du 319
    Date : 13 décembre 2007 14:51:32 GMT+01:00
    À : infohebdo

    Une erreur de copié collé n’a pas donné le bon texte du mandat adopté les 8 et 9.
    Il faut donc lire dans la première phrase du texte :
    " Le combat contre le capitalisme mondialisé, la riposte à la politique de Nicolas Sarkozy..."
    En vous priant de m’excuser
    Brigitte Dionnet


    Le texte a également été modifié, pour revenir à la version votée à La Défense, sur le site du Parti.

  • Tout est bien qui finit bien, alors ?

    Correction salutaire, nécéssaire ; l’emportement suite à cette erreur fut peut être prompt, mais à mon avis il était juste, et sain. Il prouve que les militants sont là et bien là, à l’affût, prêts à lutter pour le PCF, refusant de renoncer à leur droit le plus strict de contrôler eux-mêmes LEUR parti, jusqu’au moindre changement de virgule dans un texte capital. Oops, majeur, plutôt. ;)

    G.B., qui vous envie d’avoir eu le courage de l’engagement.

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