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la misére et la précarité c’est le capitalisme

vendredi 29 avril 2005 - Contacter l'auteur

Tract de la campagne unitaire libertaire contre la précarité pour le 1er mai

La précarité, loin d’être une donnée nouvelle de la société capitaliste, est devenue aujourd’hui une problématique centrale de nos vies. La casse des services publics, l’accélération des politiques libérales se répercutent directement sous forme d’une attaque généralisée sur tous les aspects sociaux : logement, retraites, chômage et tous les aspects économiques qui déterminent nos conditions de vie.

La précarité est érigée en modèle absolu de gestion du système capitaliste.

Ce modèle n’est pas qu’économique ou social, il concerne notre existence même, précarité du droit au séjour en France pour les étrangerEs, risques nucléaires, risques chimiques, dégradation de notre environnement, ... Une des conséquences les plus visibles de cette précarisation de la société est le développement de la misère. Depuis quelques années, on assiste à une hausse permanente et importante de la pauvreté en France. Il y a aujourd’hui 3,5 millions de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté (soit plus de 6% de la population totale !). Le nombre de RMIstes connaît une hausse de plus de 10% par an, les dossiers de surendettement et les expulsions de logement sont en hausse dans un contexte de flambée des loyers. En 5 ans le nombre d’expulsions locatives a plus que doublé et (avec), le nombre de RMIste n’a jamais été aussi haut (1,2 millions d’allocataires) !

Précarité et monde du travail

Le développement de la misère n’est pas seulement le résultat du chômage, il se nourrit aussi de la précarité de l’emploi. Au même titre qu’aux Etats-Unis on assiste aujourd’hui au développement des « working poors », des travailleurs pauvres vivant avec moins de 420 euros par mois. Ce sont bien souvent les victimes des contrats à durée déterminée, du travail saisonnier, des petits boulots ou autres temps partiels imposés. Ils sont généralement jeunes de moins de 25 ans ou anciens chômeurs de plus de 50 ans, sans qualification, et plutôt femme qu’homme. Il faut aussi rajouter à ce tableau la condition particulièrement précaire des étrangerEs sans-papiers. Avoir un emploi n’est plus suffisant pour en être épargné. Quels que soient notre âge, notre niveau de protection sociale, nous subissons une précarisation de nos parcours de vie.

Démolition sociale et répression

Cette situation est le résultat de la politique antisociale menée conjointement par les gouvernements successifs et le MEDEF. Pour instaurer la précarité comme mode de gestion de la société, ils ont entamé la démolition de plus de 100 ans de conquêtes sociales ! Cela se traduit, entre autres, par le durcissement des conditions d’indemnisation des chômeurs/ses, la casse du droit du travail, la prolifération des emplois « aidés » (RMA, CIVI...) et l’augmentation des licenciements... On assiste tout simplement aux conséquences du système économique capitaliste renforcé par un contexte où l’offensive est du côté d’un patronat ultra-libéral. L’Etat joue pleinement son rôle d’instrument de gestion pour les privilégiéEs et de maintien de l’ordre social. Il n’est donc pas étonnant de voir se développer les politiques sécuritaires et une justice de classe qui criminalise la misère. Le nombre record de 60 000 personnes incarcérées dans les prisons françaises a été franchi en 2004. Nous ne rappellerons jamais assez que 80% des prisonniers le sont pour des raisons socioéconomiques. Cette offensive libérale est mondiale. Dans les pays du nord comme du sud, les MEDEF locaux et les gouvernements à leur solde, brandissent l’argument de la « contrainte extérieure » et la menace des délocalisations, pour faire accepter cette précarisation croissante. C’est la mise en concurrence de tous et toutes contre tous et toutes aux quatre coins de la planète, mise en concurrence économique voire militaire...

La misère et la précarité ne sont pas des fatalités

Pourtant, les richesses produites sont de plus en plus importantes et les bénéfices n’en finissent pas d’être florissants pour les grandes entreprises. Rappelons seulement à titre d’exemple que 2004 a été une année record pour les profits et dividendes. Rarement les entreprises françaises auront dégagé d’aussi importants résultats comme Total qui détient le record avec un résultat net de 9 milliards d’euros. La solution réside donc bien dans des choix de société et de partage des richesses.. Il faut pour cela assumer la rupture avec le capitalisme. Réapproprions-nous les richesses, décidons ensemble et démocratiquement ce qui peut et doit être produit ! Ne sacrifions pas nos existences pour le profit de quelques privilégiéEs ! Comme personne ne le fera à notre place, à nous de fédérer les luttes, de populariser le rejet du capitalisme et de ses funestes logiques et un mouvement social émancipateur, libertaire et égalitaire.

N’abandonnons pas les luttes pour un oui ou pour un non...

C’est pour cela qu’en ce 1er mai 2005, nous privilégions les luttes sociales, aujourd’hui escamotées par le débat sur le oui ou le non à la future constitution européenne. C’est pour cela que plusieurs organisations, réseaux et groupes anarchistes ont décidé de lancer ensemble une campagne contre la précarité, dont ce 1er Mai n’est qu’un point de départ. Ici comme ailleurs, nous devons oeuvrer à l’organisation de mouvements sociaux autonomes des partis politiques et porteurs de transformations sociales radicales. Nous voulons aussi construire ensemble de nouvelles formes d’organisation sociale, où la production, la distribution et la consommation des richesses produites soient gérées collectivement, dans le cadre d’une économie socialement utile. Il faut repenser la société et son fonctionnement, sans le carcan dirigiste et inégalitaire de l’Etat et du capital !

Campagne des libertaires contre la précarité

Coordination des Groupes Anarchistes -Site :

http// www.c.g.a.org/public/

courriel : secretariat@c.g.a.org
Alternative Libertaire -Site :

www.alternativelibertaire.org/

courriel : contacts@alternativelibertaire.org Alternative libertaire/BP 295/ 75921 PARIS

Organisation Communiste Libertaire -Site :

http://oclibertaire.free.fr courriel

:oclibertaire@hotmail.com OCL/Clé des champs - BP 20912 - 44009 NANTES Cedex 1

Organisation Libertaire et Sociale -Site :

http://offensive.samizdat.net

courriel : ols@no-log.org OLS, c/o Mille Bâbords,61 rue Consolat, 13001 Marseille

Groupe Anarchiste Loire Atlantique - gala@ptitcanardnoir.org ACLN ; BP 60221, 44001 Nantes Cedex
Groupe d’Anarchistes de Lille et environs -Site :

http://lille.cybertaria.org

courriel :1groupeanarlille@no-log.org GDALE c/o ALDIR/BP 79/59370 Mons en Baroeul

Union des Groupes Anarchistes Lyonnais : laplumenoire@club-internet.fr UGALc/o La Plume Noire. 19, rue Pierre Blanc. 69001 Lyon.

Mots clés : Emploi-chômage / Pauvreté-Précarité /
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