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REACTION DES COMMUNISTES DE LA CELLULE DU PCF "Raymond BOUQUET" à SAINTES (Charente-Maritime)

jeudi 31 mars 2011

Réaction des communistes de la cellule du PCF Raymond BOUQUET de SAINTES
(A la suite de l’article intitulé « Quand Mélenchon jette le trouble » paru dans l’ECHO DES ARENES n° 161 du mois de mars 2011)

Bien que traitée avec un style humoristique dans l’Echo des Arènes du mois de mars dernier, la brève intitulée « Quand Mélenchon jette le trouble » mérite néanmoins quelques précisions, voire des rectifications, quant à la teneur de certains propos.

Certes, il est incontestable que le parti communiste français a payé entre autres (et continue de payer) lourdement sa participation en 1997 à ce gouvernement dit « de la gauche plurielle » lequel pour n’avoir pas su répondre aux aspirations populaires des gens, a conduit ces derniers à devoir choisir au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2002 entre un escroc et un facho. Et cela pour aboutir aujourd’hui à la désastreuse situation politique menée par Sarkozy, le président des riches. Mais concernant l’affaiblissement du PCF à Saintes, il s’agit là de toutes autres considérations strictement locales.

En effet, voilà plus de dix ans qu’à la section de Saintes du PCF, il ne fait pas bon d’y exprimer des idées, ou même des avis, que ne partage pas la direction. Celles et ceux qui ont osé ou qui osent encore « ce crime de lèse-majesté » font l’objet de rejets et de condamnations accompagnés d’épithètes qui vident de tout son sens le merveilleux mot Camarades, pour reprendre l’expression de notre regretté Jean FERRAT.

Faut-il donc s’étonner que nombre d’entre eux aient pris leur distance avec un tel état d’esprit et de tels agissements dignes de la sombre période des procédés staliniens ? Cela a incontestablement eu pour conséquences de conduire à un affaiblissement évident de l’activité militante de la section. Cependant, c’est parce que plusieurs communistes locaux se sont refusés, en ce qui les concerne, à abandonner leur parti, qu’ils et elles se sont organisés ces derniers temps, conformément aux statuts, en une cellule qui pris nom de Raymond BOUQUET, en mémoire de ce militant, patoisant bien connu, mais qui s’est surtout tant donné localement à la cause commune.

Cette démarche n’a donc rien de la résurgence d’un quelconque « anarcho-troskyste » (sic), véritable infantilisme politique ou bien encore d’une « manœuvre de diversion » (sic) totalement irresponsable ! Seulement la volonté affirmée de participer localement comme cela a été nationalement et majoritairement décidé par le parti, à la création en France d’un Front de Gauche.

Aussi, à l’occasion des élections cantonales, la candidature communiste de Bernard PETIT devait-elle s’inscrire dans cet optique dès lors, comme il l’a lui-même toujours souhaité et publiquement exprimé, que la suppléante se devait d’appartenir à une formation politique autre que celle à laquelle il appartient et s’inscrivant dans la construction de ce Front de Gauche ? C’est donc uniquement par sectarisme et par opposition ouverte au Front de Gauche, que l’actuelle direction de la section de Saintes a refusé qu’il en soit ainsi, et exigé que les deux candidats soient membres du PCF. Dans ces conditions Bernard PETIT, par honnêteté intellectuelle et en conformité avec ses opinions, n’a donc pas accepté, soutenu en cela par les membres de la cellule R. BOUQUET d’être ce candidat présenté sous une pseudo étiquette Front de Gauche. Aussi, aujourd’hui Madame CARMOUSE, loin, comme elle est présentée « d’être comme toujours une habituée des situations délicates (sic) » n’est en réalité que l’instigatrice et la responsable de ces fameuses situations ! A vouloir sans cesse demeurer à la fois droite dans ses bottes et parallèlement chercher à s’adosser au PS pour en récolter électoralement le droit à l’obtention de quelques strapontins, confondant « ainsi la lutte des classes avec la lutte des places », ne peut pas effectivement être un long fleuve tranquille. Mais il faut dans ce cas là avoir le courage et l’honnêteté d’en assumer les conséquences collatérales !

Quant à nous, forts de l’expérience vécue durant ces dernières décennies, qu’à l’alternance répétée entre une politique de droite pratiquant une impitoyable et dévastatrice rigueur sociale et une politique sociale-démocrate faite que de compromis avec une oligarchie financière qui à chaque fois n’en sort que plus renforcée, seule une réelle alternative politique novatrice, rompant radicalement avec les pratiques politiciennes du passé et essentiellement tournée vers les intérêts des couches populaires et de la nation toute entière, est de nature à apporter des réponses et des solutions à l’insoutenable situation présente.

C’est cela que vise la constitution et la création du Front de Gauche, dans lequel le PCF a toute sa place et sa raison d’être, une place non pas hégémonique, mais seulement et surtout constructive.

Voilà la raison pour laquelle nous soutenons sans réserve notre ami et camarade Bernard PETIT dans son honnête et courageuse décision politique.

Les communistes de la cellule du PCF "Raymond BOUQUET" à SAINTES (17)

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