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la crise et nous

mercredi 10 décembre 2014 , par libertat ! - Contacter l'auteur - 6 coms

La crise et nous

Depuis 2008 et l’accentuation de la seconde crise générale du capitalisme la situation des classes populaires et d’une grande partie de la population en générale c’est considérablement dégradée et il est clair qu’il n y’ aura pas d’amélioration. Avec la crise c’est la démocratie qui montre son vrai visage, celui d’une dictature d’une minorité, la bourgeoisie impérialiste, sur la majorité.

Le pacte mis en place après la seconde guerre mondiale qui reposait sur le capitalisme à visage humain, c’est-à-dire que la bourgeoisie acceptait de perdre un peu de bénéfice pour satisfaire (de manière tronquée et insuffisante) les besoins sociaux et moraux des masses. Avec le début de la seconde crise générale dans les années 70, ce pacte a commencé a être remis en cause, c’est dans ce sens que nous devons comprendre les remises en causes de nos acquis de civilisation. Après 2009 et le plongeons brutal dans la crise (suite à la crise des Subprimes aux USA) ce pacte a définitivement volé en éclat. Le capitalisme a besoin pour valoriser ses capitaux d’écraser, de pressurer toujours plus les travailleurs, c’est ce qu’ils nomment l’austérité. L’offensive réactionnaire menée par le MEDEF avec comme leader Gattaz n’est possible que parce que la social-démocratie censée défendre le peuple n’est en fait qu’une face du capitalisme. Hollande après 2 ans de pouvoir a définitivement enterré l’espoir d’une amélioration de la vie ou du moins d’une stagnation, il n’y aura pas de changement, ni de lui ni de personne. D’où un dégout toujours plus grand du peuple envers les politiques et même du politique, d’où la croissance fulgurante des idées réactionnaires et fascistes.

Aujourd’hui dans l’Etat français 5.4 millions de personnes sont des chômeurs sur une population active de 26 millions de personnes. 4.5 millions de personnes touchent des minimas sociaux. Si à ces deux chiffres nous ajoutons que la moitié des salariés gagnent 1204 euros net par mois et que ¼ des salariés vivent avec moins de 635 euros net par mois nous arrivons avoir l’ampleur du désastre.

En parallèle depuis 30 ans le monopole médiatique (toutes les chaines de TV, les radios, journaux etc) déverse sans interruption une soupe réactionnaire dans le but de prévenir toute mobilisation révolutionnaire du peuple.

Cette propagande vise à monter les fractions du peuple l’une contre l’autre (Blancs contre les immigrés ou d’origines étrangères), les fonctionnaires contre les salariés du privé, ou encore le discours sans cesse répétés de la fin de lutte des classes, de la disparition de la classe ouvrière, des ‘crimes du communisme’ etc. Tous les penseurs les plus réactionnaires (on réhabilite Vichy aux heures de grande écoute..) ont pignon sur rue et le reste de la TV n’est qu’abrutissement en faisant l’apologie de la paresse intellectuelle et de l’individualisme. Dans le même temps nous assistons à un durcissement des lois anti-peuple, de la surveillance policière, de la répression contre les pauvres. Ces différents phénomènes définissent le système politique dans lequel nous sommes, celui d’un régime de contre-insurrection préventive. C’est un régime qui est là pour prévenir tout mouvement révolutionnaire, en tentant de le tuer dans l’œuf, ou d’empêcher même de le penser, il vient directement de l’expérience fasciste.

Une majorité des allocataires du RSA ont entre 25 et 49 ans. 2,3 millions de personnes en 2013 sont bénéficiaire du RSA.

La question est de savoir jusqu’où cela peut nous mener et combien de temps cela va durer. La première crise c’est soldée par le fascisme et la guerre mondiale mais aussi par la première révolution prolétaire victorieuse de l’histoire (1917) et la mise en place des premiers pays socialistes (qui n’étaient que des brouillons de l’idée que nous nous en faisons).

De moins en moins nous ne pouvons mettre de côté la possibilité que la guerre redevienne un horizon possible. Ce qui se passe à l’intérieur des frontières de l’Etat français avec l’accentuation des contradictions entre le capitalisme et les masses se développe aussi à l’échelle mondiale, où les monopoles poussent toujours plus à la guerre. Si nous avions demandé à un Ukrainien du Donbass, il y a 2 ans, si il pensait voir sa maison bombardée la réponse à coup sûr aurait été négative.

Aujourd’hui le discours est au pessimisme car de nombreuses idées erronées traversent le peuple (qui aurait pour 1000 raisons tout intérêt à la Révolution) mais plus grave, les révolutionnaires et progressistes. La Révolution socialiste, celle qui mettra en commun les outils de productions, les savoirs intellectuels, les productions humaines en générales n’est pas un phénomène objectif. Cela signifie que ce n’est pas la crise qui va pousser à la Révolution comme par magie, au contraire l’histoire démontre que c’est vers le fascisme que vont les masses s’il n’y a pas de mouvement organisé. C’est donc un mouvement subjectif, c’est-à-dire consciemment organisé qui mène à la Révolution, vue qu’aujourd’hui objectivement le monde est prêt pour la revolution. Et cette révolution ne peut être que le fait des classes populaires, c’est pour cela que depuis 30 ans ont nous rabâche qu’il n’y a plus de classe, ou qu’il y aurait une immense classe moyenne. L’existence de classe est un fait objectif, il y a des riches, des pauvres, des patrons, des employés qui n’ont pas les mêmes intérêts, mais la CONSCIENCE de classe, celle qui te fait comprendre que ton intérêt est de lutter ensemble est, elle, subjective. Tout comme la Révolution, elle se construit ! Elle se construit dans la confrontation, dans l’antagonisme, en un mot dans la lutte. Aujourd’hui la conscience de classe est très faible, c’est un fait mais tout cela va changer par non seulement l’oppression croissante qui engendre de la résistance, mais par notre action consciente.

La Révolution n’est pas pour demain, nous allons devoir mener de nombreuses batailles difficiles mais déjà si nous partons d’une juste compréhension les choses seront plus simples. Tout le système est fait pour mettre en avant l’individualisme et le rejet du collectif, qui entraine une situation d’impuissance. C’est pour cela que des mouvements comme Libertat ! existent pour combiner des individus et les transformer en une action collective consciente.

Libertat ! comme d’autres mouvements est en grande transformation, les camarades mènent une intense activité de réflexion pour être à la hauteur des enjeux de l’époque. Nous voyons la crise pour ce qu’elle doit être pour un révolutionnaire, l’ouverture de nouvelle possibilité pour la révolution et la libération de l’Occitanie. La disparition du pacte social issue de la Résistance va considérablement affaiblir l’idée Républicaine qui tenait sur cette réciproque échange : bien être minimum contre l’ordre. Le républianisme/jacobinisme ce mirage interclassiste que le peuple paye depuis trop longtemps s’écroule avec la crise et l’apparition de la vraie nature de l’Etat, celui d’un instrument au main de la classe bourgeoise.

Un nouveau pays pour un nouveau projet politique !

Qu’aurons-nous encore à perdre à rester dans les griffes de la bourgeoisie impérialiste française ? Si ce n’est la misère, la répression, et la guerre. Le peuple Occitan voit sa situation se dégrader quotidiennement, l’Occitanie renferme des îlots de richesses (les grandes métropoles) autour d’un océan de pauvreté. Les campagnes continuent à se vider, alors que les métropoles comme Tolosa accueillent toujours plus. Les contradictions du capitalisme sont encore plus marquées en Occitanie, avec des côtes colonisées, une population dans l’extrême pauvreté, des différences territoriales énormes, bref une situation de plus en plus intenable.

C’est une chance historique pour notre peuple de prendre pour de bon son destin en main. Notre libération ne pourra être que révolutionnaire, nos droits nationaux ne pourront être totalement respectés que par l’avènement du socialisme en Occitanie.

Mais rappelons que la Révolution, C’est dès aujourd’hui qu’elle commence, nous devons commencer à trouver les solutions et construire les instruments qui préfigurerons le futur. Alors rejoins LIbertat ! participe au projet et à la construction d’une nouvelle Occitanie et d’un monde émancipée.

www.libertat.org

Mots clés : Mouvement /

Messages

  • quelle crise ! language du système.
    le système a toujours fait ce qu’il a décidé :
    un peu d’histoire ...

    • Quelle crise ? !!

      Vous et vos copains , vous avez tous raison !!
      Tout va bien dans les meilleurs des mondes !!!

    • Non, camarade, il ne s’agit pas d’un langage du système (relire K Marx et Cie).
      Les crises sont inhérentes au système capitaliste : son carburant et son malheur.
      Les crises s’imposent à tous y compris les capitalistes eux-mêmes.
      La différence avec les prolétaires, c’est qu’il y a ceux qui s’en sortent par leur capacité de retournement financier et politique et ceux qui ne s’en sortent pas car trop faibles.
      Les prolétaires eux ne s’en sortent jamais ; c’est la variable d’ajustement. Et c’est pour cela que nous devons abattre ce système et son appareil politico-social et culturel.
      Il n’y a pas de QG mondial des patrons qui définissent un calendrier des crises. Il faut arrêter d’avoir cette vision complotiste du capitalisme. Les crises naissent et se calment en dehors d’eux mais à cause d’eux. Ce sont les plus forts d’entre eux qui survivent ; les cartes sont redistribuées entre eux.

    • ""Quelle crise ? !!

      Vous et vos copains , vous avez tous raison !!
      Tout va bien dans les meilleurs des mondes !!!
      ""

      je comprends ce que le camarade veut dire.
      Le systéme capitaliste marche sur un cycle,crise et reprise,en ce sens dire que le systéme est en crise est infondé,car le systeme est dans son fonctionnement normal ;on devrait dire :
      le systéme est dans sa phase de crise.
      ce qui n’a rien à voir avec "le systéme est en crise.
      ce qui laisserait penser qu’il est en danger. ce qui n’est pas le cas.
      il y a eu des dizaines de crises depuis un siecle et demi au moins et le capitalisme se porte toujours aussi bien apres ces crises terribles.

  • On n’arriverait pas à "abattre ce système et son appareil politico-social et culturel " juste en niant qu’il y a pas de "crise" !

  • ’le systeme’ comme si c’était un monstre abstrait.

    pour comprendre la crise un texte de 1985 de la revue italienne rapport sociale :

    http://sheisausorelh.e-monsite.com/blog/politique/de-quoi-la-crise-est-elle-le-nom.html

    c’est un peu long mais cela explique justement cette crise actuelle qui est une crise de surproduction absolue de capitaux

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