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Un remaniement Ministeriel limité programmé le 18 mars !

Publie le mercredi 12 mars 2008 par Open-Publishing
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EXCLUSIF Un remaniement ministériel limité programmé pour le 18
Challenges.fr | 12.03.2008 | 17:51 |

Xavier Bertrand récupérerait les questions d’emploi. Valérie Pécresse pourrait prendre la Santé et Roselyne Bachelot la Culture.

"LE remaniement aura sûrement lieu avant le conseil des ministres", confie-t-on à l’Elysée. Donc, vraisemblablement le mardi suivant le deuxième tour des élections municipales, soit le 18 mars.

Le 6 mars 2008, dans Le Figaro, Nicolas Sarkozy avait affirmé qu’il n’y aurait pas de "grand remaniement". Il y a deux raisons à cela. Un, nombre de ministres sont en plein au milieu du gué, notamment en ce qui concerne la révision des politiques publiques. Deux, dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne, chaque ministre reçoit ses homologues dans sa région. Les agendas ont été calés, les hôtels réservés… Il semble donc difficile, à la fois en terme d’image et compte tenu de ces contingences, de trop bouleverser l’architecture du gouvernement.

Pour lancer les grands chantiers prévus en 2008, le chef de l’Etat voudrait conserver les poids lourds de son équipe : Christine Lagarde, Jean-Louis Borloo, Michèle Alliot-Marie, Xavier Bertrand, ce dernier récupérant les questions d’emploi, la ministre des Finances n’ayant pas réussi à bien communiquer sur la baisse du chômage.

Interrogation concernant Rachida Dati : il avait été envisagé de la propulser dans un autre ministère, compte tenu du mauvais climat à la Justice, mais ce changement peut attendre le grand remaniement que le chef de l’Etat envisage après la présidence française.

Le suspens règne concernant la nomination de Claude Allègre à la tête d’une sorte de Miti, regroupant la Recherche, l’enseignement supérieur et l’Industrie. "En cas de bérézina au second tour des municipales, en gros si on perd Marseille, Toulouse et une vingtaine de villes, les députés UMP seront très remontés et ce sera difficile d’imposer un nouveau ministre d’ouverture", pronostique un conseiller du président de l’Assemblée nationale. "Il n’y aura pas de problème en cas de nomination d’Allègre", tempère-t-on au siège de l’UMP, dans l’entourage de Patrick Devedjian.

Si l’ancien ministre de Jospin entre au gouvernement, il est probable qu’Hervé Novelli, secrétaire d’Etat aux Entreprises et au Commerce extérieur, perdra lui son portefeuille. "De toute façon, il est fait pour réfléchir, impulser des idées, il n’est pas fait pour être ministre, il ne sait pas se mettre en avant", commente un proche de Nicolas Sarkozy.

L’entrée d’Allègre poserait un problème épineux : que faire de Valérie Pécresse, considérée comme l’une des femmes les plus compétentes du gouvernement ? Si elle n’a pas entièrement convaincu le président sur les questions de la recherche et de l’enseignement, elle est réputée excellente sur les questions sociales, sur la Santé. D’où l’idée de faire un "switch" avec Roselyne Bachelot qui, elle, serait nommée à la Culture, Christine Albanel étant jugée trop terne pour ce poste où il est bon de savoir vibrionner.

Exit l’idée de faire entrer Philippe de Villiers. Il ne représente pas une force de nuisance, à l’inverse de Christine Boutin si elle était renvoyée du gouvernement ! Dilemme. D’une manière générale, le chef de l’Etat cherche des femmes désespérément. On parle beaucoup de l’entrée de Marie-Jo Zimmermann, député de Moselle, une lorraine très… à droite. Elle est jugée plus fiable que Nadine Morano et permettrait de donner des gages aux conservateurs de l’UMP.

Côté hommes, le président voudrait promouvoir des jeunes, pour préparer la relève. Il est beaucoup question de Frédéric Lefebvre, l’ancien attaché parlementaire de Nicolas Sarkozy, devenu député des Hauts-de-Seine, qui s’est positionné sur les questions économiques. On parle également de Thierry Solère, responsable de la fédération numérique de l’UMP, pour s’occuper des nouvelles technologies. Et puis, il faudra pourvoir le maroquin abandonné par Christian Estrosi, qui a promis de se consacrer à Nice.

Deux autres ministres font débat. Michel Barnier, à l’Agriculture, jugé insuffisamment présent. Et, à la Défense, Hervé Morin. Si le président d’en séparait, il lui faudrait alors nommer un autre ministre incarnant le Nouveau Centre. On parlait beaucoup, avant les municipales, de l’ancien bras droit de François Bayrou, Michel Mercier, sénateur et président du conseil général du Rhône, qui a démissionné du Modem car il représentait un atout pour conquérir Lyon. Lyon étant perdu, Mercier n’est plus indispensable ! Morin se dit serein.

La plus grande difficulté consistera à donner un sens au remaniement, Nicolas Sarkozy ayant déclaré qu’il écouterait le message des Français.

par Ghislaine Ottenheimer, journaliste à Challenges, mercredi 12 mars.

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