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Nuclear option creep Christian Science Monitor

mardi 11 février 2003 - Contacter l'auteur

J. Peter Scoblic est rédacteur d’-Arms Control Today, la publication mensuelle de l’Arms Control Association à Washington, D.C.

L’administration Bush étudie la possibilité d’utiliser l’arme nucléaire de façon préventive contre l’Irak. Ce serait une erreur car cela convaincrait les États voyous qu’ils doivent absolument posséder ce type d’arme pour se protéger des attaques états-uniennes.

Jusqu’ici, la règle a toujours été pour les États-Unis que notre pays n’utiliserait pas l’arme atomique contre un État n’en possédant pas ou n’étant pas allié à une puissance la possédant, sauf si le pays en question avait utilisé des armes chimiques ou biologiques. Aujourd’hui, d’après William Arkin, le Pentagone veut remettre en cause cette doctrine nucléaire et envisage son utilisation contre des installations souterraines irakiennes ou pour empêcher l’utilisation d’armes chimiques ou biologiques par Saddam Hussein.
Le traité de non-prolifération nucléaire se fonda it sur l’idée que plus l e nombre de pays possédant l’arme atomique est élevé, plus le risque de leur utilisation l’est ; plus la menace d’une attaque nucléaire est grande, plus le nombre de pays cherchant à la posséder est grand. Il ne faut pas changer la doctrine nucléaire, sous peine de briser les efforts pour empêcher des pays comme l’Iran, la Corée du Nord, la Libye et la Syrie de posséder l’arme atomique.

Mots clés : Guerres-Conflits / International / Nucléaire / USA /
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