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Tsipras prié de cesser de dénigrer l’Allemagne

dimanche 1er février 2015 - Contacter l'auteur - 3 coms

Le nouveau Premier ministre grec Alexis Tsipras s’est vu conseiller de cesser ses critiques à l’encontre de la chancelière allemande Angela Merkel, apprend-on dimanche.

Le président du Parlement européen, l’Allemand Martin Schulz, a exhorté le nouveau Premier ministre grec Alexis Tsipras à arrêter de fustiger la chancelière Angela Merkel et son gouvernement, arguant que la réthorique anti-allemande était « de courte vue ».

M. Schulz a déclaré au journal allemand Die Welt, dans son édition dominicale, avoir transmis ce conseil lors des entretiens qu’il a eus la semaine passée avec Alexis Tsipras, qui souhaite renégocier la dette massive de la Grèce.

« Je lui ai recommandé avec insistance de désarmer sur le plan verbal. Cela ne lui apporte rien », a déclaré Martin Schulz.

« Tsipras serait bien avisé de cesser ses attaques contre Angela Merkel », a-t-il déclaré ajoutant que ce serait le gouvernement allemand, parmi les autres, qui finirait par devoir l’aider.

Exigences de l’Allemagne

L’Allemagne a réitéré après l’élection qui a porté au pouvoir dimanche dernier le dirigeant de Syriza, parti de la Gauche radicale anti-austérité, qu’elle attendait de la Grèce qu’elle honore ses engagements en matière de réformes économiques et fiscales.

L’Allemagne a porté le plus gros poids de la dette grecque, et la chancelière allemande Angela Merkel a exclu samedi dans un entretien à la presse un « nouvel effacement » comme le souhaitait Alexis Tsipras.

Renoncement des banques

« Il y a déjà eu un renoncement volontaire des créanciers privés, les banques ont déjà renoncé à des milliards de créances sur la Grèce », a justifié la dirigeante allemande dans un entretien au Hamburger Abendblatt. « Je ne vois pas de nouvel effacement de la dette », a ajouté Mme Merkel dans le quotidien de Hambourg (nord).

Martin Schulz, qui fut le premier responsable européen reçu par le nouveau Premier ministre grec à Athènes jeudi, a également déclaré que les Allemands n’étaient pas les seuls à être sceptiques sur les développements actuels en Grèce, mais que toute l’Union européenne s’interrogeait.

« Cela plaît peut-être à certains que l’on tape sur les Allemands mais c’est aussi de courte vue et ne fait rien avancer », a-t-il estimé.

http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/21085096

Mots clés : Europe / Gouvernements /

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