Archives : IT | EN | ES

Les articles depuis 2022

Ssangyong Motor en lutte (diaporama)

mardi 21 juillet 2009 - 4 coms


En Corée du sud, une occupation d’usine dégénère

En Corée du Sud, la crise économique fait aussi rage. Depuis maintenant deux mois à Pyeongtaek, dans le sud du pays, des salariés de Ssangyong Motor, un constructeur automobile local, occupent leur usine depuis l’annonce de leur licenciement par la direction. La situation semble bloquée et un climat de violence s’est installé.

Lundi, plus de 3 000 policiers sont intervenus pour tenter de déloger les 800 salariés. Résultat : des affrontements particulièrement violents. Les forces de l’ordre ont utilisé des canons à eau avant de bombarder les salariés frondeurs de gaz lacrymogène. Pas en reste, les ouvriers ont répondu par des jets de cocktails molotov et de gros boulons.

Menaces de liquidation judiciaire

Une nouvelle étape dans un conflit qui dure depuis deux mois et ne cesse de s’envenimer. A l’origine : Ssangyong Motor, un constructeur automobile pris dans la tourmente de la crise économique et menacé de liquidation judiciaire. Pour tenter de rétablir la barre, la direction annonce en début d’année qu’elle prévoit de licencier 36% de sa masse salariale.

Pour protester, les salariés se mettent en grève, une première fois, début janvier, avant d’occuper leur entreprise quelques mois plus tard. Depuis la situation n’a fait que s’envenimer.

Dans un premier temps, « la direction de l’entreprise avait fait couper le gaz et l’eau aux salariés retranchés dans l’usine et supprimé les livraisons de nourriture et de médicaments », explique le quotidien de gauche Sud coréen, “The Hankyoreh” dans son édition en ligne de ce mardi.

En juin, la tension était montée d’un cran. De violents heurts avaient éclaté quand la direction de Ssangyong avait décidé de passer à l’offensive en embauchant des « gros bras » pour déloger les salariés. Les affrontements avaient fait entre 10 et 20 blessés.

« Il ne doit plus y avoir de victimes »

La direction n’entend pas se laisser émouvoir et s’estime dans son bon droit. Dans un communiqué de presse, les responsables de l’entreprise annonçaient, lundi, que l’occupation aurait déjà coûté plus de 180 millions de dollars de perte à l’entreprise. En ajoutant que si elle persistait, les pertes continueraient à augmenter.

Des déclarations qui ne semblent pas entamer la motivation des ouvriers. « Nous résisterons jusqu’à la mort », annonçait lundi, au téléphone à l’agence Reuters, un responsable syndical.

Pour “The Hankyoreh”, les torts sont partagés dans la dégradation de la situation. « Les salariés ne sont pas innocents dans la manière dont on est arrivé à cette situation, mais nous devons dire que la responsabilité du gouvernement et de la compagnie, qui évite le dialogue, est encore plus grande. »

Aujourd’hui la situation semble bloquée. Le climat de violence monte crescendo. Pour sortir de l’impasse le journal “The Hankyoreh” ne voit qu’une seule solution : la négociation. « Depuis que la grève a commencée, cinq ouvriers sont morts et hier, la femme d’un des meneurs s’est suicidée. Il ne doit plus y avoir de victimes. (…) Le gouvernement et la compagnie doivent arrêter de tenter de résoudre la crise en envoyant aux salariés la police, mais à l’inverse chercher à ouvrir le dialogue. »

- Ouest France (diaporama) du mardi 21 juillet 2009

Messages

  • bizarre qu’on en parle pas dans nos médias grand "public"
    Pourtant, on en a des mêmes histoires (on parle de ces salariés dangereux avec des bouteilles de gaz,sauf qu’il y a pas (encore) de morts)
    Que font nos journalistes ?

  • At least 6 injured in Ssangyong plant clash

     2009/07/21 23:06 KST

    (ATTN : RECASTS headline, lead ; UPDATES paras 2-8)

    PYEONGTAEK, South Korea, July 21 (Yonhap) — At least six people were injured Tuesday as police clashed with unionized workers occupying the plant of the ailing Ssangyong Motor Co. to protest mass layoffs.

     Nearly 1,000 unionized workers have occupied several shops of the plant in this rural town, about 70km south of Seoul, for two months, paralyzing Ssangyong’s production. Acting on a court eviction order, some 3,000 riot police were deployed at the gates of the plant Monday for a possible raid.

     Four policemen and two non-union Ssangyong employees were injured Tuesday as riot police faced off with unionists hurling fire bombs and shooting bolts and nuts, according to police and company officials. Several unionized workers were reportedly injured in the clash, but the number was not immediately known.

     Earlier in the day, nearly 1,000 riot police moved into the plant to pressure unionized workers to end their occupation of a paint shop. Later in the evening, some 600 riot police secured the plant’s two press shops from unionized workers, police officials said.

     Turning up the heat on the protesting workers, three police helicopters sprayed liquid tear gas on workers who were occupying the rooftop of the paint shop.
    During the two-day standoff, four policemen and six non-union Ssangyong employees were injured, according to police.

     Police said about 1,000 riot police were deployed inside the factory grounds with nearly 2,000 others on standby outside.

     Meanwhile, about 1,500 non-union employees reported to work, cleaning and checking the plant’s research and other facilities to prepare for work resumption.

     "Some computers were broken or lost, but that did not pose a problem for people getting back to work," said Chung Mu-young, a Ssangyong spokesman. "I haven’t been able to assess the damage to plant facilities because the union members fired pieces of metal (at me) from slingshots."

     The 61-day occupation has cost Ssangyong 245.6 billion won (US$196.5 million), or 11,520 vehicles, in lost production, according to Chung.

     Ssangyong officials said the company has stopped supplying water and gas to the four-story paint shop, the largest building in the Ssangyong plant.

     Lee Chang-geun, a union spokesman, accused the company of cutting the water and food supply.

     "We are facing difficulties in using toilets or washing as the water supply is cut," Lee said. "Such measures only make union colleagues more angry."

     In February, Ssangyong, the smallest carmaker in South Korea, received bankruptcy protection in exchange for implementing a turnaround plan that calls for 36 percent of its workforce, or 2,646 employees, to be cut.

     Since then, some 1,670 workers have left the company through voluntary retirement plans, while the remaining 976 workers have been on strike since May 21.

     In the first six months of this year, Ssangyong’s auto sales plunged 73.9 percent from the same period last year to 13,020 units.

     Ssangyong is still 51 percent owned by China’s Shanghai Automotive Industry Corp., but the Chinese parent lost its management control after Ssangyong entered bankruptcy protection.

     (END)

    http://english.yonhapnews.co.kr/national/2009/07/21/40/0302000000AEN20090721008000320F.HTML

  • SOLIDARITE INTERNATIONALE AVEC NOS CAMARADES EN LUTTE !

Derniers articles sur Bellaciao :