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FSU : POUR UNE ÉCOLE QUI LES FASSE TOUS RÉUSSIR ! grève le JEUDI 24 NOVEMBRE

samedi 19 novembre 2005 - 5 coms

de FSU

Pour une école plus égalitaire pour tous !

Pour l’école, loi Fillon inacceptable et budget de régression !
Les violences « urbaines », aussi inexcusables soient-elles,
sont le révélateur d’une crise sociale profonde aggravée dans
certains quartiers par l’accumulation des inégalités et des
discriminations. Depuis trois ans, la régression des moyens
alloués à l’école et aux associations de quartiers touche
particulièrement les banlieues défavorisées. La politique
d’éducation prioritaire a été abandonnée progressivement en
catimini. Au-delà ce sont les fermetures de services publics
(poste, transports en commun, police de proximité, maisons de
jeunes et de quartiers...) qui ont transformé des quartiers
entiers en zones abandonnées.

Une politique éducative ambitieuse est essentielle pour
construire de l’égalité. Or, ce que propose le gouvernement
ne va guère dans ce sens. Il accélère la mise en place de la loi
Fillon et, en décidant de rendre possible l’apprentissage dès 14
ans, il stigmatise la jeunesse des banlieues et remet en cause
la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans, faisant ainsi revenir
l’école 50 ans en arrière. Dans le même temps il supprime des
options et des classes dans les lycées professionnels.
Quant à la création de 5 000 emplois « d’assistants pédagogiques
 », elle est loin de compenser la suppression, en trois ans,
de 15 000 postes d’enseignants et 30 000 emplois de personnels
ayant un rôle éducatif au sein des établissements scolaires
(surveillants, emplois jeunes, assistants d’éducation...).
Le projet de budget 2006 prévoit 5 000 nouvelles suppressions
d’emplois pour les lycées et les collèges.

Et on s’apprête
à recruter 11 000 enseignants seulement alors que les besoins
reconnus par le ministère sont de plus de 17 000.
En refusant les créations de postes, afin d’économiser
quelques dizaines de milliers d’emplois, pour faire face aux
besoins de remplacements, le ministre demande aux personnels
en poste de suppléer ceux qui seraient absents ! Cette décision
prise va conduire à désorganiser les établissements scolaires
(problèmes d’emploi du temps), à supprimer toutes les initiatives
pédagogiques (clubs, échanges scolaires notamment avec
l’étranger) conduites par les enseignants. Elle est pédagogiquement
inefficace et pénalisera lourdement les élèves qui,
faute de réels remplaçants dans une discipline, se verront offrir
plusieurs heures d’une discipline dont le professeur est « inoccupé
 » à cette heure là.

Cette mesure ne concerne pas l’essentiel
des remplacements qui posent problème, ceux de longue
durée, faute d’enseignants en nombre suffisant.
L’Éducation nationale ne doit pas continuer d’être sacrifiée
comme elle l’est aujourd’hui ; vous pouvez nous aider à
contraindre le gouvernement à prendre des dispositions qui
permettent le développement de l’école : les effectifs de classe
sont à alléger et à dédoubler, un plan de recrutement massif
d’enseignants et de personnels d’encadrement qualifiés doit être
décidé, il faut stabiliser les personnels dans les établissements,
mieux les former, et réemployer tous ceux qui ont été
précarisés, se préoccuper de la vie des établissements pour
améliorer les conditions de vie et d’études au quotidien de
tous les élèves, sur tout le territoire.

Aujourd’hui l’urgence est de mettre l’École dans les conditions
de s’engager dans la bataille de la réussite pour tous.
Parents, personnels attachés au développement de notre école...
...Ce sont ces raisons qui conduisent les personnels des
collèges et lycées à s’adresser largement à vous pour nous
aider à contester ensemble les décisions prises et agir pour
d’autres solutions.

Nous avons tous à espérer de l’école parce qu’elle doit être
pour les jeunes un moyen de leur garantir un avenir professionnel
et social !

Système éducatif : des progrès, mais inégalités et discriminations demeurent.

C’est pour cela que nous s erons en grève et manifesterons le : JEUDI 24 NOVEMBRE

Messages

  • Bonjour,

    Sur quoi se fonde la réussite dans nos sociétés capitalistes ? Sur la concurrence, la guerre de tous contre tous, sur l’écrassement de l’autre. Ensuite, on présentera la réussite de tel ou tel individu comme une valeur exemplaire à tous ceux qui ont été victime de ces réussites individuels. Un système qui produit de la réussite individuel produit à l’autre bout de la misère collective, gage de l’enrichissement d’une classe riche. Un beau gachis défendu, hélas par ceux qui prétendent défendre un humanisme universel. C’est mentir au jeune que de leur parler de l’école de la réussite et les endormir quant à ce qui les attend sur le marché du travail.

    Bien sûr nos chantres de l’école républicaine font semblant de ne pas le savoir, de ne pas le voir,de l’oublier. C’est tellment plus commode de raconter des bobards à la jeunesse et de poursuivre en les culpabilisant en leur disant qu’ils manquent de capacité, qu’ils sont en situation d’échec. Où qui leur disent, " il faut savoir se vendre" .Ce faisant, nos chers professeurs ne font que reproduire un système pourri, foncièrement inégalitaire et élitiste. La belle avancée sociale ; les ZEP ! Des ghettos pour enfants de pauvres. Evidemment, ilne s’agit jamais de tous les professeurs mais d’une large majorité qui ne sont rien d’autres que des fonctionnaires du savoir et des techniques.

    Commençcons plûtot par construire une école de l’égalité ou les enfants des quartiers pauvres ont au moins les mêmes moyens que les enfants des quartiers riches. Parler de l’école de la réussite est d’un pur conservatisme qui vise à culpabiliser ceux qui n’ont pas réussi. L’école de la réussite c’est l’école de l’échec des enfants pauvres.

    Alors, une enième grève corporatise pour changer les choses ? Surtout pas en même temps que les Autres ? Les directions syndicales ont vraiment la trouille de la colère qui couve un peu partout !

    Mohamed

    • REPONSE A MOHAMED :

      Les professeurs ne sont que "des fonctionnaires du savoir et des techniques", écrivez-vous ?

      1) A ceci près que la forme négative de votre phrase est clairement péjorative (il faudrrait s’interroger sur la raison pour laquelle le mot fonctionnaire est chez vous, comme chez Mme Parisot,dépréciatif), vous n’avez pas tort :
      les professeurs sont des fonctionnaires d’Etat, parce les luttes sociales passées ont permis d’arracher au gouvernements au service du capital ce statut protecteur des salariés comme des usagers. On aurait d’ailleurs souhaiter trouver ce mot - statut- dans le texte de la FSU, et il y manque tellement que les enseignants peuvent légitiment se demander si la FSU défend aujourd’hui ce statut....

      2) les professeurs ont effectivement des connaiisances scientifiques et techniques, reconnues par le recrutement sur concours, qui garantit un minimum de justice sociale, contrairement à toutes les autres formes de recrutement professionnel existantes.

      Ce ne sont pas les professeurs qui "reproduisent" les inégalités.
      Le système éducatif s’inscrit dans un système économique et social qui reproduit les inégalités de classe, malgré les professeurs.

    • Tout à fait d’accord avec le post précédent. Les enseignants, sont pour la majorité d’entre-eux, fonctionnaires de la Fonction publique d’Etat, pas du savoir. Ils transmettent un savoir, qui ne dispose, lui que de moins en moins de statut. Ceux qui insultent les fonctionnaires de l’Education nationale contribuent à cette dégradation.

    • "Les chantres de l’Ecole républicaine", les purs et durs en tout cas, seraient plutot opposés au "ZEP", car ce dispositif remet en cause l’égalité de traitement au sein de l’Education nationale, "en donnant plus à ceux qui ont moins".
      Je dis cela sans me prononcer sur la validité du dispositif, mais afin de souligner les malentendus dans ce qu’affirme l’intervenant.

  • "il faut stabiliser les personnels dans les établissements, mieux les former, et réemployer ".

    Stabiliser les personnels QUI VEULENT L’ETRE dans les établissements. Pour les autres, il faut respecter leur droit à MUTATION, bafoué depuis le mouvement dit déconcentré mis en place par Allègre, et qui priviligie les intérets de l’administration contre les droits des personnels. Il faut revenir au mouvement national d’avant 1999.

    "Mieux former les personnels" ? Mais de quoi parlez-vous, chers collègues ? Du droit au congé-formation, bafoué par l’administration ? Ou d’autres choses que vous auriez décrétées indispensables et qui ne le seraient que pour la FSU ?

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