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Les gendarmes, le syndicaliste et Sarkozy : d’où venait l’ordre ? (videos)
par Augustin Scalbert
Publie le jeudi 15 décembre 2011 par Augustin Scalbert - Open-Publishing4 commentaires

Sept gendarmes ont été mis en examen pour « atteinte à la liberté individuelle » dans le cadre de l’enquête lancée après l’arrestation d’un syndicaliste juste avant une visite de Nicolas Sarkozy dans l’Allier, fin 2010.
Les sept militaires, dont l’ex-patron départemental, sont soupçonnés d’avoir été impliqués dans la chaîne de commandement qui a conduit à l’interpellation, le 25 novembre 2010, de Frédéric Le Marrec, un éducateur adhérent du syndicat Sud-Santé-Sociaux.
Toute la matinée, pendant que le président de la République visitait la commune de Mayet-en-Montagne, il avait été retenu à la gendarmerie. Arrêté à la sortie de son travail, selon ses déclarations, il a été empêché de manifester contre la réforme des retraites comme il le souhaitait.
A la suite d’une plainte de sa part, une instruction pour « arrestation arbitraire » avait été ouverte. Citée par l’AFP, Claudine Chavanaz, une responsable de Sud dans l’Allier, réagit ainsi à la mise en examen des sept gendarmes :
« On se doute bien que les gendarmes ont agi après un ordre venu de plus haut. On ne veut pas que ce soient des fonctionnaires de base qui payent pour ceux qui ont donné les consignes. »
Le préfet : « Délire paranoïaque de valorisation d’une action gauchiste »
Pierre Monzani, préfet de l’Allier à l’époque, niait toute procédure préventive. Voici ce qu’il expliquait fin 2010 à Centre-France :
« Il n’y a pas eu d’arrestation, il n’y a pas eu de garde à vue. C’est un non-événement. [...]
Ce qui est intéressant dans cette affaire, c’est l’exploitation qu’on essaie d’en faire : on présente une mesure d’ordre public, par rapport à des affichages illégaux etc., comme une mesure qui serait attentatoire aux libertés. [...]
Nous sommes en plein délire paranoïaque de valorisation d’une action gauchiste. »
Le préfet expliquait ensuite que son épouse et lui, quand ils étaient jeunes, ont parfois été arrêtés pour avoir collé des affiches illégalement :
« La différence entre les gaullistes que nous étions et les gauchistes, c’est que nous on est sport : quand on passe du temps dans un commissariat ou une gendarmerie parce qu’on a collé des affiches, on ne dépose pas plainte. »
Le syndicaliste « est resté de son plein gré, il a bu le café avec les gendarmes », selon le préfet. Claudine Chavanaz, elle, considère que cette arrestation s’était déroulée « dans un climat très anti-syndical où on criminalisait les syndicalistes. On les criminalise encore ».
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Messages
1. (videos) Les gendarmes, le syndicaliste et Sarkozy : d’où venait l’ordre ?, 15 décembre 2011, 12:57, par pilhaouer
Quand le préfet sera-t-il mis en examen ?
1. Il revendique :
2. Il est habitué à être arrêté :
3. Il est "sport" :
Faut pas hésiter !
1. (videos) Les gendarmes, le syndicaliste et Sarkozy : d’où venait l’ordre ?, 15 décembre 2011, 17:48
Monsieur Le Préfet devrait prendre connaissance de l’arrêt que vient de rendre la Cour Européenne des Droits de l’Homme le 1er décembre 2011 sur "l’internement préventif" de militants altermondialistes emprisonnés "préventivement" lors d’un G8 en 2007....
http://libertescheries.blogspot.com/2011/12/linternement-preventif-devant-la-cour.html?spref=fb
2. (videos) Les gendarmes, le syndicaliste et Sarkozy : d’où venait l’ordre ?, 15 décembre 2011, 13:05, par Roberto Ferrario
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article111464
Un syndicaliste détenu "préventivement" lors d’une visite de Sarkozy dans l’Allier
LEMONDE.FR | 08.12.10 | 19h29 • Mis à jour le 08.12.10 | 19h43
Le 25 novembre, Nicolas Sarkozy est dans l’Allier, au chevet du monde agricole. Depuis la défaite de la majorité aux élections régionales, huit mois plus tôt, le chef de l’Etat multiplie les déplacements en milieu rural. La visite d’une exploitation agricole d’Isserpent, suivie d’une table ronde organisée avec des agriculteurs au Mayet-de-Montagne, se déroule sans accroc. Le président passe en revue une troupe de charolaises impassibles, serre quelques mains et conclut en promettant de "protéger la ruralité".
Rien à voir avec l’ambiance hostile qui avait accompagné les déplacements présidentiels à Sandouville (Seine-Maritime), en octobre 2008, à Châtellerault (Vienne), en mars 2009, ou encore à Saint-Lô (Manche), le 12 janvier 2009. Cette dernière visite, émaillée de heurts entre policiers et manifestants, avait provoqué l’ire de M. Sarkozy et entraîné les mutations du préfet de la Manche et du directeur départemental de la sécurité publique.
Un précédent suffisamment marquant pour mettre les forces de l’ordre de l’Allier sur les dents : au Mayet-de-Montagne, une commune de moins de 2 000 habitants, entre 300 à 400 représentants de la force publique sont mobilisés. Face à eux, un petit groupe d’une quinzaine de personnes a prévu de manifester son hostilité au chef de l’Etat et à la réforme des retraites. L’un d’eux n’en aura pas l’occasion : Frédéric Le Marrec, un militant du syndicat SUD de 42 ans, passera les cinq heures de la visite de Nicolas Sarkozy dans les locaux de la gendarmerie.
Son récit au Monde.fr est confirmé par des sources proches de la gendarmerie, qui ont souhaité rester anonymes mais entendent dénoncer "des méthodes d’un autre âge". Frédéric Le Marrec a par ailleurs porté plainte contre X pour "arrestation arbitraire", le 6 décembre, auprès du commissariat de Vichy, qui dément avoir enregistré une telle plainte.
"LES GENDARMES N’AVAIENT PAS GRAND-CHOSE À ME DIRE"
Educateur spécialisé dans un foyer pour adolescents du Mayet-de-Montagne, Frédéric Le Marrec prend son poste à 6 h 30, ce 25 novembre. A 9 h 30, il quitte le foyer en compagnie d’un autre militant pour rejoindre ses amis manifestants. Devant son lieu de travail, deux gendarmes l’attendent, qui le prient de les accompagner à la gendarmerie. Là, il est interrogé par deux fonctionnaires venus de Moulins au sujet d’un collage d’affiches en faveur du Nouveau Parti anticapitaliste, la nuit précédente. D’ordinaire, explique un policier consulté à ce sujet, "ce genre de dossiers, qui débouche au pire sur une contravention, est traité en moins d’une demi-heure".
Très vite, une fois réglée cette affaire de collage, "les gendarmes n’avaient plus grand-chose à me dire, raconte Frédéric Le Marrec. Et comme je n’étais pas officiellement en garde-à-vue, j’ai voulu m’en aller. Lorsque j’ai commencé à rassembler mes affaires, ils m’ont dit : ’On vous déconseille de partir’". Voulant "éviter tout incident", le militant prend son mal en patience. Au bout d’un moment, il reçoit cette mystérieuse confidence : "Le préfet vous en veut." Peu après 14 heures, Frédéric Le Marrec quitte la gendarmerie. L’hélicoptère de Nicolas Sarkozy a décollé quelques minutes auparavant.
"SI À 9 H 30 IL VA PISSER, IL FAUT QUE JE LE SACHE"
D’après les témoignages des sources proches de la gendarmerie obtenues par Le Monde.fr, il semble bien que le préfet de l’Allier, Pierre Monzani, ait joué un rôle dans ce dossier. Le 24 novembre, lors de la réunion organisée avec les responsables de la sécurité pour préparer la venue du chef de l’Etat, le préfet cite nommément Frédéric Le Marrec : "Si à 9 h 30 il va pisser, il faut que je le sache", lance ce proche de Brice Hortefeux. Une consigne apparemment prise très au sérieux par les gendarmes.
Selon ces sources, le militant est connu localement : "Il est grand, il porte toujours un bonnet, c’est une figure du Mayet-de-Montagne. Il a activement participé au conflit sur les retraites, prenant part à des blocages et des tentatives de blocage de dépôts d’essence et à un tractage sur des rails." Rien qui ne justifie ces longues heures d’une rétention "extrêmement limite au niveau de la légalité : Le Marrec n’est pas connu comme quelqu’un de violent, ses actions ont toujours été mesurées sur le Mayet-de-Montagne. Apparemment, on a juste désigné cet homme comme un fauteur de troubles potentiel et on s’est occupé de lui de façon préventive".
Le préfet dément avoir évoqué le cas de Frédéric Le Marrec lors de cette réunion préparatoire : "Je ne connais pas ce monsieur. De façon générale, ce serait contre-productif de désigner une cible particulière à mes troupes, puisque celles-ci doivent se concentrer sur tous les dangers potentiels." Selon lui, le militant "veut se faire de la publicité dans le milieu syndicaliste" et a été particulièrement bien traité pendant sa rétention à la gendarmerie : "Le café que lui ont servi les gendarmes devait être bon pour qu’il s’attarde autant à la gendarmerie." La plainte a été transmise au procureur de la République.
Benoît Vitkine
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article111464
3. Les gendarmes, le syndicaliste et Sarkozy : d’où venait l’ordre ? (videos), 16 décembre 2011, 12:09
" D’où venait l’ordre ? "
Je veux bien croire que UN cas illustrant la répression soit de nature à réveiller ceux qui se croient encore au pays des bisounours depuis 2007,année où "l’ordre a été donné",mais nous sommes bientôt en 2012 bordel !
L’automne 2010 avec son cortège de violences,la criminalisation de l’activité syndicale,des centaines de Cdes trainés dans les commissariats,devant les tribunaux encore aujourd’hui,ça continue seulement à " interbêêêêêler" ?
Les fachos au pouvoir qui distribuent des fusils à pompe aux flics,c’est pour se marrer dans les fêtes foraines ?
Ben voyons,un peu d’indignation en bavant sur la télécommande de son écran plat et on part faire la sieste ? bof,c’est pas grave,ça va s’arranger en 2012 hein ?
Oui je suis révolté contre mon adversaire de classe,mais pas seulement.
LR