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Le dossier Robert Ménard. Pourquoi Reporter sans frontières s’acharne sur Cuba

dimanche 24 octobre 2004 - Contacter l'auteur - 1 com

de Jean-Guy Allard, avec la collaboration de marie-Dominique Bertuccioli

Au cours des ans, Robert Ménard, le secrétaire général de Reporters sans frontières,
est arrivé à s’ériger en référence universelle. Son but déclaré : la défense
de la liberté de la presse. Noble but... auquel personne ne peut refuser de souscrire
 !

Pourtant, lorsqu’il s’agit de Cuba, tout dans son profil fait de lui un agent
de la CIA, soutient Jean-Guy Allard, journaliste québécois vivant à La Havane.

Au cours d’une entrevue qu’il lui accordait récemment, l’ex-agent des services
de renseignement cubains Nestor Baguer lui racontait sa rencontre du 20 septembre
1998 avec Ménard, alors qu’il occupait le poste de président de l’Association
des journalistes cubains « indépendants ».

Dans son témoignage, Baguer explique comment le comportement de Ménard est calqué sur celui des agents de services secrets.

À Miami, l’associée de Ménard, Nancy Pérez Crespo, a développé un véritable réseau d’agences d’information cubaines dont la prétendue « indépendance » est garantie par les subventions millionnaires de l’United States Agency for International Development (USAID) et de la National Endowment for Democracy (NED), organismes obéissant aux orientations de la Central Intelligence Agency (CIA).

Le groupe de Nancy Crespo est ouvertement lié à un réseau d’individus qui, tous, ont participé activement aux campagnes en faveur du terroriste international Luís Posada Carriles et pour la libération d’Orlando Bosch, le terroriste le plus dangereux du continent, selon le FBI lui-même.

Ce même réseau a aussi combattu férocement le retour du petit Elian à Cuba... et a livré la Maison Blanche à G. W. Bush, en trafiquant les élections en Floride du Sud.

En quelques chapitres, l’auteur retrace aussi l’histoire des relations suspectes de Ménard avec les grandes fortunes du monde français des médias qui ont fait de lui un intouchable dans toute la presse de France.

Jean-Guy Allard, ex-journaliste au Journal de Montréal et au Journal de Québec, est depuis trois ans journaliste à l’hebdomadaire Granma internacional.

Marie-Dominique Bertuccioli, Française d’origine, est journaliste à Radio Havane Cuba.

http://www.lanctotediteur.qc.ca/automne_2004.html

Mots clés : Dazibao / International / Jean-Guy Allard / Littérature-Philo-Livres / Médias-Presse-Sondages /
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