Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

Pourquoi plus d’un milliard d’êtres humains n’ont-ils pas accès à l’eau ?


de : lolita
mardi 18 mars 2008 - 10h32 - Signaler aux modérateurs
3 commentaires
JPEG - 41.9 ko

de Marc Laimé

En dépit des engagements répétés de la communauté internationale, l’accès à l’eau n’est toujours pas assuré pour des quantités croissantes d’êtres humains. Si rien ne change, la moitié des habitants du monde risque de manquer d’eau dans 20 à 30 ans. Symbolisant cruellement les inégalités qui déchirent la planète, l’accès à l’eau sera l’un des enjeux majeurs pour l’humanité au 21ème siècle. Les solutions existent. Mais le capitalisme dominant n’a que faire de la pauvreté et de l’accès à l’eau. Jamais peut-être la démonstration n’en aura été aussi aisée à établir.

A l’approche de la Journée mondiale de l’eau, qui se tiendra le jeudi 20 mars 2008, et non le 22 mars comme c’était l’usage depuis 1993, la communauté internationale va renouveler ses engagements de "tout faire" pour apporter des réponses à un scandale mondial majeur : le manque d’accès à l’eau et à l’assainissement, qui affecte respectivement 1,1 et 2,6 milliards d’êtres humains. Ceci d’autant plus que 2008 a aussi été consacrée par l’ONU "Année internationale de l’assainissement".

Mais sous les discours empreints de compassion affleure une autre « vérité qui dérange ». Loin de se résumer à l’humanitaire, la question de l’eau est d’abord politique. Elle renvoie directement aux inégalités qui déchirent la planète. Ce sont les choix et les arbitrages auxquels procèdent gouvernements et collectivités qui sont à la source de ce véritable déni d’humanité qu’imposent sur toute la planète les dominants aux dominés.

Cette précieuse ressource semble pourtant abondante. Environ 40 000 km3 d’eau douce s’écoulent chaque année sur les terres émergées. La consommation en eau s’élevant à environ 30.000 km3 par an, il devrait être possible de fournir 7000 mètres cubes d’eau à chacun des 6 milliards et demi d’individus vivant sur Terre. Il faut toutefois noter que l’intégralité de ces ressources ne sont pas mobilisables car cela s’effectuerait au détriment des milieux aquatiques, qui jouent un rôle fondamental pour la qualité des milieux ou l’épuration.

Par ailleurs, ces réserves sont réparties de façon très inégale à la surface du globe. Neuf pays seulement se partagent 60 % des réserves mondiales d’eau douce : le Brésil, la Russie, le Canada, la Chine, l’Indonésie, les Etats-unis, l’Inde, la Colombie et le Pérou. L’Asie, qui concentre près de 60 % de la population mondiale, ne dispose que de 30 % des ressources disponibles en eau douce.

En fait les ressources moyennes par pays et par habitant varient par exemple dans une proportion de 1 à 20 000 entre les Emirats du Golfe et l’Islande. Le manque d’eau est structurel dans le vaste triangle qui s’étend du Maroc au Soudan et au Pakistan, soit plus de 20 pays d’Afrique du Nord, du Proche et du Moyen-Orient et de l’Asie centrale. Chaque habitant y dispose en moyenne de moins de 1 000 mètres cubes d’eau douce par an, une situation dite de "pénurie chronique".

Par ailleurs le gaspillage croît avec le niveau de vie des populations, les nombreux équipements qui apparaissent dans les foyers facilitant l’usage de l’eau. Les Européens consomment aujourd’hui 8 fois plus d’eau douce que leurs grands-parents pour leur usage quotidien. Un habitant de Sydney consomme en moyenne plus de 1 000 litres d’eau potable par jour, un Américain 600 litres, et un Européen de 100 à 200 litres... alors que dans certains pays en développement, la consommation moyenne par habitant n’atteint qu’une vingtaine de litres par jour.

Il faudrait aussi impérativement réduire les pertes considérables enregistrées sur les réseaux des pays pauvres, quand ils existent, pertes qui peuvent atteindre jusqu’à 50% de l’eau mise en distribution ! Aujourd’hui, seuls 55 % des prélèvements en eau sont réellement consommés. Les 45 % restants sont soit perdus, par drainage, fuite et évaporation lors de l’irrigation, ou par fuite dans les réseaux de distribution d’eau potable.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié en janvier 2008 les résultats d’une étude réalisée par deux de ses chercheurs, qui propose un nouveau chiffrage des investissements qui devraient être effectués à l’échelle de la planète, d’ici à 2015, afin de fournir de l’eau potable et des services d’assainissement à la moitié de la population mondiale qui en est encore privée. Soit respectivement la moitié des 1,1 milliards d’êtres humains qui n’ont pas accès à l’eau potable, et la moitié des 2 ,6 milliards d’habitants qui ne disposent pas d’un service d’assainissement de base.

Cette nouvelle étude est particulièrement intéressante à plus d’un titre. Elle souligne ainsi d’emblée que « le manque de données à jour sur la dépense réelle réalisée par les gouvernements et les ménages pour l’approvisionnement en eau et l’assainissement dans les pays en développement, ne permet pas de fournir d’ estimation du financement actuel au niveau international. »

C’est dire s’il convient de relativiser le déluge de chiffres et de promesses accompagnant désormais de manière rituelle les messages émis chaque année lors de la « Journée mondiale de l’eau ».

L’eau figure, depuis une dizaine d’années, au tout premier plan de l’agenda international. Depuis lors un lancinant bruit de fond fait désormais figure de mantra : « Tant de milliards d’êtres humains n’ont pas accès à l’eau, tant en meurent chaque année, si rien ne change ils seront plus nombreux l’an prochain, il faudrait chaque année mobiliser x milliards de dollars pour en finir avec ce scandale, etc. »

Ce message finit par anesthésier toute réflexion, toute remise en perspective réelle, et toute prise de conscience du caractère éminemment politique de la question de l’eau, qui n’est pas soluble dans de lénifiantes approximations humanitaires.

La nouvelle étude de l’OMS fournit les éléments de cette remise en perspective. Elle souligne donc l’absence de données fiables sur les dépenses effectives réalisées par les gouvernements et les ménages (pour l’accès à l’eau et à l’assainissement) dans les pays en voie de développement.

Quant on sait que le budget militaire du Pakistan est près de 50 fois supérieur à celui de l’eau et de l’assainissement, on voit poindre l’explication du manque de données fiables...

Plus largement, si les données fiables semblent aussi faire défaut quant aux dépenses annuelles mondiales dans le domaine de l’eau, on estime généralement qu’elles se situeraient dans une fourchette comprise entre 500 et 800 milliards de dollars US. Un montant qui englobe toutes les dépenses relatives à l’eau dans le monde, tant en fonctionnement qu’en investissement.

C’est bien à cette aune qu’il convient d’apprécier les évaluations, au demeurant mouvantes, de l’effort que « devrait » accomplir la communauté internationale pour financer l’accès à l’eau et à l’assainissement dans le monde entier.

Or, étrangement, cette corrélation qui tombe pourtant sous le sens, n’est jamais effectuée. Sans doute parcequ’elle fait apparaître crûment une « vérité qui dérange »...

Comparés à ces 500 à 800 milliards de dollars de dépenses annuelles mondiales déjà effectives dans le secteur de l’eau, dans un contexte de surexploitation et de gaspillage outrancier de ressources qui s’épuisent, tant les financements concrets de l’accès à l’eau pour les populations les plus pauvres de la planète, que les « plaidoyers » et les annonces de « promesses d’engagements financiers », toujours en faveur des plus pauvres, sont au final absolument dérisoires. Pire, obscènes.

En 2004, comme l’annonçait le quotidien français Libération le 12 mars 2008, « le bénéfice cumulé des entreprises composant l’indice phare de la Bourse de Paris, le CAC 40, était de 66 milliards d’euros. En 2005, de 84,5 milliards. En 2006, de 97,7 milliards. Pour 2007, la hausse devrait être limitée (de l’ordre de 2 %). Mais pour la première fois, la barre symbolique des 100 milliards devrait être franchie.

« Les entreprises industrielles n’ont pas été atteintes par la conjoncture. Certaines en ont même profité. Tel Total qui occupe, comme pour 2006, la première place de ce Top 40 des profits. Avec 12,2 milliards de profits, la major pétrolière a bénéficié de la hausse des prix du brut. Les tensions sur le marché énergétique ont aussi profité à Suez (+ 9 %), et à Gaz de France (+ 7,6). Quant à ArcelorMittal (+ 30 % de résultat, à 7,5 milliards), il a pu augmenter ses prix grâce à une demande mondiale en acier toujours poussée par la croissance chinoise et indienne. Massivement présentes sur ce continent, d’autres multinationales ont surfé sur la bonne santé économique de l’Asie. C’est le cas du secteur du luxe et des produits cosmétiques : L’Oréal fait + 29 %, PPR + 35 % et LVMH + 8 %.

(...) « Deux entreprises, enfin, ont connu une année exceptionnelle. La vente de son pôle biscuit a permis à Danone d’afficher une hausse de son résultat de 300 %. Quant à Peugeot, son bénéfice a été multiplié par cinq, après une mauvaise année 2006, grâce aux premiers effets du plan initié par son PDG, Christian Streiff. Face à ces océans de profits, les trois entreprises déficitaires font mauvais genre, mais ne représentent pas grand-chose. Deux sont dans le secteur des équipementiers en électronique (Alcatel-Lucent et STMicroelectronics). Quant à EADS, sa perte doit être relativisée : les comptes du groupe sont affectés par son plan de restructuration et la baisse du dollar, tandis que ses commandes battent tous les records.

(...) « Les actionnaires se frottent déjà les mains. Le taux de distribution (le pourcentage du bénéfice réparti aux actionnaires) devrait augmenter par rapport à l’année dernière. Et c’est plus de 40 milliards d’euros qui devraient leur revenir sous forme de dividendes. »

Ainsi, en toute rigueur mathématique, la moitié seulement des dividendes distribués aux actionnaires des seules plus grandes entreprises françaises pour 2007, soit une vingtaine de milliards d’euros, suffiraient à financer l’accès à l’eau et à l’assainissement de la moitié des milliards d’êtres humains qui en sont aujourd’hui privés. Et qui en meurent par millions.

On mesure mieux à cette aune pourquoi les palinodies rituelles en matière de financement d’accès à l’eau des plus pauvres demeurent cantonnées dans le registre de l’humanitaire, alors que la question est politique.

Le manque d’accès à l’eau symbolise impitoyablement les inégalités qui déchirent la planète. Sous cet angle chaque état, chaque collectivité sont donc directement responsables s’ils ne permettent pas à leur population d’accéder à ces services essentiels. Le prix à payer pour un modèle de société qui procure des dividendes somptuaires aux privilégiés de la planète doit aussi s’apprécier à l’aune des "dégâts collatéraux" qu’il suscite.

Adoptés à New-York en 2000 par l’Assemblée générale de l’ONU, les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), s’étaient fixés comme 10ème cible de « réduire de moitié, d’ici à 2015, le pourcentage de la population qui n’a pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau de boisson salubre et à des services d’assainissement de base ». En raison de son impact sur une série de maladies, cette dixième cible entretient évidemment un lien étroit avec la santé publique.

L’objectif de ne réduire que « de moitié » le pourcentage de la population qui ne dispose pas d’un accès à l’eau et à l’assainissement corrects a très souvent été critiqué, mais force est de constater qu’il a désormais quasiment acquis force de loi pour la communauté internationale, et que toutes les estimations effectuées à ce jour en matière de financement de l’accès à l’eau s’inscrivent dans ce cadre de référence.

L’étude a estimé la population à couvrir pour atteindre cette cible en analysant les données existantes sur l’utilisation par les ménages de sources d’eau et d’assainissements améliorés en 1990 et 2004, et en tenant compte de la croissance de la population.

Les chercheurs ont supposé que cette estimation avait été atteinte par incréments annuels de l’année de référence 2005 jusqu’en 2014. Puis ont appliqué les coûts d’investissement et de fonctionnement par habitant. Les données nationales disponibles ont été agrégées pour les 11 sous-régions de développement de l’OMS, et pour l’ensemble du monde.

Pour ce qui concerne l’évaluation des besoins financiers, elle prend en compte les coûts de fonctionnement, de maintien et de remplacement de la couverture existante, ainsi que les coûts de nouveaux services et les coûts programmatiques. Et le rapport souligne que des études de coûts au niveau national sont nécessaires pour guider le secteur.

L’analyse effectuée permet donc de présenter les investissements qui devraient être effectués chaque année de 2005 à 2014 pour atteindre la cible 10 des OMD, sachant que l’investissement annuel pour l’eau (50,2%) est un peu plus élevé que celui de l’assainissement (49,8%).

L’étude estime donc que les dépenses globales à réaliser dans les pays en voie de développement d’ici à 2014, simplement pour y raccorder la moitié de la population qui ne l’est pas aujourd’hui, conformément à la cible 10 des OMD, se chiffrent à des montants de 42 milliards US $ pour l’eau, et à 142 milliards US $ pour l’assainissement.

Soit, au total, pour l’eau et l’assainissement, un équivalent annuel de 18 milliards US $ (12,4 milliards d’euros), pour raccorder la moitié de la population des pays pauvres qui ne l’est pas aujourd’hui.

Mais elle souligne dans le même temps que le maintien des services existants nécessite déjà, à lui seul, 322 milliards US $ supplémentaires pour l’approvisionnement en eau, et 216 milliards US $ pour l’assainissement. Soit un total de 538 milliards de dollars US pour la période de 2005 à 2014.

Et donc 54 milliards US $ par an (35,8 milliards d’euros), pour l’entretien des installations existantes, majoritairement présentes dans les pays développés, ou qui bénéficient aux minorités les plus aisées des pays en voie de développement.

Si l’on additionne les deux postes, soit la création ex-nihilo de nouvelles infrastructures pour les pays pauvres, et l’entretien des infrastructures existantes, surtout dans les pays développés, l’étude chiffre donc à 70 milliards de dollars US (48,2 milliards d’euros), les montants qui devront, selon l’OMS, être dépensés annuellement de 2005 à 2014 pour l’eau et l’assainissement.

Elle met aussi en exergue le fait que les dépenses effectuées pour étendre la couverture bénéficieront principalement au ruraux (64 %), tandis que celles consacrées au maintien de la couverture déjà existante profiteront largement aux urbains (73 %).

De plus il apparaît qu’une mise en œuvre efficace du programme imposerait un « supplément de dépenses de 10 à 30 % pour couvrir des coûts administratifs en dehors du point de délivrance des interventions. »

Ces évaluations pourront être critiquées. Elles ont le mérite de permettre une mise en perspective bienvenue, quand les messages régulièrement émis par la communauté internationale conduisent, par défaut, à circonscrire la question de l’eau à une dimension humanitaire, et non politique.

Par ailleurs, si l’on considère que l’investissement mondial annuel dans l’infrastructure de l’eau représente 500 milliards de dollars, celui-ci est aujourd’hui réalisé en fonction de l’hypothèse, déjà dépassée, selon laquelle le cycle de l’eau oscillerait dans les limites relativement étroites constatées dans le passé.

Or de nombreuses études scientifiques attestent que le changement climatique a déjà radicalement modifié le cycle de l’eau et que les évolutions déjà identifiables marquent le début d’une crise de la ressource.

De nouveaux modèles vont devoir être mis en œuvre pour anticiper les inondations et les sécheresses, déterminer la taille des réserves d’eau et décider de l’allocation de la ressource entre les usages domestiques, industriels et agricoles.

A cet égard le risque est grand de voir les pays du Nord préférer « la Corrèze au Zambèze. » Vu sous cet angle, le déluge de propagande humanitaire qui accompagne désormais rituellement chaque « Journée mondiale de l’eau » ne parviendra plus très longtemps à dissimuler que le changement climatique, dont l’impact affecterait tout autant les pays riches du nord que les pays pauvres du sud, risque très sérieusement de restreindre encore davantage l’aide publique au développement.

Si les pays du Nord érigent la lutte contre le réchauffement climatique au rang de priorité absolue car elle menacerait désormais la sécurité internationale, et celle de chacun des pays développés qui n’entendent pas renoncer à leur modèle de croissance, comme vient de le proclamer M. Javier Solana devant le Conseil des ministres de l’Union le 13 mars 2008 à Bruxelles, les égoïsmes nationaux des pays du Nord réduiront inévitablement à chiffons de papier les "engagements" de la communauté internationale à promouvoir l’accès à l’eau dans les pays pauvres du Sud.

Sources :

Hutton, G. and Bartram, J. (janvier 2008). Coûts globaux pour l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement pour l’approvisionnement en eau et l’assainissement.

Publié en ligne le 20 novembre 2007.

Edition papier : Bulletin de l’Organisation mondiale de la santé ; vol. 86, no. 1 ; p. 13-19., janvier 2008.

Contact :

Guy Hutton, Programme eau et assainissement (WSP), Banque mondiale au Cambodge.

ghutton@worldbank.org

-http://blog.mondediplo.net/2008-03-...



Imprimer cet article


Commentaires de l'article
Pourquoi plus d’un milliard d’êtres humains n’ont-ils pas accès à l’eau ?
18 mars 2008 - 16h26 - Posté par Mengneau Michel

Une nouvelle fois pour éviter la "marchandisation" de nos patrimoines aux seuls profit des multinationales, il faut que les citoyens s’approprient de nouveau ce qui est leurs biens, et déclarer l’Eau par exemple : "Bien commun public mondial". Et que la gestion de cette ressource naturelle soit la responsabilité de tous les citoyens de la terre.



Pourquoi plus d’un milliard d’êtres humains n’ont-ils pas accès à l’eau ?
19 mars 2008 - 10h16 - Posté par Charly

Pour que « les citoyens s’approprient... », encore faut-il qu’ils le veuillent véritablement.

L’eau du robinet fait intervenir des agents différents résultant du « démembrement » que constitue cette « propriété publique ».

L’eau du robinet devant rester impérativement un « bien public » relevant du service public, le législateur gouvernemental a eu recours à un artifice administratif en distingant (en démembrant) la PRODUCTION de l’eau - propriété de la ou des Communes - de la DISTRIBUTION de l’eau pouvant être confiée (déléguée) à une entreprise privée.

A titre d’exemple, ce « démembrement » se révèle aussi dans la partie du transport public délégué à la SNCF puisque l’Etat, par sa décision exorbitante de droit commun prise par LE gouvernement a séparé son exploitation de son réseau ferré.

Ainsi, le concept de bien public est-il respecté en matière de droit administratif. En réalité ce que nous payons, en tant qu’ADMINISTRES et accessoirement buveurs d’eaux du robinet, ce n’est pas le liquide que nous buvons, mais le service lié à la distribution à domicile.
Dans cet ordre d’idée, l’eau reste donc GRATUITE et ce n’est que sa distribution et son assainissement que nous payons en tant qu’USAGERS.

De manière générale, l’eau du robinet est gérée en SYNDICAT INTERCOMMUNAL d’ADDUCTION d’EAU POTABLE et d’ASSAINISSEMENT appelé SIAEPA.
Le SIAEPA est un Etablissement Public Industriel et Commercial (vocable du Droit Administratif) créé par la seule décision des élus municipaux des communes ayant intérêt en vue de "déléguer cette compétence municipale" à un organe administratif dit de spécialité.
Le SIAEPA est constitué de deux conseillers municipaux désignés par les élus de chaque commune adhérente .

Forte de cette délégation de compétence, le SIAEPA peut gérer soit en REGIE (directement avec son propre personnel) soit en DELEGATION (indirectement avec des entreprises privées).

3/4 de la distribution de l’eau du robinet est faite par DELEGATION.
Sur le marché national prospère TROIS entreprises : VEOLIA, LYONNAISE-SUEZ, SAUR.

Ces multinationales françaises tirent leur « légitimité » à distribuer l’eau (publique) du robinet du seul fait que ces entreprises sont "choisis" par les Commissions d’Appel d’Offres constituées par les comités exécutifs des SIAEPA, élus indirectement par NOUS lors des élections municipales.
Ces 3 GROUPES empochent à ce titre les énormes dividendes de leurs actions auprès des ELUS et prestations commerciales auprès des USAGERS.

Les contrats établis entre le SYNDICAT (le délégant) et le DELEGATAIRE (l’entreprise commerciale) sont toujours REDIGES par les services juridiques du DELEGATAIRE et signés aveuglément par nos « élus indirects ». Ce qui fait que ces contrats sont truffés de clauses « léonines ».

Au bout du compte, le citoyen peu regardant sur l’action de son Maire et Adjoints en matière de gestion des SERVICES PUBLICS roule dans la farine l’administré qu’il est, le contribuable qu’il est, l’usager qu’il est , le porte-monnaie qu’il est...

Le citoyen a pris le parti quasiment définitif de confier (déléguer) aveuglément la chose publique à "son" élu local chéri en se confortant dans l’idée que cet homme-là gère en petit père peinard au mieux des intérêts de ses con-citoyens.


Pourquoi plus d’un milliard d’êtres humains n’ont-ils pas accès à l’eau ?
19 mars 2008 - 10h22 - Posté par rems 03

cette situation de non accès à l’eau pour plus d’un milliard d’ètres humains est tout simplement lamentable.





Oligarchie souterraine : mais qui sont les membres du club si fermé des « Canetons du Châtelet » ?
mardi 21 - 19h23
de : MathF
9 commentaires
Dans un billet sur twitter, Gérard Filoche dénonce, le "Hold Up" géant de macron (texte dans document cliquable)
mardi 21 - 14h38
de : nazairien
8 commentaires
MYTHOPOÏESE
mardi 21 - 13h14
de : Ernest London
Réforme des retraites : ces économistes proches de Macron qui conseillent la CFDT
lundi 20 - 15h48
de : Bertrand Bissuel et Raphaëlle Besse Desmoulières
7 commentaires
Police partout, Justice nulle part !
lundi 20 - 14h58
de : JO
1 commentaire
Dunkerque : CGT et avocats attendent Macron de pied ferme pour sa visite d’un fleuron industriel (vidéo)
lundi 20 - 11h57
de : nazairien
1 commentaire
Au Théâtre ce soir : Par où t’es rentré ? On t’a pas vu sortir . . . .
dimanche 19 - 22h04
de : Bouffe du Nord
1 commentaire
Présence irrégulière d’une députée RASSEMBLEMENT NATIONAL au CESER de GUADELOUPE.
dimanche 19 - 13h50
de : UGTG (Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe)
Denis Robert : la révolte du peuple citoyen, pour défendre ses droits : EN MARCHE VERS L’AFFRONTEMENT TOTAL(vidéo)
dimanche 19 - 13h06
de : nazairien
10 commentaires
ONG, syndicats et agriculteurs signent une tribune commune face à "l’urgence climatique"
dimanche 19 - 12h45
de : jean1
Comment vont être calculés vos droits au chômage à partir du 1er avril ?
dimanche 19 - 08h19
A visionner (YouTube) : Concert des artistes de l’Opéra de Paris ! Emotionnant !
samedi 18 - 16h41
de : JO
3 commentaires
Bravo et merci la confédération paysanne et surtout à ses adhérents
samedi 18 - 14h32
de : jean1
3 commentaires
Macron exfiltré d’un théâtre parisien
samedi 18 - 08h11
de : Ernest London
6 commentaires
Les Stats.
vendredi 17 - 19h16
de : L’iena rabbioso
4 commentaires
Extrême-droite économique et dictature : De Hayek à Thatcher et Pinochet.
jeudi 16 - 22h00
de : Christian DELARUE
6 commentaires
Municipales : comment Castaner va embellir le score de LREM, escroquerie électorale
jeudi 16 - 20h26
de : nazairien
12 commentaires
L’âge pipeau - C’est l’heure de l’mettre !
jeudi 16 - 13h23
de : Hdm
1 commentaire
L’AFFAIRE AUDIN (1957-1978)
jeudi 16 - 12h24
de : Ernest London
une analyse parmi d’autres.
jeudi 16 - 10h45
Ségolène.
mercredi 15 - 16h38
de : L’iena rabbioso
10 commentaires
Grève des avocats : préserver une certaine idée de l’accès au droit
mercredi 15 - 14h41
Quand l’argent public finance de très controversés élevages industriels de poulets - Basta !
mardi 14 - 23h22
de : Christian DELARUE
Pour ceux, qui n’auraient pas compris les dangers : « RETRAIT » DE L’ÂGE PIVOT = FAKE NEWS ?! (ET IL Y A PIRE !) (vidéo)
mardi 14 - 18h51
de : nazairien
11 commentaires
Info-tour dans l’ouest : Contre l’agriculture industrielle et son monde - Free The Soil !
mardi 14 - 16h20
de : Free The Soil
Manif animée à Brest
mardi 14 - 14h28
de : azard
10 commentaires
Aboutir.
lundi 13 - 19h37
de : L’iena rabbioso
13 commentaires
Liberté pour Ahmad Sa’adat, Georges Abdallah et tous les prisonniers palestiniens !
lundi 13 - 16h18
de : Jean Clément
Mutilés pour l’exemple : une marche pour ne pas oublier
lundi 13 - 10h05
2 commentaires
C’est la Saint Carlos Ghosn
lundi 13 - 09h00
de : Hdm
La direction de la CFDT rejoint le bloc bourgeois !
dimanche 12 - 21h09
de : Christian DELARUE
5 commentaires
KANAKY - Sur les traces d’Alphonse Dianou
dimanche 12 - 15h20
de : Ernest London
Édouard Philippe et Laurent Berger nous prennent-ils pour des imbéciles ?
dimanche 12 - 11h42
3 commentaires
60 milliards d’euros de dividendes distribués aux actionnaires en 2019 : record historique atteint en macronnie. CQFD :
dimanche 12 - 11h21
de : JO
Acte 61 Paris, convergence des luttes : violents affrontements, place de la République et ailleurs (vidéos) (
dimanche 12 - 00h36
de : nazairien
3 commentaires
Retraites : le spectacle syndical en marche !
samedi 11 - 23h16
de : Lepotier
3 commentaires
Saint Nazaire 11 Janvier : Convergence des luttes : beaucoup de monde pour un samedi matin
samedi 11 - 15h29
de : nazairien
7 commentaires
Retraite à points : Syndicalisme contre bloc bourgeois.
vendredi 10 - 23h37
de : Christian DELARUE
1 commentaire
LA RETRAITE... ET LE BONHEUR TOUT DE SUITE !
vendredi 10 - 18h57
de : Nemo3637
[Vidéos] Paris, jeudi 9 janvier la police s’est déchaînée
vendredi 10 - 18h25
de : jean1
2 commentaires

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

Je n'ai qu'une passion, celle de la lumière, au nom de l'humanité qui a tant souffert et qui a droit au bonheur. Emile Zola
Info Com-CGT
Facebook Twitter Google+
DAZIBAO
REMISE DE LA SOLIDARITÉ FINANCIÈRE À L’OPERA DE PARIS MARDI 31 DÉCEMBRE 14H
mardi 31 décembre
de Info’Com-CGT
6 commentaires
Donnez, partagez, investissez dans la lutte… c’est déterminant ! Faire un don en ligne https://www.lepotcommun.fr/pot/soli... #CaisseDeGreve : remise solidarité financière pour salariés de l’Opéra de Paris mardi 31 décembre 2019 à 14h, dernier jour de l’année en symbole de lutte artistique vs #reformesdesretraites de #macron. Participation 13h à l’AG et remise publique du chèque sur les marches de l’Opéra Bastille à (...)
Lire la suite
POUR DÉFENDRE MA RETRAITE ET CELLE DE MES ENFANTS, JE VERSE À LA CAISSE DE GRÈVE (VIDEOS)
vendredi 27 décembre
de Info’Com-CGT
https://www.lepotcommun.fr/pot/soli... Nous sommes des millions à être opposés à la réforme des retraites que veut imposer le gouvernement. Cette "réforme" a pour objectif de nous faire travailler encore plus longtemps et mettre en place une retraite à points qui baissera inéluctablement le montant nos futures pensions ! Ne laissons pas faire. Agissons ensemble en participant aux mobilisations ou en alimentant la caisse de grève afin d’aider celles et ceux qui sont en grève et se (...)
Lire la suite
FÊTE DE L’HUMANITÉ 2019
jeudi 12 septembre
de Info’Com-CGT
Cette année encore notre syndicat participera à la Fête de l’Humanité les 13, 14 et 15 septembre à La Courneuve. Cet événement est à la fois un moment de débats politiques, syndicaux et sociaux, mais également des moments de partages entre camarades. C’est pour notre syndicat une manifestation grâce à laquelle nous pouvons faire connaître les combats que nous portons, rencontrer des salarié.es de nos secteurs d’activité et d’autres, échanger et approfondir des (...)
Lire la suite
11 Septembre 1973 : LES DERNIÈRES PAROLES DE SALVADOR ALLENDE (video)
mercredi 11 septembre
de Roberto Ferrario
2 commentaires
Mes amis, C’est certainement la dernière fois que j’aurai à m’adresser à vous. La force aérienne a bombardé les tours de Radio Portales et de Radio Corporación. Mes paroles ne sont pas marquées d’amertume mais de déception, et seront le châtiment moral de ceux qui ont trahi leur serment : les soldats du Chili, les commandants en chef titulaires et l’amiral Merino, qui s’est promu lui-même, sans oublier Monsieur Mendoza, général perfide qui, hier encore, (...)
Lire la suite
(video) LE SYNDICALISTE GAËL QUIRANTE EN GARDE A VUE. RASSEMBLEMENT DES 12H30
lundi 17 juin
de Roberto Ferrario
2 commentaires
LE RASSEMBLEMENT POUR GAËL AURA LIEU AU COMMISSARIAT DU 15e 250 RUE DE VAUGIRARD (Métro Vaugirard) aujourd’hui lundi 17 juin dès 12h30 Venez nombreux et faites tourner !! "On était au siège de La Poste pour négocier, la police a débarqué en mode Shining, à la hâche. Ils accusent T3s GaelQuirante de dégradations : mais c’est eux qui ont démoli les portes !" Gaël Quirante a été emmené en GAV ce dimanche, à 6h. "On était à deux doigts de signer un accord après un an de grève. (...)
Lire la suite
Présentation-débat « Le président des ultra-riches » Jeudi 4 juillet 2019 de 18:30 à 21:00
mardi 4 juin
de Roberto Ferrario
Pour des raisons de disponibilités de Monique Pinçon-Charlot nous sommes contraints de décaler la rencontre débat prévue initialement le jeudi 20 juin au jeudi 4 juillet à 18h30. Excusez nous pour cet imprévu et espérons que vous pourrez venir à cette nouvelle date. Monique Pinçon-Charlot (sociologue de la grande bourgeoisie) nous fait l’honneur de venir présenter son dernier ouvrage "Le président des ultra-riches". Un livre passionnant qui enquête sur la dérive oligarchique du (...)
Lire la suite
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite