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Briser le silence ! Agir contre les violences faites aux femmes

mercredi 23 novembre 2005 - 4 coms

Qu’elles soient verbales, psychologiques, physiques ou sexuelles dans l’espace publique, au travail, au sein du couple ou dans les relations avec la famille et les proches, qu’on les appelle violences faites aux femmes, violences domestiques ou conjugales, elles sont inadmissibles ! C’est pourquoi il faut se saisir du 25 novembre 2005, journée internationale des Nations Unies pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, au travail et dans la vie, par des actions efficaces et durables.

Elles s’expliquent par la division historique des rôles entre hommes et femmes, basée sur des justifications philosophiques, politiques, biologiques ou sociales qui ont varié au cours de l’histoire. Ce sont des "rapports de genre".

Plusieurs générations sont probablement nécessaires pour modifier et démocratiser réellement une inégalité aussi profondément inscrite dans l’histoire de l’humanité.

La violence est considérée comme une violation générale des droits de tout être humain : droit à la vie, à la sécurité, à la dignité et à l’intégrité physique et mentale ; elle constitue, envers les femmes, une entrave aux objectifs d’égalité, de développement et de paix.

Il est important que nos sociétés réalisent que seules les femmes, les jeunes filles et fillettes subissent certaines formes de violence.

Certaines formes existent dans la plupart des cultures (le viol, la violence conjugale, l’inceste) tandis que d’autres s’exercent dans des contextes précis (esclavage domestique, mutilations sexuelles).

Les femmes se retrouvent souvent dans des situations de vulnérabilité en raison de leur position et de leur situation sur le marché du travail : précarité de l’emploi, emplois mal rémunérés, de bas niveaux, tandis que les hommes occupent généralement des postes de plus hauts niveaux et profitent ainsi de leur supériorité hiérarchique.

La Cgt, en tant qu’organisation syndicale, a un rôle à jouer dans la prévention et la protection des femmes contre les violences, les discriminations au travail et dans la vie :

# en sensibilisant et formant les syndiqué( e)s à la problématique de la violence à l’égard des femmes en tant que violation de leurs droits fondamentaux ;
# en organisant une campagne de sensibilisation et de prévention sur les violences à l’égard des femmes ;
# en faisant connaître les lois et les directives novatrices afin que d’autres puissent les utiliser comme exemples ;
# en encourageant, au niveau de l’entreprise, les programmes qui condamnent les violences et en particulier les violences au travail ;
# en participant à l’élaboration de procédures favorisant la dénonciation des incidents violents, contribuant à briser le silence.

Des outils pour la lutte :
Seule une démarche revendicative constructive, à partir du lieu du travail, et portée par l’ensemble des salarié(e)s peut contribuer, efficacement à lutter contre la féminisation de la pauvreté et les violences à l’égard des femmes.

La mise en application des lois existantes dans les entreprises est un point d’appui pour l’action :
# la loi du 9 mai 2001 relative à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ;
# la loi du 16 novembre 2001 relative à la lutte contre les discriminations ;
# la directive du 23 septembre 2002 (charge de la preuve, discrimination indirecte) et par l’ouverture de nouveaux droits (congé de maternité, harcèlements, etc.) ;
# l’accord national interprofessionnel du 1er mars 2004, signé par toutes les organisations syndicales, relative à la mixité et à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ;
# la loi du 30 décembre 2004 sur la Haute Autorité de lutte contre la Discrimination et pour l’Egalité (Halde).

# l’arsenal juridique existe : droit international, communautaire, européen et national.

Cette ressource juridique permet la prévention et à défaut, la réparation et également la répression.

Messages

  • Sherazade Belayni 18 ans a été aspergée le 13 Novembre d’essence et brulée à 60% par un jeune garçon ancien collegue de travail car elle a refusé la demande en mariage...

    LE 27 NOVEMBRE 2005 11 H. 0 NEUILLY SUR MARNE

    L’ASSOCIATION - NI PUTES NI SOUMISES organise un marche silencieuse place des 24 arpants-arrivée
    Mairie de Neuilly sur marne
    METRO RER A direction Marne la Vallée STATION : Neuilly Plaisance puis BUS 113 2O3 ou 127

    Par la route : AUTOROUTE A86 Sortie : NEUILLY SUR MARNE
    prendre la Nationale DIRECTION CHELLES puis la Route du 24Novembre qui amène à la place des 24 ARPENTS Nicole

  • J’ai divorcé il y a 13 ans de cela. Mon ex était un pervers, c’est moi qui ai dû quitter le domicile avec mes 2 enfants car il devenait dangeureux,me menaçait constamment et me harcelait.
    Mais devant ses amis il changeait et personne ne me croyais !
    j’ai galéré 3 ans avec mes enfants sous le bras, j’avais 3000 francs de pension alimentaire, pas de sécu ni de cmu à l’époque. J’allais aux restos du coeur, et l’assistante sociale ne pouvait pas m’aider, elle m’a fourni une liasse de papier à remplir avant toute discussion.
    Finalement je n’ai plus pu payer le loyer, les enfants sont donc retournes chez leur père et je me suis retrouvée à la rue, une amie a cependant eu la gentillesse de m’héberger le temps que je trouve une petite chambre à louer.
    Aujourd’hui cela fait 9 ans que je vis avec mon nouveau compagnon, un homme formidable !
    Mais mes de 2 grands enfants sont montés contre moi par leur père, qui est aussi très jaloux quand je réussis quelque chose !
    Tout ce que je peux dire c’est que peu de monde s’inquiète réellement de la violence faite aux femmes, ça fait même ricaner quelques uns ! On vous prend souvent pour une pauvre fille qui a pas eu de chance, et les enfants, on m’a même dit" mais pourquoi t’as fait des enfants".
    Moi je m’en suis sortie ! J’ai 2 autres enfants avec mon nouveau compagnon et il y a beaucoup de respect entre nous.
    Quand je pense à toutes celles qui vivent avec des fous ou des pervers, cela me rend triste. Mais ce qui me révolte c’est l’indifférence autour d’elles quand elles appellent au secours.
    Les gens ont peur de s’en mêler, ça peut se comprendre, mais il faut trouver le moyen et le courage de les accueillir et de les arracher à leur vie de merde. Surtout quand il y a des enfants.

  • Je lis dans divers éditoriaux que la violence faite aux femmes était due à l’alcool et au chomage...Je m’insurge sur cet amalgame. La violence et l’humiliation faites aux femmes se retrouvent dans tous les milieux et il est vrai cela soulage bien des consciences de ne voir que le contexte de l’alcool et le chomage.. C’est pratique on peut avoir pitié..
    Et bien non détrompez-vous la violence commence en général par une dégradation verbale distillée goutte à goutte qui au premier abord n’est pas critique violente mais une soit disant remise en question qui vous amène à vous poser la question : "Est-ce ma faute si...
    Vous pouvez etre une personne accomplie, sur d’elle, établi professionnellement.. .. L’érosion gagne...
    Les petites phrases, les critiques vous sappent vous rongent de plus en plus et le pervers passe au degré supérieur de sa manipulation : vos idées, votre habillement, coiffure, votre éducation, votre travail, vos capacités ; Tout ce qui fait de vous un etre libre et responsable est soigneusement démoli
    laminé. Le but : vous amenez à reconnaitre pour le plaisir du pervers que vous etes un monstre une loque une incapable dans toutes les circonstances de votre vie... La toile d’araignée se tisse lentement mais surement.
    Puis un jour un moment vous résistez et la première baffe suivie d’escuse puis ....vous faites parties des femmes battues...
    Obectif : vous en sortir car face à cette situation l’ironie, l’incompréhension, la plaisanterie graveleuse.. ect sont toujours d’actualité - ex : -"Bat ta femme si tu ne sais pas pourquoi elle le sait"
    Pourtant vous vous sentez dépouillée salie ,..
    C’est pourquoi j’espère que tous les partenaires sociaux pensent et travaillent sue une petite cellule avec des personnes formées pour que chaque personne qui subit cette violence puisse demander selon ses préférences : un conseil, une aide, un réconfort pour que cette personne puisse redire : J’EXISTE.
    nicole

  • pour sherazade je suis revolte qu ’en 2005 un homme est le pouvoir de vie ou de mort sur une femme
    toutes les femmes quelque soient leur ORIGINES doivent soutenir toutes ces femmes et les aidées par tous moyens à ETRE LIBRE LIBERTE EGALITE FRATERNITE

    RV dimanche 11h à neuilly nadia
    .

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