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A la retraite, en formation, au chômage : un revenu, c’est un droit !

samedi 1er février 2003 - Contacter l'auteur


Précaires, chômeurs et autres salariés, rendez-vous samedi
1er février à 14 h au Cirque d’hiver, Métro : Filles du Calvaire.

La refondation sociale voulue par le Medef est bien avancée.
Le soutien explicite du Premier ministre ne peut que conforter
le patronat dans ses orientations destructives.

Les effets de cette véritable guerre sociale sont déjà douloureusement
sensibles :

· la réduction du montant et du nombre de bénéficiaires des
maigres allocations chômage (décembre 2002),
· en cours : la réduction des retraites du privé et du public.
Après le réforme Balladur (1993), ils veulent aligner vers
le bas les pensions du service public (Edf, Sncf, la Poste,…).
Le Medef parle de 45 années de cotisations !
· les milliers de jeunes licenciés de l’éducation nationale,
devront se contenter de maigres allocations, pour un temps
fort limité.
· Les menaces toujours réitérées sur le statut des intermittents
du spectacle : on veut au bas mot en " sortir " la moitié
 !

C’est une extension prévisionnelle de la précarité et de la
misère. Sur son site internet le Medef est explicite : " programmer
une contraction générale des allocations, dans le but d’inciter
les chômeurs à être plus actifs dans leur recherche. "

Travail forcé pour les jeunes, et "emplois vieux"
 ?!


" Il faut faire aimer le travail aux jeunes. On ne fait pas
assez d’efforts dans notre pays pour faire aimer le travail.
", déclarait M. Raffarin au cours de l’assemblée générale
du Medef (14 décembre 2002) . Si l’amour venait à manquer,
les radiations, l’aiguillon du besoin, voire de la faim suppléeraient
au manque de motivation ?

Pourtant :
le Pib va doubler d’ici 2040. Date critique pour le paiement
des retraites nous dit-on, de façon mensongère. Les retraites
qui sont l’équivalent de 12% du Pib, pour 12 millions de retraités.
En 2040 ce sera sur des prévisions raisonnables 18 à 20%.
Où est le problème ? Et pour qui ? Pour les actionnaires qui
depuis deux décennies ont confisqué dix points de la valeur
ajoutée !

Au contraire, dans l’intérêt de tous, nous pensons qu’il est
nécessaire d’utiliser les gains de productivité (sans ajouter
aux dégâts du productivisme) pour une véritable réduction
du temps de travail et une généralisation de l’âge du départ
à la retraite. Tant à, l’échelle de la semaine, du mois et
de la vie, l’emploi doit être remis à sa place : celui d’une
utilité décroissante. Ce qui est sûr, c’est qu’il ne peut,
à lui seul servir de mesure pour l’accès aux richesses.

Refaire les comptes : déficit dans les caisses de l’Unedic
 ? Augmentons la contribution des entreprises de 1 à 2 %, pour
voir…
Pas d’argent dans les caisses de retraites ? Pourquoi les
actionnaires confisquent-ils toujours davantage de la richesse
socialement produite ?

Du présent faisons table pleine !

· La retraite à 55 ans pour tout le monde, dès 50 ans pour
ceux qui subissent les travaux les plus pénibles. C’est possible
 : depuis 1981, le Pib a quasiment doublé,
· Réduction immédiate de la durée du travail. Les 32 h, tout
de suite, et sans flexibilité.
· Embauches dans les services publics créateurs de bien être
social et de richesses culturelles : éducation nationale,
hôpitaux, culture, services publics aux tarifs non discriminants
etc.

Ce qui aura pour effet rapide de contribuer significativement
au renflouement des diverses caisses ; de produire une authentique
sécurité sociale ; d’ouvrir des perspectives positives pour
les résidents des banlieues,… de permettre la fermeture de
quelques prisons, d’inaugurer la reconversion de nombreux
policiers en animateurs sociaux, postiers, infirmiers, jeunes
retraités et autres conteurs de veillée au coin du feu…

C’est possible : demandons au gouvernement et au Medef de
refaire les comptes.

en marge :

La Mafia Des Exploiteurs de France ampute les droits
des chômeurs !


Prenant prétexte de difficultés financières qu’ils ont sciemment
créées, le MEDEF et ses alliés syndicaux ont décidé le 20
décembre dernier une importante dégradation du droit des salariés
à l’indemnisation de leur période de chômage ou de précarité.

· Vous avez travaillé et cotisé 4 mois durant les 18 derniers
mois : vous n’auriez plus droit à rien !
· Comme la moitié des chômeurs indemnisés, vous vous inscrivez
à l’ASSEDIC après avoir travaillé au moins 14 mois durant
les 2 dernières années ? Ces nouvelles règles réduiraient
de 7 mois votre période indemnisée !
· Vous avez plus de 55 ans ? Votre durée d’indemnisation pourrait
être réduite, jusqu’à - 67 % !

Cette amputation des droits, des jeunes précaires et des salariés
de 50 et plus, est appliquée illégalement par les ASSEDIC
alors que le gouvernement n’a pas encore terminé les consultations
préalables à l’agrément de ces mesures. Or, sans agrément,
le protocole d’accord du 20 décembre ni les textes qui découlent
n’ont aucune valeur juridique. Nous attaquons ces textes et
leurs auteurs en justice.

Des mobilisations ont lieu partout en France à l’initiative
des mouvements et collectifs de chômeurs et précaires, des
intermittents…,Rejoignez-nous dans les mobilisations.

Le gouvernement doit refuser d’agréer
l’accord du 20 décembre 2002 !

Indemnisation de toutes les formes
de chômage et de précarité !

Aucune allocation, aucun revenu
en dessous du SMIC mensuel
 !

Présence des chômeurs et précaires
partout où se décide leur sort !




AC ! - Agir ensemble contre le Chômage !


http://www.ac.eu.org
e-mail : ac@ras.eu.org

Mots clés : Emploi-chômage /
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