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Primaires italiennes : plus de trois millions de personnes ont participé à cette consultation

lundi 17 octobre 2005 - Contacter l'auteur - 2 coms

Italie : Romano Prodi remporte la primaire organisée par la gauche

L’ancien président de la Commission européenne Romano Prodi a remporté la primaire organisée par la gauche italienne pour désigner son chef pour les élections législatives de mai 2006. Il a remporté plus de 70% des suffrages exprimés.

Plus de trois millions de personnes ont participé à cette consultation et Romano Prodi a obtenu 72,3% des suffrages après dépouillement de 60% des bulletins, ont précisé lundi les organisateurs. Les résultats définitifs seront communiqués à 12h30, ont-ils ajouté.

"Ce score me donne la possibilité d’assumer la mission avec sérénité", a commenté Romano Prodi au cours d’une intervention à Rome. "Les électeurs nous ont demandé l’unité et de mener une action commune pour les élections (législatives) et pour le gouvernement qui sera formé si nous remportons ces élections", a-t-il ajouté.

"Un score de plus de 70%, si ce résultat est confirmé, va au delà des prévisions. Il s’agit d’une vraie primaire avec une participation très importante", a-t-il souligné.

Sept candidats étaient en lice pour cette investiture populaire des militants et sympathisants de la gauche italienne.

Fausto Bertinotti, 65 ans, patron de Rifondazione comunista (PRC), a obtenu 15,9% des suffrages, Clemente Mastella, 58 ans, leader de l’Udeur, petite formation centriste, 5,1%, l’ancien magistrat Antonio Di Pietro, 55 ans, président du mouvement Italia dei Valori, 3,4%, Alfonso Pecoraro Scanio, 46 ans, chef des Verdi (Verts) 2,2%, Ivan Scalfarotto, 40 ans, un indépendant, 0,6% et Simona Panzino, 34 ans, représentante des altermondalistes, 0,5%. ATS

Mots clés : Dazibao / Elections-EluEs / Italie / Italie - Primaires 2005 /

Messages

  • La question que nous pouvons nous poser avant toute analyse du scrutin, est-que Monsieur PRODI est un homme de gauche après avoir été le président de la commission européenne ? qu’a-t-il fait contre les projets de mise en concurrence, de privatisation des services publics, a t-il combattu ou intervenu contre les lois de destruction du code du travail dans l’union européenne, nous pouvons répondre NON. Il n’a rien fait dans ce sens sinon appliquer la politique néolibérale.
    C’est pour celà que ce scrutin ne correspond pas à mon avis à une véritable représentation de la gauche nécessaire en Italie mais aussi dans les autres pays de l’union européenne. Vouloir battre Berlusconi est une politique correcte mais que Monsieur PRODI soit le représentant de la gauche italienne n’est acceptable, en Italie nous en sommes à TSB (tout sauf Bush).

    • la presse, ne tarit pas d’éloges, en revanche, sur un événement italien : Romano Prodi a été investi chef de file de toute la gauche italienne pour les prochaines élections (1). Tout le monde est heureux, depuis le très capitaliste Les Echos (« Prodi remporte un franc succès aux primaires de la gauche italienne ») jusqu’à L’Humanité (« Prodi mènera une gauche regonflée »), en passant par La Croix (« Romano Prodi s’impose à la tête de la gauche italienne »).

      Précisons : Romano Prodi fut Premier ministre en Italie, puis président de la Commission européenne. Il fut l’un des principaux rédacteurs du traité de Maastricht et l’inspirateur de la « Constitution » européenne. Sous son ministère, l’Italie connut les grandes mesures de privatisation, de remise en cause des retraites et de l’unité de la République.

      La « grande coalition » allemande aurait-elle pour vocation de se généraliser ? S’agirait-il de ne laisser aucun espace en dehors de l’Union européenne ? Coïncidence ? Un sondage paru ce jour prétend que « 55 % des Français seraient favorables à un gouvernement d’union nationale, mêlant gauche et droite, comme cela vient de se faire en Allemagne » (AFP).

      (1) Apportent leur soutien à Prodi tous les partis officiels du centre et de la gauche, y compris Refondation communiste (en principe opposé à la « Constitution » européenne), avec tous ses courants, incluant le courant composé par les amis italiens de Besancenot-Krivine. Soutien également de la centrale syndicale CGIL…

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