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Parce que vous ne pouvez me priver que d’une soi-disant liberté
jeudi 23 août 2012 - 08h43 - Signaler aux modérateurs
8 commentaires

(Ce texte d’une grande force est écrit par Maria Alekhina une des Pussy Riot, il a été lu à son procès par son avocate. Avec Nadejda Tolokonnikova et Ekaterina Samoutsevitch, elle a été condamnée à deux ans de camp, une spécialité Russe hérité du goulag. Cette forme d’agitation sauvage convient parfaitement au combat pour la Liberté dans les dictatures Spectaculaire Intégrés, nous saluons encore une foi le courage et la détermination de nos camarades emprisonnées.

Mouvementisme pour les uns, Insurrectionnalisme pour les autres. Ces gens sont nos ennemis qui crachent sur les combattants et les émeutiers, des conservateurs qui ne cherchent qu’a protéger leurs misérables spécialisation-séparation. Il faut faire un choix sur le coté de la barricade qu’on entend défendre et rien ne peut justifier la lâcheté qui se dit vertueuse mais ne propose rien que de subventionner ici sa Théorie et là son Idéologie.

Ce n’est pas un hasard si Maria Alekhina se réfère explicitement à Guy Debord et pas aux tartuffes "marxiens" qui bricolent la Théorie Révolutionnaire pour en faire un nouveau bréviaire de l’impuissance pour colloques universitaires.)

Ce procès est exemplaire. Le pouvoir en rougira, et pas qu’une fois, et il en aura honte. Chacune de ses étapes est la quintessence de l’arbitraire. Comment notre démarche, à l’origine une action modeste et plutôt farfelue, s’est-elle muée en cet immense malheur ? Il est évident que, dans une société saine, ce serait impossible. La Russie, en tant qu’État, apparaît depuis longtemps comme un organisme rongé par la maladie. Et cet organisme réagit de manière maladive dès qu’on effleure l’un de ses abcès purulents. D’abord il passe longuement cette maladie sous silence. Ensuite, il trouve une solution en dialoguant. Et voici ce qu’il appelle un dialogue. Ce tribunal n’est pas simplement une mascarade grotesque et cruelle, il est le « visage » du dialogue tel qu’il se pratique dans notre pays. Au niveau social, pour aborder un problème par le dialogue, il faut une situation – une motivation. Ce qui est intéressant, c’est que notre situation a été, dès l’origine, dépersonnalisée.

Parce que, lorsque nous parlons de Poutine, ce n’est pas Vladimir Vladimirovitch Poutine que nous avons en vue ; c’est Poutine en tant que système créé par lui-même, cette verticale du pouvoir où pratiquement toute la gestion s’effectue à la main.

Et cette verticale ne prend pas en compte, ne prend absolument pas en compte, l’opinion des masses. Et, c’est ce qui m’inquiète le plus, l’opinion des jeunes générations. Et cela dans tous les domaines.

Dans ce dernier mot, je veux dire ma propre expérience, ma propre confrontation avec ce système. L’éducation, là où commence la formation de la personne sociale, ignore ce qui constitue cette personne. Mépris de l’individu, mépris de l’éducation culturelle, philosophique, mépris des connaissances élémentaires qui font une société civile. Officiellement, toutes ces matières sont au programme. Mais elles sont enseignées sur le modèle soviétique. Résultat : la marginalisation de la culture dans l’esprit de chaque individu, la marginalisation de la réflexion philosophique, et le sexisme érigé en stéréotype. L’homme-citoyen est un idéal balancé au fond du placard.

Toutes les institutions en charge aujourd’hui de l’éducation s’efforcent avant tout d’inculquer aux enfants les principes d’une existence automatique. Sans tenir compte de leur âge et des questions propres à cet âge. Elles inoculent la cruauté et le rejet de toute idée non conformiste. Dès l’enfance, l’homme doit oublier sa liberté.

J’ai une certaine expérience de l’hôpital de jour psychiatrique pour les mineurs. Je peux affirmer que tout adolescent qui, de manière plus ou moins active, fait preuve d’anticonformisme peut être aussitôt interné. Dans ces établissements échouent nombre d’enfants qui viennent d’orphelinats. Oui, dans notre pays, il est normal de placer en hôpital psychiatrique un enfant qui a voulu fuir l’orphelinat. Et de lui administrer des tranquillisants comme l’Aminazine, qui était utilisée dans les années 70 pour mater les dissidents soviétiques.

Dans ces établissements, c’est la répression qui est privilégiée et non l’accompagnement psychologique. Le système est basé exclusivement sur la peur et sur la soumission inconditionnelle. Ces enfants deviennent inévitablement des enfants cruels. Beaucoup d’entre eux sont illettrés. Et personne ne fait quoi que ce soit pour y remédier. Bien au contraire. Tout est fait pour briser, tout est fait pour étouffer la moindre aspiration, le moindre désir de progresser. Ici, l’être humain doit se fermer et perdre toute confiance dans le monde.

Voilà ce que je veux dire : une telle conception de l’homme interdit la prise de conscience des libertés individuelles, y compris religieuses, et cela touche toute la population. La conséquence de ce processus, c’est la résignation ontologique, c’est-à-dire la résignation ontique socialisée. Ce passage, ou plutôt cette fracture, est remarquable en ceci que, si on l’examine dans un contexte chrétien, on s’aperçoit que les significations et les symboles se substituent en significations et en symboles exactement inverses. Ainsi, aujourd’hui, la résignation, qui est l’une des catégories essentielles du christianisme, est entendue ontologiquement non plus comme moyen de purifier, d’affermir et de conduire à la libération définitive de l’homme mais, au contraire, comme moyen de l’asservir. On peut dire, en citant Nikolai Berdiaiev : « L’ontologie de la résignation — c’est l’ontologie des esclaves de Dieu, non des enfants de Dieu. »

En ce qui me concerne, c’est quand je me suis lancée dans la lutte écologique pour la forêt de Krasnodar que j’ai pris conscience de la liberté intérieure comme fondement de l’action. Ainsi que de l’importance, et l’importance immédiate de l’action en tant que telle.

Je ne cesse de m’étonner que dans notre pays il faille rassembler plusieurs milliers de personnes pour faire cesser l’arbitraire d’un ou d’une poignée de fonctionnaires.

La réaction de milliers de gens de par le monde à ce procès est en est la preuve éclatante. Nous sommes toutes trois innocentes. Nous sommes innocentes, le monde entier le dit. Le monde entier le dit pendant les concerts, le monde entier le dit sur Internet, le monde entier le dit dans la presse et dans les parlements. Les premiers mots que le Premier ministre britannique a adressé à notre président n’ont pas concerné les Jeux olympiques mais il lui a demandé : « Pourquoi trois jeunes femmes innocentes sont-elles en prison ? C’est une honte. »

Mais ce qui m’étonne davantage encore, c’est que les gens ne croient pas qu’ils puissent influencer le pouvoir de quelque manière que ce soit. Alors que nous organisions piquets et meetings pour défendre la forêt de Krasnodar, alors justement que je récoltais les signatures pour les pétitions, beaucoup de gens me demandaient, et avec un étonnement tout à fait sincère, qui ça pouvait intéresser… Oui, peut-être, d’accord, c’était la dernière forêt séculaire de Russie, mais qu’est-ce que ça pouvait bien leur faire, cette forêt dans la région de Krasnodar ? Ce bout de terre paumé. C’est vrai, qu’est-ce que ça pouvait leur faire que la femme de notre Premier ministre Dmitri Medvedev ait l’intention d’y faire construire une résidence ? Et de détruire l’unique réserve de genévriers de Russie ?

Voici comment réagissent les gens… Voici encore une preuve que les gens dans notre pays ont cessé de considérer que le territoire appartenait à ses citoyens. Ils ont cessé de se considérer comme des citoyens. Ils se considèrent tout simplement comme des masses automatisées. Ils ne comprennent pas qu’une forêt leur appartient même si elle ne se trouve pas à proximité immédiate de leur domicile. J’en viens même à douter qu’ils aient conscience que leur propre maison leur appartient. Si une excavatrice s’approche de l’entrée de leur immeuble, que l’on demande aux gens d’évacuer les lieux et qu’on leur dise : « Excusez-nous, nous allons démolir votre maison pour y construire la résidence d’un fonctionnaire », ils ramassent leurs affaires, leurs sacs et ils quittent leur maison. Et ils resteront là, dans la rue, en attendant tranquillement que le pouvoir leur dise ce qu’il faut faire. Ils sont absolument amorphes, c’est très triste.

Après plus de six mois passés dans une cellule, j’ai compris que la prison, c’était la Russie en miniature. C’est la même verticale du pouvoir, où le règlement du moindre problème passe par la décision exclusive et directe du chef.

En l’absence d’une répartition horizontale des fonctions et des attributions qui faciliterait considérablement la vie de chacun. En l’absence également de toute initiative individuelle. Ici, c’est le règne de la délation. De la suspicion mutuelle. En prison, de la même façon que dans le reste du pays, tout est basé sur la dépersonnalisation et sur l’assimilation de l’individu à sa fonction. Qu’il s’agisse d’un employé ou d’un détenu. Le règlement sévère de la prison, auquel on s’habitue rapidement, ressemble au règlement de la vie qu’on impose à chacun dès sa naissance. Dans le cadre de ce règlement, les gens commencent à s’attacher aux choses insignifiantes. En prison, c’est par exemple une nappe ou de la vaisselle en plastique qu’on ne peut se procurer qu’avec la permission du chef. Dehors, l’équivalent, c’est le statut social, auquel les gens sont particulièrement attachés. Ce qui m’a toujours beaucoup étonnée.

Il y a aussi quelque chose d’important, c’est le moment où l’on prend conscience de ce régime en tant que spectacle. Qui, dans la réalité, se traduit par le chaos, mettant à nu la désorganisation et la non-optimisation de la majorité des processus. Cela ne favorise pas le bon fonctionnement politique. Au contraire, les gens sont de plus en plus désorientés, y compris dans le temps et dans l’espace. Le citoyen, où qu’il se trouve, ne sait pas où s’adresser pour régler tel ou tel problème. C’est pour ça qu’il s’adresse au chef de la prison. Hors de prison, ce chef s’appelle Poutine.

Nous sommes contre le chaos poutinien qui n’a de régime que le nom. Nous donnons une image composite de ce système où, d’après nous, presque toutes les institutions subissent une mutation, tout en gardant leur apparence extérieure. De ce système qui détruit cette société civile qui nous est si chère. Nos textes, s’ils recourent au style direct, ne réalisent rien directement. Nous considérons cela comme une forme artistique. Mais la motivation, elle, est identique. Notre motivation reste identique dans une expression directe. Cette motivation est très bien exprimée par ces mots de l’Evangile : « Car quiconque demande, reçoit ; et qui cherche, trouve ; et à celui qui frappe à la porte, on ouvrira. » Et moi, et nous tous, nous croyons sincèrement qu’on nous ouvrira. Aujourd’hui, hélas, on nous a enfermées. En prison.

C’est très curieux que les autorités, en réagissant à nos actions, ne tiennent absolument pas compte de l’expérience historique passée des manifestations d’hétérodoxie, d’anticonformisme. « La simple honnêteté est perçue dans le meilleur des cas comme de l’héroïsme. Et dans le pire, comme un trouble psychique », écrivait dans les années 70 le dissident Boukovski. Il ne s’est pas écoulé beaucoup de temps et pourtant tout le monde fait comme si la Grande Terreur n’avait jamais existé, ni les tentatives de s’y opposer. Je considère que nous sommes accusées par des gens sans mémoire. Nombre d’entre eux disaient : « Il est possédé du démon, et Il a perdu le sens ; pourquoi l’écoutez-vous ? » Ces paroles, ce sont les juifs qui ont accusé Jésus Christ de blasphème qui les ont prononcées. Ils disaient : « Nous vous lapidons pour un blasphème » (Jean 10.33).

Il est remarquable que c’est précisément ce verset auquel fait référence l’église orthodoxe russe pour exprimer son avis sur le blasphème. Cet avis est dûment certifié sur un document versé à notre dossier criminel. En émettant cet avis, l’église orthodoxe russe se réfère à l’Évangile comme à une vérité religieuse immuable. L’Évangile n’est plus considéré comme un livre révélé, ce qu’il fut pourtant dès l’origine. L’Évangile est considéré comme un bloc de citations qu’on peut tirer et fourrer où bon vous semble. Dans n’importe quel document et à toute fin utile. Et l’église orthodoxe russe ne tient même pas compte du contexte dans lequel est employé le mot « blasphème ». En l’occurrence, il était appliqué à Jésus Christ.

Je considère que la vérité religieuse ne doit pas rester immobile. Qu’il est indispensable de saisir les voies immanentes pour l’évolution de l’esprit. Que les expériences de l’homme, ses dédoublements, ses fissurations doivent être pris en compte. Qu’il faut avoir vécu toutes ces choses pour se construire. Que c’est uniquement après avoir vécu tout cela que l’homme peut atteindre quelque chose et continuer à avancer. Que la vérité religieuse est un processus, et non un résultat définitif qu’on peut fourrer où bon vous semble. Et toutes ces choses dont j’ai parlé, ces processus, sont pensés par l’art et la philosophie. Y compris par l’art contemporain.

Une situation artistique peut, et se doit selon moi, comporter un conflit intérieur. Et je suis particulièrement irritée par toute cette « soi-disance » qui émaille les paroles de l’accusation lorsqu’elle mentionne l’art contemporain.

Je tiens à remarquer que les mêmes termes ont été employés lors du procès du poète Brodsky. Ses vers étaient désignés comme des « soi-disant » vers, mais les témoins ne les avaient pas lus. Comme une partie des témoins de notre procès, qui n’étaient pas présents lors de notre action, mais qui ont regardé le clip sur Internet. Il est probable que nos excuses soient également présentées par l’esprit généralisateur de l’accusation comme « soi-disant ». C’est une insulte. C’est un préjudice moral. C’est un traumatisme. Parce que nos excuses étaient sincères. Vous n’imaginez pas à quel point je regrette que tant de paroles aient été prononcées et que vous n’ayez toujours rien compris. Ou alors vous rusez, quand vous dites que nos excuses n’étaient pas sincères. Je ne comprends pas ce que vous voudriez encore entendre. Pour moi, c’est ce procès qui est un soi-disant procès.

Et je n’ai pas peur de vous. Je n’ai pas peur du mensonge, je n’ai pas peur de la fiction, je n’ai pas peur de cette mystification mal fagotée, je n’ai pas peur du verdict de ce soi-disant tribunal. Parce que vous ne pouvez me priver que d’une soi-disant liberté. C’est la seule qui existe sur le territoire de la Fédération de Russie. Ma liberté intérieure, personne ne pourra me l’enlever.

Elle vit dans le verbe, elle continuera à vivre quand elle parlera grâce aux milliers de gens qui l’écouteront. Cette liberté continue dans chaque personne qui n’est pas indifférente et qui nous entendent dans ce pays. Dans tous ceux qui ont trouvé en eux les éclats de ces processus, comme autrefois Franz Kafka et Guy Debord. Je crois, que c’est justement l’honnêteté et la puissance de la parole, et la soif de vérité qui nous rendront tous un peu plus libres. Cela, nous le verrons.

Maria Alekhina, 8 août 2012, traduction Helmut Brent



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Commentaires de l'article
Parce que vous ne pouvez me priver que d’une soi-disant liberté
23 août 2012 - 16h46 - Posté par A.C

@rouge-gorge et @ Toto

On peut discuter sans que fleurissent des conneries d’inutiles agressions ?
svP

 ?

Du genre

,

y’a des égarés qui soutiennent la brutalité poutinienne sur BC, à mourir de rire !!!


Je n’ai lu AUCUN soutien à POUTINE

J’ai par contre, CONDAMNANT l’IMBECILE REPRESSION , rejoint ceux qui, ici, , trouvent un brin exagaré cette campagne de défense de Femmes... soudain, Icones des libertés universelles !

C n ’est pas en tronquant, en déformant ce que certains expriment que vous me convaincrez de la sincère émotion qui vous a saisi..

Vos commentaires sont hélas la démonstration qu’en dehors du "blanc" et du "noir", vous ne connaissez pas les couleurs de la "dialectique"..

c’est votre droit.

C’est le mien dene pas laisser passer l’insulte,la méthode très "stalinienne" des amalgames qui visent, - car vous vous contrefoutez de telles Russes embastillées , de façon insupportable à venir régler vos petits comptes avec la majorité d’intervenants de ce site militant dont on sent bien l’"affection" que vous lui portez.

Point Final en ce qui me concerne.

Certains "rouge-gorges",sont de drôles d’oiseaux, que je croise parfois sur ma route..

 :))

Mais je suis pas chasseur et donc..

Adios.

A.C



Parce que vous ne pouvez me priver que d’une soi-disant liberté
23 août 2012 - 20h53 - Posté par Cops

Bien, ...

Il y a là quelques jeunes femmes courageuses qu’il faut sortir de taule. Des mâchoires du régime. Ce n’est pas quelque chose dont on peut s’écarter sous prétexte de raisonnements bien curieux et surtout parfaitement crapuleux.

On connait les abrutis qui parlent d’Obama, de la CIA, etc, sous prétexte que l’impérialisme US serait un ennemi, pour justifier leur larve-attitude. Les mêmes suçaient le grand Charles sous prétexte de son anti-impérialisme quand ils faisait donner l’armée contre les grévistes, quand il embastillait sous prétexte de censure.

Pendant des dizaines d’années, aux côtés des soulèvements de la classe ouvrière, il y eut un nombre considérable d’artistes qui se batèrent aux côtés du peuple contre la censure et pour les libertés.

Se rendent-ils ces braves gens que la liberté qu’ils demandent goulument pour eux est la même que ces dames réclament et pour laquelle elles sont condamnées à plusieurs années de camp.

Les libertés individuelles et collectives sont au centre du programme d’une autre société où les travailleurs ont le pouvoir, elles en sont également un combat permanent et âpre.

Sans ces libertés de critiquer pas de socialisme, pas de libertés pour les travailleurs pour décider, statuer, voter, prendre en main leur propre sort.

Tout ne se résume pas à ces batailles mais ces batailles sont bien des briques indispensables du combat de notre classe, car sans libertés se sont toujours les travailleurs qui en pâtissent le plus.

Les médias du capital en font un plat ici (enfin c’est fini là, ça ne les a pas bien déchainé longtemps), ce n’est pas nouveau et est bien dans le sens de ce que toujours ont fait les divers clans impérialistes concurrents, les bébés étaient dévorés toujours chez les autres, rien de neuf, pas par eux, du moment que ce n’est pas ici.

Chacun sait, de l’avoir vécu, ou de l’avoir appris, que tous les mouvements d’émancipation importants se sont conjugués d’espaces plus larges de libertés et de créativité.

Les combats du passé montrèrent la haine des médias du pouvoir et de l’ordre, ceux du capital, contre la liberté et les libertés, de Pétain jusqu’aux braillements récents contre les excès de la liberté pour la bonne marche de la société.

La difference entre ces dames et BHL ? = 2 ans de camps.

Tout autant que le maison blanche, le kremlin est un exécutif de la bourgeoisie du pays, hyper-réactionnaire, cynique et maffieux, flattant une des hiérarchies religieuses les plus réacs du monde, le sabre et le goupillon comme disait Jean Ferrat, et des artistes prophètes réclamant que le malheur succombe.

L’opposition artistique est aujourd’hui une des forces qui peuvent utilement contribuer au discrédit et à la ruine des régimes sous lesquels s’abîme, en même temps que le droit pour la classe exploitée d’aspirer à un monde meilleur, tout sentiment de la grandeur et même de la dignité humaine.

La Révolution communiste n’a pas la crainte de l’art. Elle sait qu’au terme des recherches qu’on peut faire porter sur la formation de la vocation artistique dans la société capitaliste qui s’écroule, la détermination de cet homme et un certain nombre de formes sociales qui lui sont adverses.

Cette seule conjoncture, au degré près de conscience qui reste à acquérir, fait de l’artiste son allié prédisposé. Le mécanisme de sublimation, qui intervient en pareil cas, et que la psychanalyse a mis en évidence, a pour objet de rétablir l’équilibre rompu entre le « moi » cohérent et les éléments refoulés. Ce rétablissement s’opère au profit de l’ « idéal du moi » qui dresse contre la réalité présente, insupportable, les puissances du monde intérieur, du « soi », communes à tous les hommes et incessamment en voie d’épanouissement dans le devenir.

Le besoin d’émancipation de l’esprit n’a qu’à suivre son cours naturel pour être amené à se fondre et à se retremper dans cette nécessité primordiale : le besoin d’émancipation de l’homme.

Il s’ensuit que l’art ne peut consentir sans déchéance (cesser d’être lui‑même) à se plier à aucune directive étrangère et à venir docilement remplir les cadres que certains croient pouvoir lui assigner, à des fins pragmatiques, extrêmement courtes.

Mieux vaut se fier au don de préfiguration qui est l’apanage de tout artiste authentique, qui implique un commencement de résolution virtuel de résolution des contradictions les plus graves de son temps et oriente la pensée de ses contemporains vers l’urgence de l’établissement d’un ordre nouveau.

Pour l’art, dit Marx, on sait que des périodes de floraison déterminées ne sont aucunement en rapport avec le développement général de la société, ni, par conséquent, avec la base matérielle, l’ossature, en quelque sorte, de son organisation.

L’idée que Marx s’est faite du rôle de l’écrivain exige, de nos jours, un rappel rigoureux. Il est clair que cette idée doit être étendue, sur le plan artistique et scientifique, aux diverses catégories de producteurs et de chercheurs.

«  L’écrivain

, dit‑il, doit naturellement gagner de l’argent pour pouvoir vivre et écrire, mais il ne doit en aucun cas vivre et écrire pour gagner de l’argent... L’écrivain ne considère aucunement ses travaux comme un moyen. Ils sont des buts en soi, ils sont si peu un moyen pour lui-même et pour les autres qu’il sacrifie au besoin son existence à leur existence... La première condition de la liberté de la presse consiste à ne pas être un métier. »

Il est plus que jamais de circonstance de brandir cette déclaration contre ceux qui prétendent assujettir l’activité intellectuelle à des fins extérieures à elle-même et, au mépris de toutes les déterminations historiques qui lui sont propres, régenter, en fonction de prétendues raisons d’Etat, les thèmes de l’art.

Le libre choix de ces thèmes et la non restriction absolue en ce qui concerne le champ de son exploration constituent pour l’artiste un bien qu’il est en droit de revendiquer comme inaliénable.

Hors évidemment, le cas où son ((?) œuvre prendrait un sens hostile à la cause de l’émancipation humaine, ou entrerait en contradiction avec le matérialisme dialectique qui en est la clé) il ne doit avoir à répondre que devant son propre tribunal des formes de tentation variables qu’il subit. En matière de création artistique, il importe essentiellement que l’imagination échappe à toute contrainte, ne se laisse sous aucun prétexte imposer de filière. A ceux qui nous presseraient... que ce soit pour aujourd’hui ou pour demain, de consentir à ce que l’art soit volonté délibérée de nous en tenir à la formule : toute licence en art, sauf contre la révolution prolétarienne

Bienvenues Pussy Riots dans le combat commun contre la tyrannie, le capital, et la réaction.

Vous deviendrez peut-être de stupides autres réactionnaires une autre fois dans votre vie, c’est le destin hasardeux des êtres humains.

Mais votre combat sert à desserrer un étau dont les travailleurs sont les premières victimes et que le régime, comme en France, essaye d’arroser dans les médias de grandes émissions berlusconiennes roses.

"Ouais mais on parle pas des travailleurs... " Humpf... nos bons amis ont défendu les travailleurs en grève en Russie dans l’automobile, exiger la libération de camarades enlevé et malmené pour son implication dans l’organisation des réseaux de soutien aux travailleurs ?

Oui ?
Non ?

"Mais les USA ...."

Nos amis ont-ils soutenu les militants d’Occupy, les artistes américains, les travailleurs en lutte venus épauler ce mouvement arrêtés par centaines par les flics US ?

Oui ?
Non ?



Parce que vous ne pouvez me priver que d’une soi-disant liberté
24 août 2012 - 12h54 - Posté par A.C

Mais votre combat sert à desserrer un étau dont les travailleurs sont les premières victimes et que le régime, comme en France, essaye d’arroser dans les médias de grandes émissions berlusconiennes roses.

Heu, Copas, t’en fais pas un peu trop des espèces de pasionarias, ces Pussy Riot ?

c’est quand même pas Llach face à Franco, c’est pas M.A Estrella et son piano de bois en géole argentine.., Théodorakis ou Mélina mercouri face aux colonels.

Je partage tout combat de l’ARTISTE, du POETE , contre la TYRANNIE .
 ;
Mais là, on peut , tout en condamnant POUTINE et sa répression (c’est mon cas) ne pas voir dans ces meufs qu’on fait chier à Moscou et louange à Paris , un quatuor de chanteuses genre RoSA, CLARA, DOLORES et I.AUBRET participant activement à la solidarité de CLASSE, ...pour les Peugeot ou les Fralib !

Enfin, ce que j’en dis...c’e st à peine moins méchant que ce G.L te répond, ( je partage, sur le fond en appréciant le style )

Cordialement

A.C


Parce que vous ne pouvez me priver que d’une soi-disant liberté
24 août 2012 - 14h10 - Posté par Zangao

Mc Do devrait se mettre au Pussy chicken ......histoire qu’on l’ai vraiment ds la chatte !


Parce que vous ne pouvez me priver que d’une soi-disant liberté
24 août 2012 - 18h46 - Posté par

""A ceux qui nous presseraient... que ce soit pour aujourd’hui ou pour demain, de consentir à ce que l’art soit volonté délibérée de nous en tenir à la formule : toute licence en art, sauf contre la révolution prolétarienne """

Il y a une évolution de Trotsky sur le sujet,ainsi quand Breton et Leon écrivent au mexique le manifeste "pour un art révolutionnaire independant",Breton envisage de citer la célébre phrase de Trotsky :tout licence en art ,sauf contre la révoltion prolétarienne",mais trotsky ayant hélas vecu comment cela à été utilisé contre l’art par le stalinisme va supprimer cette fin de phrase malheureuse.
Ce manifeste se termine par cette affirmation de Breton :
Ce que nous voulons : l’indépendance de l’art-pour la révolution ;la révolution-pour la libération définitive de l’art !


Parce que vous ne pouvez me priver que d’une soi-disant liberté
23 août 2012 - 23h43

Personellement je suis pour "soutenir" toutes les formes de remise en cause de l’oppression, quelles qu’elles soient à condition :

1. Que les résultats soient positif pour les buts revendiqués par ceux qui sont opprimés, et pas simplement pour réaliser mes "rêves" et satisfaire mon "ego".

2. Que les revendications soient clairement expimées par les ceuss qui sont en cause. Afin de pouvoir me situer par rapport. (Par exemple si un mec est "opprimé" parce qu’il revendique qu’on m’opprime à moi je ne vois aucune raison de le défendre. De même si une Minorité est "opprimée" parce qu’elle revendique ou entraîne l’oppression ou des dommages pour la Majorité, itou.

Dans le cas des demoiselles en question, après avoir visionné tout ce qu’elles avaient mis sur le Net comme actions filmées, y compris dans le cadre de "Voïna", je trouve bizarre que personne des défenseurs de la Veuve et de l’Orphelin, de la Pensée religieuse libre dans un lieu privé, du Marxisme, ou même des animaux, n’ait trouvé un peu "choquant" que pour défendre les femmes, ou les femmes enceintes, ont les passe en boucle en train de se faire enculer en choeur et en groupe, dans un musée, (Tiens j’avais "oublié" la defense de la Culture), qu’elles revendiquent et diffusent une action ou elles projettent des chats vivants sur le personnel d’un McDo, (J’aime pas McDo mais c’est pas gentil pour les chats et le personnel qui est là pour vivre), qu’elles s’enfoncent un poulet surgelé dans le vagin dans un supermarché devant des enfants qui n’ont rien à voir avec ça et sortent avec le poulet pendant entre leurs jambes, (Même si j’admire la performance physique pas donnée à tout le Monde - Tolnikovna avait du répéter plusieurs fois pour réussir à mon avis), qu’elle envahissent un lieu privé, (Les églises sont privées en Russie comme les Mosquées ou les Synagogues ici), afin de choquer les propriétaires des lieux, même si elles couinent, (très mal), des insultes envers le Chef de l’Etat Russe qu’elles ont le droit de détester comme moi je déteste Hollande et Sarko avant lui, et surtout qu’elles se réclament du "Marxisme" pour tout ce merdier.

Ce qui, en tant que Marxiste me choque d’autant plus que je considère ça comme une imposture tandancieuse laissant croire que toutes les femmes de Marxistes, (dont la mienne), se font enculer par leur compagnon en public au Musée du Louvre, chient dans les bénitiers des Cathédrales, pendent des saucissons aux portes des Mosquées parce qu’ils aiment pas les Arabes, ou à celles des Synagogues dans le cadre du BDS et pour emmerdrer le CRIF et la LDJ.

Et torturent les animaux et le personnel de l’hôtellerie, tout en gâchant de la nourriture alors que d’autres meurent de faim

Je sais qu’il y en a ici qui pensent probablement que tout ce bazar est "révolutionnaire".

C’est leur droit le plus strict.

Parce que nous on est "libres".

Pas comme chez cet enfoiré de Poutine.

Enfin, "libres" ??? Tant qu’on approuve ça chez les autres et que ça arrange nos dirigeants !!!

J’attend donc que demain, (Ou après-demain), nous vivions ici la même situation. J’escompte bien même que ce sera ceux qui "soutiennent" ailleurs, avec leur compagnes, qui accompliront les prestations, ici, en compagnie de leurs chats, du contenu de leur réfrigérateur, (s’ils en ont un), mais même de leurs chiens, de leur poulailler, ou de leurs canaris.

Et si il y a un berger même les brebis sont acceptées.

Toutes les options sont au Tableau et à l’Agenda comme dirait Obama.

(((- :

On pourrait même demander à ceux de FRALIB, de faire pareil, au lieu d’écrire à "notre" Président Hollande qui se fout royalement d’eux, même s"ils font l’arbre droit, pour qu’on les écoute avant de crever.

Mais faut pas qu’ils oublient de braire "Hollande enf....ré" en le faisant. Ni de le filmer pour le passer en boucle chez les Russes, les Chinois, et les Arabes, pour montrer que nous aussi on sait "protester" et qu’on en a de plus grosses qu’eux.

Peut-être que la NED, Soros, OTPOR, et le State Department joints à Madonna et Sting, feraient un geste pour eux ???

Et si ça marche, finalement, après mûre réflexion, je suis prêt à me "dévouer" pour une prestation à la Tribune du Senat pour les aider si la partenaire que le Comité Suprême révolutionnaire m’attribue est suffisamment charmante pour me réveiller un peu de ma routine... Ou qu’on me rembourse le Viagra.

Je suis sûr que mon épouse comprendra mon dévouement à la cause.

A condition qu’on me remette l’Ordre de Lénine juste après. (((- :

Evidemment !!

G.L.



Parce que vous ne pouvez me priver que d’une soi-disant liberté
24 août 2012 - 08h37 - Posté par

Beaucoup ici font à mon avis fausse route : ils portent un jugement sur les actions, les "créations" de ce groupe. Et en plus avec un critère militant.

Ils en concluent que "l’offre politique" de ce groupe n’est pas bon, donc qu’il ne faut pas les soutenir.

Moi ce qu’elles font concrètement je m’en fous, d’ailleurs je n’en connaissais pas 10%, j’ai appris l’essentiel en lisant les commentaires ci-dessus.

C’est d’ailleurs "amusant" de constater que les plus choqués et désapprobateurs en connaissent un sacré rayon sur les actions de ces nanas, ils sont allés chercher les détails sur la toile, attraction/répulsion...

Bref, elles se prétendent artistes, créatrices (ce n’est ni à vous ni à moi de juger), et sans même connaître le fruit de leur travail, sans me demander s’il est dans "la bonne ligne politique" (CE QUI EST TOTALEMENT HORS-SUJET), j’ai conscience que le moindre baillonnage d’un artiste (ou de quelqu’un qui se définit comme tel), où que ce soit, qui que ce soit qui le baillonne, c’est le début de la fin.

Et ceux qui n’en sont pas convaincus risquent de contribuer à faire bégayer l’Histoire.

Chico


Parce que vous ne pouvez me priver que d’une soi-disant liberté
24 août 2012 - 23h09 - Posté par A.C

Putain, là , j"en pleure !

Tume feras pas de procès mais ça part tout de suite chez "moi", avec évidemment ce qui te vaut des droits d’Hauteur !

Mais, oui, voilà de la prose qui fait honneur à Bella Ciao !

J’imprime, je tire (heu..) ..à 1500 exemplaires et je pars distribuer devant tous les liens de CUL-tes- église, synagogue , temples -ya pas de Mosquée àBordeaux- et même les lieux d’Incultes( mon bistro préféré notamment)

Bon week, G.L

Cordialités.. _ :)

A.C

P’tain, quand c’est que tu la retrouves cette liste d’appel pour des Assises ou en remplaçant oCK par @, tu as ma boite mail, - pour me faire un message afin que je "cause "avec toi. ;autrement qu’en public !!

 :)

http://bellaciao.org/fr/spip.php?ar.





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