Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

{{Aurélie Carrier, qui participe à notre journée de commémoration critique du centenaire à préalablement répondu à plus
de : Ferdinand
samedi 11 novembre 2017 - 08h16 - Signaler aux modérateurs

Aurélie Carrier, qui participe à notre journée de commémoration critique du centenaire à préalablement répondu à plusieurs de nos questions.

Votre travail universitaire vous a orientée vers l’étude de ce que vous nommez un « rêve programmatique » de la Belle Époque. Est-ce à dire que, pour vous, l’utopie sociale ne peut s’entendre que dans une forme poétique ?

L’utopie sociale est porteuse d’un imaginaire dont la doctrine seule ne suffit à rendre compte. L’imaginaire, c’est un rêve éveillé, un moyen de se soustraire au réel, pour le critiquer, pour ouvrir des brèches – notamment par le langage poétique, mais pas exclusivement. La force du rêve, surtout quand il est grandiose comme dans le cas du Grand Soir, réside dans sa capacité à faire le lien entre la perspective révolutionnaire et les luttes concrètes, à exercer une fonction subversive. Il est l’un des ferments de l’action révolutionnaire. J’ai employé l’expression de « rêve programmatique » justement pour signifier que le « Grand Soir » n’est pas qu’une formule magique ou une parole incantatoire : c’est une figure d’explication globale (comment se fera la révolution sociale) en même temps qu’une promesse qu’il convient de garder à l’esprit tout en passant aux actes.

La révolution russe a-t-elle, pour vous, parfaitement remplacé l’espoir du Grand Soir ?

Je rejoins Éric Aunoble sur l’idée que la révolution russe a incarné – pour un temps – l’espoir du Grand Soir plus qu’elle ne l’a remplacé. L’espoir du Grand Soir avait connu un sérieux revers avec le déclenchement de la première guerre mondiale, en août 1914, synonyme d’échec des mots d’ordre internationalistes (d’une possible fraternité entre les peuples et d’une grève générale pour empêcher le conflit). La révolution russe de 1917, avec ses conseils d’ouvriers, de soldats et de paysans et le mot d’ordre « Tout le pouvoir aux soviets », ravive cet espoir et relance l’idée de révolution mondiale. Elle est accueillie avec enthousiasme par les classes populaires, on pouvait penser que le Grand Soir serait bientôt là ! Dans La Part du rêve[1], Danielle Tartakowsky écrit que les réunions préparatoires que la minorité révolutionnaire de la CGT organise à la veille du 1er mai 1919 « retentissent d’accents millénaristes et de fantasmes de “grand soir”, colorés par l’éclat de la “grande lueur qui vient de l’Est” ». Mais les tendances libertaires de la révolution russe ont vite été étouffées. La répression de la Makhnovtchina et de la révolte des marins de Kronstadt, en 1921, marque un tournant dans la prise de conscience des dérives autoritaires du pouvoir bolchévique. Et les militants anarchistes continuent d’annoncer la venue du Grand Soir, comme dans Le Chant du drapeau noir, écrit en 1922 par Louis Loréal : « Pourquoi ce drapeau teint en noir ? / Pourquoi cette teinte sinistre ? L’anarchie est faite d’espoir / Et la mort n’est pas son ministre. / Nous portons le deuil des méchants / Des ambitieux et des cupides, / Des capitalistes avides / Qui font couler du sang / pour leurs penchants. / Nous annonçons l’approche du Grand Soir / Où les tyrans iront au pourrissoir. / Le capital engendre tous les crimes / Et nous portons le deuil de ses victimes. »

Pensez-vous que le Grand Soir et la révolution d’Octobre pourraient avoir pour pendant Mythe et Réalité ?

En un sens, oui. Ce parallèle avait déjà été fait pour la première révolution russe. Un livre de Patrick de Laubier intitulé La Grève générale en 1905 a pour sous-titre « Le mythe français et la réalité russe[2] ». Dans la première décennie du 20e siècle, le syndicalisme révolutionnaire est en plein essor en France et affiche sa volonté de donner un contenu plus concret à l’imaginaire du Grand Soir. Son instrument, c’est la grève générale, qui est tout à la fois un moyen, une stratégie et un mythe mobilisateur. De nombreuses tentatives de grève générale voient le jour durant cette période (1906, 1910, 1912…), sans qu’elles n’aboutissent vraiment. Mais j’ajouterais que ce pendant entre « mythe » et « réalité » est imparfait : dans les représentations libertaires du Grand Soir que j’ai étudiées, le moment qui voit l’aboutissement de la révolution sociale émancipatrice et la mise en place d’une société harmonieuse est marqué par la fulgurance, le jaillissement. Le soir de la destruction de la société bourgeoise et capitaliste est presque toujours immédiatement suivi de l’aube de l’anarchie. Si cette vision de la transformation sociale semble en apparence naïve (les anarchistes savent bien que la réalité ne sera pas aussi facile), on peut y voir en creux le refus d’une nécessaire période de transition, de la dictature du prolétariat prônée par les marxistes-léninistes.

Vous insistez sur l’aspect poétique de ce fameux Grand Soir, mais les révolutions l’ont-elles jamais été ?

De nombreux textes qui appellent à la révolution ou qui célèbrent des révolutions passées sont poétiques. De là à dire que les révolutions ont déjà été poétiques…

On taxe souvent les radicaux politiques de doux rêveurs tout en les associant au chaos. Ces diverses appréciations ne sont-elles pas d’ordre à discréditer une pensée, et ses acteurs ?

Tout à fait ! Au premier abord, cette association est d’ailleurs curieuse. Et surtout méprisante. Ces appréciations sont souvent le fait des meilleurs gardiens de l’ordre social institué. Taxer les radicaux politiques de doux rêveurs ou, pire !, d’« utopistes » permet de les présenter comme étant inoffensifs, de dire qu’ils peuvent bien continuer de rêver puisqu’ils ne constitueraient finalement pas une menace pour le système en place. Mais une crainte subsiste. Le pouvoir ne redoute rien tant que l’imagination. Alors on tente de les discréditer en les associant au chaos, image aux connotations prétendument négatives, pour qu’on ne soit pas tentés d’adhérer à leurs thèses.

Vous faites un lien entre le Grand Soir et la propagande syndicaliste révolutionnaire. Au contraire du Grand Soir, la grève générale est un mythe qui perdure aujourd’hui. À votre avis, pourquoi ?

La grève générale a peut-être un peu perdu de sa prégnance, mais elle galvanise encore de nombreux militants. Si elle n’est plus envisagée comme une grève insurrectionnelle qui mènera au Grand Soir, la grève générale a toujours une visée émancipatrice pour les syndicalistes révolutionnaires. Elle se veut expropriatrice, est un moyen pour établir la justice sociale. De plus, la pratique de la grève, ce moment où le travail s’arrête, est souvent un temps de partage et de solidarité, où l’on peut réfléchir ensemble à la société de demain. C’est aussi dans les luttes que s’inventent et s’imaginent les nouveaux mondes… Et la grève générale suscite encore de nombreuses inquiétudes. L’énergie déployée par les éditocrates et le personnel politique pour la discréditer en est une preuve assez convaincante. Ils s’échinent à la présenter comme un archaïsme, à désigner ceux qui en appellent à la grève générale comme les tenants d’un monde ancien, du « vieux monde ». Mais c’est bien parce qu’ils savent qu’ils ne pourraient rien faire face à un mouvement de grève générale réussi. Il me semble que 1995 en est un bon exemple !

Insurrectionnaliste ou syndicaliste, le Grand Soir est-il définitivement à ranger au rayon de l’Histoire ?

Je ne crois pas ! Je pense qu’il est intéressant de s’interroger sur la persistance de ce mythe qui fait partie de l’héritage du mouvement ouvrier, de le critiquer. Il serait en tout cas dommage d’en faire abstraction.

Publier aux éditions Libertalia a-t-il un sens historique, idéologique, économique ?

Tout à fait. J’avais envie de faire publier cette étude pour la partager, qu’elle ne reste pas dans les rayons d’une bibliothèque universitaire à prendre la poussière. Et Libertalia, qui vient de fêter ses dix ans, est une maison d’édition de critique sociale qui publie de nombreux bouquins sur le mouvement libertaire. J’étais donc très heureuse lorsqu’ils m’ont donné leur feu vert !

Ce travail aura-t-il des suites ?

J’aimerais bien, oui.

Programme de la journée de commémoration critique du centenaire : http://www.cnt-f.org/subrp/spip.php...



Imprimer cet article





Force ouvrière : un congrès qui s’annonce houleux
dimanche 22 - 09h31
2 commentaires
Garantir le maintien du pouvoir d’achat : une vraie réforme que ne fera pas Emmanuel Macron…
samedi 21 - 23h02
de : Albert
Quand la DILCRAH combat la pédagogie de l’antiracisme
samedi 21 - 21h21
de : UJFP
Peuple-classe 99 % en lutte de Rennes en jonction le 19 avril.
samedi 21 - 18h19
de : Christian DELARUE
CRACK CAPITALISM - 33 thèses contre le capital
samedi 21 - 10h18
de : Ernest London
La lutte et la solidarité grandissent avec les cheminots à Puyoo comme ailleurs !
samedi 21 - 08h42
de : Sémard
"Malheur au pays dont le prince est un enfant"
vendredi 20 - 20h12
de : Deeplo
Crime de lèse majesté
vendredi 20 - 17h23
de : irae
1 commentaire
CFDT et FO pas de 1er mai unitaire
vendredi 20 - 14h14
2 commentaires
Frédéric Lordon : et voilà le sens du pari du 5 mai
vendredi 20 - 11h43
4 commentaires
Tolbiac évacué par la police à 5 heures du matin !!! (videos et photos)
vendredi 20 - 07h45
1 commentaire
Usager.e.s et grévistes, nous avons les mêmes intérêts :
 la défense d’un service public de qualité au service du public
vendredi 20 - 07h07
de : via Ch DELARUE
Fonctionnaire(s) et syndicalisme : Pour faire société.
jeudi 19 - 22h01
de : Christian DELARUE
L’insoupçonnable profondeur de la déroute / C’est l’heure de l’mettre - Radio
jeudi 19 - 20h07
de : HDM
Notre-Dame-des-Landes : "Le gouvernement est animé par une idéologie individualiste et capitaliste
jeudi 19 - 18h55
de : jean 1
1 commentaire
Etat espagnol : ¡ Ay Podemos !
jeudi 19 - 16h40
de : Antoine (Montpellier)
1 commentaire
info technique concernant le service mail de la poste
jeudi 19 - 16h17
de : info technique
1 commentaire
Grève SNCF : « C’est plus fort qu’en 2014 et 2016, mais moins dynamique. »
jeudi 19 - 08h38
La CGT Mines Energie appelle à la grève à partir de ce jeudi et jusqu’au 28 juin
mercredi 18 - 16h00
Grève : la CGT-RATP dépose un préavis pour jeudi et vendredi
mercredi 18 - 15h34
de : CGT-RATP
Sciences Po Paris à son tour occupée par des étudiants (video)
mercredi 18 - 14h51
3 commentaires
Comme dirait Ruffin un bol d’air...belge (video)
mercredi 18 - 13h26
de : irae
3 commentaires
SNCF : les grèves commencent à peser sur la croissance française
mercredi 18 - 11h15
3 commentaires
Merci Nicolas Hulot, les opérations à Notre-Dame-des-Landes coûtent 300 000 euros par jour à l’Etat...
mercredi 18 - 11h01
4 commentaires
JUSTICE DE CLASSE
mercredi 18 - 09h59
1 commentaire
Ce Roi d’Espagne qui fait la leçon démocratique ! Et la République, bordel !
mardi 17 - 15h16
de : Antoine (Montpellier)
3 commentaires
Survie : il faut virer Macron par ordonnances populaires !
mardi 17 - 14h14
de : Author : Pierrick Tillet
3 commentaires
19 avril, 1er et 22 mai : printemps larvé ou explosion sociale ?
mardi 17 - 09h20
PLUS MACRON PASSE A LA TÉLÉ, MOINS IL CONVAINC
lundi 16 - 23h07
de : Luttesinvisibles
François Ruffin - On n’est pas couché 14 avril 2018 (video)
lundi 16 - 22h50
Assemblée générale - Rennes 2
lundi 16 - 21h48
Macron... non... non... non... (video)
lundi 16 - 21h44
Les mensonges sanglants de M. Macron
lundi 16 - 21h27
de : Hervé Kempf
3 commentaires
Emmanuel Macron connaît ses classiques (video)
lundi 16 - 21h20
LE 19 AVRIL, C’EST EN GRÈVE POUR REMPLIR LES RUES !
lundi 16 - 18h55
de : Info’Com-CGT
Pierre Laurent : nous pensons qu’une marche du 5 mai réussie est une marche qui additionnerait toutes les forces
lundi 16 - 15h14
de : Pierre Laurent
3 commentaires
Marie-George Buffet : 5 mai pour faire la fête à Macron, belle initiative de François Ruffin
lundi 16 - 14h21
de : Marie-George Buffet
4 commentaires
(videos et photos) Manifestation nationale inter-luttes du 14 avril à Montpellier : 2500 personnes dans les rues, centre-ville retourné, 50 interpellés, une quarantaine de gardes à vue
lundi 16 - 13h55
de : jean 1
PLUS DE 2 HEURES, TOUT CELA, POUR RIEN OU SI PEU !
lundi 16 - 12h29
de : Serge Cercelletti
1 commentaire
Olivier Faure soutient les frappes en Syrie avec Benoît Hamon !!!
lundi 16 - 11h25
3 commentaires

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Nous devons penser l'éducation comme un moyen de développer nos plus grandes capacités. John Fitzgerald Kennedy
LE JOURNAL DU MEDIA de 20H
Facebook Twitter Google+
NON AU LICENCIEMENT DE GAEL QUIRANTE / STOP À LA REPRESSION (video)
Info Com-CGT

Souscription Le journal prescrit sans ordonnances ! Moins Une et plus si affinités
Solidarité, le sens d’une vie » de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia
« Liquidation » de Mourad Laffitte (video)
DAZIBAO
13 Mars ! Déjà 8 ans que Jean Ferrat nous quittait emportant ses rêves inachevés d’un monde meilleur (video)
mercredi 14 mars
de Roberto Ferrario
Jean Ferrat, auteur-compositeur né le 30 décembre 1930 à Vaucresson (Seine et Oise) et mort le 13 mars 2010 à Aubenas (Ardèche) est intimement lié à la commune d’Ivry-sur-Seine, où il a vécu 40 ans. En octobre 1960, il s’installe avec sa compagne Christine dans un petit appartement du 129, rue de Paris (plus tard renommée avenue Maurice Thorez), qui servira de cadre à plusieurs reportages lui étant consacrés, dont cet extrait de l’émission "Au delà de l’écran" (...)
Lire la suite
SOIXANTE DIX SEPT - LA REVOLUTION QUI VIENT
mardi 13 mars
de Roberto Ferrario
NOUS NOUS RETROUVONS COMME CHAQUE ANNEE POUR NOUS RAPPELER CE JOUR OU FRANCESCO LORUSSO MOURUT... LE JOUR OU LE POUVOIR FICHA UN PIQUET DE FRÊNE DANS LE CŒUR ROUGE D’UN RÊVE... LE RÊVE D’UNE SOCIETE EN COULEURS... FAIBLE FLAMME QUI COUVE SOUS LA CENDRE !!! SOIXANTE DIXSEPT - LA REVOLUTION QUI VIENT sous la direction de Sergio Bianchi et Lanfranco Caminiti 432 pp -20,00 euros 88-88738-57-6 En Italie, le mouvement politique, social, culturel, existentiel de 1977 n’a (...)
Lire la suite
Pour la création d’un Conseil de déontologie du journalisme en France. Allez jusqu’à 200 000 !!!
dimanche 11 mars
de Roberto Ferrario
Signez ici : https://www.change.org/p/pour-la-cr... Les médias et la presse jouent un rôle majeur dans la vie démocratique d’un pays. Mais ils ont aussi le pouvoir de façonner le débat public. Ce pouvoir peut donner lieu à des abus. D’autant plus qu’ils dépendent de 9 milliardaires pour 90% d’entre eux et du gouvernement pour le service public. L’émission politique de France 2 du 30 novembre 2017 dont j’étais l’invité est un modèle du genre. (...)
Lire la suite
Solidarité avec les cheminots !!!
lundi 5 mars
de Roberto Ferrario
En juin 2016 les cheminots grévistes de Versailles ont reçu un chèque de 15 000 € de la part de quatre organisations membres de la CGT. ;-) En preparation de la greve, on doit se préparer à faire la même chose de maintenant... ;-)
Lire la suite
Élections en Italie : une droite honteuse, un rayon d’espoir à gauche
mercredi 28 février
de Marc Botenga via RF
Attentat néonazi, corruption, mafia… Sur fond d’une crise inouïe, l’Italie s’approche des élections parlementaires du 4 mars prochain. Alors que la social-démocratie assume son virage ultra-libéral, la droite recycle Berlusconi et s’en prend aux étrangers. À gauche, un nouvel acteur essaie de remettre les pendules à l’heure : ce sont les partis traditionnels, et non les migrants, qui sont responsables du chômage et de la précarité. Un attentat, une droite (...)
Lire la suite
Italie : Pourquoi voter pour Potere al popolo !
mercredi 28 février
de Chiara Carratù via RF
Potere al popolo ! est né lors de l’assemblée du 18 novembre en réponse à la crise de la gauche radicale, qui risquait encore une fois de disparaître des bulletins de vote, entraînée dans des alliances avec des forces ambiguës par rapport à leurs relations avec le PD (le parcours du Brancaccio, puis la convergence en grande partie avec Liberi et Uguali), ou présente avec des propositions politiques de faibles impact sur les secteurs d’avant-garde de la classe ouvrière. Voilà (...)
Lire la suite
Italie. Ils veulent redonner le pouvoir au peuple
mardi 20 février
de Gaël De Santis via FR
Communistes, écologistes et militants des centres sociaux autogérés partent ensemble aux élections législatives italiennes du 4 mars . La gauche qui ne s’est pas rendue aux sirènes néolibérales reprend espoir en Italie. Et si elle retrouvait le chemin du Parlement  ? Depuis le mauvais score des communistes, en 2008, elle n’est en effet plus représentée dans les institutions nationales. Cette année, le monde militant antilibéral a retrouvé le chemin de l’unité, sous (...)
Lire la suite