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CGT : crise en haut, crise en bas

dimanche 1er février 2015, par Cyril LAZARO

Un ancien membre creusois du "parlement" de la CGT dénonce la direction nationale du syndicat

Crise en haut, crise en bas. Le départ de Thierry Le Paon de la tête de la CGT au bout de trois mois de crise interne doit se conclure par l’élection de son successeur, Philippe Martinez, demain par le Comité confédéral national (CCN), le « parlement » de la CGT.

Le CCN, Raymond Aumaréchal en a été membre en tant que secrétaire général de la CGT de la Creuse, de 1975 à 1999. Et à ses membres actuels, il a fait parvenir une lettre ouverte qui se conclut par un « Trop, c’est trop ! » face à cette crise dont il voit « les dégâts » jusqu’ici.

Car les tensions, qui viennent d’éclater, héritées de la succession de Bernard Thibault collent au calendrier d’une autre crise cégétiste, creusoise celle-ci. Depuis trois ans, en effet, Le Secteur juridique (SJ), une association fondée par Raymond Aumaréchal pour conseiller et accompagner les salariés aux prud’hommes, affronte la direction de l’Union départementale CGT. Le conflit a abouti à l’exclusion du SJ des locaux de l’UD et à la refondation de l’Union locale CGT de Guéret dans laquelle se sont réfugiés les “frondeurs”, dont Raymond Aumaréchal. Union locale non reconnue par l’Union départementale.
Liste de noms

Quels rapports entre la crise d’en haut et celle d’en bas ? « A chaque étape de l’affaire creusoise, explique Raymond Aumaréchal, des gens de la direction nationale de la CGT sont intervenus. Et on retrouve les noms de la plupart d’entre eux dans les aléas que vivent les instances dirigeantes ».

Le nom d’Éric Lafont, par exemple, le représentant confédéral venu soutenir l’UD contre la “fronde” et à qui Thierry Le Paon a fait porter la responsabilité des investissements qui ont tant scandalisé pour son appartement et son bureau.

Un responsable cégétiste qui aurait initié, selon Raymond Aumaréchal, la rupture conventionnelle de la secrétaire de l’UD dont la CGT voulait se séparer parce que trop proche des frondeurs. Rupture conventionnelle, dont le principe va à l’encontre de la position officielle cégétiste qui ne cesse de les dénoncer.
« Choisissez bien »

Le nom de Thierry Le Paon lui-même qui, par le biais de représentants envoyés en Creuse, avait fait savoir en avril 2013, à propos du SJ « qu’il n’était pas nécessaire d’avoir une association dans la CGT, il y a nécessité de la dissoudre ».

Et Raymond Aumaréchal de cibler aussi… Philippe Martinez, celui-là même qui doit prendre les rênes de la centrale syndicale demain : « Je me souviens de son œil goguenard et approbateur quand on nous a interdit d’entrer dans la salle du comité général de l’UD en avril 2014 à l’IRFJS de Guéret. Il avait été dépêché en renfort pour soutenir la direction de la CGT creusoise ».

Et l’ancien du CCN de conclure dans sa lettre aux membres actuels : « Donnez à la CGT les dirigeants qu’elle mérite, elle a, en son sein, des militants de valeur. Mais actuellement, ce ne sont pas ceux qui sont écoutés ».

Éric Donzé Source lamontagne.fr

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