Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !
Conférence débat, Michèle Audin présente Eugène Varlin, ouvrier-relieur, jeudi 18 avril à 18h30
mardi 16 avril
de Info’Com-CGT
1 commentaire
Info’Com-CGT propose « Les Rencontres Info’Com ». Tout au long de l’année, notre syndicat et divers partenaires organiseront des débats, des échanges en présence d’auteurs, des militant-e-s autour de la sortie d’un livre, d’un documentaire etc. Le premier débat sera autour du dernier livre de Michèle Audin : « Eugène Varlin, ouvrier relieur 1839-1871 » (aux éditions Libertalia). L’écrivaine nous présentera cette grande figure de la Commune de (...)
Lire la suite, commenter l'article...

De Zidane au sous-commandant Marcos : un héroïsme de la fragilité ?
de : Philippe Corcuff
lundi 17 juillet 2006 - 03h58 - Signaler aux modérateurs
5 commentaires
JPEG - 7.2 ko

de Philippe Corcuff Maître de conférences de science politique à l’Institut d’études politiques de Lyon

Y a-t-il encore une place pour des héros en ce début de XXIème siècle ? Non répondraient des intellectuels « post-modernes » pour lesquels tout se dissoudrait inéluctablement aujourd’hui dans un magma informe, où aucune valeur ne pourrait surnager. Regrettant cette évolution, l’historien américain Christopher Lasch notait quant à lui, dans La culture du narcissisme (1ère éd. américaine : 1979 ; trad. franç., éditions Climats, 2000), un déplacement du "culte du héros" vers "la fascination narcissique pour la célébrité". Alors qu’on espérait jadis suivre les traces du héros vers les hauteurs du dépassement de soi, on chercherait dans les stars actuelles une compensation à sa situation de « perdant » ; d’où cette versatilité de "l’idéalisation narcissique", passant facilement de l’admiration à la haine via l’envie.

Ce déplacement historique apparaît en congruence avec la marchandisation et la spectacularisation de nos sociétés néocapitalistes. Et on peut en observer de nettes traces empiriques dans nos comportements ordinaires. La logique de la spectacularisation marchande apparaît particulièrement développée dans le sport professionnalisé contemporain, avec de nombreux dégâts collatéraux (dopage massif, tricherie organisée, malversations financières, etc.). Le football a été un des premiers touché, mais la plupart des autres sports, même ceux réputés au départ "amateurs", ont suivi.

Cela ne veut pas dire que le sport peut (y compris comme pratique professionnelle et comme spectacle) se réduise à une logique de profit, du côté des pratiques sportives, et à un appauvrissement narcissique, du côté des spectateurs, même si ce sont des dimensions importantes de la réalité observable. Nous devrions arrêter d’essayer de caractériser une époque ou un type de pratiques sociales par une tendance exclusive ou principale, et prendre en compte la variété des fils qui les tricotent ; même si c’est fils sont moins prégnants que celui de la marchandisation.

Dans cette perspective, un autre fil, davantage porteur d’avenir éthique et politique, semble se dessiner dans le fameux coup de boule de Zinédine Zidane lors de la finale du Mondial 2006 ; un fil qui déborde la logique de la spectacularisation marchande, même si cette dernière s’efforce, après coup, de la réabsorber. Si l’on suit Le petit Robert, le héros inspiré de la mythologie antique serait un « personnage légendaire auquel on prête un courage et des exploits remarquables ». Il se caractériserait notamment par « un courage extraordinaire » et/ou « sa force de caractère ». Notre situation historique introduirait la possibilité d’une autre figure, où l’héroïsme serait traversé par des fragilités : un héroïsme de la fragilité. Figure paradoxale, car la fragilité renverrait, si l’on se réfère encore au Robert, à « la facilité à être altéré, détérioré, détruit », à un « manque de solidité ». C’est une telle figure que pointe l’auteur américain de roman noir, Craig Holden : « je repense à ce qui fait les héros - les failles, les faiblesses contre lesquelles ils doivent lutter, les abîmes de rage, de doute et de honte qu’ils portent en eux et qu’ils doivent coûte que coûte combler » (Les quatre coins de la nuit, 1ère éd. américaine : 1999 ; trad. franç., éditions Rivages/Noir, 2000). Cette figure était déjà en germe dans le talon d’Achille...

Le coup de tête de Zidane constitue le grain de sable qui échappe à « la belle mécanique sportive » jadis encensée, évoque un bouillonnement d’affects débordant « la maîtrise de soi » tant vantée, introduit la faille du « mauvais geste » dans la statue de l’humain déifié. Il a certes des tonalités machistes (de bagarre entre mecs à propos de leur mère et de leur sœur), mais pas seulement. Il ne se résorbe pas dans les valeurs, constituées socialement comme « masculines », de la certitude et de la maîtrise, mais lorgne aussi du côté des valeurs, socialement constituées comme « féminines », de la faiblesse et du doute. D’ailleurs, dans le « je ne regrette pas » de Zidane, il n’y aurait pas seulement de la fierté « masculine », mais aussi une façon plus « féminine » de se coltiner ses ambivalences, participant de la redéfinition des genres dans nos sociétés et, partant, de notre « humanité ».

Les crampes de Thierry Henry comme les larmes de Lilian Thuram pourraient appuyer une interprétation convergente. La sortie du maestro du but pour cause de crampes avant la fin du match nous dit aussi que la faiblesse n’est pas nécessairement antinomique avec la tentative de dépassement de soi. Les larmes de celui qui a incarné l’impeccable solidité de la défense révèlent un désarroi plus « féminin », qui n’élimine pas la force du stoppeur, mais ne la constitue plus comme un bloc homogène. Il y aurait bien de l’héroïsme dans ces différentes manifestations de fragilité, car il y va encore d’un effort de dépassement de soi dans une action collective. Cette pente héroïque renoue peut-être même avec un certain esprit utopique : développer les potentialités créatrices de l’individualité de chacun dans une logique de solidarité collective, en sachant la tension inéliminable entre les attentes singulières des individus et les contraintes collectives.

Mais cet héroïsme, flirtant parfois avec la figure de l’anti-héros (dans le cas du coup de boule de Zidane), apparaît moins divin, plus laïcisé, plus humain, plus ordinaire, davantage à notre portée d’êtres contradictoires, voire ambigus. Un héroïsme qui garde des repères éthiques, comme une boussole pour s’orienter, mais qui n’obéit plus à des commandements moraux intangibles, car il connaît ses possibles défaillances comme la variété du choc des circonstances. Un héroïsme de la fragilité pourvu de transcendances relatives et de Lumières tamisées, à distance de l’héroïsme de l’absolu et de la pureté, d’une part, comme du relativisme des insignifiances « post-modernes », d’autre part.

Cet héroïsme de la fragilité vient alors se heurter à la façon dont, dans une forme larvée de cynisme, les professionnels de la politiques tendent aujourd’hui à surjouer dans le registre traditionnel de la force et de la certitude. Ce heurt, Lilian Thuram l’a sobrement exprimé face à Nicolas Sarkozy à propos des émeutes des banlieues, à la suite d’un entretien avec le ministre de l’intérieur : « Ce qui m’a marqué, c’est son assurance. L’assurance de quelqu’un qui ne doute pas. Voilà, cette absence de doutes. Moi, je pense que le doute est fondamental pour avancer. Il vous permet une réflexion sur vous-même, une remise en question qui, elle-même, vous permet d’avancer » (L’Équipe magazine, 25 février 2006, repris sur http://www.grioo.com/info6313.html). Mais ne pourrait-on pas dire des choses proches de l’autorité maternelle et militaire, assurée et rassurante, de Ségolène Royal ?

Pour trouver une inspiration comparable à celle de ces échappées footballistiques dans le champ politique, il faut s’éloigner géographiquement (vers le Mexique, dans la région du Chiapas) et politiquement (vers une gauche radicale). En politique, Marcos, avec son autodérision de « sous-commandant » et de « délégué zéro », nourrit aussi à sa manière la figure renouvelée d’un héroïsme de la fragilité. En se moquant de lui-même, Marcos rompt avec la dissymétrie classique où celui qui énonce la critique se met à l’abri de celle-ci. Il inscrit au cœur du langage politique la tension, tant refoulée, entre la nécessité du porte-parole pour faire exister les sans voix dans l’espace public et les risques de la confiscation de la parole par les politiques libérateurs. Pourtant la fonction de porte-parole, qui inclut la possibilité de la confiscation de la parole, constitue souvent un point aveugle des réflexions militantes, encore plus dans les situations de lutte armée, où le vocabulaire viriliste vient serrer les boulons face aux urgences et aux périls de l’action. Alors que le langage des armes porte le plus souvent à la sacralisation des chefs guérilleros, Marcos s’efforce, dans l’auto-ironie, de tracer un autre chemin travaillé par les fragilités humaines. Si la référence à Che Guevara demeure un moment important dans l’itinéraire de Marcos, le recours à l’humour tend à le détacher de la quête quasi-religieuse d’absolu et de pureté qui caractérisait encore le héros argentin.

De Zidane au sous-commandant Marcos, on a peut-être là, en pointillé, d’autres façons d’être des héros, comme autant de repères pour nos vies ordinaires. Malgré la tendance dominante à la spectacularisation marchande, et peut-être même contre elle...

* Philippe Corcuff a présenté un cours sur « Y a-t-il encore une place pour des héros dans ce monde ? Éclairages philosophiques et sociologiques sur les fragilités contemporaines » à l’Université Populaire de Lyon entre janvier et avril 2006 (écoutable en ligne sur : http://uplyon.free.fr/) ; il est aussi l’auteur de La société de verre - Pour une éthique de la fragilité (Armand Colin, 2002) et de « Sous-commandant Marcos, une fragilité radicale » (dans La planète altermondialiste, sous la direction de C. Bonfiglioli et de S. Budgen, Textuel, 2006).



Imprimer cet article


Commentaires de l'article
> De Zidane au sous-commandant Marcos : un héroïsme de la fragilité ?
17 juillet 2006 - 15h55

Belle analyse. Zidane est un héros à sa façon, ce n’est pas faux. Il a réagi radicalement à une provocation d’autant plus gratuite et facile qu’elle touchait directement au coeur. De même les résistants palestiniens, libanais, irakiens, afghans et autres sont des héros. Ils ne répondent pas aujourd’hui à la première provocation d’Israël ou des Etats Unis mais à des années d’oppression qui ont généré des milliers de victimes ; parmi lesquelles leurs femmes, mères, enfants, frères, soeurs, amis.Qu’ils soient morts, mutilés ou enfermés et torturés dans les prisons israëliennes ou dans des camps "secrets" américains en Europe de l’est ou ailleurs...
Je pense, pour finir, que le geste de Zidane , contrairement à ce que beaucoup en ont dit, est un bel exemple de bravoure et d’humanité pour les enfants de la terre entière.



> De Zidane au sous-commandant Marcos : un héroïsme de la fragilité ?
17 juillet 2006 - 16h56 - Posté par

Penses tu que les choses sont réelement aussi simple, ton propos et à mon avis uniquement partisan des "héros" préts a en venir aux mains ou aux armes pour laver des affronts verbaux ou faire il y en a toujours, honneur, vengeance et vendetta une belle trilogie pour faire couler le sang.
Parce qu’il est un génie du foot, parcequ’il est beau, surtout quand il sourit je continuerais a aimer Zidane, mais au travail ou au chomage il en faut de la patience et on ne luttera pas a coup de boule contre le capitalisme ce qui est aprés tout l’objet d’un forum communiste, non ?
Zidane n’est pas un héros, le hesbolah encore moins, tsahal non plus et des deux cotés il y a des populations civiles qui sont coincéés et c’est à pleurer surtout pour ceux qui ont des amis des deux cotès. Où étes vous, Fadi ,Bernard, David.
Salut, shalom, sallam aux hommes de bonne volonté.
Et vive Marcos !


> De Zidane au sous-commandant Marcos : un héroïsme de la fragilité ?
19 juillet 2006 - 10h54

Salut Philippe !
Excellent point final en former de "corner" sur cette coupe du monde et ce qu’elle nous a offert de meilleur :
le spectacle de "supermen" un peu en vrac ...
Georges



> De Zidane au sous-commandant Marcos : un héroïsme de la fragilité ?
19 juillet 2006 - 17h54

Philippe : éclairage très intéressant... dont je partage bien des remarques....

A quelques nouvelles

Pierre

Pierre Mouterde



> De Zidane au sous-commandant Marcos : un héroïsme de la fragilité ?
7 août 2006 - 00h30

J’ai la vive impression que, sous prétexte de refus des "métathéories", ou du "dogmatisme" (refus qui fut sans doute salutaire il y a un demi siècle mais qui trouve aujourd’hui une homologie ambigue avec "la fin des idéologies" appelée de ses voeux par le nouvel ordre ultralibéral), on en vient à ce qui était prévisible : l’analyse psychologisante dont on ne peut absolument rien faire.

Quand je dis qu’on ne peux rien en faire, c’est pour rester courtois. Car en réalité, il s’agit de savoir si ce type de commentaire prétendant s’affranchir des réflexions sur la "structure", condition de la survenue de telle ou telle action (un coup de boule ou autre chose), peut être vraie. La réponse est certainement non. Car comment peut-on éviter, dans notre exemple, de se poser sérieusement la question de la vérité "anthropologique" d’une telle action (telle que visée dans cet article) sans tenir compte de sa construction sociale par le biais, en l’occurence, du poids médiatique qui pèse sur les "acteurs" ? Comment ne pas voir que les larmes d’untel ou le coup de tête d’un autre, font partie de ce qui "attendu", dans ce système de vérité par l’image et les apparences ?

Je ne suis pas (enfin j’espère pas trop) macho, je n’est donc rien contre les "fils" et donc rien non plus contre le tricot cher à Philippe Corcuff. Mais pour ma part, je préfère chercher les fils qui constituent la logique des attentes provenant des différentes sphères (médias, logique sportive et son évolution, liens avec l’argent, etc.) et tricoter les mailles à travers lesquelles les actions peuvent s’exprimer.

Pascal






« VIVRE L’ANARCHIE » film documentaire de Michel Mathurin
vendredi 19 - 22h31
de : Nemo3637
Grande action de désobéissance civile en cours à Paris
vendredi 19 - 15h26
de : JO
1 commentaire
VIVE LA LIBERTÉ DE MIGRER !
vendredi 19 - 12h09
de : BERNARD DUPIN
NOTRE-DAME : OU VA LA GENEROSITE ?
vendredi 19 - 10h38
de : Nemo3637
2 commentaires
Un capitaine de police, mère de famille, s’est donné la mort avec son arme de service Récit d’un ancien flic (vidéo)
jeudi 18 - 14h48
de : nazairien
4 commentaires
Carré Blanc sur Fond Blanc
jeudi 18 - 10h39
de : Marc ARAKIOUZO
3 commentaires
Toulouse : « il y a une volonté politique d’interdire les manifestations »
jeudi 18 - 08h35
1 commentaire
Gilets Jaunes : motion de soutien de la FIJ aux journalistes français
jeudi 18 - 08h25
de : FIJ
Un caillou dans sa chaussure / C’est l’heure de l’mettre !
jeudi 18 - 07h53
de : Hdm
Manifestation potagère le samedi 18 Mai à Sainte-Pazanne contre les multiples projets de grandes surfaces dans le 44 !
jeudi 18 - 06h52
de : Collectif Terres Communes
Wauquiez sera sûrement d’accord pour un EPR en lieu et place de NDDP
mercredi 17 - 23h58
de : Quasimodo de NDDL à Quasimodo de NDDP via jyp
2 commentaires
Aucune fermeture selon Macron. « Un hôpital sans chirurgie, sans maternité ni urgence, ce n’est plus un hôpital », réagit Christophe Prudhomme
mercredi 17 - 17h31
Les bâtiments peuvent être reconstruits mais la nature ne peut pas se reconstuire aujourd’hui !
mercredi 17 - 11h54
de : Shepered Gaïa
1 commentaire
Rencontre débat sur les violences policières ici et là-bas
mercredi 17 - 11h48
CGT, France insoumise, « gilets jaunes »... Appel à l’union pour une « grande mobilisation » sociale le 27 avril
mercredi 17 - 08h26
SANS FEU, NI FLAMME ..
mercredi 17 - 08h13
de : Mickael Wamen
1 commentaire
Bordel, quelle hypocrisie !
mercredi 17 - 08h09
de : anti-k
4 commentaires
Sauvons la cathédrale du cœur. Pour un autre usage de Notre-Dame-de-Paris
mercredi 17 - 07h54
de : Un curé de campagne en visite à Paris
Divine surprise.
mardi 16 - 17h15
de : L’iena rabbioso
8 commentaires
Espagne : 44 ans après la mort de Franco, l’extrême droite s’apprête à entrer au parlement
mardi 16 - 16h37
de : Stéphane Ortega
1 commentaire
Justice : la cour administrative d’appel annule la privatisation de l’aéroport de Toulouse-Blagnac
mardi 16 - 14h13
de : Juliette Meurin
LES BLACK BLOCS - La liberté et l’égalité se manifestent
mardi 16 - 12h24
de : Ernest London
Olivier est tombé, son arche restera debout !
mardi 16 - 11h34
de : Le Cercle 49
Christelle Déchronique Les péages urbains (audio)
mardi 16 - 09h48
de : Ciné Christelle
Conférence débat, Michèle Audin présente Eugène Varlin, ouvrier-relieur, jeudi 18 avril à 18h30
mardi 16 - 09h28
de : Info’Com-CGT
1 commentaire
LE 26 MAI, METTONS LA RACLÉE À MACRON ! - Meeting Mélenchon, Aubry, Ruffin, Becker à Amiens (video)
mardi 16 - 08h40
Juan Branco, avant le "grand déballage" macron, dénonce une nouvelle fois nos "pseudos élites" (video)
lundi 15 - 17h41
de : nazairien
8 commentaires
Acte 22 Place de la République, police nationale et bagueux de Paris, complètement hors sol (vidéo)
lundi 15 - 14h19
de : nazairien
4 commentaires
Toulouse #Acte22 : La police tabasse 2 Journalistes et casse leurs caméras (video)
lundi 15 - 11h01
Jean-Luc Mélenchon. Privatisations : « VOTRE MODÈLE EST FINI » (video)
lundi 15 - 10h33
Le "meilleur des mondes" A vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes.
dimanche 14 - 13h30
de : nazairien
6 commentaires
Anti-impérialisme : cycle de conférences
dimanche 14 - 13h29
Marlène Schiappa, piégée par ses mensonges, quitte l’interview (vidéo)
samedi 13 - 15h29
de : nazairien
1 commentaire
Rassemblement pour la libération de Georges Abdallah mercredi 17 avril 2019, 18h00, métro Château-rouge (Paris 18ème)
samedi 13 - 13h22
GAFA de tous les pays, taxez-vous en Irlande !
samedi 13 - 08h52
de : Karine Darmanche
Saurel chante sa révolution à la Comédie Dalayrac
samedi 13 - 00h04
Mobilisation samedi 13 avril contre la loi « anticasseurs »
vendredi 12 - 16h30
de : jean 1
2 commentaires
Le calme avant la tempête
vendredi 12 - 13h56
de : jean 1
Dans la république des gredins...
vendredi 12 - 13h05
Privatisation d’ADP : Macron et les copains de la finance
vendredi 12 - 11h20
de : Hélène Grumal

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Tant que la couleur de la peau sera plus importante que celle des yeux, nous ne connaîtrons pas la paix. Haile Selassie, Empereur éthiopien
Facebook Twitter Google+
NON AU LICENCIEMENT DE GAEL QUIRANTE / STOP À LA REPRESSION (video)
Info Com-CGT

Souscription Le journal prescrit sans ordonnances ! Moins Une et plus si affinités
Solidarité, le sens d’une vie » de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia
« Liquidation » de Mourad Laffitte (video)
DAZIBAO
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite
Disparition de Marceline Lartigue, Communiqué de presse
dimanche 6 mai
de Micheline Lelièvre
C’est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition de Marceline Lartigue. Elle s’était faite discrète les temps derniers, mais je voudrais saluer la mémoire de celle que je connaissais depuis le début de sa carrière. Elle avait 16 ans, je crois, et dansait avec Fabrice Dugied la première fois que je l’ai vue. Puis nous nous sommes liées d’amitié. Marceline avait un caractère bien trempée, une intelligence très fine et un grand talent de chorégraphe. (...)
Lire la suite
Marceline Lartigue est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en pleine distribution de tracts
samedi 5 mai
de Jean-Marc Adolphe
Aujourd’hui, 1er mai 2018, Marceline Lartigue ne participe pas aux manifestations du 1er mai 2018. Cela ne lui ressemble pas. Mais elle, tellement vivante, ça ne lui ressemble pas non plus de mourir. Et pourtant, Marceline est partie en voyage, rejoindre Antonio Gramsci et quelques autres camarades de lutte (l’un de ses tout derniers billets sur Facebook rendait hommage à Gramsci, mort le 27 avril 1937). Marceline est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en (...)
Lire la suite
Tu est tombé devant moi pendant la diffusion des tractés pour la manif du 1ere et du 5 mai...
vendredi 4 mai
de Roberto Ferrario
2 commentaires
C’est une photo prise par Baker 5 minutes avant que tu tombe... Avec ton sourire magique, Marceline Lartigue Ma compagne, mon amour, mon amie, ma camarade tu me manque, tu est tombé devant moi pendant la diffusion des tractés pour la manif du 1ere et du 5 mai, avec tout mon courage et ma force je suis pas arrivé a empêcher la faucheuse de faire son salle boulot, tout le temps ensemble sur les barricadés contre les injustices de cet monde, aujourd’hui je part a manifester pour (...)
Lire la suite
13 Mars ! Déjà 8 ans que Jean Ferrat nous quittait emportant ses rêves inachevés d’un monde meilleur (video)
mercredi 14 mars
de Roberto Ferrario
Jean Ferrat, auteur-compositeur né le 30 décembre 1930 à Vaucresson (Seine et Oise) et mort le 13 mars 2010 à Aubenas (Ardèche) est intimement lié à la commune d’Ivry-sur-Seine, où il a vécu 40 ans. En octobre 1960, il s’installe avec sa compagne Christine dans un petit appartement du 129, rue de Paris (plus tard renommée avenue Maurice Thorez), qui servira de cadre à plusieurs reportages lui étant consacrés, dont cet extrait de l’émission "Au delà de l’écran" (...)
Lire la suite