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Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
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Pourquoi nous quittons la CFDT et rejoignons la CGT
de : Paris
mercredi 20 octobre 2004 - 02h19 - Signaler aux modérateurs
1 commentaire

L’ensemble des élus -délégués du personnel, Comité d’entreprise, délégué syndical et CHSCT- journalistes et cadres CFDT de l’Agence France-Presse ont décidé de quitter la CFDT et de rejoindre la CGT.

Depuis plusieurs années le malaise grandit face à la dérive libérale de notre organisation. A de nombreuses reprises nous avons dénoncé l’attitude accords sur les retraites et les intermittents. Y compris quand Nicole Notat se permettait de mettre en cause le travail d’un journaliste de l’AFP, manifestant ainsi une conception de la presse "aux ordres", définitivement étrangère à notre conception de la liberté de l’information.

L’accumulation de ces désaccords sur l’orientation politique et les pratiques de la CFDT font que rester adhérents de cette organisation, que nous avons pourtant contribué à développer, n’a plus maintenant aucun sens et fonde notre décision.

Pourquoi nous quittons la CFDT

La CFDT, organisation syndicale que nous avons choisie, pour beaucoup d’entre nous, depuis de nombreuses années, vit depuis un an un véritable traumatisme. Des adhérents, des syndicats l’ont déjà quittée. D’autres s’interrogent sur leur appartenance à venir à leur organisation ce qui illustre la dégradation de l’image de la CFDT dans le monde du travail.

Les raisons en sont largement connues. Les accords signés par la CFDT sur les retraites et les intermittents, aggravés par les réactions de la confédération lors du succès des procédures engagées par les "recalculés" du PARE, posent clairement la question des choix politiques effectués par notredirection. On peut légitimement s’interroger sur la valeur et la signification de ces accords quand des salariés en sont réduits à aller devant la justice pour obtenir le maintien de leurs droits !

Quand, sur les retraites, un mouvement et une mobilisation sous-tendus par un effort de coordination syndicale sont rendus sans objet par un "accord" conclu en urgence absolue avec la CFDT dans le bureau du Premier ministre.

La direction nationale dénonce une fronde des "nostalgiques".

Oui, nous sommes clairement nostalgiques de la CFDT, comme force de critique sociale, d’impulsion et de transformation, en phase avec de nombreux mouvements dans la société et qui était, alors, un acteur à la fois de la contestation, de la proposition, de l’action et de la négociation.

Il ne s’agit pas de "dénigrement", mais de simplement constater que notre organisation a choisi de se situer maintenant en retrait de la plupart des mouvements sociaux. On évoque maintenant la notion, omniprésente dans les justifications de la confédération, du "réformisme". Mais que met-elle derrière ce mot ? Dans le monde du travail, le réformisme représente une transformation graduée s’opposant au mythe du grand soir.

Mais la lecture que notre direction fait désormais du "réformisme" est tout autre. Elle a été clairement illustrée il y a un an, lors du débat interne sur l’accord "retraites", par un responsable fédéral et un représentant de la confédération, qui ont évoqué la notion de "dette sociale impayée" laissée par la génération du baby-boom.

Cette notion de "dette sociale impayée" est lourde de conséquences sur l’orientation actuelle de la CFDT. Elle signifie que le monde du travail a vécu au dessus de ses moyens. Cela implique pour la CFDT, qui emboîte ainsi le pas du MEDEF, que le coût du travail est désormais trop élevé. Notre syndicat rejoint là les thèmes de la "refondation sociale" prônée par l’organisation patronale en 2000, qui vise à faire admettre le travail comme un coût qu’il faut réduire, les partenaires sociaux étant réduits à gérer, à la baisse, une enveloppe sociale non extensible. Et, confirmation des exemples récents -retraites, intermittents-, il n’y a plus besoin de mouvement social dans cette approche du contractuel : la "négociation" est réduite à une rencontre entre "techniciens" partageant sur le fond un même diagnostic des problèmes.

Et les choix politiques sont effectués sans débat interne préalable, ce qui, au vu de l’importance des enjeux, est d’autant plus inacceptable.

A ce stade, les revendications CFDT se dissolvent, ne laissant qu’une approche gestionnaire et technocratique, marquée par une logique comptable ou financière, corrigeant les droits -à la baisse-, en échange de quelques contreparties, réelles mais à l’impact limité et faisant l’objet d’une survalorisation.

Jusqu’où faudra-t-il aller pour donner sans cesse plus de gages ? Le rôle du syndicalisme consiste-t-il à s’inscrire dans des contraintes sans même envisager de les desserrer ?

Par cette démarche, notre organisation syndicale s’éloigne du mouvement syndical pour devenir l’interlocuteur exclusif du gouvernement. Le rôle de la CFDT est ainsi réduit à celui d’une "agence sociale", voire d’un syndicat officiel avec des formes de relations d’une autre nature que la négociation qui suppose la confrontation d’intérêts ou de points de vue autonomes.

Le fond est atteint quand on voit un porte parole des ultra-libéraux, Alain Madelin cité dans Marianne, déplorer que "la collusion générale entre la CFDT et le gouvernement sur un tas de sujets, ce n’est bon ni pour les travailleurs ni pour le gouvernement" ! Les soutiens politiques du MEDEF en sont arrivés à déplorer la perte de crédibilité de notre syndicat ! Nous sommes malheureusement contraints d’effectuer le même constat et c’est ce qui justifie notre décision de la quitter car cela ne correspond plus à notre conception de ce que doit être une organisation syndicale garante de l’intérêt collectif des salariés.

Un appareil forgé pour museler les critiques D’autant que cette dérive politique s’accompagne de mesures organisationnelles destinées à étouffer le débat démocratique et les oppositions internes.

Les journalistes adhérents de la CFDT étaient jusqu’à présent répartis dans cinq syndicats différents, deux nationaux (SNE et radio-télé), et trois régionaux. Une structure fédérale, l’USJ (Union des Syndicats de Journalistes) étant censée coordonner l’indispensable représentation nationale. Dès l’Assemblée Générale de l’USJ de Lannion, en 2001, nous avions dénoncé les limites de fonctionnement de cette union syndicale censée fédérer les journalistes CFDT éparpillés dans plusieurs syndicats régionaux ou territoriaux. Des difficultés augmentées par le fossé politique qui se creusait petit à petit entre les principaux animateurs de l’USJ-CFDT du fait des prises de position de la CFDT au niveau confédéral comme au niveau fédéral sur de nombreux dossiers.

C’est dans ce contexte qu’intervient le projet de création d’une grandefédération F3C (Conseil, Communication, Culture), regroupant l’actuelle fédération avec la FUPT (Poste, Télécoms) et une partie de la fédération des services. Un giga-projet dans lequel de nombreux militants ne se retrouvent pas, ce qui ne l’empêchera pas de se mettre en place puisque "l’appareil" (la confédération et les fédérations concernées) en ont décidé ainsi.

Un projet qui vise à créer les conditions d’une main mise d’un appareil qui tend désormais à échapper à tout contrôle. Un projet qui, pour ce qui concerne les journalistes, les éparpille encore un peu plus dans une trentaine de syndicats nationaux ou régionaux.

Un projet, enfin, qui intervient à un moment où la profession de journaliste est attaquée de toutes parts et où le phénomène de concentration des grands médias entre les mains de groupes industriels et financiers liés aux marchés publics de l’armement et du bâtiment atteint un niveau qui fait de la France une exception en Europe, du point de vue du débat démocratique et du pluralisme de l’information.

Un projet qui vise surtout à placer les journalistes, jugés trop "oppositionnels", sous la tutelle de la fédération. Le dialogue devenait dès lors impossible.

Les contrats d’objectifs et de managements patronaux sont maintenant appliqués au militantisme syndical qui reste tout de même majoritairement bénévole même si la tendance de la confédération est précisément de professionnaliser le syndicalisme. Nous avons une autre vision des choses. Le syndicalisme ne saurait se réduire à payer des permanents dont le rôle principal serait (est) d’appliquer les décisions prises en haut.. Il n’y a plus moyen aujourd’hui de faire entendre les avis recueillis dans les sections. Seul compte l’avis de la hiérarchie syndicale. Et comme les instances se composent de plus en plus de permanents ou de ceux qui rêvent d’en être... La parole militante et adhérente n’a désormais que peu de valeur à la CFDT.

Une structure pyramidale de plus en plus éloignée de la base et qui reste murée dans son autisme et dans ses attitudes autoritaires qui, dans le cas de l’USJ, se sont traduites par le souhait de censurer des textes critiques et par des représailles matérielles et financières (réduction drastique du budget puis blocage du compte bancaire) visant à mettre l’USJ en difficulté à défaut de pouvoir la mettre au pas. A cela se sont ajoutées les pressions individuelles et les attaques visant à écoeurer ou disqualifier les personnes. Le tout relevant de méthodes d’un autre âge, que d’autres organisations ont aujourd’hui abandonnées et que nous n’aurions jamais pensé voir appliquées à la CFDT.

Face à un désaccord de fond portant tant sur les choix politiques que sur un projet de structure n’ayant pour seul objectif que de réduire la parole militante, nous estimons que nous n’avons plus notre place à la CFDT.

Pourquoi nous adhérons à la CGT Les plus anciens d’entre nous ont effectué le choix de la CFDT à une époque où elle était de tous les combats, porteuse d’espoirs d’une société différente, où tout était possible. Depuis quelques temps, les nouveaux adhérents ont davantage rejoint la cfdt-AFP, sur les bases de l’historique de notre section d’entreprise, de sa pratique et des positions qu’elle défend. Des militants de sensibilités parfois différentes ont su constituer une équipe et se retrouver à chaque fois que l’agence et ses personnels étaient menacés, avec un souci permanent de recherche de l’unité des personnels et des différentes organisations syndicales. La cfdt-AFP est depuis longtemps le premier syndicat de journalistes de l’agence. Elle a largement pris sa part dans tous les combats qui ont agité l’AFP pour la défense de son rôle d’agence mondiale d’information la garantie des moyens humains et matériels indispensables à ses missions de base. A l’heure où nous avons constaté que les dérives de la confédération étaient incompatibles avec notre conception du syndicalisme, nous avons mené une large réflexion sur le choix d’une nouvelle organisation avec pour priorité de préserver l’équipe qui s’était formée au fil des luttes.

A ce titre, nous appelons les adhérents de la CFDT des différentes catégories, tant à l’agence que, pour l’USJ, dans l’ensemble des médias, à nous accompagner dans notre décision.

En adhérant à la CFDT nous avions fait le choix d’un syndicalisme confédéré, intercatégoriel, refusant le cadre étroit du corporatisme. Pour nous, une entreprise de presse ne vit que par l’addition de ses différents métiers, journalistes, techniciens et administratifs. Nous retrouvons ce cadre à la CGT, organisation fortement représentée dans le monde des médias, où les journalistes sont adhérents d’un syndicat national en liaison avec des fédérations regroupant tous les métiers de la Presse.

De plus, la CGT de Bernard Thibault nous rappelle la CFDT des années 1970 où le rôle du syndicat n’était pas réduit à un accompagnement des décisions du Medef et du gouvernement et où le débat est encore possible.

A l’Agence, le SNJ-CGT a su sortir d’une grave crise due à la dérive de certains de ses représentants. Nous avons développé depuis un travail en commun basé sur une même analyse de la situation dramatique de l’AFP, de l’absence de réponse adaptée de la direction, et des contraintes du COM qui hypothèque la capacité de l’Agence à remplir ses missions. Nous avons de même oeuvré ensemble pour améliorer un accord sur les départs, respectueux des droits des partants et garantissant le maintien des effectifs.

Nous inscrivons notre adhésion à la CGT dans la suite de ce travail en commun et comme la fusion des deux premiers syndicats de journalistes à l’AFP. A l’image du large conflit unitaire contre les bonus exorbitants attribués à la hiérarchie et exigeant la titularisation des CDD, nous entendons inscrire notre action dans une recherche de l’unité des personnels et des différentes organisations présentes à l’Agence.

Face à la vision strictement comptable de la direction, à son absence de projet de développement, c’est, une fois de plus, au personnel, uni, de veiller à ce que l’AFP obtienne les moyens indispensables pour conserver sa place d’Agence mondiale d’information.

Jean-Marie APPE, Mariem ATTIETTALAH-KAPIL , Arnaud BLAIN, Maria CARMONA, Emmanuelle HAUSLER, Michel LEROY, Joël ROBINE, Jean-Marc VANTILLARD.



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Commentaires de l'article
Pourquoi nous quittons la CFDT et rejoignons la CGT
20 octobre 2004 - 12h03

tant mieux et c’est bien que le Jaune chéreque retourne dans les poubelles de l’histoire de la collaboration de classe celle de la csl de l’époque de gandois et du cnpf

Mais pourquoi avoir attendu si longtemps pour le faire c’est dés le début de la casse des retraites en 2003 que vous auriez du le faire

anarcho Punks paris






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