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Communiqué festival "Paris-Cinéma"

samedi 12 juillet 2003

Voilà le communiqué adressé par l’équipe du festival interrogée sur le maintien total de la
manifestation -à l’exception de réalisateurs ayant retité d’eux-même leurs films, dont Jean Pierre
Thorn, Hélène Angel, Jeanne Labrune et Sylvaine Dampierre- et la position de ses organisateurs :

"Nous tenons à exprimer la solidarité de PARIS CINEMA avec la lutte des intermittents du
spectacle.

Comme vous le savez sûrement, les avis sur la forme que doit prendre cette lutte divergent. Nous
en avons la preuve chaque jour, à travers les
réactions et les décisions de chaque réalisateur dont le film est présenté
à Paris Cinéma, qui sont loin d’être unanimes, puisqu’à ce jour 4
réalisateurs et réalisatrices ont décidé de déprogrammer leur séance
d’avant-première soit 4 séances qui n’ont pas eu lieu, décisions que nous
respectons.

Nous avons exprimé publiquement notre intention de proposer à tous les
réalisateurs de profiter de la présence du public dans les salles pour
expliquer la situation et les enjeux de votre lutte. PARIS CINEMA a lieu
pour la première fois, son enjeu au niveau du tissu économique,politique
et social local n’est pas du même ordre que celui d’un Festival
d’Avignon, ou Aix en Provence.

PARIS CINEMA est organisé par une Association, à l’initiative de la Mairie de Paris, et n’a reçu
AUCUNE subvention du gouvernement. Les films sont accueillis dans des salles dont les exploitants ,
indépendants, défendent toute l’année le cinéma que créent les intermittents. Les exploitants ont
accepté de jouer le jeu, et d’accueillir dans leurs salles pendant près de 15 jours des films
parfois fragiles, pour un prix de 4 Euros, permettant à un public éventuellement différent d’y accéder
, et de découvrir une cinématographie originale. La configuration est totalement différente de
celle d’un festival :- nous ne louons pas les salles de cinéma, nous n’avons donc aucun retour
financier : le fruit de cette exploitation est partagé entre la salle et les distributeurs, dans le cadre
traditionnel de remontée de recettes. Les exploitants sont seuls habilités à prendre des décisions
chez eux, nous n’avons pas ce pouvoir là.

Pour toutes ces raisons , nous pensons que nous devons poursuivre une
manifestation "militante", comme celle des Eurokéennes, par exemple, ou comme quelques-unes des
projections qui ont déjà eu lieu dans le cadre de Paris Cinéma, où les spectateurs sont invités à
entendre une explication "pédagogique" sur la situation des intermittents avant la projection des
films.

Contrairement à l’écran Noir,ils n’en seront que plus sensibilisés à la
justification de vos interventions, et seront à même de voir tous vos
films à la lueur d’une meilleure connaissance de vos métiers.
Ils seront ainsi de nouveaux sympathisants de la lutte.

De nombreux intermittents de la coordination sont ainsi intervenus lors de certaines séances et
cela a donné lieu à des discussions constructives.
Je vous rappelle qu’un colloque est organisé vendredi 11 juillet
à 13 heures par la Mairie de Paris au Forum des Images, en solidarité avec votre combat.

Bien à vous,

Toute l’équipe de Paris Cinema, unanimement."

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