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Parti Socialiste : De l’espoir à la désespérance ?

mardi 11 novembre 2008 - Contacter l'auteur - 1 com

de Slovar

Les marchés boursiers sont repassés dans le rouge mardi, l’optimisme suscité par le plan de relance en Chine cédant la place aux craintes pour la santé de l’économie et des entreprises, en particulier du géant automobile américain General Motors au bord du dépôt de bilan.

Bon, on ne peut pas dire que les injections, qui tournent à la perfusion au système financier mondial arrangent les choses.

Pendant ce temps :

En Autriche on va licencier des milliers de salariés à la Poste et dans les télécommunications.

Aux Etats Unis, on a perdu 240 000 emplois

Volvo va supprimer 1000 emplois

Renault, (outre les suppressions de postes annoncées en France) envisage le licenciement de 1 000 ouvriers argentins

Mattel y va de 1 000 personnes

Motorola de 3 000

Sony Ericson de 2 000

NISSAN de 3 500

mais aussi
HP,FORD, LENOVO, ...

La liste est tellement impressionnante qu’elle ne tiendrait pas sur une page de blog. Dans le même temps, il faut rappeler que les députés de la majorité ont validé les offres d’emplois raisonnables

Petit rappel pour ceux qui l’avaient oublié au travers du site du Premier Ministre

Le projet de loi sur l’offre raisonnable d’emploi repose sur un engagement entre l’ANPE et le demandeur d’emploi afin de "ne pas basculer dans le chômage de longue durée". Il précise que "L’ANPE prendra des engagements pour mieux accompagner le demandeur d’emploi en contrepartie de quoi celui-ci s’engagera à accepter une offre d’emploi raisonnable." ... / ...

Des droits et des devoirs renforcés

Le projet de loi participe à la volonté du Gouvernement de réduire, d’ici à 2012, le taux de chômage à 5 % ... / ...

Le demandeur d’emploi, en contrepartie, s’engage à ne pas refuser plus de deux offres raisonnables d’emploi, définies dans son projet professionnel à partir de critères dont certains prennent en compte la durée du chômage :

- le salaire de l’emploi proposé doit représenter au moins 95% du salaire antérieur après trois mois de chômage, au moins 85% après 6 mois, au moins le montant de l’allocation perçue après un an. Il ne peut être inférieur au salaire normalement pratiqué dans la région et dans le domaine d’activité et ne peut contrevenir aux règles législatives et réglementaires relatives au salaire minimum ; après un an sans emploi, le chômeur sera obligé d’accepter tout emploi rémunéré "à hauteur du revenu de remplacement " versé par les Assedic, ou par l’Etat (Allocation spécifique de solidarité) s’il est en fin de droits.

- sur le plan géographique, après six mois de chômage, l’offre est valable si le lieu de travail est distant du domicile d’au plus 30 km ou une heure de transport en commun. L’existence de ces deux critères alternatifs est adaptée au lieu de domiciliation du demandeur d’emploi, à savoir s’il habite en zone rurale ou en zone urbaine.

Un décret précisera que le refus de deux offres raisonnables d’emploi entraîne une radiation de deux mois, prononcée par le nouvel organisme issu de la fusion ANPE- Assédic, qui donne lieu elle-même à la suspension provisoire de l’allocation perçue par le demandeur d’emploi. Le projet de loi est donc un dispositif organisé par paliers de 3, 6 et 12 mois prévoyant une radiation des listes d’un chômeur ayant refusé une ORE pour une des raisons suivantes :

- refus "sans motif légitime à deux reprises d’une offre raisonnable d’emploi ;

- refus "sans motif légitime de suivre une action de formation ou d’aide à la recherche d’emploi" ;

- refus "de répondre à une convocation ou de se soumettre à une visite médicale auprès des services médicaux destinée à vérifier son aptitude" ;

- refus d’une proposition de contrat d’apprentissage ou de contrat de professionnalisation ;

- refus d’une action d’insertion ou d’une offre de contrat aidé ;

- impossibilité de "justifier de l’accomplissement d’actes positifs et répétés" en vue de retrouver un emploi ;

- fausses déclarations établies.

La majorité et le gouvernement ont décidé de l’allongement de la durée de cotisation pour la retraite

La Commission de garantie des retraites a recommandé, le 29 octobre, l’allongement progressif, d’ici à 2012, de 40 à 41 années, de la durée de cotisation de l’ensemble des salariés.

Cet avis consultatif confirme les prévisions du Premier ministre qui avait déclaré, en juillet dernier, que "l’allongement de la durée de cotisation prévu en 2003 n’est pas une option, il aura lieu au terme de la procédure prévue par la loi". Il avait également précisé, fin septembre, que la Commission de garantie des retraites ferait état "en toute transparence de l’ensemble des données montrant que l’augmentation de l’espérance de vie justifie un tel allongement."

En ne pas oublier bien entendu le travail du dimanche : "Le ministre du Travail Xavier Bertrand a réaffirmé être favorable à l’assouplissement des règles du travail le dimanche, à condition que cela reste sur "la base du volontariat" et que "cela soit payé double" et la retraite à 70 ans qui bien qu’elle est essentiellement instituée pour permettre à quelques cadres ou dirigeants de pouvoir continuer à recevoir d’excellents émoluments pendant quelques années de plus (alors qu’on a également institué le cumul emploi retraite)

Certes l’opposition à l’Assemblée ou au Sénat pour les élus de gauche est difficile puisqu’elle est toujours minoritaire (même avec les quelques voix du MODEM ?) mais que peux t-on lire sur l’actualité de cette opposition vis à vis des rudes coups portés contre les français en générale et les salariés en particulier ces derniers jours ?

Revue de presse AP - AFP - REUTERS

Le député Patrick Bloche, patron depuis janvier 2000 de la fédération PS de Paris, la deuxième de France, a décidé de "passer la main" à Rémi Féraud, maire du Xe, qui sera son candidat pour lui succéder

Le député-maire de Lens Guy Delcourt, soutien de la motion de Bertrand Delanoë, a mis en garde lundi contre une "négociation à huis clos" pour désigner le successeur de François Hollande au poste de premier secrétaire du PS et demandé un "vrai vote démocratique" au congrès de Reims.

Le député des Landes Henri Emmanuelli a prôné lundi une alliance entre "les amis de Martine Aubry, de Bertrand Delanoë" et ceux de Benoît Hamon pour le congrès de Reims, car Ségolène Royal a "une stratégie minoritaire" au PS en prônant une alliance avec le MoDem.

Razzy Hammadi (gauche du PS) a appelé lundi Bertrand Delanoë et Martine Aubry à "un rassemblement" autour de Benoît Hamon pour le congrès PS de Reims incluant trois principes : "le renouvellement", "l’ancrage à gauche" et "le refus d’un accord de gouvernement avec le MoDem

Ségolène Royal, qui apparaît de plus en plus déterminée à diriger elle-même le Parti socialiste, fait du rassemblement de la gauche un préalable pour gagner la prochaine élection présidentielle de 2012.

Jean-Christophe Cambadélis. […] On avouera qu’entre ce que dit Manuel Valls et ce que propose Julien Dray, voire Vincent Peillon, il y a un gap que Ségolène Royal devrait clarifier pour faire une majorité.

Ségolène Royal rappelle que la stratégie du PS "a toujours consisté d’abord à rassembler la gauche, toute la gauche, autour d’un contrat de gouvernement", puis à s’adresser "seulement ensuite à toutes les forces susceptibles de se reconnaître dans le projet socialiste pour battre la droite"

Et encore, nous vous avons évité les échanges violents et parfois déplacés dans la blogosphère socialiste !!! En résumé pas un mot sur ce qui inquiète les français quant à leur avenir.

Et comment la droite gère t-elle cette actualité ?

La cote de confiance du président de la République progresse de 8 points dans le baromètre Ipsos-Le Point rendu public lundi, M. Sarkozy atteignant son meilleur score depuis janvier avec 49% d’opinions favorables. "c’est parmi les catégories populaires que M. Sarkozy remonte le plus". Ce qu’il met sur le compte du discours de Réthel, lorsque le chef de l’Etat a annoncé, le 28 octobre, dans les Ardennes, plusieurs mesures en faveur de l’emploi, notamment les contrats aidés, et sur ses critiques envers l’attitude de certains banquiers.

On serait tenté de dire aux socialistes qui vont s’affronter à Reims : 49 % de satisfaits, vous ne croyez pas que vous portez une partie de la responsabilité de cette remontée ?

Un sondage est paru le même jour sur le choix de leaders de gauche face à Nicolas Sarkozy

Interrogés sur la personnalité qu’ils souhaitent comme leader de la gauche face à Nicolas Sarkozy

Les français dans leur ensemble

Dominique Strauss-Kahn 27%

Bertrand Delanoë 21%

Ségolène ROYAL 17%

Olivier Besancenot 13%

Martine Aubry 9%

Benoît Hamon 6%.

Chez les militants socialistes

Ségolène Royal 26%

Dominique Strauss-Kahn et Bertrand Delanoë ex-aequo 21%.

Olivier Besancenot 12%

Martine Aubry 11%

Benoît Hamon 6%

Les sympathisants de gauche

Ségolène Royal 23%

Olivier Besancenot 20%

Bertrand Delanoë 19%

DSK 18%

Martine Aubry 11%

M. Hamon 6%

Des résultats qui comme tous les sondages, méritent d’être relativisés. Néanmoins, les déclarations du NPA/LCR, sa présence sur le terrain dans tous les conflits sociaux, ses propositions d’interdiction des licenciements, de taxation des marchés financiers sonnent pour beaucoup de français comme le seul discours de gauche.

Est-ce crédible comme programme de gouvernement ?

Probablement que non mais en l’absence d’un Parti Socialiste uni et fédérateur à gauche, l’epoir même fou redonne confiance. La presse se faisait l’echo des intentions de Nicolas Sarkozy d’........ les socialistes avec la LCR comme ceux-ci l’avaient fait avec le FN. Sans un sursaut unitaire, il est probable qu’il n’aura même pas besoin de mettre sa menace à éxécution.

Lors du Congrès de Reims, les français observeront et décideront si le Parti Socialiste et ses alliés (clairement définis) sont aptes à l’alternance ou qu’ils retrouvent le score d’un certain Gaston Deferre en 1969 qui obtenait 5,01% et ou d’un Michel Rocard qui affichait 3,61 %.

Au fait, cette année là, le candidat de la Ligue Communiste Alain Krivine obtenait 1,06 % et le PCF 21,27%.

A méditer ... pour le futur.

Slovar les Nouvelles

http://slovar.blogspot.com

Crédit et image

Université Paris VIII Saint Denis

Mots clés : Commerce-Indus.-Bourse / Dazibao / Emploi-chômage / Partis politiques / Slovar /

Messages

  • decrire la catastrophe economique en cours ne suffit pas,stigmatiser non plus...

    assez de politique sondagiere

    quels sont les contenus inaudibles de ces partis concurrents dans la course aux places loin des besoins reels...?

    depuis 2 ans certains ont annonçé le choc ,mais les congres continuent a s’amuser...

    et cela ne se limite pas au PS....

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