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Le bon sens en action
de : Matt Lechien
lundi 1er octobre 2007 - 12h27 - Signaler aux modérateurs
4 commentaires

Concernant l’environnement, il paraîtrait que la situation est grave. Pour tenter d’y remédier, on pourra toujours organiser autant de grands raouts écologiques que l’on veut, rien ne sera réglé tant que la finance ne sera pas mise au pas. Se donner bonne conscience en criant stoïquement aux loups dans l’espoir de noyer le poisson est le genre d’attitude irresponsable que je laisse volontiers aux ronds de cuir réactionnaires qui empêchent toute véritable réflexion.

En réalité, nous avons affaire à un problème de fond. Maintenant que les dégâts sont avérés, rien ne sert de les ressasser en boucle. Il vaut mieux faire travailler un peu ses méninges pour trouver un remède.

Pour employer une métaphore médicale, je dirais qu’actuellement on cherche à circonscrire la maladie qui ronge le monde en s’attaquant aux symptômes plutôt qu’à la cause. Cette méthode typiquement occidentale ne fait que prolonger l’agonie. Comme de coutume, chez Réaliste il n’est pas de mise de critiquer stérilement, ni de verser dans l’extrémisme opposé qui est tout aussi redoutable que le libéralisme. Il n’est pas non plus au programme de se laisser embobiner par le premier grenelle venu. Aujourd’hui, plus que jamais, j’ai envie de partager ma vision de l’éco-gestion distributive.

C’est un concept simple, qui respecte à la fois la planète et tous ses habitants. Il ne s’agit aucunement de politique partisane, il est tout simplement question de bon sens. Et très franchement, il y a de quoi avouer que c’est une valeur qui fait gravement défaut dans notre époque qui marche sur la tête. C’est pour toutes ces raisons que je vous invite à prendre quelques minutes de votre précieux temps de loisir pour lire et éventuellement réagir sur ce texte placé sous copyleft.

La vie ou la bourse ?

A l’heure actuelle, l’économique a pris le pas sur le politique. Je ne vais pas vous endormir plus longtemps à décrire le problème, nous le connaissons tous. A moins de vivre cloîtré dans une bulle de bonheur artificiel, il n’y a vraiment pas de quoi trouver le système reluisant. Inégalités, injustices, violences, pillages et destructions sont le lot quotidien des citoyens de ce monde. On nous avait promis l’an 2000, nous voici retournés à l’époque féodale. Les "grands" de ce monde auraient-ils inventés une machine à remonter le temps sans rien nous dire ? D’une certaine façon, ce n’est pas impossible... Alors serrez bien vos ceintures, car l’âge des cavernes c’est la prochaine étape. Mais n’ayez crainte, il n’y a pas de fatalité car il existe toujours un grain de sable pour bloquer les rouages. La cause, toujours !

Tout ce que nous possédons aujourd’hui, nous le devons aux générations précédentes. C’est d’autant plus vrai pour tout ce qui touche à la connaissance. C’est pourquoi il est impératif de partager. Depuis l’ère industrielle, nous sommes entraînés dans une productivité sans cesse accrue. Cela est dû notamment aux progrès de la mécanisation et de la robotique. La durée et la pénibilité du travail se réduisent sans cesse, quoi que l’on en dise si on se place au niveau global. Là où le bât blesse gravement, c’est que ce qui devrait être une forme de progrès à la base est distribué de façon complètement inégalitaire.

Ce qui le transforme de fait en totale régression. Il est tout aussi utopique d’aller demander à une multinationale de renoncer à ses profits que de demander à un enfant d’arrêter les bonbons. C’est bien connu, les milliardaires s’accrochent tous à leur fortune tels des berniques sur leur rocher et tout ce qui la fait grossir encore plus est bon à prendre. Il faut bien le dire, à part celle du sang et de la sueur, l’argent n’a pas d’odeur. Schématiquement, voilà pour la seule et unique cause du problème. A partir de là, vous pouvez ranger votre petit livre rouge, il n’est pas question de faire une resucée de la lutte des classes, ni de couper des têtes. Il s’agit simplement de faire évoluer les règles du jeu afin que chacune et chacun puisse vivre en harmonie aussi bien avec ses semblables qu’avec son environnement.

Comment ça marche ?

Il ne fait pas l’ombre d’un doute que l’on aura toujours besoin de nombreux corps de métier qui sont indispensables au bon fonctionnement de la société. Médecin, chercheur, pompier, agriculteur bio... sont autant de professions qui participent à la qualité de vie collective. A partir de là, maintenant qu’il est entendu qu’il y a une charge de travail à fournir pour le bien être de la communauté, ce n’est que justice que de la répartir équitablement. S’il y en a qui veulent travailler plus, ça ne sera pas pour gagner plus, mais par simple plaisir. Maintenant, quel que soit le continent, il faut bien que tout le monde puisse vivre convenablement. C’est là où ça devient intéressant, c’est le moment de chausser vos lunettes, si jamais vous en portez. Tous les services publics, tels que la santé ou l’éducation deviennent 100% gratuits pour toute la population sans exception. Il est tout à fait scandaleux que quelqu’un ne puisse pas se soigner convenablement par manque de moyens.

De même qu’il est inadmissible que l’accès à la culture et à la connaissance soit aux mains de la finance. C’est une mesure simple, très facile à appliquer. Ensuite on passe par un premier organisme indépendant chargé de répartir les tâches communes, puis par un second chargé d’estimer les ressources globales de la planète. On équipe tout le monde de carte à puce éco-gestionnaires que l’on crédite chaque mois. Les prix sont fixés au jour le jour en fonction de la disponibilité des produits et de leur empreinte écologique. Avouez que c’est quand même bien plus logique que de se laisser gouverner par d’obscurs algorithmes boursiers.

Là où le concept prend toute son ampleur, c’est qu’une fois qu’un achat de bien ou de service est effectué, le montant correspondant est aussitôt annulé. Il n’y a donc plus de circulation de monnaie, ce qui fait de grosses économies de papier et de métal. Il coule de source que tout ce qui touche de près ou de loin au crédit et aux intérêts est purement et simplement inexistant. Le but étant d’éviter toute forme de spéculation et d’enrichissement éhonté. L’organisme financier perd sa vocation de marchand pour devenir un véritable service public. Le résultat final de l’opération est fort simple : au lieu de perdre sa vie à essayer de la gagner, tout le monde progresse dignement en toute sérénité.

Pour celles et ceux qui ont du mal à comprendre, je vais prendre un exemple concret. Imaginez un peu le cas d’un plombier polonais. Pourquoi "plombier" et "polonais" ? Tout simplement parce qu’un plombier c’est bien utile et que les polonais font peur aux esprits étriqués lorsqu’ils exercent cette profession. Cette piètre boutade me vaudra peut-être un jour de séjourner soit dans un goulag soit dans une prison Bouygues si la société continue de se radicaliser. Après cette petite touche d’humour qui n’aura pas manqué de vous arracher une mimique simiesque, revenons à notre brillant exemple. Notre brave plombier exerce en circuit court, il n’aura donc pas besoin de venir de Varsovie pour déboucher vos toilettes sèches car il est installé dans votre quartier. Il doit rendre service à la collectivité 15 heures par semaine, ce qui lui vaut de se faire créditer sa carte de 2500 éco-points par mois qu’il peut dépenser comme bon lui semble en fonction de l’offre réelle du marché.

Si jamais il y a moins de travail tant mieux, ça ne change rien pour lui. Il aura plus de temps pour s’adonner à ses loisirs. En revanche, s’il y en a plus et que c’est récurrent, il faudra qu’il fasse appel à un électricien chinois qui n’a pas son quotas d’heures. Étant donné qu’ils n’habitent pas très loin l’un de l’autre, ce sera un jeu d’enfant que de lui apprendre à installer des chauffages solaires chez ses voisins français métissés de souche dûment répertoriés par l’ancien ministère de l’identité national désormais recyclé en musé de la honte.

Et c’est pareil pour tout le monde. Pouvez-vous m’expliquer pourquoi un médecin devrait-il manger plus et mieux qu’un plombier, fusse-t-il polonais ? Pourquoi un député devrait-il être mieux logé qu’un électricien, fusse-t-il mandarin ? Pourquoi un sportif qui galope derrière la baballe et une bimbo médiatisée qui rassemblent péniblement à eux deux le QI d’un lombric devraient toucher plus que ce qu’un chercheur ne gagnera jamais en une seule vie ? Personnellement, je ne trouve pas de réponse cohérente à ces épineuses questions. Quoi qu’il en soit, au fur et à mesure que les éco-points seront dépensés ils seront effacés de la carte.

Et à la fin du mois, on remet les compteurs à zéro pour toujours coller au plus près de l’offre et de la demande réelle. Ce qui au final permet d’obtenir de façon égalitaire une très bonne gestion des ressources planétaires, puisque les prix sont bien sûr fixés d’une manière complètement cohérente. De plus, l’introduction de l’équité dans les échanges permettra à court terme de grandement diminuer les ressentiments de frustration, de jalousie et de sensation d’inutilité. La perfection n’étant pas de ce monde, il n’est pas question de fantasmer sur un quelconque paradis. Le but est simplement d’arriver à vivre ensemble en toute intelligence. Ce qui est déjà un bon point de départ pour cheminer vers une véritable évolution durable.

Faire progresser le système

Pour que ce concept puisse évoluer à son paroxysme, il ne faut pas avoir peur de dégraisser le mammouth. Pour ce faire, l’autonomie à un rôle primordial à jouer. Car, plus on en possède moins on a recours aux autres qui ont autre chose de mieux à faire que de nous assister moyennant finance. Le système éducatif universel d’excellente qualité qui est mis en place permet de faire augmenter le nombre de chercheurs de façon exponentielle. Ce qui débouche inéluctablement sur plus de nouveaux procédés pour soulager les tâches communes.

Bien sûr, cela favorise aussi les progrès médicaux et l’avancée de la science en général. Parallèlement à cela, une norme draconienne exige que toutes les manufactures produisent des produits très solides, 100% réparables et 100% recyclables. Ce qui permet de bien gérer les ressources et de recourir à moins de main d’oeuvre. Avec ces trois axes de développement, l’humanité est enfin sur la voie du progrès. A condition toutefois d’avoir la sagesse de recourir à un véritable système démocratique.

L’utopie ?

Dire que l’éco-gestion distributive est utopique, pourquoi pas ? Mais à ce moment là, elle l’est tout autant que peut-l’être la fin du capitalisme sauvage. Il faut bien regarder les choses en face. Le système actuel est voué à l’échec, alors autant songer au plus tôt à comment le remplacer. La nostalgie des trente glorieuses est en train de s’estomper. Tout le monde commence à se rendre compte que nous ne reviendrons jamais à cette époque chimérique où l’ensemble de la population occidentale était sensée être heureuse et épanouie grâce à la société de consommation et au plein emploi dans les usines. Depuis, la robotique et la main d’oeuvre bon marché de ce que l’on appelle pudiquement les pays du sud prennent de plus en plus le relais du bon français avec son béret et sa baguette sous le bras. Ce qui aggrave d’autant plus l’amenuisement des ressources du fait du gain de production irraisonnée et du transport. L’illogisme complet du toujours plus conduit forcément très rapidement au plus rien du tout.

C’est pourquoi il est plus que temps de redresser la barre pour aboutir à un mode de consommation basée sur le durable et le renouvelable. Celles et ceux qui pensent que ce concept est calqué sur la décroissance se trompent lourdement dans la mesure où il est question par la même occasion d’augmenter la qualité de vie. Ce n’est pas de la politique non plus, dans la mesure où la notion de gauche et de droite n’ont rien à y faire. Il faut aussi se méfier des fausses alternatives. Pour avoir jouer le jeu à fond pendant plus de trois ans, je suis bien placé pour affirmer que le prix libre, malgré d’indéniables qualités, est une aberration. Au bout du compte, celle ou celui qui propose finit toujours par se faire avoir. En réalité, c’est un jeu de dupe qui ne fait qu’accentuer les inégalités. Qu’on le veuille ou non, les choses ont un prix et c’est la nature qui le fixe.

C’est en l’estimant au plus juste en fonction de plusieurs critères logiques que l’on arrive à une véritable gestion respectueuse des personnes et de l’environnement. Si jamais chez Réaliste nous avions eu l’idée tordue de distribuer nos éoliennes à prix libre, on aurait même pas eu le temps de démarrer que l’aventure se serait déjà arrêtée. De même que si nous faisions appel au bénévolat plutôt que de rétribuer comme il se doit les artisans qui nous épaulent, cela ferait bien du monde dans la galère et presque pas de moyens pour avancer. C’est toujours dans l’action que la philosophie s’exprime le mieux. Car c’est par l’expérience vécue que l’on peut faire le tri entre ce qui est utopique et ce qui peut être appliqué. La tendance actuelle est lourde, il y a beaucoup de monde pour disserter sur tout et rien. Beaucoup de monde aussi pour prendre de bonnes résolutions. Mais dès qu’il est question d’agir il n’y a presque plus personne à l’appel. Voilà la réalité, la critique est facile et l’art est difficile.

Il est certes évident que vous n’entendrez jamais parler d’éco-gestion distributive dans les médias marchands, car c’est aux antipodes du message qu’ils sont grassement payés pour passer en boucle : Tais-toi et consomme. Le quidam n’a donc que très peu de chances que cette alternative ne vienne lui taquiner les neurones. C’est un fait, mais ce n’est pas une raison pour baisser les bras. Chaque être humain est-en lui-même un média et rien, sinon l’inaction, n’empêche le triomphe de la logique. Rien ni personne ne vous empêche de faire avancer les choses en faisant circuler l’information. Malgré les performances sans cesse grandissantes des moyens de communication modernes qui ne font en définitive que toujours plus nous isoler les uns les autres, le bouche à oreille reste malgré tout extrêmement performant.

Du réalisme clairvoyant et audacieux en action, il n’y a rien de tel pour sortir du bourbier actuel. En attendant, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter bonne chance dans ce parfait système actuel où même les centrales nucléaires et les avions à réaction sont parait-il devenus écologiques. Sans parler de la fameuse sacro-sainte croissance qu’il faut aller chercher à bout de bras aux prix de grands sacrifices. Jusqu’à quand cette farce grotesque et cruelle va-t-elle encore durer ? Sans doute jusqu’à ce que les dindons se fassent plumer jusqu’au trognon. Comprenne qui pourra.

Réflexion et action ou démission, telle est la question. Vous pouvez maintenant reprendre une activité dite "normale" et faire comme si de rien n’était. Vous avez également la possibilité de vous servir du forum de l’article ci-dessous pour affiner le concept et faire des propositions concrètes pour aider à sa mise en place. J’aurai l’occasion d’approfondir le sujet un peu plus tard quand tout cela aura bien mûri dans quelques esprits débordants, ce qui m’évitera un douloureux claquage de l’hémisphère droit.

PS : en complément de cet article, les bobos friands d’éco-festivals en tout genre peuvent télécharger la chanson de Didier Super intitulée "C’est la fin du monde et nous on fait la fête" et se la passer deux ou trois fois. Il y a un message subliminal dedans.

 http://realiste.info/content/view/27/33/



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Commentaires de l'article
Le bon sens en action
2 octobre 2007 - 02h24

Bonjour Matt, merci pour l’article, ca faisait longtemps.

Alain à l’Ocséna



Le bon sens en action
2 octobre 2007 - 12h04 - Posté par

Pas de quoi. C’est vrai que ça fait un moment. J’ai dû prendre du temps pour rédiger plusieurs livres pour un éditeur et me suis mis volontairement en retrait quand j’ai constaté que toutes les mouvances progressistes se déchiraient durant la campagne présidentielle. J’ose espérer que nous allons maintenant entrer dans une période de construction intelligente et que c’est le moment de mettre quelques idées audacieuses en terme d’avancée sociale sur la table. On ne sait jamais, des fois que quelques bribes puissent être récupérées, c’est toujours ça de gagné. Je ne peux vraiment plus voir IMP et compagnie en peinture. Il y a tellement d’extrémistes de tous bords que cela en est en définitive complètement contre-productif. Si je peux trouver un espace d’expression confortable sur Bellaciao, je publierai régulièrement ici. A priori ça devrait le faire...

peut-être à un de ces jours devant une bonne bière ;-)


Le bon sens en action
5 novembre 2007 - 20h00

L’économie distributive est un concept du début du siècle.
Votre article s’inspire également du livre de Marie Louise Duboin : Les affranchis de l’an 2000.

Ils existent aussi des expériences de monnaies locales.

Egalement depuis l’avènement de l’informatique, et cela a déjà été ennoncé, nous pourrions même nous passer totalement de l’argent.

En effet, une gestion globale basé sur les besoins des hommes et les ressources de la planète est possible avec cependant une économie de ces ressources qui ne sont pas renouvelables. L’empreinte écologique est une méthode à affiner.

Donc moins d’hommes sur terre... Il a été calculé que le nombre optimal avec une répartition physique serait de 3 milliards.

Pourquoi ? pour nous laisser le temps de développer les voyages dans l’espace et la découverte d’autres planètes viables. Ce qui peut demander quelques millénaires.

Cela avant que le soleil n’explose... Mais en attendant on aurait pu vivre au paradis puisque la terre était un paradis.

L’homme n’étant pas assez évolué pour être sage, il a préféré l’enfer.

Même le simple bon sens n’est pas de mise... Triste humanité.

MP



Le bon sens en action
6 novembre 2007 - 12h03

Je voulais ajouter que le problème démographique est incontournable. Plus il y a d’hommes et plus la pression sur l’environnement est exponentielle. Pour vivre bien il faut vivre plus simplement ce qui ne veut pas dire sans progrès. Le mot progrès ne veut rien dire en lui même, c’est une question de priorités et de choix mais je dirais que certains choix sont importants comme celui du développement de la médecine.

En outre, comme le capital des ressources est déjà largement entamé, c’est d’autant moins pour nos enfants à l’échelle d’une génération. A la vitesse où nous dégradons la biosphère je ne peux me prononcer sur l’état du monde plus loin que 50 ans. Tous les indicateurs sont dans le rouge en ce qui concerne les pollutions, l’épuisement des ressources alimentaires et l’eau. Quant au climat, dans les 10 ans nous allons avoir quelques catastrophes à l’échelle planétaire ce qui va encore accentuer le chaos. Je pense même que nous risquons d’avoir le retour du baton de toutes nos pollutions en même temps. Conséquences désastreuses pour l’humanité mais logiques et systèmiques.

Même aujourd’hui on peut dire qu’il est trop tard et en étant fataliste, nous sommes en sursis. C’est une question de temps et je pense un temps assez court.

Bien sur il faut réagir pour ceux qui survivront, sauf à considérer l’homme comme nuisible ( ce que je ne suis pas loin de penser) mais on peut se dire que quelques uns peuvent encore faire partie de l’aventure humaine s’ils deviennent " les fils de la terre" et le restent surtout. Là il faudrait une sacrée mutation pour que l’homme devienne plus sage. La sagesse étant pour moi la forme d’intelligence la plus évoluée.

Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi tous ceux que sont assez conscients restent isolés alors que nous avons l’outil idéal pour nous regrouper. Déjà individuellement nous pouvons changer nos habitudes et quand même une marge de manoeuvre. C’est bien d’informer mais il faut aussi agir localement. Ce sont des truismes pourtant.

Montrer l’exemple est le chemin qui peut modifier bien des comportements et éveiller des consciences. Cela ne sera possible que si des individus prennent l’initiative de travailler ensemble à des solutions pour ne pas répéter et reproduire le même système et les mêmes idéologies dominatrices et égoîstes en ayant toujours présent à l’esprit que nous habitons un organisme vivant et que tous est lié. L’union est la priorité des priorités...

MP






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mercredi 14 mars
de Roberto Ferrario
Jean Ferrat, auteur-compositeur né le 30 décembre 1930 à Vaucresson (Seine et Oise) et mort le 13 mars 2010 à Aubenas (Ardèche) est intimement lié à la commune d’Ivry-sur-Seine, où il a vécu 40 ans. En octobre 1960, il s’installe avec sa compagne Christine dans un petit appartement du 129, rue de Paris (plus tard renommée avenue Maurice Thorez), qui servira de cadre à plusieurs reportages lui étant consacrés, dont cet extrait de l’émission "Au delà de l’écran" (...)
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