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La mondialisation : deux univers sur une seule planète

samedi 19 novembre 2005 - 4 coms

9 millions d’êtres humains meurent de faim chaque année ; nous disposons des ressources suffisantes pour nourrir 12 milliards d’individus. 9 millions, c’est également le nombre de millionnaires qui vivent aux Etats-Unis, où Microsoft a réalisé 12 milliards de dollars de bénéfice net cette année...

Les 200 hommes les plus riches du monde possèdent autant que les 2 milliards 300 millions les plus pauvres. Par ailleurs, le scandale productiviste de l’Erika avait coûté 2 milliards 300 millions de francs au total.

1 milliard d’enfants vivent sous le seuil de pauvreté. 1 milliard d’euros, c’est le budget qu’avait débloqué le conseil régional pour « Paris 2012 »...

Chaque vache de l’UE reçoit 3$ de subvention par jour ; 46% des Africains vivent avec moins de 1$ par jour.

Pendant ce temps en 2003, le blanchiment d’argent au niveau mondial est de l’ordre de 500 à 1000 milliards d’euros. 500 milliards de dollars, c’est le budget publicitaire annuel moyen des pays riches et 1000 milliards, le budget militaire de la planète...

Et on voudrait nous faire croire que la mondialisation néo-libérale nous conduit vers un grand « village-monde » démocratique, et que la lutte des classes comme la répartition égalitaire des richesses produites ne seraient que des chimères appartenant au passé... Aujourd’hui, ils mondialisent la misère, alors mondialisons la colère !

Sources : ONU (FAO), UNICEF, Forbes, Service central de prévention de la corruption.

Messages

  • BRAVO pour le texte , par contre les chiffres me font honte a moi qui suis dans un pays dit développé

    • Des chiffres qui démontrent bien qu’il suffirait juste de volonté politique pour mettre un terme à la faim dans le monde. Donner à manger à tous ne représenterait encore et toujours que quelques miettes pour les hommes et états les plus riches. Mais pendant ce temps, 5 millions de français achètent des actions EDF pour se sentir des acteurs vivants de ce grand théatre en ruine. La mondialisation, deux univers dans une même France. Yo-B

  • Il est toujours bon de faire une piqûre de rappel face aux révisionnistes libéraux.
    Cet article est à mettre en rapport avec l’intervention d’un certain Nicolas,chef d’entreprise, dans un article précédent concernant la condamnation de José Bové.

    http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=20659

    Je cite :

    "Si l’on regarde un peu en arrière. L’espérance de vie ne fait qu’augmenter, la qualité de vie s’améliore partout (pas forcément au même rythme) et je préfère vivre ds notre monde moderne que du temps de Jeanne d’Arc ou Vercingétorix."
    L’espérance et la qualité de vie de qui ? de Bill Gates je n’en doute pas.

    "Une autre idée qui m’agace est de croire qu’une petite minorité sans vergogne n’a qu’une idée en tête. S’en mettre plein les poches pour avoir toujours plus de pouvoir. Se serait tirer un trait sur 99% de la population de la planète qui n’aurait aucune responsabilité dans ce qui nous arrive tous les jours."
    99% de la population mondiale n’a pas le portefeuille de Bill Gates.

    "Qu’y a t’il de mal à faire du profit et créer de la richesse ? Pourquoi penser que faire du profit doit fatalement être associé à ... sur le dos des autres et à .... après moi le déluge."
    Il n’y a pas de mal à faire du profit quand il est bien partagé. En outre il y a quelque chose d’indécent dans la complainte "on me laisse pas faire des bénéfices tranquillement" quand il y a tant de misère qui pourrait être résorbée par moins de cupidité.

    Nous sommes tous responsables de ces inégalités, mais ceux qui détiennent (et monopolisent) le pouvoir politique et les richesses le sont tellement plus parce-qu’ils ont les commandes en mains .
    Ce qui me gêne dans l’attitude des gens de pouvoir c’est non seulement cette absence de conscience d’appartenir à l’humanité (par complexe de supériorité ?) mais en plus de faire prendre des vessies pour des lanternes en définissant le libéralisme comme une idéologie progressiste alors que les chiffres cités dans cet article parlent d’eux-mêmes (biensûr ceux qui persistent dans la mauvaise foi me diront que l’on peut faire dire ce que l’on veut aux chiffres).
    Ce n’est ni idéologique ni un syndrome paranoïde que de montrer du doigt les détenteurs de richesses et de pouvoirs qui font comme s’ils n’y pouvaient rien. La responsabilité des plus grands est de ne plus attendre sous de faux pretextes de réalisme économique qui ne font de toute façon pas le poids face au réalisme humanitaire.

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