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L’enfant Venceremos

par Jean-Yves Peillard

Publie le dimanche 12 octobre 2014 par Jean-Yves Peillard - Open-Publishing

l’enfant venceremos n’appartient pas à une ethnie particulière.
Il a seulement la particularité d’être né quelque part au mauvais endroit au mauvais instant.

Quelquefois il a marché sur une mine.
une autre fois il jouait avec des débris de métaux contaminés.
quelquefois il s’est fait tabasser ou violer ou emprisonner.
une autre fois il n’a fait que boire de l’eau ou manger des produits contaminés.
quelquefois il n’a rien fait de spécial à part rester dans sa chambre à coucher.
une autre fois il n’est pas encore né qu’il est déjà touché, assassiné, malade ou mal-formé,
quelquefois il n’est pas né car avorté.
une autre fois il est à peine adolescent qu’il se fait enrôler formater dans une armée.
et on le pousse à la haine, on le pousse au massacre contre d’autres enfants venceremos.

Il sont tellement nombreux qu’il faut bien les nommer avec un mot : venceremos

C’est donc L’enfant de Vallès (1) ou de l’insurgé
de Jacques Vingtras à Jacques vaincra
il est aussi l’enfant du ghetto de Varsovie
L’enfant au sac de billes de Paris
L’enfant Kurde gazé ou celui de Ghouta
L’enfant pesticidé de l’agent orange au Vietnam
L’enfant pesticidé de Cordoba en Argentine
L’enfant pesticidé de Bophal en Inde

La chimie vient de la guerre
Toutes les guerres sont des nazismes
en toute impunité
Venceremos

L’enfant de Tchernobyl ou de Fukushima
L’enfant de Sémipalatinsk ou du Nevada
L’enfant d’Hiroshima

Le nucléaire vient de la guerre
Toutes les guerres sont des nazismes
en toute impunité
Venceremos

L’enfant de Gaza ou de Fallouja
cobayes des armes du 21eme siecle barbarie sophistiqué
C’est la goutte de sang de l’enfant qui fait déborder l’océan
cet océan d’injustice
Les armes sont faites par des lâches pour les lâches
pour faire la guerre
Toutes les guerres sont des nazismes
en toute impunité
Venceremos

L’enfant-roi d’occident dont « le mode de vie n’est pas négociable »
L’enfant d’Amazonie ou d ’Asie chassé pour la construction de barrages, l’exploitation des mines, la déforestation, l’accaparement des terres etc
L’enfant des tas d’ordure ou dans les mines de Bolivie.
La croissance, le développement est une guerre contre le vivant
et toutes les guerres sont des nazismes
en toute impunité
Venceremos

L’enfant mourant de faim d’Afrique
L’enfant étendu sur la plage de Lampedusa
L’enfant perdu d’Argentine, Chili et de l’Uruguay
Volé par les bourreaux de ses parents jetés nues dans l’océan
L’enfant volé d’Espagne de Franco
L’enfant malgache volé par Debré pour « repeupler la Creuse »...
L’enfant afghan ou Rom réfugié ou expulsé, tabassé
le racisme, l’animalité sert à justifier le colonialisme, la guerre
et toutes les guerres sont des nazismes
en toute impunité
Venceremos

L’enfant grec d’Exercheia ne veut plus vivre comme un esclave
Aucune leçon n’a été retenue de l’holocauste,
L’enfant de Wounded Knee, Setif Guelma Sabra et Chatila
c’est la non réaction en chaîne
essaye un peu de briser ces chaînes
Martin Hirsh
Il y a des pauvres parce qu’il y a des riches
Si il y a une phrase du bonhomme d’hiver 54 à retenir c’est bien celle-ci

L’enfant du monument de Gentioux
1914-2014 cette immense boucherie de paysans qui continue
Allons enfants de la fratrie, le jour de-voir est arrivé
car il faut les désarmer
L’homme vient de Mars la guerre
et toutes les guerres sont des nazismes
en toute impunité
Venceremos

Si l’enfant ne peut le dire ni le crier on doit le faire à sa place
Venceremos
certain on déjà écrit ;
c’est bien fini l’apathie

(1) http://www.alalettre.com/valles-oeuvres-enfant.php
L’Enfant de Jules Valles
Ce roman autobiographique de Jules Vallès est dédié "A tous ceux qui crevèrent d’ennui au collège ou qu’on fit pleurer dans la famille, qui, pendant leur enfance, furent tyrannisés par leurs maîtres ou rossés par leurs parents...."
Roman de Jules Vallès ( 1832-1885) . L’Enfant fut publié à Paris en feuilleton sous le titre de Jacques Vingtras et sous le pseudonyme de La Chaussade, en 1878, dans Le Siècle.

Pour rappel le nucléaire comme la chimie tuent après et ailleurs.

Dernières nouvelles de fukushima

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[coordination] déjà 200 000 enfants malades à Fukushima !
12.8.2014
Les enfants de Fukushima sont gravement malades

le 6/07/14

La situation au Japon est catastrophique, la situation réelle au niveau de la contamination restant un sujet tabou. Entre les fuites d’eau et la situation en sous-sol, la situation est depuis de longs mois complètement incontrôlable et les conséquences n’en seront que tragiques, au niveau planétaire. En regardant du côté de Tchernobyl qui ne concernait qu’un seul réacteur à l’uranium, on peut voir que les terres sont toujours contaminées et inhabitables sur une grande superficie, le Japon avec trois réacteurs chargés au plutonium ne peut pas échapper à la règle, et les conséquences n’en seront que funestes car au niveau évacuations, elles sont restées très limitées géographiquement…. Et toujours ce silence autours du sujet…

Le nucléaire à un point commun avec les guerres, les premières victimes sont généralement celles qui n’ont rien demandé, les enfants….

Plus de 48 % des 375.000 jeunes – presque 200.000 enfants – testés par l’Université de Médecine de Fukushima vivant à proximité des réacteurs souffrent aujourd’hui d’anomalies pré-cancéreuses de la thyroïde, principalement de nodules et de kystesQuelque 39 mois après les multiples explosions à Fukushima, le taux de cancers de la thyroïde chez les enfants des environs sont montés en flèche, dépassant de 40 fois la normale.

Plus de 48 % des 375.000 jeunes – presque 200.000 enfants – testés par l’Université de Médecine de Fukushima, vivant à proximité des réacteurs souffrent aujourd’hui d’anomalies pré-cancéreuses de la thyroïde, principalement de nodules et de kystes. Le taux est en voie d’accélération.

Plus de 120 cancers infantiles ont été relevés quand on ne s’attend qu’à trois seulement, déclare Joseph Mangano, directeur exécutif du Projet Radiation et Santé Publique. L’industrie nucléaire et ses chantres continuent de nier cette tragédie sanitaire.

Certains ont en fait affirmé que « pas une seule personne » n’a été affectée par la libération massive des radiations de Fukushima, qui, pour certains isotopes, a dépassé de presque 30 fois celle d’Hiroshima. Mais l’épidémie mortelle de Fukushima concorde avec les impacts subis par les enfants après l’accident de Three Mile Island en 1979 et l’explosion de Tchernobyl en 1986, de même qu’avec les conclusions rapportées pour d’autres réacteurs commerciaux. La probabilité que l’énergie atomique puisse causer de telles épidémies a été confirmée par la Commission Canadienne de Sécurité Nucléaire, qui dit qu’une « augmentation du risque de cancers infantiles de la thyroïde » accompagnerait une catastrophe nucléaire.

Dans l’évaluation des perspectives de la construction d’un nouveau réacteur au Canada, la Commission dit que le taux « augmenterait de 0,3 % à une distance de 12 kilomètres de l’accident. Mais cela suppose la distribution de comprimés d’iodure de potassium et une évacuation d’urgence, ce qui ne s’est produit ni à Three Mile Island, ni à Tchernobyl, ni à Fukushima. Les chiffres ont été analysés par Mangano. Il a étudié les impacts des radiations créées par des réacteurs sur la santé humaine depuis les années 80, démarrant son travail avec un radiologue légendaire, le Dr Ernest Sternglass et le statisticien Jay Gould. Mangano confirme que la santé globale au sein de populations sous le vent (des réacteurs) s’améliore quand on ferme les réacteurs et décline quand ils sont ouverts ou ré-ouverts. Les enfants à proximité ne sont pas les seules victimes de Fukushima. L’un des responsables de la centrale, Masao Yoshida est mort à 58 ans d’un cancer de l’œsophage. Masao a héroïquement refusé d’abandonner Fukushima au pire moment de la crise, sauvant probablement des millions de vies.

Les ouvriers du site employés par des entrepreneurs indépendants – dont de nombreux sont dominés par des syndicats du crime – sont souvent laissés sans aucune surveillance pour l’exposition aux radiations. La colère du public augmente avec les plans du gouvernement pour obliger les familles – dont certaines avec de nombreux enfants – à retourner dans la région lourdement contaminée autour de la centrale. Suite à l’accident de 1979, les propriétaires de Three Mile Island ont nié que le réacteur avait fondu. Mais une caméra robot l’a confirmé ensuite. L’état de Pennsylvanie a mystérieusement fait disparaître la liste d’enregistrement des cancers, puis a dit qu’il n’y avait « aucune preuve » d’un quelconque décès.

Mais un large éventail d’études indépendantes confirme les taux en élévation de mort d’enfants et d’un excès de cancers parmi la population générale. Morts en excès, mutation et taux de maladies parmi les animaux du secteur ont été confirmés par le Département d’Agriculture de Pennsylvanie et les journalistes locaux. Dans les années 80, un juge fédéral, Sylvia Rambo, a bloqué un recours collectif de quelques 2400 habitants de Pennsylvanie sous le vent, déclarant qu’il n’y avait pas eu suffisamment de radiations libérées pour affecter quiconque. Mais 35 ans après, personne ne sait la quantité de radiations qui s’est échappée ou sa direction. Les propriétaires de Three Mile Island ont tranquillement payé des millions de dollars aux victimes sous le vent en échange de leur silence.

À Tchernobyl, le rassemblement de 5000 études a montré un nombre supérieur à 1 million de décès. Les effets des radiations sur les jeunes sous le vent en Biélorussie et en Ukraine ont été horribles. Selon Mangano, 80 % des « enfants de Tchernobyl » nés sous le vent depuis l’accident ont été affectés par un large éventail d’impacts allant de malformations et de cancers de la thyroïde à des maladies à long terme du cœur, du système respiratoire et mentales. Les résultats signifient que seul un jeune sous le vent sur cinq peut être reconnu en bonne santé. Les Médecins pour la Responsabilité Sociale et la branche allemande des Médecins Internationaux pour la Prévention des Guerres Nucléaires ont averti de problèmes parallèles près de Fukushima. Le Comité Scientifique des Nations-Unies sur les effets des radiations atomiques (UNSCEAR) a récemment publié des rapports qui minimisent les impacts des catastrophes sur les humains.

L’UNSCEAR est intimement lié à l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique, dont le mandat est de promouvoir l’énergie nucléaire. L’AIEA (Agence Internationale de l’Énergie Atomique) a depuis toujours l’ordre de contrôler en les bâillonnant les conclusions des Nations-Unies sur les impacts sanitaires des réacteurs.

Source : Eco Watch (Harvey Wassermann)

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http://blogs.mediapart.fr/edition/japon-un-seisme-mondial/article/210814/fukushima-les-autorites-japonaises-commettent-un-crime-contre-lhumanite-les

Depuis le tremblement de terre et le tsunami du 11 mars 2011, le désastre de la centrale nucléaire de Fukushima Daichi, le monde vit, ou le devrait tant les conséquences sont dramatiques, à l’heure japonaise.

Fukushima : Les autorités japonaises commettent un crime contre l’humanité. Les taux de cancer sont maintenant 14 fois plus élevés.

Tokyo, Conférence de presse : Le gouvernement commet des crimes contre l’humanité. Les enfants de Fukushima qui vivent dans la zone de guerre ne peuvent pas la quitter - Cancers chez l’enfant en développement beaucoup plus rapide qu’à Tchernobyl. Évaluation du taux de cancer maintenant 14 fois plus élevés – Parents : « J’ai décidé de révéler la réalité sur ce qu’il se passe ... c’est la seule façon de se débarrasser des criminels".

"Lors d’une conférence de presse le 18 Août, 2014 à Tokyo, Toshio Yanagihara, avocat représentant les enfants de Fukushima et leurs parents, accuse les autorités japonaises, de par leur inactions et leur incompétence, de commettre un crime contre l’humanité à l’encontre des populations impactées par la catastrophe nucléaire.
Les cas de cancer de la thyroïde chez les enfants, en comparaison avec ceux de Tchernobyl et la situation actuelle à Fukushima, sont 14 fois plus élevés.
La Préfecture de Fukushima affirme que les cas de cancers sont plus nombreux car il y a eu beaucoup plus d’études qu’à Tchernobyl, ce qui est plus que douteux comme justification. A la préfecture de Fukushima, dans la partie ouest, il y a environ un quart de la population qui est atteinte du cancer de la thyroïde.
En juin de cette année, le comité de Fukushima en charge de la recherche sur le cancer de la thyroïde a admis pour la première fois que la suspicion est due à la métastase ganglionnaire. C’est le cas le plus commun apparu après l’accident de Tchernobyl.
A Fukushima en ce moment, nous voyons que le nombre d’enfants atteints de cancer de la thyroïde (et l’ampleur de la catastrophe en cours), va beaucoup plus vite qu’en Ukraine après l’accident de Tchernobyl.
L’annonce faite par la Haute Cour de Sendai en avril 2013, sur le fait que la vie des enfants de Fukushima est mise en danger n’a pas le moindre motivé le gouvernement japonais à apporter son soutien.
Toshio Yanagihara, a insisté sur le fait que le gouvernement japonais fait preuve de discrimination à l’encontre des enfants de Fukushima, et au regard du tribunal international, il affirme qu’il s’agit d’un crime contre l’humanité, du plus grand crime et crise humanitaire auxquels le Japon soit confronté à l’heure actuelle.
Fukushima est une zone de guerre, et les enfants ont le droit d’être évacués vers des endroits plus sûrs ... Au Japon, la situation actuelle est la plus difficile du monde pour l’éducation des enfants.
Les autorités japonaises sont censées apporter leur aide et évacuer les enfants de Fukushima de cette zone de guerre ... Il doit être affirmé à la cour internationale qu’il s’agit d’un crime contre l’humanité. Les familles des victimes souhaitent porter cette affaire à la Cour Pénale Internationale, et elles s’y préparent.
Témoignage de Katsumi Hasegawa, père de deux jeunes enfants évacuée à Koriyama, à 60 km de la centrale de Fukushima Daiichi :

"Nous vivons actuellement à la Préfecture de Shizouka où nous avons évacué en Août 2011 - Ma femme est enceinte et elle a un fils de 5 ans ... Pourquoi le gouvernement japonais nous confine dans une zone interdite de 20 à 30 km de circonférence, alors que de nombreux pays étrangers ont dit à leurs résidents d’évacuer à au moins 80 km de la centrale Fukushima Daiichi ?"
"Je suis un parent d’enfants, et je suis un adulte qui vit au moment de l’accident. Je tiens à révéler la réalité sur ce qu’il se passe. Et je voudrais faire de mon mieux, même si je ne commence que maintenant, je voudrais faire de mon mieux. C’est de ma responsabilité, et c’est la seule façon de se débarrasser des criminels et de l’irresponsabilité que nous avons déjà commise ... Même si soulever ma voix est difficile, je sais qu’il y a des choses que nous devons faire. Merci."
Source : http://enenews.com/tokyo-press-conference-officials-committing-crimes-against-humanity-fukushima-children-living-war-zone-evacuate-childhood-cancer-developing-faster-chernobyl-rate-14-times-higher-parent-im-reveal

****29/09/14 15:01************
[coordination] La légende du "zéro mort"

http://www.liberation.fr/terre/2014/09/23/la-legende-fukushima_1106968

Cécile ASANUMA-BRICE Chercheure associée au centre de recherche de la Maison franco-japonaise de Tokyo 23 septembre 2014 à 18:06

TRIBUNE
Dans les débats énergétiques et face au changement climatique, l’industrie du nucléaire semble encore promouvoir la sécurité de ses services, après des désastres humains comme ceux de Tchernobyl ou de Fukushima, qui auraient dû suffire à mettre en évidence le coût humain inacceptable du nucléaire et à envisager des changements radicaux, comme ce fut le cas dans certains pays européens.

Dans ce contexte, la légende du « zéro mort », complaisamment entretenue par certains scientifiques, joue un rôle stratégique à chaque catastrophe, et on l’entend à propos de Fukushima désormais ; alors même que les autorités et les citoyens des pays concernés doivent faire face à une recrudescence de la mortalité de la population.

Trois ans et demi après l’accident de Fukushima, le nombre de décès relatifs à l’explosion de la centrale nucléaire Tepco Daiichi de Fukushima ne cesse de s’accroître. Selon le journal Tokyo Shimbun, plus de 1 100 décès sont comptabilisés au 11 septembre. La population vieillissante, relogée dans des logements « provisoires », a été la première touchée. Le droit au refuge ne leur ayant pas été accordé, en dépit des recommandations faites par le rapporteur aux droits de l’homme de l’ONU, Anand Grover, suite à sa mission au Japon fin 2012, aucun accompagnement financier ne permet à ces habitants le relogement. Leurs conditions sanitaires se dégradent au fur et à mesure du temps qui passe, alors que d’autres décident de partir à leurs frais devant l’instabilité environnementale insupportable au quotidien. La chute dans une spirale de paupérisation touche une partie d’entre eux, livrée à la dépression et à l’alcoolisme. Les villes de Namie (333 décès), Tomioka (250 décès), Futaba (113 décès) et Okuma (106 décès), adjacentes à la centrale dont les fuites d’eau contaminée sont toujours hors de contrôle, comptent au total 802 décès, identifiés officiellement comme conséquents de l’explosion de la centrale (55 ont été enregistrés dans les six derniers mois). Le journal Fukushima Minpo tirait la sonnette d’alarme le 21 juin en rapportant les propos du ministère de l’Intérieur sur le nombre de suicides en recrudescence. La multiplication du nombre des cancers de la thyroïde doit également être prise en compte dans le bilan des conséquences sanitaires de l’explosion. Selon la commission d’enquête du département de Fukushima, 104 enfants de moins de 18 ans, parmi les 300 000 composants l’échantillon, ont été diagnostiqués comme atteints d’un cancer de la thyroïde. Les voix d’épidémiologues, à l’intérieur comme à l’extérieur du Japon, se lèvent pour contrer la position des experts de la commission départementale de Fukushima, selon laquelle ces cancers ne seraient pas conséquents de l’explosion. Ceux-ci « justifient » l’augmentation du nombre de cas par le perfectionnement des outils radiologiques actuels.

Dans la même logique d’une tentative de réconfort moral des habitants, et la double perspective de la réouverture de la zone d’évacuation afin d’y reloger la population au plus vite, et du redémarrage programmé de deux centrales en 2014, le ministère de l’Environnement soutient, dans un rapport du 17 août, qu’en-deçà de 100 msv/an, il n’y aurait aucune conséquence sur la santé.

Le professeur Tsuda Toshihide, de l’université d’Okayama, spécialisé en épidémiologie, a remis en cause publiquement, l’enquête de l’université médicale de Fukushima, en affirmant d’une part que le rapport de l’OMS de 2013 notifie une augmentation présente et à venir du nombre de cancer à Fukushima, d’autre part que la position du gouvernement japonais niant les conséquences sanitaires en-deçà de 100 msv est une aberration scientifique. Le professeur Keith Baverstock, épidémiologue, ancien membre de l’OMS, dans une lettre ouverte au Comité scientifique de l’ONU sur les conséquences des émissions radioactives (UNSCEAR) s’en prend, quant à lui, au rapport 2013 de l’UNSCEAR en précisant que ce document n’est paru que trois ans après l’enquête sur laquelle il est basé en raison des conflits entre les membres qui composent la commission. L’un d’eux, le docteur Wolfgang Weiss, s’est opposé à sa publication, qui conclut à la négation de tout accroissement du nombre de cancers en rapport avec l’explosion. Néanmoins, ce rapport ne nie pas le fait que l’accident n’est en rien terminé, puisque, selon les déclarations même de Tepco (mai), la radioactivité s’échappe toujours de la centrale dans l’océan Pacifique et dans l’air.

Devant les doutes émis par les experts sur les rapports officiels, d’autres, qui émanent néanmoins des mêmes organisations (OMS, IAEA, ICRP) tranchent lors du 3e Symposium des experts internationaux à Fukushima, organisé par la fondation Sasakawa et l’université Médicale de Fukushima les 8 et 9 septembre. Le titre annonçait le dépassement des querelles épidémiologiques pour, enfin, atteindre les sommets prometteurs de la résilience et de la reconstruction. Pour Abel Julio González qui, tout en étant membre de l’UNSCEAR, occupe la fonction de membre de la commission sur les normes sécuritaires de l’IAEA, tout est une question de communication et il s’agit d’abord de calmer les inquiétudes « irraisonnées » des populations dues, selon lui, au terme « contamination » qui, référant à la pathologie, fait peser sur l’irradiation une image négative. Idée reprise par Emilie van Deventer (OMS) qui propose l’intégration de workshops sur l’irradiation et ses bénéfices comparables à ceux du soleil, dans la formation des enfants d’écoles primaires. « Quoi qu’il en soit, conclut-elle, nous devons gagner le pari du coût bénéfice. »

Ces experts, si assurés de la valeur de leurs postulats psychologiques sur les peurs de l’opinion et les moyens de les manipuler, ne devraient-ils pas plutôt s’intéresser aux données et à l’évidence des conséquences en terme de santé publique que ce bref état des lieux nous a permis de montrer ?

***************11/10/14 13:35********
[coordination] L’université médicale de Fukushima affirme que diverses maladies augmentent dans la région dévastée de Fukushima
FUKUSHIMA DIARY

Le Dr Ohira, professeur d’épidémiologie, de l’université médicale de Fukushima affirme que diverses maladies sont en augmentation dans l’ancienne zone évacuée de Fukushima.

Ceci concerne 13 communes. Au cours d’un symposium qui s’est tenu le 4 octobre 2014, le Pr. Ohira a affirmé que des dysfonctionnements hépatiques, de l’hypertension et d’autres maladies sont en augmentation chez les habitants.
Il anticipe que les infarctus du myocarde et les accidents vasculaires cérébraux vont sans doute augmenter à partir de maintenant et a insisté sur l’importance de collecter des données sur l’état de santé des habitants.

Après Tchernobyl, les infarctus du myocarde ont été constatés en augmentation à cause des Cs 134/137 accumulés dans le cœur. Néanmoins, l’université médicale de Fukushima déclare que l’augmentation de ces maladies est provoquée par le mode de vie des victimes de la catastrophe, c’est à dire exactement ce qu’avait proclamé l’ex-Union Soviétique après Tchernobyl.

http://www.fmu.ac.jp/home/lib/F-igaku/gakujyutu.files/igakukai104.pdf
http://www.fmu.ac.jp/kenkyu/Profiles/62/0006121/profile.html
L’université médicale de Fukushima affirme que diverses maladies augmentent dans la région dévastée
fukushima-diary.com
source Fukushima Diary : https://www.facebook.com/FukushimaDiaryFR

FORUM SUR LES EFFETS GÉNÉTIQUES DES RAYONNEMENTS IONISANTS

Le collectif IndependentWHO — Santé et Nucléaire (IWHO) organise un
Forum Scientifique et Citoyen sur les Effets Génétiques des Rayonnements Ionisants,
le samedi 29 novembre 2014
au Centre Œcuménique à Genève (Suisse).

Ce Forum, ouvert au public, réunit des experts d’Allemagne, des États-Unis, du Japon, du Royaume-Uni et d’Ukraine. Ils présenteront les effets génétiques des rayonnements ionisants, notamment des faibles doses, sur les générations d’êtres humains, de plantes et d’animaux atteints par toutes les sources de pollution radioactive. Parmi celles-ci se trouvent le fonctionnement quotidien des centrales nucléaires, les accidents majeurs comme Tchernobyl et Fukushima, la pollution atmosphérique et les tests nucléaires souterrains, ainsi que l’emploi d’uranium appauvri dans les armes.

Nous joignons le programme du Forum avec le nom des orateurs.
http://independentwho.org/fr/2014/09/21/forum-effets-genetiques/

Vous êtes cordialement invités-ées à y assister et à communiquer cette annonce.

www.independentwho.org

Genève Université 11 Octobre 2014