Le site Bellaciao: coloré, multiple, ou le meilleur cotoie fort heureusement le pire, mélangé, bizarre, picabien et dadaîste, explorant toutes sortes de registres et de régimes rhétoriques, drole et polémiqueur, surréaliste: rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection, têtes de Lénine sur le clavier d'un piano Steinway ou Bosendorfer...
FR
ES
Bellaciao est hébergé par
Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

Jorge Luis Borges : Un aveugle éclairé ou la lucidité aveuglée ?
de : Ulysses
samedi 1er août 2009 - 07h48 - Signaler aux modérateurs

Jorge Luis Borges : la parole universelle

Un aveugle éclairé ou la lucidité aveuglée ?

Par Cristina Castello

« J’ai senti dans la poitrine un battement douloureux, /j’ai senti la soif qui m’embrassait »
J. L. Borges, in « L’Immortel »

JPEG - 48.8 ko

Jorge Luis Borges est une métaphore de lui-même. C’est l’un des écrivains les plus éminents du XXe siècle et un emblème de sa patrie argentine, où tous le nomment mais peu l’ont lu. Enfant prodige, il a vécu son enfance habillé en petite fille par sa mère, qui l’appelait l’ « inutile » et le « malheureux ».

Son érudition a peu de parangons. A-t-il été si flamboyant pour découvrir la sacralité de la vie, comme pour écrire ? Ou la lucidité a-t-elle abîmé cette partie de l’esprit où il est écrit que rien de ce qui est humain ne devrait être étranger ?

Peu d’artistes sont autant aimés que détestés. Et on entend : les vers de Borges sont sacrés, mais sa bouche fut incontinente. Il a qualifié Federico García Lorca de « poète mineur », et de la même manière, il a honoré les poètes de la Génération Espagnole du XXVIIème ; il ne s’est pas interdit d’attaquer Julio Cortázar ; de Cent ans de solitude, de García Márquez il a dit : « C’est un joli titre, non ? ». Il a été implacable avec Charles Baudelaire, s’est acharné contre Pierre Corneille, –auteur de « Le Cid » – et contre Isidore Ducasse (le Comte de Lautréamont).

Pire : au rythme de chaque gorgée de son thé anglais, il a qualifié Arthur Rimbaud d’ « artiste à la recherche d’expériences qu’il n’a jamais obtenues », et a sauvagement rejeté André Breton, puissance d’imagination et de poésie. C’est trop, Mister George.

Sa soif, sa soif éternelle. Ce 24 août, c’est l’anniversaire de ses 110 ans et la question demeure toujours ouverte : a-t-il eu soif de poésie, ou, aussi –et surtout– de se sentir aimé par une femme ? Lui, la plume universelle, a eu des amours impossibles et a souffert comme les personnages des romans les plus vulgaires qu’il méprisait. Jusqu’à ce que son soutènement est arrivé : María Kodama, avec qui il a eu une union dans le mystère.

Esprit prodigieux, dans « Le jardin aux sentiers qui bifurquent », il a proposé –sans le savoir– une réponse à un problème de la physique quantique. Et toute sa vaste œuvre fut un jalon, comme déclencheur de l’imagination des lecteurs et des gens de lettres.

À la fois, bien qu’à l’époque il ait condamné Adolf Hitler et Benito Mussolini, par la suite, il a fait les louanges d’auteurs de crimes de lèse-humanité : Francisco Franco, Jorge Raphaël Videla et Pinochet, entre autres. Des meurtriers, condamnés par la Justice.

Plus que par d’autres poètes, il a senti l’empreinte de l’énorme Walt Whitman. Mais, qu’a-t-il assimilé ? La parole de Whitman se battait pour la liberté des peuples et la dignité humaine ; la parole orale de Borges défendait –aussi– le massacre nord-américain au Vietnam.

Son œuvre de fiction, pleine d’ironie, est sobre et précise mais, en général, il garde une grande distance avec la vie vivante, comme si ce qu’il écrivait était passé par son cerveau et non par son sang ; elle est pleine de symboles, de métaphores aussi si riches que peu compréhensibles pour la majorité ; elle a un sens métaphysique, et souvent intensément ludique. « Histoire universelle de l’infamie » et « L’Aleph », entre autres, sont des chefs d’œuvres du XXe siècle.

Borges fut l’un de ses miroirs d’encre. Un labyrinthe. Une sorte de statue de lui-même, un monument, un être sans peau, dont ses pores montraient l’intelligence. Mais, dans la poésie qu’il a écrite, apparaissent ses veines temporelles, irrémédiablement : [...] Sans que personne ne le sût, pas même le miroir, /il a versé quelques larmes humaines. /Il ne peut pas se douter qu’elles commémorent / toutes les choses que méritent des larmes (in « Le chiffre »).

La poésie est une voix : la vie vivante. Pas même cet homme au coin du mur rose, n’a pu se cacher derrière les murs en cristal du poème. Le poème n’a pas de remparts : c’est une révélation.

L’heure de l’épée :

Borges, Pinochet et Videla

Il aimait la musique de Pink Floyd, des Beatles, des Rolling Stones et de Brahms. Il adorait « Bepo », son chat. Tandis qu’il applaudissait le gouvernement qui a fait disparaître 30.000 personnes –après des tortures sataniques–, durant le coup d’État de 1976 en Argentine. Son chat dans les bras, Borges a publiquement revendiqué « cent ans de dictature militaire ».

« Personnellement, je l’ai remercié pour le coup d’État du 24 mars, qui a sauvé le pays de l’ignominie et je lui ai manifesté ma sympathie pour avoir bravé les responsabilités du gouvernement », a-t-il dit en mai de cette année. Il se rapportait à la réunion où il s’est entretenu avec le génocidaire Jorge Raphaël Videla, le premier président imposé de fait de cette étape ; il y avait assisté, hâtivement, avec Ernesto Sábato, qui a été, par la suite, défenseur des droits de l’homme : les rictus de la vie.

JPEG - 21.1 ko

Le temps a fait son œuvre et en1980, avec ou sans le chat « Bepo », il a reçu les Mères et les Grand-mères de la Place de Mai, geste dans lequel –bien qu’elle le nie, discrètement– il y a eu une influence évidente de María Kodama. Alors il s’est montré ému, et même indigné contre les militaires assassins ; et voilà qu’il a réitéré cette conduite quand, déjà en démocratie, les auteurs des disparitions d’êtres humains ont été jugés : c’est seulement à ce moment-là, qu’il a voulu s’aviser des supplices et des morts subis par ses congénères, et a écrit une chronique pour l’agence EFE. Sa lucidité envers la fraternité s’était-elle enfin éveillée ? Pourvu que.

Mais les mots sont un lâcher d’oiseaux : impossible de les remonter quand ils volent au gré du vent. Sur combien de personnes ses premières déclarations ont-elles influé ? Combien de gens, sans une pensée propre, ont-ils répété les concepts du poète, seulement parce que « Borges l’a dit » ?

Il s’est promené entre labyrinthes, miroirs, livres de sable, ruines circulaires et bibliothèques de Babel. Très cultivé –c’est l’une des plus grandes gloires mondiales de la littérature– il a quitté cette planète le 14 juin 1986, toujours en attente du Nobel. La décoration que, orgueilleux, il avait reçue des mains couvertes de sang d’Augusto Pinochet, a été un écueil insurmontable pour le prix. Ce jour-là, il s’est réjoui avec son doctorat flambant neuf, Honoris Causa de l’Université du Chili, et a arboré l’heure de l’épée. L’heure de l’épée, le discours réactionnaire de Leopoldo Lugones, qui –avec ces mots– avalisait les semailles de mort des coups d’État futurs.

Borges fut Borges, ni plus ni moins, bien qu’il se soit lui-même défini comme anarchiste. À 17 ans, il était censé être communiste, avec interdiction d’entrer en Amérique du Nord. En réalité, il avait seulement eu un amour d’adolescent pour la Révolution Russe, sa source d’inspiration pour le recueil de poèmes « Les psaumes rouges » qu’il a détruit trois ans après. On a seulement publié les vers de la poésie qui donne le titre du livre, dans la revue « Grèce », dans un journal d’Espagne et dans un autre de Genève.

De son péché de jeunesse ne restent que cette trace et les cendres de tant de strophes incendiées.

En 1983, il a annoncé son suicide dans le journal La Nation, dans le récit « 25 Août 1983 ». Certes, il ne s’est pas supprimé ; et voilà qu’il a affirmé avoir joué avec les mots et avec l’opinion publique, à cause de sa lâcheté pour s’auto-immoler. Cherchait-il, par ces attitudes, la renommée et l’espace que son pays lui niait comme écrivain ? Était-il un exquis provocateur ?

Ludique, il m’a dit, dans une interview, que le sport qui lui plaisait le plus était le combat de coqs ; et, avec son ironie proverbiale, sous l’apparence d’ingénuité, il se demandait pourquoi dans le football 22 hommes courent derrière une balle, au lieu d’acheter 22 ballons.

Il se vantait d’avoir pris de la mescaline et de la cocaïne dans sa jeunesse. Mais cela n’a duré qu’un instant : sa drogue dure c’étaient les bonbons à la menthe, et sa dévotion, le colin bouilli.

Espiègle, il gardait des billets de 10, 50 et 100 dollars entre les livres de son Paradis : la bibliothèque. Bien qu’il n’ait cru en aucun dieu, avant de mourir, il a prié le « Notre Père », parce qu’ainsi l’avait décidé sa mère, beaucoup d’années auparavant. Madame Leonor Acevedo continuait de régir la destinée de son fils –« inutile » et « malheureux » –, obéissant jusqu’au dernier souffle qu’il a exhalé le 14 juin 1986.

« J’ai mal à une femme dans tout mon corps »

(Borges in « L’or des tigres »)

Son père l’a emmené dans une maison close de Genève, pour qu’il naquit « viril » ; et depuis lors, l’amour fut une frustration. Très ami d’Adolfo Bioy Casares, écrivain et vrai gentleman, éminente personnalité fort séductrice, Borges vivait à travers lui ce que la vie ne lui donnait pas : la passion d’une dame. Il se ressentait comme le vilain petit canard. Le nom d’une femme a parcouru le monde dans les poèmes borgesiens : « Moi qui ai été tous les hommes, n’ai pas été celui dont l’étreinte faisait affaiblir Matilde Urbach ». Matilde n’a jamais existé : elle était le personnage d’un roman inconnu et de basse qualité, à qui il a donné une entité universelle par sa strophe.

La solitude peut être une toile d’araignée.

Elsa Astete Millán, sa première épouse, il l’a connue en 1931, lorsqu’il avait 32 ans. La relation fut terrible : sans amour, sans passion, sans intérêt d’aucun des deux à l’autre. Elle est tombée amoureuse de Ricardo Albarracín Sarmiento, a quitté le poète aveugle et amoureux des épées, et s’est mariée avec le nouveau candidat. C’est seulement après des décennies, qu’Elsa a raconté cet échec, sans beaucoup d’éloquence :

 « On n’a pas abouti », a-t-elle dit, à peine.
 « Seulement, je l’attendais », gémit le poète sur le ton d’une narration.

Pour mitiger l’attente, Borges est tombé amoureux d’Estela Canto –qui ne l’a jamais aimé–, de Silvina Bullrich, de María Esther Vásquez, et plus.

En 1965 –plus de trente ans sont passés– il rencontre Elsa.

Il était déjà presque aveugle, avait 68 ans et elle en avait 57. Sans que son agnosticisme ne lui importât, ils se sont mariés à l’église : par amour, tout pouvait se sacrifier. Au moins, il l’a cru. Madame Leonor Acevedo l’avait influencé encore une fois :

 « Chaque nuit de sa vie, avant de se coucher, il regardait ta photo », a-t-il a dit à sa future bru.

Le mariage s’est terminé après trois ans, en 1970. Georgie s’est épuisé : sans mot dire, il est sorti de la maison conjugale et il n’est jamais revenu. Quelques mois après, tandis qu’il se promenait avec son neveu rue Florida à Buenos Aires, Elsa Astete Millán a croisé l’écrivain et l’a salué :

 « Qui est-ce ? », a demandé le poète, déjà totalement aveugle.
 « C’est Elsa, oncle », fut sa réponse.
 « Et c’est qui Elsa ? », redemanda Borges.

Il enterrait l’amour, l’amour ? Millán fut-elle la passion qui lui fit écrire j’ai mal à une femme dans tout mon corps ? Tout fait penser que non, mais... Qui sait ?

Il a atteint la renommée au seuil de la vieillesse, bien qu’il ait commencé sa vie littéraire comme un surdoué. À sept ans, il avait écrit, en anglais, un résumé de la mythologie grecque ; à huit, le conte « La visière fatale », inspiré d’un épisode de Don Quichotte ; et à neuf, il a traduit de l’anglais « Le prince heureux » d’Oscar Wilde.

Son œuvre inclut des contes, essais et poésies. Il fut innovateur, ouvrant des sentiers. Il ne faut pas oublier que deux des grandes révolutions de la langue castillane, ont trouvé leur origine en Amérique brune : l’une a été celle de Rubén Darío et le modernisme ; l’autre, celle de Borges, à partir du changement qu’il a imposé à la narration. De plus, il a rédigé des scénarios pour le cinéma, des critiques littéraires et de préfaces ; il a écrit en collaboration avec d’autres écrivains, et a traduit des œuvres anglaises, françaises, allemandes, anglo-saxonnes et scandinaves antiques.

Il était comme Léonard de Vinci, très complexe et plein de nuances, avec une intelligence fascinante et une énorme imagination. Était-il comme le génie de Vinci ? C’est ainsi que María Kodama le voit. Très cultivée, femme de lettres et cerbère infatigable de l’œuvre du Maître, elle aimait autant « son visage de lapin » que le voir rire tel « un petit tigre au soleil ».

« Ulrica », comme il l’appelait –nom nordique qui veut dire « Petite ourse » –, a écouté pour la première fois un poème de son futur époux, lorsqu’elle avait cinq ans ; il l’a connue à 12 ans et la relation amoureuse a commencé à la fin des années 60, mais elle est devenue exclusive, depuis l’adieu à Elsa. « Petite ourse » fut aussi un grand support de l’activité littéraire et personnelle de Borges, elle l’a aidé dans la direction de sa collection « Bibliothèque personnelle » ; et ils ont écrit ensemble, en collaboration, « Brève anthologie anglo-saxonne » et « Atlas ».

Elle a été désinvolte, fraîche et spontanée avec le Maître : malgré sa jeunesse, elle réfutait les choses qui auraient pu être une insolence et qui, cependant, plaisaient à Georgie et l’amusaient. Et, ainsi, il s’en est réjouit : libre comme un animal dans la forêt, même si elle devenait prisonnière de sa liberté.

María fut les yeux à travers lesquels Borges a découvert des géographies, des aubes et des œuvres d’art pressenties mais interdites pour ses pupilles en pénombre. Aujourd’hui, le poète repose –par son choix– dans le cimetière de Plainpalais (Genève), où il avait eu sa première expérience sexuelle, dans cette maison close-là. Ça alors, quelle coïncidence !

Et tant d’amours frustrés, et tant de poèmes, et deux épouses, si différentes.

Elsa lui avait dit :

 « Georgie met ton quart d’heure à profit ; aujourd’hui tu es très en vue, mais dans deux ou trois ans personne ne se souviendra de toi ».

María l’a accompagné jusqu’à la fin et aujourd’hui elle parcourt le monde, pour maintenir en vigueur et pour faire croître l’œuvre du poète. Et cela ne lui est probablement pas facile : il n’est pas simple d’avoir du talent et d’être la veuve d’un grand, dans un pays comme l’Argentine, où tant veulent s’approprier l’âme du Maître. L’a-t-il aimée ? Personne ne peut le savoir, le cœur de l’homme est insondable, même pour lui-même.

 « Je prononce maintenant son nom, María Kodama. / Tant de matins, tant de mers, tant de jardins d’Orient et d’Occident, tant de Virgile », lui a-t-il écrit, entre tant de poèmes. C’est comme l’œil de l’ouragan : du calme et du silence lorsque tout autour, tout tourbillonne a-t-il dit de sa femme.

« Et que personne ne craignait », est gravé sur la tombe de Jorge Luis Borges, un grand des lettres et un poète sans engagement avec la vie humaine. Assoiffé, ludique, incontinent verbal, brillant, désemparé, parfois enfant. Dans les jours qui ont précédé sa mort, il racontait à son épouse que sa grand-mère lui achetait des bonbons « toffie », ils devisaient de littérature et étudiaient l’Arabe.

A-t-il été un aveugle éclairé ou la lucidité aveuglée ? « Je dois justifier ce qui me blesse. /Peu importe mon bonheur ou mon malheur. /Je suis le poète » avait-il écrit.

Peut-être est-ce la meilleure sentence et la seule conclusion.

* Cristina Castello est une poète et journaliste argentine bilingue (espagnol-français) qui vit entre Paris et Buenos Aires.

http://www.cristinacastello.com

http://les-risques-du-journalisme.over-blog.com/

* Cet article est libre de reproduction, à condition d’en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur



Imprimer cet article





Julien Lauprêtre, le président du Secours populaire est décédé
vendredi 26 - 12h22
de : Secours Populaire Français
Gouvernement et Medef veulent tout détruire ! Le 27 avril 2019, opposons-leur une riposte générale !
vendredi 26 - 08h41
de : Info’Com CGT
MACRON ET LE TROU NOIR SANS REPIT
jeudi 25 - 23h05
de : Nemo3637
7 commentaires
Près de 70% des policiers d’une compagnie de CRS en arrêt de travail : « Certains sont proches du burn-out »
jeudi 25 - 20h59
de : jean 1
1 commentaire
La police française utiliserait des « armes de guerre » lors des manifestations !
jeudi 25 - 18h20
de : JO
Notre Dame : qui a allumé le feu ?
jeudi 25 - 15h58
de : Patrick Samba
2 commentaires
Des journalistes convoqués pour compromission du secret de la défense nationale
jeudi 25 - 12h49
de : Disclose, ARTE Info, Konbini, Mediapart
ARRESTATION DE GASPARD GLANZ LE 20 AVRIL 2019 À PARIS (ACTE 23 #GILETSJAUNES) (video)
jeudi 25 - 12h39
Le lanceur de balles de défense a été reconnu comme « arme de guerre » par la réglementation internationale.
jeudi 25 - 11h40
de : JO
Mélanie, gilet jaune amiénoise frappée violemment dans la nuque par un policier samedi à Paris (video)
jeudi 25 - 08h51
de : Vanessa Lamarre
2 commentaires
Conférence de presse à haut risque pour Macron
jeudi 25 - 08h24
de : Placide
1 commentaire
Ce qu’a déclaré Gaspard Glanz, repris par Pierrick Tillet, impressionnant de lucidité et de courage
mercredi 24 - 13h33
de : nazairien
1 commentaire
Grande fête du livre Paris samedi 27 avril 2019
mercredi 24 - 11h10
de : Frank
Nous sommes tous des débiles profonds
mardi 23 - 23h37
de : irae
Contre le travaillisme patronal
mardi 23 - 21h35
de : Christian DELARUE
2 commentaires
AP-HP : la grève cherche à s’étendre en l’absence de nouvelles propositions de la direction
mardi 23 - 19h44
de : Stéphane Ortega
Force et Honneur, pour le Journaliste Gaspard Glanz, toute sa détermination et sa volonté, dans le regard (vidéo)
mardi 23 - 14h39
de : nazairien
4 commentaires
Gal Tauzin, Permettez que je vous donne ici ma vision de votre révolte, que je considère comme très saine dans le fond.
mardi 23 - 12h50
de : nazairien
3 commentaires
« Ne vous suicidez pas ! Rejoignez-nous ! » : le slogan oublié par les géants du journalisme
mardi 23 - 08h06
de : Frédéric Lemaire, Henri Maler
1 commentaire
Toulouse : “Ne vous suicidez pas, rejoignez nous ! ” lance au mégaphone une Gilet jaune aux policiers (video)
mardi 23 - 07h55
de : Laurent Dubois
À Lyon, des gilets jaunes isérois ont chanté "Ne vous suicidez pas, rejoignez-nous" aux forces de l’ordre (video)
mardi 23 - 07h49
1 commentaire
Un oligarque, "ça ose tout" Carlos Ghosn aurait dépensé l’argent de Nissan dans des boutiques de luxe
lundi 22 - 20h29
de : nazairien
1 commentaire
Les Gilets Jaunes de France. « Nous ne lâcherons rien ». CQFD !
lundi 22 - 16h49
de : JO
Violences policières acte 23 : des scènes de guerre civile, des propos excessifs et un communiqué inopportun LA PEUR CHANGE DE CAMP" (vidéo)
lundi 22 - 13h29
de : Pierrick Tillet
7 commentaires
Nouvelle polémique suicides policier bel enfumage.
lundi 22 - 09h11
de : irae
3 commentaires
Acte 23 Gilets Jaunes samedi 20 avril 2019
lundi 22 - 08h35
de : jean 1
2 commentaires
Enquètes sur pratiques policières !
dimanche 21 - 16h54
de : JO
1 commentaire
LA RECOMPOSITION DES MONDES
dimanche 21 - 10h52
de : Ernest London
1 commentaire
Acte 23, forte mobilisation à Paris, Les Gilets jaunes chantent leurs carmagnoles
dimanche 21 - 10h06
de : nazairien
1 commentaire
Le gouvernement sous arrestation.
samedi 20 - 18h29
de : L’iena rabbioso
1 commentaire
Gilets Jaunes : Lavilliers vire casaque
samedi 20 - 12h22
de : Stafed
4 commentaires
Y-a-t-il eu fichage des « gilets jaunes » blessés lors des manifestations ?
samedi 20 - 08h15
de : François Béguin
Fortes restrictions du droit de manifester : Un Etat de droit en dérive !
samedi 20 - 07h03
de : Chrstian DELARUE
2 commentaires
« VIVRE L’ANARCHIE » film documentaire de Michel Mathurin
vendredi 19 - 22h31
de : Nemo3637
Grande action de désobéissance civile en cours à Paris (video)
vendredi 19 - 15h26
de : JO
1 commentaire
VIVE LA LIBERTÉ DE MIGRER !
vendredi 19 - 12h09
de : BERNARD DUPIN
NOTRE-DAME : OU VA LA GENEROSITE ?
vendredi 19 - 10h38
de : Nemo3637
5 commentaires
Un capitaine de police, mère de famille, s’est donné la mort avec son arme de service Récit d’un ancien flic (vidéo)
jeudi 18 - 14h48
de : nazairien
6 commentaires
Carré Blanc sur Fond Blanc
jeudi 18 - 10h39
de : Marc ARAKIOUZO
3 commentaires
Toulouse : « il y a une volonté politique d’interdire les manifestations »
jeudi 18 - 08h35
1 commentaire

accueil | contacter l'admin



Suivre la vie du site
RSS Bellaciao Fr


rss IT / rss EN / rss ES



Bellaciao est hébergé par DRI

La race humaine doit sortir des conflits en rejetant la vengeance, l'agression et l'esprit de revanche. Le moyen d'en sortir est l'amour. Martin Luther King
Facebook Twitter Google+
NON AU LICENCIEMENT DE GAEL QUIRANTE / STOP À LA REPRESSION (video)
Info Com-CGT

Souscription Le journal prescrit sans ordonnances ! Moins Une et plus si affinités
Solidarité, le sens d’une vie » de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia
« Liquidation » de Mourad Laffitte (video)
DAZIBAO
En mémoire de Marceline Lartigue 10/11/1961 - 28/04/2018
mercredi 30 mai
Le but de cet page est de récolter le maximum de souvenirs de Marceline, tout les contributions sont les bienvenues (photos, vidéos commentaires, pensée etc. etc.), et permettre doucement de faire passer ces moments si difficiles, merci https://www.facebook.com/MARCELINELARTIGUE.ORG
Lire la suite
Marceline Lartigue : une femme, une artiste flamboyante
mardi 8 mai
de Raphaël de Gubernatis
Marceline Lartigue, qui vient d’être victime d’une rupture d’anévrisme à la veille des défilés du 1er mai, à Paris, avait une beauté d’une autre époque. Éclatante et pulpeuse, un peu à la façon de Brigitte Bardot dans son jeune temps. Et avec cela un chic extraordinaire pour se vêtir, une élégance toute théâtrale dont elle était sans doute la première à s’amuser, même si elle devait être parfaitement consciente de l’effet de ses tenues si recherchées dans (...)
Lire la suite
Adieu Marceline
lundi 7 mai
de Nicolas Villodre
Une cérémonie aura lieu lundi 7 mai à 13h30 au crématorium du Père Lachaise à Paris. Marceline Lartigue est partie avec le froid d’avril, samedi 28, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle était danseuse, chorégraphe, militante de gauche depuis toujours, de père (Pierre Lartigue) et mère (Bernadette Bonis) en fille. L’attaque l’a prise, en plein mouvement, en pleine rue. Son compagnon Roberto Ferrario l’a vue tomber devant lui « pendant la diffusion de (...)
Lire la suite
Disparition de Marceline Lartigue, Communiqué de presse
dimanche 6 mai
de Micheline Lelièvre
C’est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition de Marceline Lartigue. Elle s’était faite discrète les temps derniers, mais je voudrais saluer la mémoire de celle que je connaissais depuis le début de sa carrière. Elle avait 16 ans, je crois, et dansait avec Fabrice Dugied la première fois que je l’ai vue. Puis nous nous sommes liées d’amitié. Marceline avait un caractère bien trempée, une intelligence très fine et un grand talent de chorégraphe. (...)
Lire la suite
Marceline Lartigue est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en pleine distribution de tracts
samedi 5 mai
de Jean-Marc Adolphe
Aujourd’hui, 1er mai 2018, Marceline Lartigue ne participe pas aux manifestations du 1er mai 2018. Cela ne lui ressemble pas. Mais elle, tellement vivante, ça ne lui ressemble pas non plus de mourir. Et pourtant, Marceline est partie en voyage, rejoindre Antonio Gramsci et quelques autres camarades de lutte (l’un de ses tout derniers billets sur Facebook rendait hommage à Gramsci, mort le 27 avril 1937). Marceline est partie brusquement, fauchée par une attaque cérébrale en (...)
Lire la suite
Tu est tombé devant moi pendant la diffusion des tractés pour la manif du 1ere et du 5 mai...
vendredi 4 mai
de Roberto Ferrario
2 commentaires
C’est une photo prise par Baker 5 minutes avant que tu tombe... Avec ton sourire magique, Marceline Lartigue Ma compagne, mon amour, mon amie, ma camarade tu me manque, tu est tombé devant moi pendant la diffusion des tractés pour la manif du 1ere et du 5 mai, avec tout mon courage et ma force je suis pas arrivé a empêcher la faucheuse de faire son salle boulot, tout le temps ensemble sur les barricadés contre les injustices de cet monde, aujourd’hui je part a manifester pour (...)
Lire la suite
13 Mars ! Déjà 8 ans que Jean Ferrat nous quittait emportant ses rêves inachevés d’un monde meilleur (video)
mercredi 14 mars
de Roberto Ferrario
Jean Ferrat, auteur-compositeur né le 30 décembre 1930 à Vaucresson (Seine et Oise) et mort le 13 mars 2010 à Aubenas (Ardèche) est intimement lié à la commune d’Ivry-sur-Seine, où il a vécu 40 ans. En octobre 1960, il s’installe avec sa compagne Christine dans un petit appartement du 129, rue de Paris (plus tard renommée avenue Maurice Thorez), qui servira de cadre à plusieurs reportages lui étant consacrés, dont cet extrait de l’émission "Au delà de l’écran" (...)
Lire la suite