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Olivier Ihl : pète les plombs ! (video)

vendredi 30 novembre 2007 - 8 coms

Jeudi 29 novembre à l’aube, Olivier Ihl, directeur de l’Institut d’études politiques de Grenoble a littéralement pété les plombs en frappant violemment à l’aide d’une barre de fer des étudiants.

A 7 heures du matin, devant l’entrée de l’IEP, des étudiants tenaient le piquet de grève pour empêcher la reprise des cours annoncée la veille par le directeur.

Ce dernier n’a pas attendu l’arrivée des forces de l’ordre demandées par la présidence de l’UPMF pour se faire justice lui-même. Lire le communiqué des étudiants.

Le jeune, ambitieux et sportif directeur de l’IEP, n’en est pas à son premier coup de sang ni coup de poing.

Il s’est déjà distingué à l’époque de la lutte anti-CPE en frappant des étudiants qui bloquaient son établissement.

Autant coutumier de la violence que du blabla sur les rites républicains, Olivier Ihl s’est empressé, comme tout agresseur intelligent, de se faire passer pour la victime. Il a bavé quelques explications extravagantes à ses amis de Libération, déclarant qu’il allait porter plainte et réclame des "mesures disciplinaires".

Malheureusement pour lui, des dizaines de témoins et des journalistes de France 3 ont assisté à la scène. Résultat, la vidéo du pétage de plomb qui a beaucoup fait parler circule sur le Web.

Devant la gravité de son geste, il est impossible d’imaginer qu’il puisse conserver bien longtemps son poste de directeur, même si la présidence de l’UPMF lui a apporté officiellement son soutien.

Si l’on est en droit de se poser des questions sur la suite de la carrière de Ihl, ce malencontreux épisode risque bien de porter préjudice au candidat Destot qui a eu l’heureuse idée de recourir aux services du politiste-puncheur pour sa campagne.


Deblocage du campus de Grenoble par les CRS

Messages

  • Ici, le texte d’un document Word envoyé via mail à tous les étudiants de l’IEPG.

    Récit par Olivier Ihl de l’altercation
    qui s’est produite le 29 novembre 2007 à l’IEPG

    Devant l’émoi suscité par l’altercation qui s’est produite vers 6 h 50 devant l’IEP, je souhaitais très simplement vous apporter mon témoignage sur ce qui s’est passé. La plupart des étudiants ne sont arrivés qu’après les faits et n’ont pu se faire une idée qu’en fonction des images vidéo qui ne montrent que très partiellement le contexte de cette opération coup de poing sur l’IEP.
    Dès la veille au soir, j’avais été averti par la concierge (vers 21 h 30) que des individus menaçants au nombre d’une vingtaine tentaient de rebloquer l’IEP au moyen de caddies, de poubelles et de rondins de bois. Elle avait pu les chasser par la peur que ses chiens leur inspirait.
    Le lendemain matin, vers 6 h 45, j’ai reçu un appel au secours. La concierge, affolée, m’appelait pour me dire qu’ils « l’avaient enfermée dans Sciences PO ». Qu’ils étaient « agressifs », « qu’ils allaient tout casser ». Ils avaient bloqué toutes les issues, même la porte de secours à l’arrière du bâtiment. Elle ne pouvait plus en sortir (il faut savoir que nous avons impérativement besoin de deux à trois portes de secours pour les personnels en cas d’urgence).
    Je suis arrivé sur les lieux à 7 h OO et n’ai pu entrer que par la fenêtre du service de reprographie où les deux femmes de ménage, terrorisées, m’ont expliqué que des individus masqués et cagoulés, portant des tiges noires en fer, les menaçaient. Je suis parti aussitôt, après les avoir rassurées car elles pleuraient, vers la porte d’entrée. J’ai découvert alors que celle-ci était totalement recouverte de poubelles, sacs, grilles de fer, rondins de bois… En entrebâillant la porte latérale et en faisant tomber certains objets, j’ai pu me glisser à l’extérieur où avec un collègue nous avons commencé à débarrasser l’entrée, conformément aux consignes qui avaient été passées en DTU. Les chiens de la concierge ont fait fuir la petite dizaine de personnes qui stationnaient là, dont certaines cagoulées. Je leur ai crié de ne pas revenir. Mais une à deux minutes plus tard, venus de Stendhal et de plusieurs parties de l’Université, un attroupement s’est formé de plus d’une cinquantaine de personnes armées de rondins (certains ont été conservés en témoignage), de tiges de fer en proférant des menaces à notre encontre. J’ai redit que je lâcherai les chiens s’ils nous attaquaient, essayant de leur faire peur pour qu’ils partent car ils étaient beaucoup plus nombreux que nous. Il faisait noir. Ces individus ne voulaient pas rester à distance. Au contraire, emmenés par quatre ou cinq leaders, d’une trentaine d’années, qui les encourageaient à faire le coup de force, ils se sont mis à nous entourer, avec l’idée de refaire leur barricade. Plusieurs me menaçaient physiquement de leur rondin de bois et d’objets en fer et me poussaient. Trop avancé, je ne pouvais plus rentrer par la grande porte, fermée, ni la petite, qui était trop loin, j’ai saisi la première chose qui me tombait sous la main pour me défendre. Avec la tige de poubelle qui était à ma portée, j’essayais de les tenir en respect.
    Les cris fusaient « on va crasher le directeur » et ils m’acculaient contre la haie. Je n’avais aucune issue. Ils refusaient de rester à distance et se montraient de plus en plus menaçants, m’insultant à plusieurs reprises. Je n’ai pas voulu leur montrer que j’avais peur, ni me retourner par crainte de prendre un coup. C’est là que je me suis avancé en faisant tourner deux fois ma tige de poubelle. Aucun coup réel n’a été porté, et encore moins de blessure occasionnée. Le fameux étudiant blessé au visage » était le matin même à l’AG, sans aucune blessure. D’ailleurs, ils m’ont ensuite débordé. J’ai reçu alors une grande grille de fer qui m’a blessé aux mains et m’a luxé le petit doigt de la main gauche. Mon collègue m’a aidé à la repousser. L’altercation a été spectaculaire mais n’a pas fait de victime. Les cris ont alors redoublé : « fachos », « sarkosiste », « Destot au poteau ». La police ayant été annoncée, elle a fait diversion, et une minute et demie après les forces de l’ordre intervenaient.
    Depuis cet incident, mis en scène par image vidéo sélectionnée (qui ne représente jamais le groupe agresseur), ces groupuscules ont entrepris une campagne de presse extrêmement violente à mon encontre, avec mon portrait et des appels à la haine contre moi placardés dès le lendemain sur plusieurs murs de l’Université. Comme pour un lynchage.
    Je trouve ces procédés parfaitement indignes. J’ai été choqué par cette violence. Je veux remercier les très nombreux signes de soutiens d’étudiants, des personnels administratifs, de collègues enseignants, de la municipalité, du Ministère et de nombreux inconnus, indignés par ces procédés caricaturaux aux allures de « chasse à l’homme ». Soucieux de favoriser un retour à la normale, je tiens à redire qu’aucune mesure administrative ou disciplinaire ne sera lancée contre des étudiants de Sciences Po. Mon intervention visait à défendre les personnels agressés (notamment la concierge et les personnels de ménage) et à sauvegarder l’intégrité des bâtiments de l’IEP.
    En appelant à un retour au calme et à la sérénité pour retrouver l’esprit du dialogue et de l’enseignement,
    Bien sincèrement

    Olivier Ihl
    Directeur de l’IEP

  • Salut,

    Je me répète mais ce monsieur a soutenu Ségolène Royal aux élections. Il est l’un des animateurs de la campagne du PS à Grenoble. Campagne associée avec le PCF.

    Daniel Dauphiné.

  • Encore un clône de Sarko ! C’est la méthode "Si tu ne la ferme pas je te casse la gueule".

    • Julliard, Audéoud (président de l’université Paris X nanterre), Ihl, dieu que la déchéance du Parti socialiste est pitoyable !

    • Bonjour

      je suis chercheur et prof d’arts martiaux, et j’ai longtemps habité pas très loin du lieu de cette lamentable seynette. J’ai l’habitude de visionner des scènes d’affrontement et de relier des gestes à des postures. Ce que je vois là révèle deux choses : une haine rentrée des autres qui se trouve subitement exposée à une perte de maîtrise, et une absence de contrôle corporel et de perception des potentialités dans un contexte violent, ce qui est grave pour un soi-disant sportif, contexte qui, il faut relativiser un peu, restait à dominante humaine (si pas convaincu décoller pour Bagdad ou d’autres destinations sympathiques ...).

      M. Ihl a eu de la chance de ne pas tomber sur un "vrai méchant", il ne resterait actuellement que des débris de sa cervelle, par ailleurs très demandée par les édiles grenobloises.

      Face à ce genre de montée de tension physique en situation et quelque soit le camp que l’on défend, il faut toujours :
      - maintenir une distance minimale entre les protagonistes (le ma japonais) ;
      - ne pas prendre l’initiative d’un mauvais coup, a fortiori avec une arme, fut-elle aussi sommaire que celle qui est en cause ici, arme par destination comme on dit ;
      - commencer par sincèrement s’excuser d’avoir pété les plombs plutôt que de continuer de charger les autres et le faire sur les lieux mêmes en cherchant à calmer le jeu ;

      - la fréquentation du PS devenu malheureusement un des hauts lieux de la lâcheté politique ne me paraît pas de nature à diminuer les charges qui pèsent sur cet individu qui a peut-être besoin de vacances.

      AD

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