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LE CAPITALISME S’EFFONDRE !… PEUT-ETRE !… MAIS APRES ?

dimanche 2 octobre 2011 , par Patrick MIGNARD - Contacter l'auteur - 12 coms

Tout un florilège de formules alléchantes fleurit depuis quelques temps sur les sites, dans les journaux et les conversations : « le capitalisme serait à bout de souffle et à l’article de la mort ».

Désir ou réalité ? L’histoire des derniers deux cent ans devrait nous faire nous méfier.

LA PEAU DE L’OURS…

Dés le 19e siècle, en pleine Révolution Industrielle, la prédiction a été faite, théorisée, popularisée… « …un tel système ne pouvait pas durer ! Miné de contradictions, il ne pouvait que rapidement s’effondrer,… et ce d’autant plus qu’il portait et nourrissait en son sein le facteur de sa propre destruction, la classe ouvrière ».

Or… non seulement il ne s’est pas effondré, mais il a gagné toutes les couches de la société, bouleversant les rapports sociaux, développant des nations qui ont continué à dominer le monde… Sautant par-dessus les frontières, les océans, il a corrompu des continents entiers, détruisant leurs rapports sociaux, asservissant des millions d’individus et est en voie de destruction de notre éco-système planétaire.

Ce qui devait constituer la source de sa destruction, la classe ouvrière, non seulement elle ne s’est jamais véritablement donné les moyens de le détruire, mais a au contraire essayé de profiter de son développement pour améliorer, dans les pays où il régnait en maître, les conditions de sa propre existence,… lui donnant ainsi une légitimité qu’il a su utiliser, et utilise encore efficacement.

Enfin, les quelques théoriciens de la Révolution qui ont réussi à prendre le pouvoir dans leurs pays,… voient au bout de quelques décennies, leurs efforts anéantis par un capitalisme triomphant qui a mis bas toutes leurs réalisations.

On est donc en droit de se poser la question qui fâche : « N’a-t-on pas vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué ».

Un tel raisonnement est assurément « hérétique » par rapport à la thèse officielle des tenants du changement radical. Pourtant celle-ci perd, jour après jour de sa crédibilité…. Au point qu’il est parfaitement et historiquement légitime de se poser la question si douloureuse : «  Ne nous serions nous pas trompé de stratégie de changement ? »


UN POUVOIR D’ADAPTATION EXTRAORDINAIRE

La brutalité de ses débuts – la condition prolétarienne dans les pays industrialisés – a tout de suite mobilisé contre lui les salariés. Mais les multiples révoltes ouvrières ne l’ont même pas affaibli. Il a su faire face en utilisant diverses astuces :

-  jouer les ouvriers contre les paysans dans des pays encore majoritairement agricoles – exemple de la Commune de Paris ;
-  fait la guerre pour assurer sa domination locale et mobiliser les exploités pour des causes qui n’étaient pas les leurs ;
-  savoir lâcher du lest lors des grandes revendications : pouvoir d’achat, couverture sociale,… Quitte à reprendre un peu plus tard,… ce qui se fait aujourd’hui ;
-  utiliser l’appui des richesses coloniales pour améliorer la condition ouvrière – exemple classique de l’Angleterre au 19e siècle ;
-  avoir recours à l’Etat fort, voire au fascisme en cas de très grave crise – exemple de l’Allemagne, et d’autres au 20e siècle…. C’est ce qui pourrait bien se reproduire aujourd’hui.

L’existence même d’un système soviétique, présenté comme directement concurrent, n’a pas entamé le triomphe du capitalisme. Au-delà des turpitudes idéologiques, de part et d’autre, l’effondrement des pays dit « socialistes » est incontestablement un échec des conditions de construction du socialisme suivant le « modèle standard » et un triomphe au-delà de tout ce qu’il pouvait imaginer pour le capitalisme.

La phase néo libérale que nous vivons depuis quelques décennies est, en quelque sorte, la cerise sur le gâteau d’un capitalisme qui peut aujourd’hui tout se permettre, tout justifier. Ayant acquis une puissance idéologico-médiatique que seule l’Eglise dans l’Histoire, avait maîtrisé, le capitalisme, trompe, truque, manipule des milliards d’individus,… et ça marche !

UNE CULTURE DE L’IMPUISSANCE

Face à cette puissance et arrogance,…rien ou pas grand-chose ! Surtout des discours, des déclarations, des manifestations,… rien d’efficace !

Adossé aux principes républicains issus de la Révolution Française (entre autres), le capitalisme a su faire face à toutes les offensives qui tentaient de le déstabiliser politiquement et idéologiquement. Ces principes ont été habilement contournés, à son profit, par une bourgeoisie qui n’a eu de cesse de les évoquer pour détourner les condamnations qui visaient ses turpitudes.

Il a su constituer et corrompre une classe politique qui, en principe, était issue du peuple et tenait, et tient, sa légitimité de lui. Les éléments les plus contestataires ont été directement et/ou indirectement achetés, installés dans des privilèges, institutionnalisés dans l’appareil d’Etat (des noms ?).

Le modèle standard du dépassement du capitalisme, la révolution prolétarienne et/ou ses différentes variantes a subit un double échec :

-  la faillite généralisée des modèles soviétiques ;
-  le fait que ce système d’exploitation, le capitalisme, s’est habilement doté d’une couverture politique qui fonde sur le peuple sa légitimité.

Cette situation rend très difficile toute contestation du système qui nous conduit aujourd’hui à la catastrophe… En effet, il est difficile de légitimer la contestation d’un système qui, au grés des élections, voient, par le peuple, reconduits celles et ceux qui en assurent sa gestion et sa pérennité.

Le système politique mis en place a efficacement verrouillé toute tentative de changement… et les citoyens étant réduit au simple rôle d’électeurs sont systématiquement piégés. Il n’y a aucune issue dans le cadre des institutions mises en place.

Le poids idéologique des mythiques « valeurs républicaines » fait accepter au plus grand nombre sa situation comme inéluctable,… ainsi chacun croit que l’Etat est le garant du bien public, que la Police protège les citoyens, que l’Etat de droit assure « Liberté-Egalité et Fraternité », que le salaire est la juste rémunération du travail, qu’à travailler plus on gagne plus,… et surtout que le vote est un droit et un devoir.

Les républicains « poussiéreux » - et au demeurant sincères - qui croient dur comme fer que les valeurs « théoriques » de la République sont compatibles avec le capitalisme entrent dans le jeu pervers de la politique et nous donnent des leçons de « civisme » ( ?). La religion républicaine laïque a aussi ses adeptes.

Ainsi le système tourne en boucle, avec la complicité de ses victimes, pour s’arranger au mieux de ses intérêts. Nous venons d’en avoir un exemple avec la crise financière.

APRÈS ? MAIS QUEL « APRÈS » ?

Pour le système il n’y a pas d « après ». Le capitalisme ne se « dépasse » pas, il se perpétue en se réformant,… c’est du moins ce que l’on inculque à tout citoyen. Les lois du marché sont éternelles, certains, même à « gauche », les comparent aux lois de la gravitation ( ?)… c’est dire la profondeur du mal.

Toute réflexion, toute intelligence des situations est stérilisée. Toute tentative d’innovation politique est, soit récupérée, soit réprimée, soit le plus souvent ignorée par un appareil médiatique, pour l’essentiel, contrôlé par le système.

C’est donc en marge du système que l’action doit se mener. L’attaquer de front nous brisera, de même que remettre entre les mains des politiciens parfaitement intégrés notre avenir nous condamne à l’échec… Ignorons les, n’assurons plus leur légitimité !

L’important n’est pas de montrer qu’il y a des réformes nécessaires,… il n’y en a pas,… Mais au contraire de montrer par une pratique alternatives que d’autres choix peuvent être faits, que d’autres relations existent et qu’elles peuvent se substituer aux circuits marchands classiques.

Ce n’est pas en attendant sans réagir que le système s’effondre que l’on assurera l’avenir. Si nous restons inactifs, il nous entraînera dans des aventures politiques dont le 20e siècle porte à jamais les stigmates. Ne refaisons pas les erreurs du passé et abandonnons nos croyances obsolètes.

Ruinons le système, non pas en croyant aux promesses de celles et ceux qui le pérennisent, mais en fonctionnant autrement. C’est dans des pratiques nouvelles que se constituent dans l’Histoire, les nouvelles valeurs, la nouvelle éthique… pas en ressassant de « vieilles lunes » complètement obsolètes.

Septembre 2011
Patrick MIGNARD

Mots clés : Economie-budget / Patrick Mignard /

Messages

  • - A en croire Patrick Mignard, une espèce de "main invisible" gouverne le capitalisme. C’est exact, cette main invisible a un nom : c’est l’adaptation continue à l’évolution des rapports sociaux, des idées et des techniques. Autrement dit, le capitalisme sera ravi des propositions de Patrick Mignard qu’il marginalisera sans difficulté. Et au risque de faire sourire l’intéressé, la seule vraie révolution qui s’annonce est la révolution écologique... que le capitalisme ( toujours pas mort...) saura absorber avec le temps.

    • A en croire Patrick Mignard, une espèce de "main invisible" gouverne le capitalisme. C’est exact, cette main invisible a un nom : c’est l’adaptation continue à l’évolution des rapports sociaux, des idées et des techniques. Autrement dit, le capitalisme sera ravi des propositions de Patrick Mignard qu’il marginalisera sans difficulté. Et au risque de faire sourire l’intéressé, la seule vraie révolution qui s’annonce est la révolution écologique... que le capitalisme ( toujours pas mort...) saura absorber avec le temps.

      Ca, ça fait rigoler beaucoup.

      La révolution écologique le capitalisme la fera évidemment , de la façon dont il a toujours su le faire ; avec des conséquences effroyables.

      Le renversement de la bourgeoisie vers un système réellement démocratique ressort fondamentalement de l’organisation de la société et pas de faire plus ou moins vert, même pas forcement de faire plus ou moins égalitaire.

      C’est bien une question de pouvoir.

      Mignard parle des modèles sans trop les définir (qu’est ce que le modèle soviétique par exemple ?).

      Il est juste qu’il mette le doigt clairement sur la question des institutions telles qu’elles sont en constatant qu’elles ne permettent pas un changement de société, voir sont même plus souvent des pièges que des bienfaits.

      Par exemple la gauche gouvernementale a quasiment détruit les organisations du mouvement ouvrier au sens large. Ca ne sert apparemment à rien de le rappeler aux étourneaux électoraux du PS, de EELV, du FdG , etc.
      L’amnésie est un art sacré dans les cohortes de la gauche sans cervelle.

      Le piège des institutions vient qu’elles sont des machines au service de l’appareil d’état, en sont un morceau insécable.
      La présence dans ces institutions de ceux qui veulent changer la société n’a de sens que si le centre est à l’extérieur de celles-ci, sur ses propres intérets, avec sa propre légitimité démocratique concurrente du pouvoir.

      C’est un discours qui fait peut-être archaïque mais il est basé sur l’expérience jamais contredite sérieusement sur ce terrain.

      Maintenant, j’insiste sur la légitimité démocratique (pour les masses s’entend, ce qu’en pense Sarko ou Hollande on s’en tape). La construction de structures plus démocratiques et unitaires (une démocratie qui rassemble la quasi-totalité des travailleurs dans une entreprise par exemple) que la démocratie formelle anti-démocratique que l’on connait , est bien la dent creuse stratégique du mouvement pour l’émancipation de l’humanité.

      "Nous ne sommes rien, soyons tout" n’exprime pas seulement une parabole mais également le fait que sans une phase de rupture, une classe dominée politiquement et idéologiquement ne peut s’émanciper.

      La vieille question de la grève active exprime ces possibilités de rupture où les travailleurs ne sont plus tenues par la hierarchie ordinaire du capitalisme et où ils recomposent des relations avec leurs camarades.

      Mais on peut trouver également dans les temps libres, les phénomènes associatifs, syndicaux et politiques (quand ce ne sont pas des modèles hierarchistes comme le PS ou le PdG) ces ruptures de l’ordre naturel du capitalisme qui soumet idéologiquement la classe populaire.

      Mais reste que la question du capitalisme si elle passe par beaucoup d’accumulations aura son instant révolutionnaire où l’art de la tactique prendra une dimension démesurée mais essentielle.

      C’est pour ça que pousser la démocratie à la base passe par une capacité de centralisation de celle-ci de façon à se hisser à niveau pour renverser le capitalisme (pour mieux), ce que j’appelle la légitimité démocratique.

  • et c’est tant mieux ,après ,mais après ? retrousser ses manches ,seul le travail ,

    mais pas le " travail de forçat " aura de la valeur et non "gagner de l’argent en

    dormant " essayer de nous faire PEUR que sans le capitalisme on va mourir et

    tout simplement CRIMINEL , je ne pense pas qu’engraisser des feignants et un

    BUT dans la vie "gagner de l’argent en dormant " disait feu le Président

    F.MITERRAND

    • Les realisations villageoises locales exemplaires en Espagne,en Grece etc.. ne font pas encore boule de neige, tant il faut d’energie collective et de soutiens locaux pour les mettre en route,contre l’inertie du systeme et sa repression.

      Meme si la majorité n’adhere plus au systeme ,elle vit dans l’illusion attentiste que les “politiques” peuvent encore resoudre la crise...

      Les nombreuses tentatives pratiques sont encore demolies par la repression multiforme politoco/policiere,ce n’est qu’une situation d’urgence generale qui imposera a tous de se bouger ensemble par necessité...toutes les autres solutions institutionnelles ;y compris les guerres, ayant faillies..

  • Le système politique mis en place a efficacement verrouillé toute tentative de changement… et les citoyens étant réduit au simple rôle d’électeurs sont systématiquement piégés. Il n’y a aucune issue dans le cadre des institutions mises en place.

    En 2 phrases, tout est dit. Et la conclusion logique est qu’il n’y aura pas de véritable changement sans violence.

    • C’est à mon avis une certitude..Les militants qui n’en prennent pas conscience sont naifs, ce qui explique l’attitude "électoraliste" de beaucoup d’entre eux .Le capital ferme les entreprises non-rentables pour lui ,alors que faut-il faire ? Prendre le contrôle de l’entreprise comme les Fralib et la faire tourner sur une logique socialisante autogestionnaire . D’ailleurs beaucoup de travailleurs commencent à se rendre compte qu’une simple indemnité de licenciement ne résoud pas le problème du renouveau de l’emploi industriel .Les sidérurgistes , les métallos ,les ouvrières du textile et de la chaussure ont laissé fermer leur boite et maintenant c’est la misère sociale , la ruine d’une région comme la lorraine,le Nord-Pas de Calais et aujourd’hui les bouches du rhône. La France n’a plus que 13% d’emplois industriels. Même notre agriculture si encensée dans le monde est devenue sinistrée .Alors la classe ouvrière et les paysans doivent prendre le contrôle actif de l’économie au plus vite car la catastrophe est déjà en route avec les imbéciles qui nous gouvernent comme l’UMP-PS.

      Révolution , Révolution,
      Tu changes le monde à ta façon,
      Révolution .....

      Il faut enfin que les salariés prennent leur responsabilité en prenant en main leur entreprise au lieu de la laisser à une bande d’incapables ,actionnaires privés et d’Etats.C’est la seule solution possible pour éviter l’anarchie catastrophique du capitalisme en fin de mort clinique...

      Bernard SARTON,section d’Aubagne

    • qu’il n’y aura pas de véritable changement sans violence.

      certainement ! mais je crains que vous ne vous fourvoyez en pensant que SEULE la violence est le remède ; si telle est votre idée.

      la conclusion de Mignard me parait très juste et je défends aussi cette position :

      Ruinons le système, non pas en croyant aux promesses de celles et ceux qui le pérennisent, mais en fonctionnant autrement. C’est dans des pratiques nouvelles que se constituent dans l’Histoire, les nouvelles valeurs, la nouvelle éthique… pas en ressassant de « vieilles lunes » complètement obsolètes.

      le système qui remplacera ce capitalisme mortifère, ne peut apparaitre qu’à l’intérieur même du système pourri tel le papillon sortant de son cocon.

      et le papillon, pour sortir, détruit le cocon , mais il est déjà là !

      le nouveau système se développe à l’intérieur de l’ancien, il a des râtés ( le stalinisme par exemple ) mais il va de l’avant car il sera la réponse que les peuples trouveront à l’impasse capitaliste.

      l’intervention consciente des militants de l’émancipation sociale est nécessaire car c’est le mouvement de l’émancipation sociale qui porte les valeurs fondamentales , l’expérience accumulée et le seul capable d’ouvrir une autre perspective qu’un nouvel âge féodale.

      et pour pleinement s’épanouir, la destruction violente de l’ancien système est nécessaire ; mais cette destruction n’est possible et souhaitable, qu’une fois le nouveau système éclôt.

      je ne crois pas à la création ex-nihilo d’une nouvelle société après la révolution ; la révolution n’est que la conséquence de l’émergence d’un nouveau système.

    • Tout a fait.
      Et la seule façon de paralyser la violence qu’exerce et prépare tous les jours l’Etat,
      c’est de s’imposer par le nombre et la force.
      Ce qui implique mobilisation massive, unitaire,
      et partis prêts à offrir le pied de biche qui fait sauter quelques verrous.
      La révo par les urnes, c’est l’alternance dont le MEDEF a besoin
      quand son cheval est fatigué,
      et n’attire plus les gogos de parieurs.

  • Ruinons le système, non pas en croyant aux promesses de celles et ceux qui le pérennisent, mais en fonctionnant autrement

    La question n’est pas, à mon avis, dans une recherche de"ruine du système", mais dans le retour à des fondamentaix qu’il faut aider les Masses connaitre et partager, d’ou le besoin dans la Lutte des classes permanent d’un Parti Révolutionnaire..

    "Ruiner le système en "fonctionnant" autrement
    , cela ne veut rien dire pour et selon moi.

    Ce qui conduit au CHANGeMENT DE SYSTEME...pour pouvoir vivre autrement, en acteur-décideur de son futur, c’est la prise de conscience majoriitaire que tout le "mal"provient de DECISIONS de ceux Qui POSSEDENT..

    c’est bien REVOLUTION ou Barbarie, le choix.

    Puisqu’en plus, cette "conscientisation"ne se règle hors du champs de Lutte, sociale, sociétale..
    "

    La CRISE du K est systémique

    Le Capitalisme peut pendant de s décennies et des décennies creuser sa tombe..
    Car "on" est au toutdébut -à cellede l’Histoire- de l’évolution ou le K..ne peut plus se permettre le moindre compromis en faveur du"Travail"..I
    L’"APRES" -puisque le camarade Mignard pose
    la question dans le titre de son article, , ce sont les masses qui vont le construire.
    Personne ne peut s’aventurer à pré-dire quoi que ce soit.

    C’est l’ autogestion dans la Guerre de classes, le processus alliant expropriation et APPROPRIATION sociale, qui créera dialectiquement, les contours d’un système nouveau, communiste, certes, mais INEDIT, et surtout pas à je ne sais quelle"sauce" que des"chefs cuisiniers" d’appareils s’autoproclamant Organisation DES masses , pourraient nous fabriquer dans des cuisines réservées àdes "guides" et"professionnels" de la bonne bouffe populaire.

    C’est cette situation nouvelle , -ce stade actuel d’une CRISE qui n’est ni "financière" ni" bancaire" ni" morale" etc etc...qui rend désormais dangereux plus qu’ auparavant, ce qu’on appelle globalement les "institutions" , qui, selon moi, oblige à "mettre à poil" la pseudo démocratie 2012

    Cette nouveauté d’exigence révolutionnaire, -car le temps ou le"réformisme" était possible est TERMINE, "condamne" la social démocratie au simple mensonge,interdit à tout Hollande d’être un espèce de Blum du millénaire - justifie, évidemment, à mes yeux et en respect total d’opinions adverses- une bataille POLITIQUE d’Appel de masse à l’Abstention populaire anticapitaliste..

    Ceci n’étant pas incompatible avec l’Union Populaire de résitance à l’Austérité , y compris avec ceux qui "croient" en Mélanchon, voire qui misent sur Hollande ou Aubry..

    Bien entendu, cette union s’adresse aussi aux "décroissants "qui voteront verts.., aux camarades qui pensent rendre viable une usine occupée en "autogestion" (1) .et/ou ceux des copains qui s’imaginent qu’un score LO ou NPA..-surtout quand il s’annonce proche de 1 pour cent- peut influencer le "curseur" Capital /travail., alors qu’il va alimenter le"tous des cons" qui ajouté au"tous pourris" conduit au "tous baisés"..

    Loin d’un "effondement du Capitalisme"....

    Du moins en suis -je là...ce soir !

    A.C

    (1) sur ce système de "Coopératives" ou d’expériences "Fralib ", comme hier LIP..je ne jette pas le bébé de"communisme en germe" qu’il y a là- dedans, ni le fait que cette forme de LDC..permet de vivre un moment exaltant d’ approche concrète de certains aspects d’un "en commun" du Futur.., avec l’eau sale du "Piège-Illusions"..

    In fine, , quand tu as , dans l’océan du Capital, la vérification qu’il ne saurait y avoir d’ilot du socialisme autogestionnaire,..tu as plus de chance d’avoir des prolos en situation de"c’est foutu, rien ne changera jamais"....plutôt que du renfort de conscience de classe..

    Puisque celu qui a participé , enthousiaste, à cette illusion , en sort persuadé que, même quand "on GERE ses AFFAIRES", ça se casse la gueule..!


    Je défendais dans la CGT cette opinion , contre la ligne confédérale et girondine, déjà dans les années 70-80... (cf occupation usines confection de luxe ST JOSEPH-Gradignan 33, transformée en"Coopé" avec SEGUY venu exalter cette" victoire
    "-..

    C’est dire si aujourd’hui je persiste et je signe..

  • je sais que ma contribution va me valoir des répliques du style "Si t’ es trop con pour comprendre, ferme là... " , mais je le dis quand même : CE GENRE DE DEBAT ME GONFLE !!!

    MIGNARD questionne sur l’ APRES , malgré la nébulosité de l’argumentation j’ai cru comprendre qu’il s’agissait de L APRES CAPITALISME , en tant que simple militant communiste de base je doute fortement de l ’intérêt d’une telle discussion alors qu’il y a tellement à faire ICI ET MAINTENANT ( contrairement à ce que l’on croit l’expression n ’est pas de F. MITTERRAND )

    Le capitalisme connait une crise systémique , mais nul n’est capable de dire quand sera sifflée la fin de la partie ...ce qui est certain c’est que le capitalisme malgré cette crise , ne tombera pas tout seul et la préoccupation actuelle devrait donc être :

    COMMENT MOBILISER LES MASSES POUR LE POUSSER VERS LA SORTIE

    J’estime donc que l’ AVANT est plus important que l’ APRES , je ne crois pas à un hypothétique paradis ni dans les cieux ni sur terre tout cela est au dessus de ma compréhension, par contre je je garde l’espoir en des jours meilleurs si ce n ’est pour nous , pour les générations futures , et lorsque l’on assiste à tout ces mouvements de part le monde , qu’il s’agisse d’indignations , de révoltes et même de révolutions , il y a des raisons d ’espérer que ces jours meilleurs ne soient pas seulement des voeux pieux .

    J’irais jusqu’à dire que l’ APRES ...JE M ’ EN FOU , tant il y a à faire aujourdhui , ce qui fait peur au capitalisme ce ne sont pas des théories très aléatoires pour dans 50 ans ou plus, le capitalisme a peur quand il a en face de lui un parti révolutionnaire et des masses qui se mobilisent pour lui retirer son pouvoir ...

    C’ est a cela qu’il faut s’atteler ...

  • Le problème avec les écrits de Patrick Mignard c’est toujours le même....Souvent quelques constats fort justes. Mais des postulats très flous et des propositions qui deviennent risibles parce qu’il les coupe (volontairement) de ce qu’il appelle les "solutions obsolètes".

    Je ne comprends pas pourquoi P. MIGNARD refuse d’envisager que ses propositions "alternatives" ne puissent être appuyées, développées avec ce qu’il dit être des "vieilles lunes" du mouvement ouvrier....

    Je ne vois pas où est "l’antinomie" entre grève et appropriation collective par exemple, ou entre "lutte des classes" et "modèle alternatif" !!! ??

    LL

  • interressant et d’accord avec l’ensemble mais je rajouterai que faire en paralele est possible seulement pour une poignee de dissident qui auront une vie courte et plus libre parceque il semblerai que l’immense majorite du troupeau revant d’etre aussi riche que le roi et etant par nature egoiste se fera eternellement rouler dans la farine.l’espoir est une mauvaise chose et seul l’interieur de soi est changeable alors que croire qu’en mettant en place une alternative tel que ne plus s’occupper d’eux est utopiste (sauf un miracle)et non pessimiste(car je suis opptimiste !)tel que faire un monde nouveau par des moyens comme pierre rabbhi les yourteurs les cabannes dans les bois et les villages eco systemes sont un leurs.la faute du capitalisme ne viens pas essentiellement des dirigeants mais du peuple ignorant qui reve d’etre roi alors qu’il est tristement paresseux intelectuellement et que les maitres ou dirigeants eux pendants que les souries dansent s’abreuvent de tele et de jeux font en sorte par strategie que le monde leurs appartienne.il y a la race des maitres et celle des esclaves et la derniere bien sur la coure des miracle comme je l’appel avec les saints et les assassins les artistes les gens qui vivent au fond des boisbref toute une floppe de dissident hors systeme pour ainsi dire et qui preferent mourir comme cela que d’etre des moutons.ce qui risque de se passer car meme pour les maitres c’est difficile a controler la planete car malgres le terrorisme d’etat des gens vont se sacrifier mettre le feu au poudre et tout peter alors il reste le cahos sombre et efficace un holocauste qui epargnera seulement ou peut s’en faut les dirigeant dans des bunkers cites villes souterraine sur mars ou la lune pour faire un nouveau monde exitant non !!!!ils creent et realisent l’apocalypse ils se prennent pour des dieux eux poussieres d’etoile ho comble dela folie.mais qui sait tout se tranforme et ce que tu seme recoltera

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