Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

11 des 212
de : Gidéon Lévy
mardi 5 septembre 2006 - 15h39 - Signaler aux modérateurs
5 commentaires
JPEG - 19.8 ko

de Gidéon Lévy

L’épouse et sept des enfants du Dr Nabil Abou-Salmiya, professeur de mathématiques et militant du Hamas, ont été tués avec lui dans l’explosion de leur maison. Une grand-mère, Hayariah Al-Atar et son petit-fils ont été tués sur leur charrette tirée par un âne sur le chemin du verger de figuiers. "Pluies d’été" à Gaza. Témoignages des survivants.

Hôpital Shifa à Gaza, quatrième étage : deux frères, sauvés des flammes. Leurs parents et leurs sept frères et sœurs ont été tués dans leur sommeil. Seuls, les deux frères ont été sauvés de l’enfer. Deux missiles ont été lancés sur la maison par un avion, au milieu de la nuit. Awad, 19 ans, est grièvement blessé ; Mohamed, 20 ans, sorti indemne, assiste son frère alité. Leurs parents et tous leurs jeunes frères et sœurs, dont une fillette handicapée, ont été tués. Vous imaginez ?

Les signes du traumatisme et du deuil sont sensibles chez les deux frères orphelins. Le regard abaissé vers le sol, la parole faible, le visage pâle et sans vie, six semaines après la nuit sanglante. Sur le mur de la chambre d’hôpital, ils ont collé une photo de leur père où l’on voit celui-ci en compagnie du Premier ministre, Ismaïl Haniyeh, auquel il ressemblait extérieurement très fort. Le Dr Nabil Abou-Salmiya était professeur de mathématiques à l’Université islamique de Gaza et militant du Hamas. Mohamed Deif, un homme recherché, était venu en visite au milieu de la nuit dans la maison familiale. La force aérienne a lancé deux missiles sur la maison. Mohamed Deif a été blessé mais a survécu. Une famille a été presque entièrement anéantie. C’était le jour où a éclaté la guerre au Liban et nul n’a prêté attention à la mort semée dans le sud.

A Shifa, blessés et tués continuent d’affluer. Ambulance après ambulance, la semaine a déversé les victimes de l’activité de l’armée israélienne. Cette fois dans le quartier de Sajiyeh, et à leur suite arrivent les membres des familles, tout retournés. L’ambiance était dure et menaçante. Des dizaines de soldats armés du Hamas assurent la sécurité de l’endroit, en treillis bleu tacheté, Kalachnikov armées, sur les toits des alentours, dans la cour de l’hôpital et dans les couloirs. Des membres des familles sont étendus par terre, dans les chambres. Le seul hôpital de Gaza est plein à craquer.

Une lourde puanteur remonte des rues de la ville : les ordures n’ont pas été ramassées depuis bien des jours, suite à la grève des employés municipaux qui n’ont pas été payés depuis des mois, et l’odeur pénètre jusque dans les chambres des malades. Il n’y a d’électricité que quelques heures par jours, à cause du bombardement par la force aérienne de l’unique centrale électrique de la Bande de Gaza et la chaleur est pénible, elle aussi. L’ascenseur est à l’arrêt ou bien se traîne. Awad Abou-Salmiya est étendu, paralysé et les deux jambes bandées, dans un lit près de la fenêtre. Seul un petit vent venant de la mer apporte quelque soulagement.

Non loin de là, à Beit Lahya, Ahmed Al-Atar, un adolescent de 17 ans, est assis dans un fauteuil roulant. Son père supplie Israël et le monde pour que quelqu’un se préoccupe de jambes artificielles pour son fils. Mohamed a été blessé lorsque la force aérienne a fait sauter à l’aide d’un missile la charrette tirée par un âne, sur laquelle il se déplaçait avec sa mère et son neveu pour aller cueillir des figues dans le verger familial, près de la mer. La mère et son petit-fils ont été tués sur le coup ; Mohamed a perdu les deux jambes. Cela aussi s’est passé au cour de l’opération « Pluies d’été » dont nul ne voit la fin et à laquelle personne en Israël ne porte le moindre intérêt ni ne demande quel est son objectif.

L’armée israélienne tue et tue encore, neuf membres de la famille Abou-Salmiya, deux membres de la famille Al-Atar. 11 des 212, dont une cinquantaine d’enfants et d’adolescents, tués depuis l’enlèvement de Gilad Shalit, fin juin, jusqu’à la fin du mois d’août.

Un terrain vide, dans le quartier Cheikh Redouane. Il y avait là une maison de deux étages. C’est maintenant un terrain. Ici, contrairement aux autres maisons détruites, on a déjà évacué les décombres. L’arrière de la maison avait été complètement démoli et la partie avant penchait de côté. Deux missiles. Mohamed et Awad dormaient à l’avant, du côté de la rue, les autres membres de la famille à l’arrière, où ils ont été tués. La plupart d’entre eux dormaient. Peut-être le père était-il le seul éveillé, avec l’homme recherché, Mohamed Deif. Personne ne sait, personne ne le dira. Il était trois heures du matin. Le voisin, Ibrahim Samour, était encore allé le soir avec le Dr Abou-Salmiya prier à la mosquée puis ils avaient bavardé un peu devant la maison. Il était neuf heures quand ils se sont quittés. Personne n’a vu Deif, évidemment. Au petit matin, les voisins terrorisés ont été réveillés par une puissante explosion immédiatement suivie par une seconde. Ils disent que le choc les a fait tomber de leur lit. Les maisons, ici, sont proches les unes des autres.

Dans un bureau loué au rez-de-chaussée de la maison adjacente et qui fait office de tribunal populaire pour la résolution des litiges au niveau du quartier, photo de Abdel Aziz Rantisi au mur avec, dessous, un distributeur d’eau israélien de la compagnie Eden, Abdallah Samour, un étudiant de 18 ans, raconte ce qui s’est passé chez les voisins. Les enfants rassemblés dehors portent le polo du camp d’été du Hamas et l’un d’entre eux un T-shirt avec Yassin.

Abdallah était allé dormir à minuit pour se réveiller à trois heures au bruit d’un avion. Il habite au troisième étage. C’était la nuit du 12 juillet, quelques heures avant que n’éclate la guerre au Liban. La détonation a fait voler Abdallah hors de son lit, les fenêtres ont volé en éclats et les portes sont sorties de leurs gonds. La maison a été envahie par la fumée de l’incendie de la maison des voisins. Les parents criaient aux enfants de fuir la maison. Dehors, Abdallah a vu la maison détruite et fumante de la famille voisine. Il les connaissait très bien. Le Dr Nabil et son épouse Salwa et tous les enfants des voisins avec lesquels il a grandi : Nasser, 6 ans, Aya, 7 ans, Ouda, 8 ans, Iman, 11 ans, Yihieh, 13 ans et Basma, 15 ans.

Il y avait aussi Soumiya, une fille de 12 ans handicapée, qu’une voiture spéciale venait chercher chaque jour pour l’amener à l’école spéciale qu’elle fréquentait. Elle aussi a été tuée. Abdallah avait encore rencontré Awad et Mohamed dans l’après-midi et ce sont justement les seuls rescapés. Cette nuit-là, Abdallah a dégagé les corps avec son père. Ils ont trouvé Awad, le corps roulé dans un tapis. Mohamed Deif ? « Je ne le connais pas du tout », dit-il. Dans les journaux, en Israël, on a pu lire que Deif avait été dégagé, blessé, des décombres et qu’il avait été emmené à l’hôpital Shifa. Selon les comptes-rendus, le véhicule de secours aurait lui aussi été touché par un missile tiré d’un avion.

L’oncle d’Abdallah, Ibrahim Samour, dit lui aussi n’avoir jamais vu Mohamed Deif et ne pas même savoir à quoi il ressemble. Il habite au deuxième étage. Mouataz, son fils de trois ans, a été légèrement blessé par des éclats, de même que son épouse. Il s’est empressé de les emmener à Shifa, pendant que la maison des voisins brûlait. Depuis lors, tous les enfants dorment dans la chambre des parents. Mouataz pleure dès qu’il entend un avion. « C’était un homme bien », dit-il de son voisin, le Dr Abou-Salmiya. « Il militait au Hamas mais pas dans la branche armée. C’était un professeur qui aidait ses voisins pauvres ». Il dit que lors de leur dernière conversation, en revenant de la mosquée, ils n’ont pas parlé de politique. Et Abou-Salmiya n’avait évidemment fait mention d’aucune rencontre devant avoir lieu pendant la nuit.

Le porte-parole de l’armée israélienne : « Lors d’une opération conjointe de la force aérienne et de la Sécurité générale [Shabak], une attaque a été menée le 12 juillet à l’aube contre une maison du nord de la Bande de Gaza. La maison servait de refuge à des militants importants de la branche armée du Hamas qui concevaient et lançaient des actions terroristes et des tirs de roquettes Qassam. Au moment où la maison a été touchée, ceux qui étaient présents s’occupaient de la poursuite de l’action militaire du Hamas. Parmi eux, il y avait aussi Mohamed Deif qui a été blessé sans qu’on sache le degré de gravité de ses blessures. »

On donne maintenant à cette rue sablonneuse le nom de Nabil Abou-Salmiya qui y a été tué. Avant que nous ne le quittions pour aller à l’hôpital afin de rencontrer les deux frères, Ibrahim Samour mentionne un autre nom : Nissim Mizrahi. Nissim Mizrahi de « Rosh Indiani » a fait faillite, laissant à l’atelier de couture d’Ibrahim, aux dires de celui-ci, une dette de 130 000 shekels [ 23 000 €]. L’atelier est maintenant fermé.

Ahmed Al-Atar est assis dans un fauteuil roulant, ses moignons de jambes encore pansés. La douleur le tourmente et il presse ses moignons pour la soulager. Le 24 juillet, Ahmed se rendait, comme chaque jour, avec sa mère et son neveu, au verger familial de figuiers, près de la mer, pour y cueillir des figues. C’était dans l’après-midi, aux alentours de trois heures, et ils avançaient lentement sur la charrette tirée par un âne. « Tout à coup, nous avons attrapé un missile », dit-il. « Après ça, je n’ai plus rien vu. Je me suis réveillé dans un hôpital et c’est alors qu’on m’a dit que maman et Nadi avaient été tués et que mes jambes avaient été coupées. »

Après trois jours passés à l’hôpital Shifa, il a été transféré à l’hôpital Ichilov de Tel Aviv mais là non plus, ils n’ont pas réussi à sauver ses jambes et elles ont été amputées entièrement. Il a aussi été brûlé à d’autres endroits du corps et à la tête, et les zones brûlées sont encore couvertes de pansements. Ahmed Al-Atar est un étudiant de 12e qui a épousé une jeune fille de 16 ans, Zeina, deux mois avant la tragédie. Sa mère, Hayariah, était âgée de 58 ans et son neveu Nadi, petit-fils de sa mère, avait 12 ans. Ahmed a appris que Nadi avait volé à des dizaines de mètres de la charrette et que le corps de Hayariah avait été déchiqueté, des suites du coup direct et précis à l’attelage.

Le porte-parole de l’armée israélienne : « Le matin du 24 juillet, deux tirs de roquettes Qassam ont été repérés comme provenant des abords de l’école d’agriculture de Beit Hanoun. Les deux roquettes ont été tirées en direction de Sderot et l’une d’elles est tombée à proximité d’une école de la ville. Plus tard dans la même journée, les forces de l’armée israélienne ont repéré deux terroristes qui arrivaient sur place et qui chargeaient les lanceurs de roquettes sur une charrette tirée par un âne. L’armée israélienne a exécuté un tir de précision vers le point où se trouvaient les terroristes et la charrette avec les lanceurs, et s’est assurée d’avoir bien atteint sa cible. Au moment du tir, ni femme adulte ni petit-fils n’ont été repéré sur la charrette. S’ils y étaient néanmoins, ce sont les organisations terroristes qui n’ont pas épargné leurs vies et qui se sont occupés d’opérations terroristes visant des civils d’Israël sous le couvert de personnes non impliquées, en les employant comme bouclier humain. »

Hayariah laisse derrière elle neuf enfants et une cinquantaine de petits-enfants. Elle était marchande sur le marché de Jebalya où elle vendait des produits de la ferme, figues, raisins, fraises et du fromage qu’elle faisait elle-même. Au mur est fixée une photo du cousin Mohamed, 23 ans, qui a été tué par la balle d’un soldat alors qu’il était à la fenêtre de sa maison, trois semaines exactement avant la tuerie de la grand-mère et du petit-fils. Sur la photo commémorative qui est accrochée dans la rue, ont voit le visage de Nadi avec, derrière lui, le chef assassiné du Front Populaire, Abou Ali Moustapha. Pourquoi le Front Populaire ? « Parce qu’ils ont procuré la nourriture pour la famille pendant les quatre jours de deuil », explique le père. Le dessin d’une rose rouge remplace la photo de Hayariah sur l’affiche. Ici, on ne donne pas à voir de photos de femmes, même après leur mort. On ne nous montrera pas non plus une photo de la fête du mariage d’Ahmed, pour que nous ne voyions pas sa jeune épouse.

Le père, qui s’appelle lui aussi Nadi, a appris la tragédie par la radio, alors qu’il était en ville. Ce matin, il est pour la première fois retourné pêcher avec son filet mais, de cinq heures du matin jusqu’à maintenant, il n’a pas pris le moindre poisson. Quelqu’un apporte une photo de la scène de la tragédie : un âne étendu mort sur le sable, en couverture du rapport hebdomadaire du Centre palestinien pour les Droits de l’Homme à Gaza, le rapport numéro 29 de l’année 2006. A l’arrière-plan de la photo, on voit une ambulance dans laquelle est étendu, apparemment, Ahmed, blessé, à moins que ce ne soit sa mère et son neveu, tués. Le cadavre de l’âne traîne dans le sable, au pied de la charrette. Dans le mille.

Haaretz, 31 août 2006 - http://www.haaretz.co.il/hasite/pag...

Version anglaise : Deadly diaries

Traduction de l’hébreu : Michel Ghys

http://www.protection-palestine.org...



Imprimer cet article


Commentaires de l'article
> 11 des 212
5 septembre 2006 - 17h16

Nos dirigeants politiques occidentaux vont baisser leurs frocs jusqu’où, pour laisser faire de telles horreurs ? Qu’ils sachent que la majorité des citoyens n’approuvent pas ce laxisme à l’égard d’Israël. Plus ça va, et plus nous sommes nombreux à nous rallier à l’idée que l’état d’Israël ne peut pas exister tel quel, c’est-à-dire un état voyou. S’il avait choisi la voie pacifique depuis 1948 il en aurait été autrement.



> 11 des 212
5 septembre 2006 - 21h32

Froid dans le dos, voilà ce que j’ai ressenti à la leture de cet article.
J’ai honte de nos veules gouvernant ainsi que de cette mascarade qu’est L’onu.
quand on à vu cette dernière condamner pyong yang pour des ESSAIS ( P... DE M...) et que lorsque l’entité sioniste criminellement organisé et soutenu, tue allegrement sans relache ni pitié
tout ce petit monde est muet.
Je hais cette époque, honte de faire parti d’un monde injuste sans repère ethique et de voir cette vulgaire manipulation mentale pourrir les hommes juste.

la réalité dépasse la fiction...



> 11 des 212
5 septembre 2006 - 23h30

salut,pour ma part j’invoque dieu de faire vengeance sur les médias du journal le monde, libération et le figaro et les politiques français complices de ces crimes,ils vont rapidement gouter aux conséquence de leur actes



> 11 des 212
7 septembre 2006 - 23h28

Gydéon Levy que je ne connais pas semble être le nom d’un juif qui donne l’espoir qu’il y’a encore sur ce monde des types tout simplement bien . Merci monsieur Gydéon Levy pour ce que vous êtes et pour ce que vous faites.

Un Algérien rassuré.



> 11 des 212
8 septembre 2006 - 08h24 - Posté par

Gidéon Levy est un journaliste honnête, juif, ayant pris conscience assez tard de la misère des palestiniens, il avait un peu plus de 20 ans, mais depuis il s’est bien "rattrapé", car oui il y en a en Israël des journalistes honnêtes : Amira Hass et lui sont les chefs de file de cette espèce en voie de disparition en Isrël.Pour répondre à "l’agérien rassuré" il peut s’il veut chercher dans Haarezt ses articles, mais aussi sur le site ISM,(mouvement de soldarité international) pour ma part depuis plusieurs années je "traque" ses écrits, et je suis reconfortée lorsque je le lis, il vit à Tel Aviv, il est courageux et je le réécrit Honnête.

Ce n’est guére facile pour lui d’écrire contre "son camp" mais il a ce courage ! et je l’ai remercié récemment par voie e-mail, (il m’a répondu) d’être ce courageux citoyen journaliste comme nous aimerions en avoir ici en France.

SAMY





Conférence de presse de Manon Aubry et Jean-Luc Mélenchon (video)
mardi 21 - 13h01
CATASTROPHISME, ADMINISTRATION DU DÉSASTRE ET SOUMISSION DURABLE
mardi 21 - 08h50
de : Ernest London
CGT : un congrès pour rien ?
lundi 20 - 18h15
VENEZUELA ! Tentatives de génocide des Etats-Unis ?
lundi 20 - 17h36
de : JO
Manifestation du 18 mai à #SAINTNAZAIRE #ACTE27 Résumé de la journée #GILETSJAUNES (vidéo)
lundi 20 - 16h37
de : nazairien
FAIT DU JOUR Les gilets jaunes passent à l’action contre la répression et les violences policières
lundi 20 - 14h28
de : jean 1
GILETS JAUNES à REIMS : Les brutes macronistes dans leurs oeuvres ? (video)
dimanche 19 - 09h25
de : JO
La stratégie horizontale.
samedi 18 - 16h38
de : L’iena rabbioso
2 commentaires
Jean-Claude Kaufmann, sociologue. Les gilets jaunes ne sont que le début d’autres surprises à venir (vidéo)
samedi 18 - 14h32
de : nazairien
2 commentaires
LUNDI MATIN PAPIER #4 - Gilets jaunes : un assaut contre la société
samedi 18 - 14h04
de : Ernest London
Gilets jaunes : la révolte inattendue, la révolte des "Gueux".NOUS SAVONS QU’IL EXISTE UN PEUPLE EN FRANCE (vidéo)
vendredi 17 - 21h58
de : nazairien
1 commentaire
52éme congrès confédéral CGT La structure CGT-Police n’a pas le droit à l’expression !
vendredi 17 - 12h12
de : CGT-Police
2 commentaires
52E CONGRÈS DE LA CGT : LE DOYEN DES SYNDICATS EMPÊCHÉ D’INTERVENIR !
vendredi 17 - 09h01
de : Info’Com-CGT
GOODYEAR : LA SEULE LUTTE QUE L’ON EST SUR DE PERDRE EST CELLE QUE L’ON LE MÈNE JAMAIS . (video)
vendredi 17 - 08h58
de : Mickael Wamen
Comment (et pourquoi) le Rassemblement national a "retourné" un élu de la France Insoumise
vendredi 17 - 08h52
de : Maxence Lambrecq et Olivier Bénis
3 commentaires
Gilets jaunes à Toulouse : accusée pour avoir bousculé des policiers avec son fauteuil roulant (video)
vendredi 17 - 08h37
Violences policières : les images décryptées (video)
vendredi 17 - 08h20
de : Arthur Carpentier
26 actes et toujours pas de Molière (video)
jeudi 16 - 23h04
de : Gilets jaunes intermittents chômeurs précaires
Monsanto, avance masqué,"Envoyé Spécial : Monsanto aurait recruté des agriculteurs à leur insu pour vanter le glyphosate
jeudi 16 - 22h46
de : nazairien
1 commentaire
Horreur et justice
jeudi 16 - 19h51
de : jean 1
Portraits Macron décrochés : Ne frise-t-on pas des emprisonnements politiques ?
jeudi 16 - 17h44
de : J0
2 commentaires
L’art de la compromission
jeudi 16 - 14h49
de : Jean-Marie Défossé
On avance, en Angleterre les gilets jaunes sont vus comme des héros. Ça fonctionne ! Ensemble !!! (vidéo)
jeudi 16 - 14h49
de : nazairien
3 commentaires
Mobilisation contre les lois Blanquer : la grève reconductible, c’est pas automatique
jeudi 16 - 12h20
Intervention sur RTL du camarade Mickael Wamen au sujet du jugement prud’hommes pour les 823 ex Goodyear (video)
jeudi 16 - 11h59
de : Mickael Wamen
Don quichotte dort à l’Elysée
mercredi 15 - 22h00
de : Irae
VGE ne meurt jamais.
mercredi 15 - 19h55
de : L’iena rabbioso
1 commentaire
La Ditature en marche : GILETS JAUNES : EN GARDE À VUE POUR UNE PANCARTE (vidéo)
mercredi 15 - 07h09
de : nazairien
2 commentaires
Gilets Jaune "nous accusons" ; 10000 citoyens accusent le gouvernement (video)
mardi 14 - 23h00
de : le media
4 commentaires
Vaccynisme et réalité
mardi 14 - 22h53
de : Annee Gourvès pour AIMSIB
3 commentaires
Plus de 100 artistes français dénoncent l’Eurovision 2019 en Israël et en appellent à France Télévisions
mardi 14 - 17h32
de : JO
Suppression de postes d’enseignants spécialisés dans l’Hérault
mardi 14 - 17h06
de : AREN34
Tourisme de riches
mardi 14 - 13h20
de : Irae
1 commentaire
LE BOURREAU DES GOODYEAR ACCEUIL LA CGT ... !!!
mardi 14 - 08h39
de : Mickael Wamen
3 commentaires
Il ne faut pas s’arrêter en si bon chemin
lundi 13 - 16h46
de : jean 1
1 commentaire
I.B. Ou la Bourgeoise Ridicule.
lundi 13 - 16h44
de : L’iena rabbioso
Syndicalisme et féminisme : aller ensemble vers l’égalité.
lundi 13 - 09h18
de : Christian DELARUE
2 commentaires
Italie : 12 mai 1977, l’assassinat de Giorgiana Masi (videos)
lundi 13 - 08h28
de : Roberto Ferrario
1 commentaire
Congrès de la CGT : pourquoi les débats s’annoncent vifs sur les questions internationales
lundi 13 - 08h16
de : Stéphane Ortega
3 commentaires
Menacée par les autorités, la juriste, Georgia Pouliquen, nous parle d’Angleterre, exfiltrée par des amis anglais (videos)
dimanche 12 - 17h56
de : nazairien

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

En surface, vous ne voyez peut-être encore rien, mais clandestinement, c'est déjà en feu. Y.B. Mangunwijaya, écrivain indonésien
Facebook Twitter Google+
NON AU LICENCIEMENT DE GAEL QUIRANTE / STOP À LA REPRESSION (video)
Info Com-CGT

Souscription Le journal prescrit sans ordonnances ! Moins Une et plus si affinités
Solidarité, le sens d’une vie » de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia
« Liquidation » de Mourad Laffitte (video)
DAZIBAO
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite
Disparition de Marceline Lartigue, Communiqué de presse
dimanche 6 mai
de Micheline Lelièvre
C’est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition de Marceline Lartigue. Elle s’était faite discrète les temps derniers, mais je voudrais saluer la mémoire de celle que je connaissais depuis le début de sa carrière. Elle avait 16 ans, je crois, et dansait avec Fabrice Dugied la première fois que je l’ai vue. Puis nous nous sommes liées d’amitié. Marceline avait un caractère bien trempée, une intelligence très fine et un grand talent de chorégraphe. (...)
Lire la suite
Marceline Lartigue est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en pleine distribution de tracts
samedi 5 mai
de Jean-Marc Adolphe
Aujourd’hui, 1er mai 2018, Marceline Lartigue ne participe pas aux manifestations du 1er mai 2018. Cela ne lui ressemble pas. Mais elle, tellement vivante, ça ne lui ressemble pas non plus de mourir. Et pourtant, Marceline est partie en voyage, rejoindre Antonio Gramsci et quelques autres camarades de lutte (l’un de ses tout derniers billets sur Facebook rendait hommage à Gramsci, mort le 27 avril 1937). Marceline est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en (...)
Lire la suite
Tu est tombé devant moi pendant la diffusion des tractés pour la manif du 1ere et du 5 mai...
vendredi 4 mai
de Roberto Ferrario
2 commentaires
C’est une photo prise par Baker 5 minutes avant que tu tombe... Avec ton sourire magique, Marceline Lartigue Ma compagne, mon amour, mon amie, ma camarade tu me manque, tu est tombé devant moi pendant la diffusion des tractés pour la manif du 1ere et du 5 mai, avec tout mon courage et ma force je suis pas arrivé a empêcher la faucheuse de faire son salle boulot, tout le temps ensemble sur les barricadés contre les injustices de cet monde, aujourd’hui je part a manifester pour (...)
Lire la suite
13 Mars ! Déjà 8 ans que Jean Ferrat nous quittait emportant ses rêves inachevés d’un monde meilleur (video)
mercredi 14 mars
de Roberto Ferrario
Jean Ferrat, auteur-compositeur né le 30 décembre 1930 à Vaucresson (Seine et Oise) et mort le 13 mars 2010 à Aubenas (Ardèche) est intimement lié à la commune d’Ivry-sur-Seine, où il a vécu 40 ans. En octobre 1960, il s’installe avec sa compagne Christine dans un petit appartement du 129, rue de Paris (plus tard renommée avenue Maurice Thorez), qui servira de cadre à plusieurs reportages lui étant consacrés, dont cet extrait de l’émission "Au delà de l’écran" (...)
Lire la suite