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Nous sommes contre un traité qui laissera en place les principes de l’actuelle construction européen

samedi 26 mai 2007 - Contacter l'auteur - 6 coms

Par Yves Salesse

Cette incapacité congénitale découle fondamentalement de deux choses :

1) des traités qui sur le fond font de la construction du marché l’axe fondamental auquel tout le reste est subordonné ;

2) un système institutionnel opaque et anti-démocratique. Les deux sont liés. Les traités, supérieurs aux lois, définissent des politiques. ils donnent donc une orientation précise aux politiques européennes, orientation qui ne peut être remise en cause tant que le fond des traités n’est pas changé.

C’est aussi anti-démocratique que le fonctionnement institutionnel. Et les deux se combinent parfaitement pour faciliter la mise en oeuvre des prnicipes et des politiques neo-libéraux. Par exemple, Sarkozy affirme qu’il propose pas de ne pas toucher au statut de la banque centrale européenne (le Figaro 24/5/07). Ce n’est pas seulement une question institutionnelle. Aujourd’hui le système institutionnel fait que la politique économique européenne est décidée par la BCE grâce à sa gestion de l’euro. Cette politique est néfaste pour l’emploi.

Nous défendons une refondation d’ensemble de la construction européenne changeant et le fond et le système institutionnel. Notre critique du traité constitutionnel était qu’au contraire, il voulait conforter l’un et l’autre. Nous combattrons toute autre proposition de nouveau traité qui ne remettrait pas en cause ces éléments fondamentaux. Or la proposition de « traité simplifié » veut dire conserver le fond des traités actuels pour ne toucher qu’aux institutions. Nous refusons une démarche qui maintient le fond néo-libéral de l’actuelle construction européenne.

Mots clés : TCE - (EUROPE) / Yves Salesse /

Messages

  • brève trouvée à la page 19 du quotidien "La Montagne" du mercredi 9 mai 2007 :

    « MINI-TRAITÉ EUROPÉEN DE SARKOZY. "Inacceptable" selon un responsable.

    Le président de la commission constitutionnelle au Parlement européen, Jo Leinen, a estimé que "le mini-traité européen proposé par Nicolas Sarkozy est inacceptable", lors d’une rencontre avec la présidence allemande de l’UE, hier, à Berlin.

    Le Parlement européen (PE) n’acceptera pas que le nouveau traité génère moins de démocratie, moins de transparence et moins d’efficacité que l’ancien, a souligné Jo Leinen, un social-démocrate allemand.
    Il n’acceptera pas non plus une restriction des droits civils et de la participation citoyenne, selon lui »

    • Soirèe débat d’ATTAC sur l’Europe
      à Rennes le jeudi 3 mai 2007

      Jean EON
      a d’abord développé la question des institutions européennes au travers de l’examen des pouvoirs des différents organes - le triangle institutionnel - mais aussi du mode de résolution des problèmes. N’étant pas élue la commission se tourne vers la société civile qui va exprimer ses intérêts à partir desquels la commission va élaborer des compromis. Outre l’objectif très limité de la simple gestion de l’existant Jean a développé les différents problèmes que cette gouvernance pose à la démocratie. Il a aussi prolongé son intervention sur l’explicitation de l’ordolibéralisme et sur le rôle du lobbying dans le fonctionnement de l’UE.

      Camille MOUROUX
      a ensuite présenté la position des 12 candidats sur l’Europe. Il les a regroupé en 4 rubriques :
      - Assez d’Europe, nous voulons rester maître chez nous.
      - Une Europe, Oui mais seulement celle des Nations
      - Une Europe avec un véritable Etat centralisateur des provinces (fédéralisme)
      - Une autre Europe, à structure non précisée

      Jacqueline DANG-TRAN
      a défendu une Europe des Etats nation en déconstruisant le mythe de la construction européenne puis celui de la démocratisation possible des institutions avant de poser les jalons critiques du fédéralisme car dit-elle il n’y a pas de peuple européen, pas plus de nation européenne et le regain marchand à la mise en concurrence généralisée pousse plus à empêcher les coopérations qu’à les construire. Pär contre la Nation, les nations existe toujours et il ne faut pas les confondre avec le nationalisme.

      Christian DELARUE
      a présenter les 10 principes des ATTAC d’Europe après une explicitation de la génèse des zones d’intégration en rapport avec la mondialisation du capital.. Si le refus de l’Union européenne perdure c’est pour dire désormais qu’une autre Europe est possible. Pour ce faire il faut sans doute casser les traités existants mais aussi et surtout donner des repères pour construire l’autre Europe. ATTAC n’a pas elle aussi de position particulière à revendiquer concernant le type de structures à construire.

    • Je te cite : "Si le refus de l’Union européenne perdure c’est pour dire désormais qu’une autre Europe est possible."

      Il est donc URGENT de la définir clairement et de la construire PRÉCISEMMENT.

      Y A DU BOULOT... YVES. ;-)

      RBBR - http://wwwlavie.over-blog.com

  • Il n’y a pas de fatalité. On a le choix nous-même entre une France inféodée à une Europe qui veut imposer durablement une soumission des peuples au principe de la pseudo "libre concurrence", c’est à dire aux intérêts d’une minorité, et une France libre et indépendante au service de tous les français.

    Entre autres il faut sortir de l’OTAN, de L’UE, renationaliser les telecoms, l’EDF, les transports, etc, faire une europe des peuples, si l’on fait le choix de l’indépendance.

    Nous avons deja dit non au TCE une fois, il faut se mobiliser encore.

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