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FGTB Palestine : condamnation sans équivoque des crimes sionistes

mercredi 7 janvier 2009 - Contacter l'auteur

Une condamnation syndicale sans équivoque

Au moins 635 tués. Plus de 2.900 blessés. Le bilan macabre - le plus sanglant depuis 1967 - d’un massacre programmé depuis 6 mois par le gouvernement israélien s’alourdit chaque jour. L’ambassadrice d’Israël, Tamar Samash, déclarait à la RTBF lundi matin, concernant la préparation de l’offensive, « qui veut la paix se prépare à la guerre ». Nous dirions plutôt, face aux faits, « qui veut la guerre ne préparera pas la paix ».

Tout d’abord, rappelons qu’Israël viole impunément, et avec l’appui tacite des Etats-Unis et de l’Union européenne, les articles 49, 53, 147 et 146 de la 4ème Convention de Genève de 1949, ratifiée par 194 Etats, dont Israël. Par ailleurs, Israël nie également l’arrêt rendu par la Cour internationale de Justice en 2004 contre la construction du mur et l’implantation des colonies.

Or, depuis plus de 40 ans, Israël n’a cessé d’implanter des colonies. D’occuper les territoires en étranglant ses accès. Les check-points se multiplient ; le mur segmente les terres cultivables et enferme les Palestiniens dans une « prison à ciel ouvert », transformant chaque passage en une suite d’humiliations et de frustrations toujours accrues. Dans la Bande de Gaza, l’accès aux denrées alimentaires de base, aux fournitures de soins de santé et au carburant est bloqué par un embargo dont le résultat est que 70% de la population manque de nourriture et 46% des enfants souffrent d’anémie aiguë.

Le cessez-le-feu de juin 2008 ne s’est pas accompagné de la levée de l’embargo sur Gaza. La trêve allait donc, de nouveau, dans un seul sens. Quels que soient les enjeux de cette offensive, ils constituent une infraction flagrante et massive du droit humanitaire international. Pendant ce temps, les Etats-Unis participent à raison de 2,5 milliards de dollars par an au financement de l’occupation israélienne, multipliant les accords de collaboration militaire ; l’UE décide de revaloriser ses relations avec Israël après avoir sanctionné économiquement les Palestiniens suite au résultat des dernières élections.
Quelle meilleure façon d’enterrer le droit international ?

Face à cette situation tragique, qu’en est-il du devoir syndical ?

Le PGFTU (Palestinian General Union of Trade Unions) a déjà pris position publiquement, à de nombreuses reprises, contre les tirs de roquettes « Kassam » du Hamas sur Israël ; par contre, le syndicat israélien Histadrut n’a jamais condamné les exactions commises par l’armée israélienne sur les territoires palestiniens.

Aujourd’hui encore, alors que le gouvernement est en train de transformer Gaza en un véritable cauchemar pour ses habitants, le silence total d’Histadrut en dit malheureusement long.

L’Interrégionale wallonne de la FGTB recommande, si le syndicat israélien ne prend pas ses responsabilités politiques en condamnant immédiatement les massacres, qu’il soit écarté de toute instance syndicale internationale.

Mots clés : Guerres-Conflits / Proche & Moyen Orient / Syndicats /
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